Un ami de M. le marquis de Ghauvelin, lieutenant
général nommé pour commander les troupes en Corse, lui a adressé le madrigal suivant, à l’occasion de la douleur où se trouve madame de Ghauvelin, qui n accompagne pas son mari et prend peu de part à la gloire qu’il va acquérir :
Sous mes doigts ma lyre est mette :
Je la pince en vain nuit et jour, l'a gloire me plaît moins qu’elle ne m’inquiète.
Peut-être j’entends peu les linesses de cour;
Mais mon âme Üétrie à la douleur s’apprête,
Quand mes yeux éblouis contemplent sur ta tête Des lauriers arrosés des larmes de l’Amour.
24^ Un jeune auteur ayant composé une héroïde sur les
renroches d’une mère à son époux qui, ayant voulu faire inoculer son üls, est supposé l’avoir perdu, la police n’a point voulu passer cette fable, dans la crainte quelle ne fît impression sur quelques âmes faibles. On voit par ce trait combien le Gouvernement protège une méthode qu il regarde sans doute comme salutaire a la nation.