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ce qu'il fit, le vingt quatre de février, par une nouvelle lettre que l’on croit devoir donner comme la précédente textuelleinent. A Son Excellence le très honorable Mr. Charles Poulett Thomson; Gouverneur de la Province du Bas-Canada, Rec, &e. &c. Monsieur,
En lisant la réponse que j’ai reçue par ordre de Votre Excellence à ma dernière lettre du, 24 octobre;j'ai cru pouvoir rester convaincu qu’on n'avait pas mis sous les yeux de Votre Excellence quelques considérations surtout des faits qu'il était essentiel d'indiquer pour mettre Votre Excellence à même de se former des idées bien exactes de ma position.
Si j'ai pu mériter quelque reproche de ne l’avoir pas fait moi-même d'abord, j’ai réparé cette faute par ma lettre du 14 novembre, que j’ai fait parvenir de suite à Vutre Excetlence. Alors sur le point de partir pour ie Haut-Canada, Votre Excellence peut n'avoir pas pu dans le temps s’occuper de ces objets, dont je crois devoir pour cette raison lui rappeler le souvenir.
En jetant les yeux sur cette lettre, Votre Excellence pourra voir que les prétextes des suggestions faites à Votre Excellence de repousser mes réclamations s’évanouissent devant des faits constans.
Je dois renouveler la déclaration qui la termine ; que si Votre Excellence trouvait matière à des doutes sur quelques objets de cette commuaication, je crois pouvoir me faire fort de les éclaircir.
Je prie Votre Excellence de vouloir bien agréer les assurances du profond respect avec le quel,
J'ai l’honneur d’être,
De Votre Excellence le très humble et obéissant
Serviteur, (Signé) D. B. VIGER.
Prison de Montréal, 24 février, 1840. )
Cette lettre, comme celle du 14 Novembre, est restée sans réponse. Les choses en étaient restées là jusqu’après le commencement de Mai suivant, qu’il vint jusqu'aux oreilles de Mr. Viger qu’on abandonnait le projet de continuer la suspension de l’habeas corpus ; puis, qu’on avait fait demander copie de l’ordre relatif à son incarcération, Cette dernière démarche était pour lui d'autant plus remarquable qu'il avait déjà depuis près de six mois, c’est à dire dans la lettre du quatorze de Novembre, fait connaître sa teneur ; et qu’it devoit supposer qu’alors on avait dû l’examiner. Quoiqu'il en puisse être, cette circonstance eut l'effet de faire renaître chez lui l’espérance de voir enfin sa œaptivité se terminer. Cet espoir ne fut pas longtemps sans 86 réaliser. Le seize de mai, les portes de la prison s’ouvrirent. Il en
sortit sans condition. C'était après dix-huit mois et douze jours de détention.
L'EMPRIONNEMENT
L'MONORAËBLE D, M. VXGER.