‹ Mémoires secrets de Bachaumont [édités et continuésChapitre 42 sur 86 · H. — VERS DE M. DE LA CONDAMNE · texte numérisé non relu

H. — VERS DE M. DE LA CONDAMNE

J’ai lu que Daphné devint arbre.

Et que, par un plus triste" sort,

Niobé fut changée en marbre;

Sans élre l’un ni l’autre encor,

Déjà mes fibres se roidissent,

Je sens que mes pieds et mes mains Insensiblement s’engourdissent.

En dépit de l’art desTronchins.

D’un corps jadis sain et robuste.

Qui bravait saisons et climats, l.es vents brûlants et les frimats,

Il ne me reste que le buste.

Malgré mes nerfs demi-perclus l'Deslin auquel je me résigne), „

De. la santé que je n’ai plus,

Je conserve encore le signe.

(I) Voy. 14 arril 176b.

(î) « Le pauvre La Coudamiac... se trouve attaqué d'uue maladie extraordinaire.

Elle consiste dans une insensibilité répandue sur toutes les extrémités de son corps, quoiqu'il se porte d’ailleurs parfaitement hicn. Ainsi, il marche sans sentir scs pieds ; il s'assied sans sentir ses fesses. On tes lui frotte avec les brosses tes plus dures, jusqu’à l'écorebcr, et il senti peine un léger chatouillement. • Crimm, forrespnndance littéraire, 1er novembre. 1706. — R.

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