LES DESTINEES
La curée n'a pas manqué à la Révolution du 24 Février ; c'est sans doute le poêle qui a cette fois manqué à la curée.
Mais l'auteur de la Canne de jonc a écrit, sur la période que l'on vient d'envisager et sur la catastrophe finale, huit vers qui sont le « mot de la lin, » et qui méritent d'être retenus :
Ulysse avait connu les hommes et les villes, Sondé le lac de sang des révolutions.
Des saints et des héros les cœurs faux et serviles. Et le sable mouvant des constitutions...
Et pourtant, un malin, des royales demeures, Comme un autre en trois jours, il tombait en trois heures !
(Alfred de Vigny. Les Destinées.)