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tour-général avaient su se garantir, Comment s'expliquer qu’on wait pas mis le Gouverneur en garde coutre le danger de tomber dans cette erreur ?
Comment ne pus voir aussi d’un coup tout ce qui se trouve d’étrange dans le motif de libérer Mr, Viger, tiré de la tranguillité publique, en se rappelant qu'il avait suffi d’une senmine pour cemprimer sans retour les mouvemens de mil huit cent trente huit, dans les premiers jours de novembre, tundisque les portes de la prison ne se sont ouvertes pour lui que le seize de mai, mil huit cent quarante ! D'ailleurs en considérant la chose sous ce rapport, était-il done possible da se promettre quelque avantage d’une incarcération d’abord et depuis de la prolongation d'une captivité comme celle qu’on lui fesait subir ? La confiance dans la justice de ceux qui sort revêtus du pouvoir est la base la plus solide du repos (les sociétés, Des mesures de cette nature purent-elles jamais faire naître ou développer ce sentiment dans le cœur des citoyens ?
D’on autre côté, quels conseils que ceux d’après les quels le Gouverneur s’est exprimé comme s’il avait erv, duns les circonstances, waccorder qu'une faveur à celui qui n'avait cessé de réclamer sa libération comme un droit, sur le quel il ne pouvait transiger, qu’il n’a pas non plus compromis !
C’est assez d'ajouter que tel est devenu, pour exécutif de la province, le résultat de dix-huit mois de consultations, de rapports, de démarches pour se procurer des avis, pour obtenir des renseignemers sur la situation d’un déter 1!
— 00 #OC— DE LA PARTIE DU “ CALENDRIER DE LA PRISON” RE LATIVE A Mn. VIGER P£NDANT SA DETENTION.
C’est plus qu'il ne faut de ces traits pour faire voir qrelle est sur les hommes ou sur les choses ici la nature des renseignemens comme des avis sur les quels un Gouverneur peut trop sonvent se croire obligé de régler ses démarches, et de ceux qu’en dernière analyse il fait parvenir aux ministres pour leur en rendre compteet justifier sa propre conduite. Aussi croit-on devoir laisser de côté toute autre considération relative à cette dépèche pour faire connaître une source d'illusions d’une espèce d fférente, mais qui n’est pas moins remarquable sutout par rapport à l’objet de ce mémuiie.
La Cour du Bané du Roi doit siéger deux fois l’année dans Montréal, pour les matières criminelles. ‘Une ordonnance du Conseil Spécial avait supprimé celui des termes de cette cour qui devait se tenir en mars, à la suite de l’emprisonnemeut de Mr. Viger. Celle du premier terme, tenu depuis, s’est trouvée de plus de six mois postérieure à la date du troisième rapport fait par les Commissaires à la demande du Procureur-général. É
On a mis sous los yeux des juges, duns ce terme et L...… celui qui l’u suivi, ce qu’on appelle le calendrier de la prison, liste dans la quelle se trouve, avoc le nom de chacun des détenus, l'indication des charges articulées respectivement dans lë mandat de leur incarcération. Le nom de Mr. Viger ne pouvait manquer d’être porté das cette lite comme celui d'un accusé, C'était, dit-on, de haute trahison !
C'est dans chaque terme un usage comme un devoir impérieux de libérer ceux contre les quels il ne se trouve point de motif légal de détention.
Lorsque les Commissaires avaient fuit le troisième rapport, il ne parait pas que le Procureur-générul eût remarqué l’absence de toute charge contre Mr. Viger: comment, dans ni l’un ni l’uutre de ces termes, peut-elle n'être pas devenue, de sa part, l’objet de la plus légère attention ?
Si cette erreur s’est glissée dans ces listes, elle était l'ouvrage d'employés subalternes. Ils étaient sous sa surveillance. On devrait regarder comme une insulte l’assertion qu’il pôt ne pas savoir alors quelle était sous ce rapport la situation de Mr. Viger, puisque c’est son devoir de s’instruire de celle des détenus, comme de ne les pas laisser dans les prisons, s’il ne se irouve pas contre eux d'accusation.
Remarquons qu’il s’agit d’un document préparé pour une cour de justice, en matières criminelles, dans les quelles il r’est pas question de moins que de lu vie, de la liberté, de l'honneur, où le soupçon peut laisser sur l’innocence, même reconnue, l’empreinte de la flétrissure. La chose elle-même aurait eu d'autant plus de gravité qu'elle est de nature à faire prendre le change aux Juges qui r ‘euvent sans doute soupçonner qu’une charge nortée dans ces dect ‘n’a rien que d’imaginaire, aux Gouverneurs eux-mêmes auxque:s 118 doivent être communiqués pour les mettre en ctat de former leurs idées sur l’état des prisons comme sur la situaiion des détenus. (EM pare nu
Si l’on pouvait dire que cette erreur ne se trouvait pas dans ces listes, la difficulté de rendre raison de la conduite tenue par rapport à Mr. Viger n’en deviendrait que plus inexplicable, puisqu'on l'aurait tenu près de d'x-neuf mois dans la captivité, même sans cette apparence d’un prétexte.
——00800— DE PARTIE D'UNE LETTRE D'UN DES SHERIFFS AU SECRETAIRE CIVIL RELATIVE A. Mr. VIGER.
En outre des pièces, objet des observations précédentes, ce qui regarde Mr. Viger dans la lettre de l’un des shériffs de Montréal, en date du 18 août, 1839, qui fait partie des pièces publiées par ordre des ommunes d'Angleterre, exige impérieusement quelques remarques. (] ;
Dans cette lettre en réponse à celle du Secrétaire, qui lui demandait sans doute des informations relatives aux prisonniers politiques, le shé-
(1) Ontrouvera cette lettre dans l'arpendice
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