‹ Mémoires secrets de BachaumontChapitre 47 sur 123 · La Requête des Bénédictins ^ n’a point eu le succès · texte numérisé non relu

La Requête des Bénédictins ^ n’a point eu le succès

^ Né à Nogenl-le-Uoi, prés de (Jiarlrcs, vers 1694.

2 Yoy. !«'■ juillcl I7G,V

3it:M0Uli:s SECRETS DE I3ACILVUMDM

qii ils s en promettaient. On n’a vu dans cet ouvrage qu’un désir etlréné de secouer le joug, et sans un examen bien réüécbi. M. de Saint-Florentin en a témoigné le mécontentement du loi aux supérieurs dans une lettre, qui se voit imprimée à la suite de celle de ces memes supérieurs, qui en font part à toutes les communautés. Doin Pernetti, dom Le Maire, qui avaient la plus grande part à cet ouvrage très-bien fait, sont exilés.

15. — Les Comédiens Italiens ont donné aujourd’hui la première représentation de la Réconciliation villageoise^ comédie en un acte et en prose, mêlée d’ariettes. Ce drame très-commun (juaiit a l’intrigue et aux paroles, n’est pas plus saillant du côté de la musique, qui n’a rien de neuf. Il n’est point tombé cependant, et pourra se traîner pendant quelques représentations. On attribue ce poème à M. Séguier, avocat général. En ce cas, il est surprenant qu’il n’y ait pas plus d’esprit. M. Poinsiiict est le prête-nom.

21. — Les sieurs Lucotte, architecte, et Poiraton, peintre, teront, le 15 août 1 /(35, sous la protection de M. le marquis de Macigny, l’ouverture d’une nouvelle école, sous le Litre cC Ecole des Arts L 11 y aura, dans cette école, des professeurs d’ar-

e ^ / d- c d e s 1 n , de mathématiques. Gomme ces messieurs ont eu pour objet l’utilité publique, ils ouvriront leur école gratis en laveur de ceux qui. ayant des disposifions naturelles, ne sont point en état de se procurer des maîtres.

22. — L’alfaire des Bénédictins ne paraît point encore hnie entre eux. 11 se répand une Réclamation des religieux Bénédictins du monastère des Blancs-Manteaux contre la Requête des religieux de Saint-Germain des Prés L Elle est précédée d’une Requête au Roi du 50 juin. Ges religieux s’élèvent avec force contre l’entreprise de leurs confrères. Ils revendiquent leur froc, leur tunique, toutes les cérémonies puériles dont 011 voulait les défaire; iis prétendent ([ue leur gloire y est attachée. Le tout est écrit dans un style et avec un esprit qui

• Celle école, qui lui elkclivcincnl onvcrle le 15 auùl 1 ne parail pas avoir obleim une consislauce duiaule. — 11.

“ lic(jueie prc^entée au roi par le Supérieur (jêuiraé itc rvjhne et la plus nombreuse partie de la Cotuj relation de Saini-Mauip contre V entreprise de vimj - huit religieux de l’id^baje de Saint-Gennaiti des Près, à Paris, .\insler-- (lain l’ari'^ , 17ù5, in-l'^.

VOCT 17vi:i

Il" sont l'itni moins (|ue clinHiens cl clnuilaliioç;, l nn-

viMge lorl long est liimi inlërieur à la lënille Iim.,'.',,.’ ,1,..’

premiers. ^

Messieurs .le l’Aca.lémie française avanl r.Mnil à

l-ni^rsTl T*'''' ‘''■''■^"ri-gées .ngnes ,1e leur at-

vra:run ' ^ -lonner , ‘ t une igahle jiarluilo, ont riAolii «l’en r.M'érer à M I,-

1, • ^ + 1 * ^ <^îoniieraa de sa poclie. Les déDulés

lui ont demandé la permission ,1’en rendre con d, é compagnie. Il paraît ,,u’on eût désiré c,ue M .1^ Â , l-lnt au roi et obtînt cette faveur d: sü Ma, -esté."

-•-vers r,>na,,™ .u nvs no rorern.uT nn leuimioisr, n

ci.AinoN, r.Ei'iiiisKXTim i;.\ iiéhée,

Subhme rlans un art. qu’elle sembla Ler

•Jn pourra l .müermnais qui pou.ra Sdre ■ C

cMr.7e::;7„7,„rr.îr;i” «. '.e

'Ion 'le piirticulier, fût-il ministre fo'i *"”"l 'OiofOl'Of '""'nn

refusée à la générosité de M de 1 ’ A v e ®^‘®

la médaille d’or de six nen'is i; ' arrêté que

trois cents livres chacune n rl'yisée en deux, de

concurrents d'égale force ’m t!' ^ P’’''l«8ée entre les deux

8Cus a la revue qui en a été f 'I son régiment do dra-

“uteur profita de cette circonstinœ ^ " grivois. II composa une chansor^ qïil fi

grossièrement, en devient plus piquan" eT;;;’ milll^nrS

\Ce.s vers, insérés dans io Mercure fU> //

t' ^-IUi.-.larr : |.„|ip,^ ,,,1. Pasl, Arc. 1 n. ’ P' y rorlcil

Ifli’

ll'5 ^ ^

attribue cette galanterie à M. Collet, auteur de 1 hpU^ e à V Hymen. En voici un couplet pour écliantillon :

Ala foi, Y’ià qu’est arrangé :

Grand merci, net’ capitaine;

Reprenez votre congé,

L’inétier n’a plus rien qui m’gêne.

J’ai vu Louis et ses enfants ^

J’ veux mourir pour ces lionnet s gens.

7 Les Comédiens Français commencent à s’occuper se rieusement de Pharamond. Cette tragédie,

unanime attribuait à M. Thomas, reçoit aujourd hm plusiev^

pères. MM. le marquis de Ximcnès, Colardeau, Ba Im La

Harpe, Chabanon et Le Blanc sont modestie

nient cette production. On ne peut qu’admirer la “ode Le

toute nouvelle de nos auteurs, qui s’enveloppe ^ si difficile à garder, mais devenu aussi piude q par les chutes multipliées qu’ont éprouvées le plus ,rand

"""uHrojet de souscriplion pour une Estampe tragique et

morale, in-8» de 11 pages. Cette souscription heureuse affaire des Galas. M. de Garmonte le, 1 duc de Chartres, connu par ses dessins plei * P ^ facilité, a composé un tableau que le sieur La >=

actuellement. Il représentera six portraits de la ^us a ^ ressemblance : celui de la veuve Calas, ceux de deux Wles et de son fils : celui de M. Lavaysse, et ce ui e °

servante qui a partagé toutes leB/^gràc j J s ^ fond du tableau est la prison meme aa s e^t ren.

Galas pour attendre le jugement du d ^ la tète ap-

assise, ainsi que sa tille aînée, qui esta cote de ,

payée sur la inain droite : la fille cadette est debouL derriei e

sa mère, et penchée sur le dos de la chame. ‘'^ 8 téressant est attentifàla lecture d’un Memoirequc t ont M. U

vaysse, placé vis-à-vis et debout. Derrière m, ‘ g

un genou posé sur une chaise, et regardan pa

1 Par cet arrêt, la mémoire de rinforlune Calas était coaU e

rds, Lavaysse et la servante étaient déchargés de 1 acciHaiioi

eux. — R.

épaules, porto les yeux sur le Mémoire. Kutre les deux groupes, 011 voit la servante des Galas, toute droite et presque de face, qui en écoute aussi la lecture.

12.~]\I. Daudré Bardou, run des professeurs de l’Académie royale de peinture et de sculpture, professeur des élèves protégés par le roi, pour l’iiistoire, la fable et la géographie, et membre de l’Académie des belles-lettres de Marseille, etc., vient d’exécuter ce que les Léonard de Vinci,' les Dufresnoy, les Depiles, les Le Brun, les Coypel avaient ébauché dans leurs écrits, et tout récemment M.le comte de Caylus. Son ouvrage ^ contient les principes approfondis de différentes parties de la peinture et de la sculpture. On y remarque beaucoup de méthode, de la netteté dans, le style, de l’abondance, quelquefois même de la chaleur. Les lecteurs y trouveront un grand fonds d instruction et beaucoup d’objets de curiosité.

Lss Comédiens français ont donné hier la première représentation de PliarciTfiond^ tragédie nouvelle.

Cette pièce n’a^u qu’un succès médiocre. Ce drame est remarquable par une simplicité de plan bien rare aujourd’hui : cette qualité fait croire au grand nombre des connaisseurs que Pharamcnd est de M. de La Harpe L

A la fin, on demanda 1 auteur : les uns le désiraient sérieusement, d’autr-es persiflaient. Le sieur Le Kain étant venu pour annoncer le spectacle du lendemain, les instances ont redoublé. Il a dit que l’auteur n’était pas à la Comédie. On a insisté, on a demandé son nom. Le Kain a répondu qu’on ne le savait pas ; et le bon public ne s’est pas aperçu de la contradiction de cet histrion, et du mensonge impudent qu’il venait de faire dans l’une ou l’autre réponse.

20. M. d’Alembert, qui était pensionnaire surnuméraire de l’Académie royale des sciences, vient enfin d’obtenir l’agrément du roi pour la pension de M. Glairaut. Cette nouveUe^ est très-importante par les différents bruits qui avaient couru

î Traité de Peinture, suivi d'un Essai 2 Vül. in - le.

2 La Harpe eU,, en effet, l’initeur-de cette représentations très-oragenses.

Elle était déntié(> de fondement. — IL

sur la Sculpture, ets.

tragédie, qui fut retirée

Paris, 1705, après deux

3ii:m()ii{ks si:(;RF/rs de raeiiaumdnt

sur la disgrâce prétendue de cet Académicien K La pension est de deux mille quatre cents livres.

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