‹ Mémoires secrets et témoignages authentiquesChapitre 99 sur 109 · TESTAMENT · texte numérisé non relu

TESTAMENT

Si le devoir sacré que je vais remplir doit être le dernier d'une carrière sans éclat, mais sans tache, je suis certain que toute ma famille ne verra dans l'expression de mes derniers vœux qu'une manière de plus de lui témoigner Faffection et la reconnaissance dont je suis pénétré, en fournissant à tous les miens, lorsque je ne serai plus au milieu d'eux, le moyen de réaliser quelques-unes des pensées que j'aurais emportées avec moi. Mais, avant d'indiquer ces vœux, que je ne consigne peut-être pas ici dans une forme légale, sachant qu'entre nous cette précaution est inutile, j'éprouve le besoin de faire agréer ma respectueuse reconnaissance au roi, qui a toujours été si bon pour moi, à la reine à qui je dois tant, et à ma tante, qui m'a toujours traité comme un fils.

Quoique je sois certain que ma famille, dont je connais l'union indissoluble, fera pour moi ce que j'aurais fait en pareil cas pour chacun de ses membres, et se regardera comme associée intimement à toute mon affection pour ma chère Hélène, cependant j'ose croire qu'en recommandant de nouveau au roi, à la reine, à mon frère Nemours, à ma tante et à tous mes frères et sœurs, celle qui m'a rendu si heureux, j'établirai encore un lien de plus entre elle et ma famille, dont je me flatte qu'elle partagera en tous points les destinées.

J'ai la confiance que lors même que les devoirs, vis-

à-vis les enfants que je lui ai laissés, ne l'enchaîneraient plus au sort de ma famille, le souvenir de celui qui l'a aimée plus que tout au monde l'associerait à toutes les chances diverses de notre avenir et à la cause que nous servons. Hélène connaît mes idées ardentes et absolues à cet égard, et sait ce que j'aurais à souffrir de la savoir dans un autre camp que celui où sont mes sympathies, où furent mes devoirs. C'est cette confiance, si pleinement justifiée jusqu'à présent par le noble caractère, l'esprit élevé et les facultés de dévouement d'Hélène, qui me font désirer qu'elle demeure, sans contestation, exclusivement chargée de l'éducation de nos enfants.

Mais je me hâte d'ajouter que, si par malheur, l'autorité du roi ne pouvait veiller sur mon fils aîné jusqu'à sa majorité, Hélène devrait empêcher que son nom ne fût prononcé pour la régence, et désavouer hautement toute tentative qui se couvrirait de ce dangereux prétexte pour enlever la régence à mon frère Nemours, ou, à son défaut, à l'aîné de mes frères.

En laissant, comme c'est son devoir et son intérêt, tous les soins du gouvernement à des mains viriles et habituées à manier l'épée, Hélène se dévouerait tout entière à l'éducation de nos enfants, comme elle s'est dévouée à moi.

C'est une grande et difficile tâche que de préparer le comte de Paris à la destinée qui l'attend; car personne ne peut savoir dès à présent, ce que sera cet enfant lorsqu'il s'agira de reconstruire sur de nouvelles bases une société qui ne repose aujouj^dlnd que sur des débris mutilés et mal assortis de ses organisations précédentes. Mais, que le comte de Paris soit un de ces instruments brisés avant qu'ils n'aient servi, ou qu'il devienne l'un de ces ouvriers de cette régénération sociale qu'on n'entrevoit encore qu'à travers de grands obstacles, et peut-être des flots de sang; qu'il soit roi, ou qu'il demeure défenseur inconnu et obscur d'une cause à laquelle nous appartenons tous, il faut

qu'il soit, avant tout, un homme de son temps et de la nation; qu'il soit catholique et serviteur passionné, exclusif, de la France et de la Révolution.

Je suis certain que tout en restant personnellement fidèle à ses convictions religieuses, Hélène élèvera scrupuleusement nos enfants dans la religion de leur père, dans cette religion qui fut de tous les temps celle que la France a professée et défendue, et dont le principe est si parfaitement d'accord avec les idées sociales nouvelles, au triomphe desquelles mon fds doit se consacrer.

Sans vouloir ni pouvoir tracer d'avance un plan d'éducation pour mon fils, j'indiquerai ici quelques points principaux dans la route qu'il suivra. Je tiens à ce qu'il commence de bonne heure l'étude des langues étrangères, et plus tard celle de l'histoire, qu'il faudra lui faire sérieusement approfondir.

Les talents d'agrément ne devront l'occuper que très-accessoirement, surtout pendant qu'il partagera l'éducation publique de ses contemporains. J'espère que d'ici là une réforme sérieuse de l'enseignement universitaire l'aura mis plus en harmonie avec les besoins de la société. Mais, quoi qu'il en soit, je demande formellement que mon fils soit soumis à cette épreuve de l'instruction publique, qui peut seule, dans un siècle où il n'y a pas d'autre hiérarchie possible que celle de l'intelligence et de l'énergie, assurer en lui le développement complet de ces deux facultés. Je désire même, sans vouloir faire entrer mon fils à l'Ecole ])olytechnique, qu'il subisse l'examen public d'admission à cette école. Lorsqu'il commencera sa carrière et ses travaux militaires, que ses premiers services soient dans l'infanterie, dans cette arme nationale des Français, depuis tant de siècles, et dans les rangs de laquelle le peuple tout entier devra entrer, le jour où l'on tentera d'exécuter contre la France, contre les idées et la dynastie,la sentence depuis longtemps rendue contre ces illustres contumaces.

Mais ce que je recommande surtout à ma chère Hélène, ce pour quoi j'ose compter aussi beaucoup sur la reine, c'est la direction morale à donner à l'éducation de mon fils, ce sont les impressions qu'il ne trouvera ni dans les livres, ni dans les leçons de ses maîtres, ce que l'on ne saurait lui donner de trop bonne heure.

Hélène sait que ma foi politique m'est encore plus chère que mon drapeau religieux; mes convictions étant, après mes affections, ce que j'ai de plus cher au monde, je tiens à les léguer à mon fils, non par le sot orgueil de me croire infaillible, mais par un sentiment profond et raisonné de fidélité; c'est, d'ailleurs, le seul héritage que je puisse laisser à mon fils, n'ayant à lui transmettre ni fortune, ni un nom que je me sois fait, ni une épée dont je me sois servi. Mais je lui léguerai mieux que cela; je lui laisserai ce qui doit le plus tenter une âme élevée : de grands devoirs à remplir et d'immenses obstacles à surmonter pour les accomplir.

En lui léguant la défense d'un pays et d'un principe menacé, je dois lui léguer en même temps la foi dans leur bon droit et leur triomphe final. Que ces pensées et ce dévouement, morts en moi sans avoir été appliqués, germent dans le cœur de mon fils ; que, dans son affection pour la France, il sache toujours être son complice et jamais son gardien; qu'il ne pense à ses aïeux que pour sentir combien la grandeur de la race ajoute encore à l'étendue de ses devoirs. Qu'il n'apprenne qu'il n'est de la première famille du monde, que pour être fier et digne de tenir un jour dans ses mains les destinées de la cause la plus belle qui, depuis le christianisme, ait été plaidée devant le genre humain; qu'il soit l'apôtre de cette cause, et, au besoin, son martyr.

Voilà ce qu'Hélène répétera encore à mon second fils, si c'est un fils auquel elle doit donner bientôt le jour; s'il en est ainsi, sans exprimer un vœu arrêté, je dois dire que

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j'ai quelquefois songé à donner à cet enfant le nom de Robert-Philippe, et à prier le roi de lui accorder le titre de prince d'Alger. Si, au contraire, je devenais père d'une fille, je désire qu'elle porte les noms de Marie-Amélie- Auguste-Hélène, et que le jour de sa naissance elle reçoive le Livre d'Heures que j'ai fait faire, et auquel il n'y aurait qu'à ajouter les armes dans les écussons.

J'arrive maintenant à la disposition de ce qui m'appartient. Je n'ai ni dettes, ni économies; ne possédant que ma dotation qui est viagère, je n'ai pas de fortune à laisser à mes enfants; les seules choses dont je puis disposer sont des objets mobiliers; je laisserai tous mes tableaux, armes et objets d'art au comte de Paris, sauf les exceptions indiquées dans cet écrit. Si, après avoir liquidé mes comptes, il se trouvait quelques louis dans ma caisse, je désire que cette somme, quelle qu'elle soit, soit employée à acheter une rente à Hélène. Je sais qu'elle tiendra compte, non de la valeur, mais de l'intention. S'il devenait nécessaire de vendre une partie de mes chevaux et de mes voitures, le produit de cette rente serait également ajouté au capital que je voudrais laisser à ma chère Hélène.

Quant au haras de Meudon, dont le roi m'avait donné la jouissance, il serait désirable que cet établissement vraiment beau et utile, put être conservé ; et la meilleure manière me paraîtrait être que le roi, en prenant la moyenne des dépenses des six dernières années, affectât une subvention annuelle à l'entretien du haras, en en confiant la gestion à mon frère Nemours; il s'y entend fort bien, administre avec beaucoup d'ordre, et je lui conseillerai de garder, comme directeur du haras, M. de Cambis, qui a toutes les traditions, et qui s'est occupé avec soin de cet établissement, qu'on ne peut pas laisser périr. Comme j'y ai fait de grandes dépenses, que j'ai renouvelé la presque totalité des animaux, peut-être serait-il juste que la nouvelle administration payât, à ma succession, une somme

pour la plus-value; cette somme serait, comme tout ce que j^aurais d'argent comptant, ajoutée au capital que je voudrais laisser à Hélène.

L'état de ma fortune ne me permettant pas de faire des pensions aux personnes qui m'ont été attachées, je ne saurais trop les recommander au roi, à la reine et à toute ma famille, pour que leur avenir ne souffre pas de mon absence d'au milieu d'eux. Je compte, d'ailleurs, qu'Hélène fera tout ce qui dépendra d'elle pour en conserver le plus possible autour de mon fils; il ne peut avoir d'amis plus éprouvés que les officiers qui m'ont été attachés, et M. de Boismilon, qui m'a élevé. Quoique je désire qu'un souvenir de moi, au choix d'Hélène, soit laissé à chacun d'eux, c'est-à-dire au général Baudrand, au colonel Gérard, à MM. de Montguyon, de Chabaud la Tour, d'Elchingen, Berlin de Vaux, Munster, Pasquier, de Cambis, Boismilon, je recommande cependant particulièrement à ma famille MM. de Chabaud la Tour et d'Elchingen, comme étant parmi les hommes auxquels je tiens à exprimer ici ma reconnaissance, ceux avec lesquels je suis le plus étroitement lié.

Je ne puis, du reste, indiquer ce qu'il y a à faire pour chacun d'eux; mais je m'en rapporte entièrement au cœur de tous les miens pour récompenser des dévouements dont chacun de nous a pu apprécier la sécurité et la constance.

Je recommande Holder et Elcoyer qui m'ont servi fidèlement en toutes circonstances, et Holder surtout, avec un courageux attachement.

Si je n'avais pas écrit aussi à la hâte cette note, que je n'aurai pas le temps de recopier, j'aurais dû, avant de parler de qui que ce soit, dire que, n'ayant rien à laisser au roi et à la reine, jeles prie de choisir dans tout ce qui m'aura appartenu, sans exception, même des objets auxquels j'aurais donné une autre destination, le souvenir de moi qui leur plaira le mieux; je désire qu'ils veuillent bien le garder.

Quant à tous les autres membres de ma famille, à qui j'éprouve le besoin de léguer un gage quelconque de mon dévouement sans bornes pour eux Je charge Hélène de désigner dans ce qui m'aura appartenu, ce qui pourra le mieux convenir à chacun d'eux, et je ne les nommerai ici que pour leur dire adieu du fond de mon cœur, et leur répéter encore combien leur destinée m'est chère. Je commence par Nemours, parce qu'il sera le chef de la jeune famille; je l'ai aimé encore plus que l'on aime un frère: c'est avec la confiance que m'inspire son loyal caractère, que je le vois chargé d'un avenir aussi grand que celui qui s'ouvre devant lui, et je sais qu'il justifiera la devise :

Uno avulso, non déficit aller.

Je remercie encore ma tante de toutes ses bontés et de son affection pour moi, et je ne doute pas qu'elle ne les reporte sur mes enfants.

Je dis adieu à ma sœur Louise, qui a toujours été une amie si tendre et si pure pour moi, et je lègue à son fils Philippe, mon filleul, le petit monument que m'a sculpté Triqueti.

A ma sœur Clémentine, si digne d'être heureuse, et qui retrouvera dans mes frères l'appui qu'elle eut en moi.

A mon frère Joinville, à qui je recommande de l'aplomb, de l'esprit de travail et de suite, aux nobles qualités qui me l'ont rendu si cher.

A mon frère Aumale, (jui, s'il développe par des travaux sérieux et élevés tout ce dont il a le germe en lui, pourra rendre de bien grands services à la France.

A mon frère Monlpensier, qui doit aussi se rendre utile au service commun de la famille.

A mon beau-frère le duc de Wurtemberg, que j'aime pour le bonheur qu'il a donné à ma sœur Marie (ot, à cette occasion, je dirai que je tiens à la continuation de la peu-

sien que je faisais à mon neveu Philippe de Wurtemberg; je le demande à Hélène).

Je dis adieu à l'excellente grande-duchesse, que j'aime beaucoup, et je laisse à Hélène le soin de dire si j'ai répondu à la confiance qu'elle m'a témoignée en me donnant sa fille. Je demande à toute la famille, si la grandeduchesse voulait s'établir en France, de l'adopter comme un des nôtres.

Si la princesse Victoire est au milieu de la famille, comme je le souhaite pour le bonheur de mon frère chéri, je lui dis aussi adieu, et je désire que le premier enfant de cette union que j'ai tant désirée, reçoive d'Hélène une marque de l'affection que je lui aurais portée.

Je recommande à tous mes frères et sœurs de tout sacrifier mutuellement à la conservation de l'union étroite qui règne entre nous, et que j'aurais tant cherché à maintenir; que tout soit commun entre eux, bourse, pensées, émotions de tout genre; qu'ils ne soient que les membres d'un même corps, animé par une seule âme ! Que leur principe soit : « Tous pour un, un pour tous », et qu'ils ne songent plus désormais à moi que pour remplacer ce que la famille aura perdu de force, en ajoutant à leur valeur individuelle par leur travail et leur honorable conduite.

Après les membres de ma famille que je viens de nommer, les personnes qui ont contribué au mariage qui fait le bonheur de ma vie.

Je ne sais si je dois prononcer ici le nom du roi, à qui je suis personnellement attaché? Hélène jugera ce qui sera convenable. Mais je nommerai MM. le prince de Wittgenstein, de Schilden, de Rantzau, Madame de Banswitz, de Bautengs, M. Fleuris, qui a entamé la négociation; le comte liresson, que je regarde comme un ami éclairé; le duc de Broglie, qui a pris part aussi à cette affaire, et le comte Mole, qui l'a conclue. Comme c'est lui qui m'a marié, qui a reçu mon fils aîné à sa naissance, comme il a

APPENDICE. ils

rattaché à mon mariage LE GRAND ACTE DE L'AMNISTIE,

CE PREMIER PAS VERS LA FUSIO-\ DE TOUS LES FRANÇAIS PAR l'oubli du PASSÉ, ET UN INTÉRÊT COMMUN DANS l'AVENIR, je

veux lui léguer un témoignage spécial de mes sentiments, et je le prie d'accepter les deux tableaux de Mignon de mon ami Scheffer^ et qui sont, parmi ceux de ma galerie, ceux que j'aime le mieux.

Je désire qu'Hélène donne un souvenir de moi à Madame Scheffer^ à MM. Guilhem, Leroy, Bocher; à M. et à Madame de Fiahaut, au duc de Coigny, à M. Asseline, qui m'a rendu de grands et réels services, et qui sera à mon fils, et à Madame d'Audenarde, qui, depuis onze ans, a été pour moi une amie vraie, et qui m'a toujours donné les meilleurs conseils.

Si, dans cet écrit rédigé à la hâte, j'oubliais quelques personnes auxquelles j'eusse voulu laisser un souvenir, Hélène, qui connaît toutes mes relations d'amitié, suppléerait à cette omission.

Je serais bien aise que le maréchal Soult, qui a toujours été si bon pour moi, et que les maréchaux Glausel et Valée, sous les ordres desquels j'ai eu le bonheur de servir, voulussent bien accepter un souvenir de moi.

Je joins à cette note une lettre cachetée pour Nemours; elle lui sera remise avec un coffre-fort qu'Holder connaît, et avec toutes les enveloppes cachetées qui pourraient se trouver dans mes affaires.

Je désire que toutes les notes et mémoires que j'ai rédigés soient, autant que possible, détruits et brûlés. Enfin, puisqu'il faut arriver à dire un mot de moi, je désire que mon enterrement ait lieu sans pompe.

J'ai évité pendant ma vie, autant que j'ai pu, les comédies, et je ne voudrais pas ennuyer le monde après ma mort, ni surtout faire servir mon cadavre à une mascarade posthume, dont le résultat serait de faire bâiller les indifférents et amuser les curieux.

Mes vrais amis sauront bien où me trouver.

La dernière ligne de cet écrit sera pour demander pardon aux personnes que j'aurais pu offenser; pour dire encore adieu à ma famille, à laquelle je lègue mon esprit d'union, trésor précieux qui les mènera bien loin, s'ils savent s'en servir ; pour exprimer mes vœux ardents pour le triomphe de la cause française dans le monde.

Mon dernier mot sera pour mes enfants et ma chère Hélène.

Ferdinand-Philippe d'Orléans.

Toulon (Var), 9 avril 1840.

Le testament de la duchesse Hélène d'Orléans, écrit à Eisenach, le l^r janvier 1855, a été publié en 1859. Le passage qui suit fait allusion au testament de son mari.

Je recommande à mes fils de ne jamais oublier que la crainte de Dieu est le commencement de toute sagesse, qu'elle est un guide et une lumière dans la prospérité et un appui dans l'infortune. Qu'ils restent fidèles aussi à leur foi politique. Qu'ils la servent, soit par leur constance dans l'adversité et dans l'exil, soit par leur fermeté et leur patriotisme dévoués, lorsque les événements les rendront à leur pays. Que la France, rendue à sa dignité et à sa Hberté, que la France constitutionnelle, puisse compter sur eux pour défendre son honneur, sa grandeur et ses intérêts, et qu'elle retrouve en eux la sagesse de leur aïeul et les qualités chevaleresques de leur père. Ils se souviendront toujours des principes politiques qui ont fait la gloire de leur maison, que leur aïeul a fidèlement servis sur le trône et que leur père (son testament en fait foi] avait adoptés avec ardeur. Ses dernières directions ont été la règle de leur éducation.

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