Jacques de Courcillon, seigneur de Dangeau
Mémoires d'Aubigni.
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un homme de bonne maison, le conta à Fervacques, à Lion, qui conseilla de le tuer dans une ruelle, où il menoit ordinairement d'Anjau conspirer : ce que s'executoit, sans que Nambut ^ fut tué au mesme^ieu pour un autre fait presque semblable, comme le Buisson arrivoit en ambuscade.
Depuis estant arrivé que Aubigné, en franc Gaulois, avoit faict des remonstrances à la dame de Carnavalet sur son inceste avec Fervacques 2, et sur l'empoisonnement de sa mère la comtesse de Morevert, Fervacques jura de le faire mourir. Ce que pour exécuter au péril d'autruy, il avertit le duc de Guise que le Buisson, qui estoit sien, avoit voulu avec d'Anjau le trahir et le prendre, et que Aubigné luy maintiendroit , et cela quoy qu'il sceust le dessein de Buisson. Aubigné, engagé, trouve le duc [de] Guise à son coucher, et vint s'offrir à maintenir ce qu'avoit dit Fervacques, qu'il pleust au duc l'enfermer avec ce traistre dans le jeu de paume, qui, au commencement du propos, avoit une main sur une des pommes de la chaire. Le duc de Guise fut si discret qu'il envoya le Buisson voir ce qu'on faisoit au Louvre, et dit :