‹ Mémoires. Publiés avec préf., notes et tablesChapitre 3 sur 155 · I. £dit. Michaud et Poujouiat, année 1597, p · texte numérisé non relu

I. £dit. Michaud et Poujouiat, année 1597, p

X PREFACE

des malheurs publics pour lui arracher les concessions que devait plus tard consacrer l'êdit de Nantes. On voit alors Aubigné se joindre à eux, et la parole énergique qu'il adressa au duc de La Trémouille, « courant pays pour rallier leurs amys^ », montre assez qu'il était prêt à risquer sa tête dans la révolte où il s'engageait, et qui heureusenient avorta.

Les dissentiments entre le roi et son ancien écuyer devinrent profonds à cette époque : car il ne s'agissait plus alors, comnie jadis, de querelles et d'intrigues domestiques, mais de luttes où étaient en jeu les intérêts de l'Etat et des deux religions. Le rôle qu Aubigné joua dans les conférences théologiques pour la réunion des Eglises, et dans les diverses assemblées protestantes où (7 tint tête à la fois aux prétentions du roi et aux arguments de Duperron, aigrirent tellement Henri qu'il fut sur le point d'envoyer à la Bastille l'homme contre lequel échouaient les séductions et les menaces. Pourtant ils se raccommodèrent encore; et, dans un dernier voyage^ qu'Agrippa fît à la cour, il fut initié à ses grands projets contre l'Espagne, projets à l'exécution desquels il devait concourir, en sa qualité de viceaniiral de Saintonze et de Poitou. L'assassinat du

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