‹ Mémoires. Publiés avec une préface et des notes par le duc de BroglieChapitre 75 sur 79 · Jphigénie, acte I, scène ii · texte numérisé non relu

Jphigénie, acte I, scène ii

Dès le premier acte:

Les mortels sont égaux, ce n'est point la naissance,

C'est la seule vertu qui fait la diirérence.

Il est de ces esprits favorisés des cieux

Qui sont tout par eux-mêmes et rien par leurs aïeux.

Tel est l'homme, en un mot, que j'ai choisi pour maître;

Lui seul dans l'univers a mérité de l'être;

Tout mortel à ses lois doit un jour obéir, etc'.

Les yeux de toute la salle étaieut fixés sur lui; ou écoutait les acteurs et c'était lui qu'on regardait. Et dans un autre endroit chaque prince allemand devait naturellement se faire l'application de ces vers dits par Lafontavec une voix sombre:

Vois l'empire romain tombant de toutes parts, Ce grand corps déchiré dont les membres épai s Languissent dispersés, s ins honneur et sans vie ; Sur ces débris du monde élevons l'Arabie. Il faut un nouveau culte, il faut de nouveaux fers, 11 faut un nouveau Dieu pour l'aveugle univers'-.

Là. le respect éloufïait les applaudissements plus prjls ciicure de se faire jour, à ce vers :

Qui l'a fait roi.' Qui l'a couronné? La Victoire'.

Puis, peut-être jouait-on laltendrissement lorsque Omar ajoutait :

Au nom de conquérant et de triomphateur Il veut joindre le nom de pacificateur^

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