Chapitre XIV
MoKT DE Mgr Crétin, février 22, 1857 — Son zèle, sa patience DANS LES SOUFFRANCES, SON COURAGE DANS LA PRATIQUE DE TOUTES LES VERTUS — NoTRE AFFLICTION, NOS REGRETS QUE NOUS NE SAURIONS DÉCRIRE — Le PÈRE RaVOUX EST NOMMÉ ADMINISTRATEUR DU DIOCÈSE,
sede vacante — Ses peines, ses difficultés pour bâtir UNE ÉGLISE ASSEZ SPACIEUSE POUR LA POPULATION CATHOLIQUE DE St-PaUL — Sa JOIE LORSQUE LA DiVINE
Providence eut envoyé à St-Paul Mgr T. L. Grâce
LE SECOND ÉVÊQUE DU DiOCÈSE.
Monseig-neur Joseph Crétin mourut le 22 février, 1857. Sa maladie fut long-ue et douloureuse, mais il fut toujours le bon et fidèle serviteur de Dieu, supportant jusqu'à la fin avec g-rande patience toutes ses souffrances. Lorsqu'il ne fut plus capable de quitter sa chambre, son esprit fut constamment occupé du troupeau confié à ses soins. Il me parlait souvent sur ce sujet, et continuait d'écrire des lettres à ses amis afin de pourvoir aux divers besoins de son Diocèse. Sa dernière lettre qu'il ne put finir d'écrire, était adressée à un évêque français, et en date du 21 février 1857. Plus d'une fois au milieu des douleurs les plus intenses je l'entendis s'écrier: "Il est bon pour moi de souffrir pour mes péchés!... Comme je ne puis plus travailler, je dois offrir mes peines à Dieu pour les fidèles et pour tous!"
Si on me demandait maintenant quelle épitaphe l'on devrait graver sur sa tombe; ma réponse serait qu'on y mît ces paroles: "O Dieu! le zèle de ta maison m'a consumé!"
Si je demandais aux catholiques de Ferney, en France;