‹ Mémoires secrets et témoignages authentiquesChapitre 6 sur 109 · X AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

X AVANT-PROPOS

crois, de plus, que le gouvernement a contribué et contribue de la manière la plus grave à accroître le péril. »

« Ce qui l'a fait éclater (écrivait-il, le 10 avril 1848, en parlant de la Révolution du 24- févri-er), ce ne sont que des accidents, des accidents bien singuliers et bien impérieux, je le confesse; mais enfin qui, seuls, n'auraient rien produit. »

II nous a paru utile de mettre actuellement au jour un certain nombre de témoignages et d'éclaircissements réunis par nous sur diverses périodes de nos annales contemporaines. On jugera, nous l'espérons, que ce n'est ni trop tôt ni trop tard.

Nous commençons par les Révolutions de 1830 et de

Aussi bien est-il vrai de dire avec M. Max MuUer, le savant professeur d'Oxford, que a l'histoire ne saurait commencer trop tôt, et rien ne peut être plus utile aux souverains et aux hommes d'Etat vivants que de leur ainsi faire pressentir la différence qui existe entre la voix de l'histoire et celle des flatteurs et des partisans politiques. L'histoire, comme toute autre chose, va plus vite de nos jours qu'autrefois. Nous n'en sommes plus au temps où il fallait que deux générations, au moins, fussent éteintes avant que Ton crût pouvoir publier les Mémoires des hommes d'Etat et des diplomates. Pour nous, les événements de 1830 et de 1848 appartiennent complètement au i)assé. Ce qui n'empêche pas que Passé et Présent ne soient étroitement unis... (1) »

(1) F. Max Mdller. Oxford, mars 1872. Préface des Mémoires du baron Stockmar.

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