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Nous apprenons comme un fait constant que les héros

du conte de Marmontel, dont on a fait deux pièces différentes, intitulées Annette et Luhin, existent réellement à Bezons, dont M. de Saint-Florentin est seigneur : que c’est lui qui est désigné dans le rôle de bonté et de bienfaisance qu’on lui lait jouer; que le bailli est le curé du lieu, homme dur et sans entrailles. Ce ministre se propose de faire Aoir. un jour, à la

Comédie Italienne, ces deux modèles de rinnocenee pastorale. Au reste, ils ont bien dégénéré de leur tigure de Vierge.

G. — M. l’abbé Yvon, depuis son retour, est fort bien avec M. l’arclieveque : il lui communicjue le plan d’une nouvelle Histoire Ecclésiastique qu’il a entreprise, et qu’il compte traiter pliilosopliiquement. Ce mot n a point elïraye Sa (grandeur, et le prospectus de cet ouvrage doit paraître incessamment K

7. — M. Thomas, secrétaire intime de M. le duc de Praslin, ministre des alTaires étrangères, ci-devant comte de Glioiseul, vient de lui payer son tribut d’hommages, par les vers suivants, sur sa nouvelle dignité :

La justice aujourd’hui récompense le zèle ;

Le royaume applaudit à ce titre ilatteur ;

Et votre dignité nouvelle Est l’aurore de son ])onheur.

Dans son sein aujourd’hui la Franco Compte deux ducs, ministres vigilants,

Moins unis par le nom, le rang et la puissance,

(}ue par la gloire et les talents .

Toujours, aux rives de la Seine,

Le nom que vous portez annonça le succès.

Dans des temps malheureux, de discorde et do haine, Plessis-Praslin battit Turenne ;

Vous faites plus, vous nous donnez la [':aix.

9. — Mademoiselle Clairon s’est mis dans la tête qiT/mze “ était line bonne tragédie , puisqu’elle l’avait trouvée telle , et qu’elle y jouait. En conséquence; elle a cabalé pour lui taire avoir une seconde représentation. Elle a ameuté ses partisans, et la pièce a été applaudie à tout rompre, au moyen de quelques changements. Elle avait donné le mot pour qu’on demandât l’auteur; on l’a traîné fort humblement sur le théâtre. Ce spectacle, moins un triomphe qu’un supplice, a fait étrangement souffrir l’amour-propre de M. Boistel : il n’a osé sortir

Voy. 22 avril 176<S.

2 Jouée le G novembre précédent. L’auteur se nommait J. -B. Robert Boisle d’Welles.

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