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présenteraient avant le commencement de la lecture, el d'en laisser entrer tant qu*il en tiendrait dans la salle. Le suisse, qui est sourd, n'a obéi qu'à moitié. Il a ouvert seulement la porte de la salle d'assemblée, et a attendu assez long-temps que le public arrivât; mais comme ce public et le suisse qui le repoussait n'étaient pas prévenus, Il n'est arrivé des curieux que pour interrompre la lecture. On a remarqué que M. le prince de Beauvau était à cette séance (1).
Le sujet du prix de poésie pour l'année prochaine est laissé au choix des concurrens. Celui de prose pour 1773 est V Éloge de J,-B. Colbert,
27. — * Le mercredi 21 ^ M. Luneau deBoisjermain s'est présenté à la Tournelle pour plaider sa cause, suivant la permission qu'il en avait reçue. Le public s'était rendu en foule à l'audience. Le sieur Perrin , avocat aux Conseils, un de ceux qui se sont attachés au nouveau tribunal, chargé de la défense des imprimeurs, a voulu s'opposer à cette innovation. Il a mis dans son procédé une chaleur qui a indisposé le public contre lui , et n'a fait que rendre l'orateur plus agréable. M. de Château-' giron, président, a imposé silence au sieur Perrin. Son adversaire a commencé son plaidoyer avec beaucoup de succès. Il l'a lu : il a débuté par des éloges adroitement distribués aux \M^es ^ jesuitico more(i)j pour le bien de sa cause, et ceux-ci en ont été attendris jusqu'aux larmes.
(i) Le prince de Beauvau , en qualité de oommaDdanl du Languedoc, venait d'être chargé d'une expédition militaire contre le Parlement de cette province; mais ayant manifesté quelque répugnance à remplir une semblable mission, elle fut confiée au comte de Périgord. — R.
(a) M. Luneau a été Jésuite.
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