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nonce, devenait nécessaire pour Tintelligence ou Téclaiicisseinent d autres plus intéressants, quisetrou- A aient plus loinj chaîne que tout le monde ne lemarque pas et cjui ii'en est pas moins réelle et sensible a ceux qui lisent aAmc attention et suivent la série des événements.
« Les lecteurs ne seront pas fâchés sans doute de rencontrer d autres articles omis par une raison contraire, comme trop forts, ou trop piquants. Les ménagements qui devaient alors aAmir lieu ayant cessé, rien ne m'empêche de communiquer ces anecdotes curieuses aux amateurs. »
Ces suppléments, cjui servaient à grossir les volumes, permirent de pousser la collection jusqu'au trente-sixième tome, sans aller au delà de l'année 1787, de telle sorte que les vingt derniers volumes ne comprennent que huit années entières, outre les suppléments. Il faut dire que le continuateur de Bacliaumont et de Pidansat de Mairobert, loin d'imiter la concision et la vivacité de ses devanciers, s'abandonnait à toute la prolixité de son style et ne craignait pas d'intercaler, dans la série quotidienne des faits, un amas de longues citations, d’analyses fastidieuses, de détails arides ou insignifiants. C'était sans doute pour obéir à la spéculation du libraire que Moufle d'Angerville multipliait les volumes, qui s'arrêtèrent tout à coup, lorsque la curiosité du public
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SC 'fut lassée et découragée. Le moment, il faut Lavouer, n’était plus favorable aux mémoires secrets : la liberté de la presse avait pris son essor et elle se jetait déjà dans tous les écarts d’une licence effrénée. L’œuvre de Bachaumont n’avait plus de raison d’être sous le régime de la Révolution de 1789.
Ainsi, comme nous venons de l’exposer, il y a dans les Mémoires secrets trois parties absolument distinctes, qui font, à vrai dire, trois ouvrages différents, lédigés par trois auteurs, chez lesquels la communauté des opinions, au point de vue philosophique, n’a pu effacer les dissemblances de talent, de goût et de style. Il nous paraît donc tout naturel de rendre à chacun ce qui lui appartient en propre et de diviser en trois corps d’ouvrages, qui se font suite 1 un à 1 autre, les trente-six volumes des Mémoires secrets : six volumes environ, y compris les suppléments, ajjpartiennent à Bachaumont, neuf volumes à Pidansat de Mairobert, et le reste à Moufle d Angerville et à ses collaborateurs. On voit que le nombre des volumes n'est pas en corrélation avec le nombre des années qu’ils concernent, puisque Bachaumont a tenu -la plume un peu plus de neuf ans,
Mairobert huit ans et Moufle d’Angerville près de neuf
ans. On aurait grand tort de juger de l’importance relative des trois parties de ces Mémoires d’après la quantité de volumes que remplit chacune d’elles.