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Un courtisan, sans doute, a voulu flétrir le Parlement

1 Le prix d’honneur fui remporté par Antoinc-Marie-Henri lioulard, mort le G mai 1825, et si connu par sa passion pour les livres. — 11.

- Il n’a point été imprimé.

-La lettre est datée du 28 juillet 1770.

SKCIIETS br. liACMAUMOM'

pur les vers suivants, où il semble l’aceuser d’abuser de son pouvoir ;

Théniis a ceint le diadème :

Elle tient de Louis le sceptre dans sa main,

Pour abroger, par son pouvoir suprême.

Le vieux respect qu’on porte au souverain.

Gens qui tenez le Parlement de France,

Dieu soit loué ! vous voilà rois !

On ne saurait vous contester vos droits :

\ ous les avez pesés dans la même balance Oii l’on vous a vus tant de fois Immoler au tuteur M pupille et les lois,

En protestant d’obéissance.

2^- — L’assemblée du Clergé, depuis son ouverture, s’es spécialement occupée à consolider la foi ébranlée de toutes parts, et comme le concours de la puissance séculière lui a paru nécessaire à ce grand œuvre, elle a provoqué le zèle du Saint-Père, qui, de concert avec elle, a sollicité le roi d’interposer son autorité en faveur de la religion. Le Parlement n’a pu se refuser à cette injonction, et les gens du roi, depuis quelque temps, travaillaient à un Réquisitoire • contre les livres scandaleux les plus nouveaux, les plus répandus et les plus dangereux. Ce réquisitoire a été présenté samedi aux cliambres assemblées, par M. Séguier. Il a été rendu arrêt qui condamne au feu tous les ouvrages en question ; mais, par une Iiumiliation sans exemple, on n’a point voulu admettre le réquisitoire de M. Séguier, et il ne sera point imprimé en tête de l’arrêt, suivant l’usage. Outre ce mécontentement personnel que la Cour a des gens du roi à l’occasion de leur dernière mission à la cour, on a trouvé que ce réquisitoire était une dérision perpétuelle de la religion, par l’affectation d’v présenter les morceaux les plus brillants des ouvrages condamnés, ainsi que les raisonnements les plus forts, et d’y mettre à coté des citations misérables et des réfutations trèsfaibles. M. Séguier, dont le réquisitoire était déjà à l’impression, est allé le retirer de fort mauvaise humeur et couvert de confusion.

liéquisiloire sur lequel est intervenu Varrêt du Parlement, du 18 aoiit 1770, qui condamne à être hriVés différeîit^ livres ou brochures ; imprimé par ordre exprès du roi. Paris, imprimerie royale, 1 770, in-4o de 35 pages.

2;^. — Les Comédiens Italiens ont député vers J.-d. lionsseau, Dour lui olîrir ses entrées à leur spectacle, ainsi (|u’à madame Rousseau. Un assure qu’il les a acceptées , ce (pii serait une espèce d’engagement, contracté de sa part, de faire (pielque chose pour eux : ce nouveau soulien renforcerait merveilleusement un tliéCdre dont le public est toujours

engoue.

2'-. — L’Académie de peinture et de sculpture, moins exclusive que les autres, nous donne quelquefois l’exemple, rare, il est vrai, mais encourageant pour le sexe^ de femmes admises dans son sein. Le 28 juillet dernier, mademoiselle YallayerL âgée de vingt-deux à vingt-trois ans, lui a été présentée, et a été agréée ce meme jour. Ses tableaux sont dans le genre

des fleurs, des fruits, des bas-reliefs, des animaux. On assure

qu’elle a porté l’art si difficile de rendre la nature à un degré de perfection qui encbante et qui étonne. On en jugera au premier Salon.

27. — Le sieur La Beaumelle, l’iiomme de lettres que M. de Voltaire déteste le plus peut-être après le sieur Fréron, prétend que ce philosophe a oublié ses principes de l’ordre et son amour de l’humanité, jusqu’au point d’envoyer, aux vassaux d’une terre que le sieur La Beaumelle a en Languedoc, des écrits injurieux à leur seigneur L II dit que, dans le premier mouvement de son indignation, ayant toutes les preuves nécessaires pour la conviction de l’anonyme, il a été sur le point de le faire décréter par son bailli; mais, revenu à luimême, il a cru plus sage de mépriser ces etforts impuissant s d’un vieillard forcené; il s’est contenté de le tourner en ridicule par une plaisanterie qu’il se propose de faire imprimer incessamment ; elle aura pour titre : Dictionnaire à Vusage des gcMS de lettres qui^ au défaut de Vépée^ voudro?ît se battre à coups de plume; et ce Dicliounaire n’est qu’un extrait de toutes les invectives dont j\I. de Voltaire a farci

beaucoup de ses ouvrages et surtout les derniers.

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