Jphigénie, acte I, scène ii
Dès le premier acte:
Les mortels sont égaux, ce n'est point la naissance,
C'est la seule vertu qui fait la diirérence.
Il est de ces esprits favorisés des cieux
Qui sont tout par eux-mêmes et rien par leurs aïeux.
Tel est l'homme, en un mot, que j'ai choisi pour maître;
Lui seul dans l'univers a mérité de l'être;
Tout mortel à ses lois doit un jour obéir, etc'.
Les yeux de toute la salle étaieut fixés sur lui; ou écoutait les acteurs et c'était lui qu'on regardait. Et dans un autre endroit chaque prince allemand devait naturellement se faire l'application de ces vers dits par Lafontavec une voix sombre:
Vois l'empire romain tombant de toutes parts, Ce grand corps déchiré dont les membres épai s Languissent dispersés, s ins honneur et sans vie ; Sur ces débris du monde élevons l'Arabie. Il faut un nouveau culte, il faut de nouveaux fers, 11 faut un nouveau Dieu pour l'aveugle univers'-.
Là. le respect éloufïait les applaudissements plus prjls ciicure de se faire jour, à ce vers :
Qui l'a fait roi.' Qui l'a couronné? La Victoire'.
Puis, peut-être jouait-on laltendrissement lorsque Omar ajoutait :
Au nom de conquérant et de triomphateur Il veut joindre le nom de pacificateur^