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CHAPITRE IV

DE LIHDUSTRIS*

En traitant de Tindustrie , je Tais euminer la nature , son importance, ses genres divers, laponâon où elks s'est élevée, l'abîme où elle peut être entrainée.

Élaborer les produits de la nature physique ci laar incorporer une valeur additionndle par le travail qw les approprie sous mille formes nouvelles à mille besoins divers, tel est Fobjet de l'industrie.

Elle ne crée pas la matière; elle la transfonne.

Sa règle , c'est le besoin ou le goût de ceux qui aaent des créations delà nature.

Que rindustrie mérite le second rang entre les nécessités sociales, qui en peut douter?

Hors les régions africaines , hors cette belle 0-Tahity et autres îles fortunées de la mer du Sud, où la moindre culture fournit l'aliment, où le climat rend preiqu*inutile à l'espèce humaine le soin de se loger et l'art de se vêtir, partout l'homme appelle à lui les arts qui façonnent et embellissent les productions naturelles : ec rO-Tahitien lui-même doit-il moins que le brûlant et toutefois industrieux Indou, apprécier l'utilité des étoffes à substance légère, à formes éléganteS| qiù mo*

cHfient le clnmi, serrent la pudemr ei nakuieiineiit la santé? A défaut de logemens, n'yfiiut-il pas des lem^ pies quelconques ? A défaut des besoins du corps, Tintelligence en se développant n^inroque-t^lle pas les arta qui lui appartiennent! rimprimeriei Tastronoinie, la navigation méitie ?

L'industrie forme les villes et il eoavieat que les villes soient le second manoir des peuples quand dies sa forment uniquement de la surabondance des campagnes.

Et certes y U raut mieux que les villes s'établissent o^ s'agrandissent pour donner asyle à l'industrie , que pour offirir, comme autrefois, aux cultrrateurs un refuge contre les dévastations des guerres.

Beaucoup de villes françaises ont dA à ce dernier motif leur première origine. Mais qudquea-unes sont nées de Frndustrie; et la plupart de celles qui ont acquis un grand volume l'ont di\ aux ouvrages que findustrie j a en quelque sorte naturalisés.

Entre ces dernières, coannent ne pas citer Saint- Etienne en Forez? Un accroissement de quarante mille ftmes dans rintervalle de trente années manifeste une grande prospérité. Sans doute les trésors recelés dans le sein de la terre ont beaucoup favorisé un tel essor. Ces trésors ne sont ni de Tor ni des rubis. Cest du charbon. Privée du précieux combustiUe que le temps a confié au sol ^ qu'aurait £dt Findustrie? Hais sans findustrie, à quelle iiÉportante destination le combustible aurait-il servi ? Et n'est-ce pas un admirable speetable que la main de l'homme usant de b plus gro ss ière et de h phis triste matière , pour multiplier ce qu'il j a de plus dAcai et de plus )olf dans la parure clea femaws.

\es rubans, et pour rendre avec «les mlwns Ir tributaire d'une industrie en apparence » friv<

El Lyon , qui peut n'être pas ébloui de ses La soie, cette merveille de la nature, quelles quelle pompe, quelle utilité n'a-t-elle pss rvi mains de l'habile Lyonnais? Vit-on ailleurs et e autre temps de si somptueux ouvrages où sait qu'admirer le plus, du goAt ou de la rich

Lyon, dont Saint-Etienne n'est, pour m\ qu'un immense faubourg , est devenu comme I pôle lie l'industrie française. Elle et la contrM vivifie; je le» visitai naguèrcs, avant leur» der sastres. Le désir de connaître et d'observée c( à miel m'attira, il y a deux ans, hors de ina de Chàl on s -sur-Saône à Marseilles. Quel mot quelle application des arts nouveaux! Cbâloni nant s'unit à Nantes par le canal du Bcrn; union auxquels dans mon temps je ne fus poi ger. Inconnu néanmoins à cette ville, je la j premier terme d'un voyage enchanté. Navîgi vapeur, chemin de fer, ponts suspendus, toui diges des temps modernes se déroulèrent à n tous disposèrent mon esprit à honorer les dê< récentes de l'industrie éclairée par la KÎence > par des capitaux.

NoQ-sculement j'honorai ses œuvres j mais hommage aux peuples qui s'y consacrent. L*ai Lyon me toucha surtout. Son actife bourgc politesse du Parisien sans en avoir l'ardliGC la franchise du méridional sans en avoir la ru ,giù W «ùi comme en tout temps Lyon joignit 1' Itiu jt ricliviiù du mvHill lÀ, d'unv pu

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des coteaux , se voit encore le monceau d'ovemens qu'y laissèrent les milliers de ses martyrs, quand les persécuteurs des premiers chrétiens inondèrent la colline du sang lyonnais. D'autre part, dans ses plaines, git au fond d*un caveau trop peu vénéré un autre monceau d*os- SMnens, imposant débris de la constance lyonnaise aux prises, en 1794, avec la tyrannie conventionnelle. Mes yeux s^arrétèrent en contemplation devant ces funèbres monumens : tu premier, commence Thistoire de Lyon ; au second, hélas! n ont pas fini ses malheurs.

Dirai-je qu un pressentiment funeste mêla son amertume à Tadmiration d'une industrie si vive et si habile? Je croyais être dans une ville peuplée de cent cinquante mille âmes; population déjà excessive. On m'assura qu elle excédait deux cent mille, quelle aspirait à trois cent mille, quelle y atteindrait bientôt: et en effet , déjà ses faubourgs ont pris, le titre de villes individualisées; et déjà l'orient du Rhône blanchit de toutes parts sous les maisons qui s'y fondent , comme les déserts de FArabie blanchissent sous les tentes des tribus nouvelles. Y aui*a-t-il cette différence que les tribus de l'Arabe passent, que les maisons demeumeurent ? je ne sais : mais cette accumulation d'hommes laborieux, riches et pauvres confondus, m'apparut à travers un éclat trompeur, du haut de Fourvîères, conmie un foyer ardent où les passions contraires vont s embraser d*alimi*ns nouveaux, où le fabricant et l'ouvrier vont sans cesse être aux prises, tantôt le fabricant par la cupidité de trop faire, l'ouvrier par h cupidké de trop gagner, tantôt par Texaspération d'une détresse commune alors que le fabricant redemande en vain ses capitaux de la veille et que l'ouvrier soUicite

les rubans, et pour rendre avec des rubans le monde tributaire d^une industrie en apparence si frivole ?

£t Lyon , qui peut nétre pas ébloui de ses œuvres? La soie, cette merveille de la nature , quelles formes, quelle pompe, quelle utilité na-^elle pas reçues des mains de Thabile Lyonnais? Yit-on ailleurs et en aucun autre temps de si somptueux ouvrages où Ton ne sait qu admii*er le plus, du goAt ou de la richesse?

Lyon, dont Sainl*Etienne n*est, pour ainsi dire, qu un immense faubourg, est devenu comme la métropole de l'industrie française. Elle et la contrée qu'elle vivifie; je les visitai naguères, avant leurs derniers dé* sastres. Le désir de connaître et d*observer ces ruches à miel m'attira, il y a deux ans, hors de ma retraite, de Châlons-sur-Saône à Marseilles. Quel mouvement! quelle application des arts nouveaux ! Châlons maintenant s'unit à Nantes par le canal du Berri ; canal et union auxquels dans mon temps je ne fus point étnnger. Inconnu néanmoins à cette ville, je la pris pour premier terme d'un voyage enchanté. Navigation i la vapeur, chemin de fer , ponts suspendus, tous ces prodiges des temps modernes se déroulèrent à mes yeux; tous disposèrent mon esprit à honorer les découvertes récentes de l'industrie éclairée par la science et vivifiée par des capitaux.

Non-seulement j'honorai ses œuvres; mais je rendis hommage aux peuples qui s'y consacrent. L'aménité de Lyon me toucha surtout. Son act^ife bourgeoisie a la politesse du Parisien sans en avoir l'artifice ; elle a la franchise du méridional sans en avoir la rudesae. Et qui ne sait comme en tout temps Lyon joignit rbéroimie

d9» v^ui ^ l activité du travail ! U, d'vQ^ part ivur hh

èé& côteiiux , se voit encore le monceaa d'ovenens qu'y hiittèrent les milliers de ses martyrs, quand les persécuteurs des premiers chrétiens inondèrent la colline du iing lyonnais. D'autre part, dans ses plaines, git au fond d*on caveau trop peu vénéré un autre monceau d'ossemens, imposant débris de la constance lyonnaise aux prises, en 1794, avec la tyrannie conventionnelle. Mes yeui s*arrétèrent en contemplation devant ces funèbres monumens : tu premier, commence l'histoire de Lyon ; au second, hélas! n'ont pas fini ses malheurs.

Dirai-je qu'un pressentiment funeste mêla son amertume à l'admiration d'une industrie si vive et si habile? Je croyais être dans une ville peuplée de cent cinquante mille âmes; population déjà excessive. On m'assura quelle excédait deux cent mille, qu'elle aspirait à trois cent mille, qu'elle y atteindrait bientôt : et en effet, déjà ses faubourgs ont prid^ le titre de villes individualisées; et déjà l'orient du Rhône blanchit de toutes parts sous les maisons qui s'y fondent , comme les déserts de FArabie blanchissent sous les tentes des tribus nouvelles. Yaura-t-il cette différence que les tribus de l'Arabe passent, que les maisons demeumeHrent? je ne sais : mais cette accumulation d'hommes laborieux, riches et pauvres confondus, m'apparut à travers un éclat trompeur, du haut de Fourvîères, • comme un foyer ardent où les passions contraires vont s embraser d'alimens nouveaux , où le fabricant et l'ouvrier vont sans cesse être aux prises, tantôt le fabricant par la cupidité de trop (aire, l'ouvrier par la cupidké de trop gagner, tantôt par l'exaspération d'une détresse commune alors que le fabricant redemande en vain ses capitaux de la veille et que l'ouvrier sollicite

en vnin le pun du jour; alors que le propriétaire appauTri n a plus de tribut à offrir au frbrieant présomptueuiL; alors que les magasins s'encombrent par l'effet d'une guerre, d'un traité , d'une douane; alors surtout que les révolutions viennent se joindre à rinstabilité des besoins factices pour tarir les canaux d'une prospérité plus brillante que solide , sans laisser même au fabricant le droit de maudire ces révolutions que son intérêt aurait dû combattre et que sa vanité puérile a fomentées, attisées, enflammées jusqu'au sein de ses ate> liers. Intéressante, mais imprudente et coupable cité, où sont pour elle les gages d'une prospérité durable? O Lyon ! ville de luxe , ville d'ordre et de pais , quelles affections politiques dominèrent parmi tes légions de fabricans et d'ouvriers, durant ces quinie années d'ordre paisible dont la foudre, allumée par tes torches , a signalé le terme !

La soie, au surplus, malgré l'éclat et la richesse que lui donne lart exquis des Lyonnais, ne saurait occuper le premier rang dans l'industrie française. Il est qualN sortes de matières textiles dont l'industrie compose ses utiles tissus : ce sont la laine, le fil extrait du chanvre ou du lin, la soie, le coton. C'est d'après leur analogie avec le sol cultivé qu'il convient de gi'aduer leur importance respective. Suivant ce principe, qui m'est en quelque sorte sacré, la soie ne peut obtenir que le troi* sième rang.

A la laine appartient le premier; et sous ce rapport, n'est-ce pas une belle allégorie qu a oiTerte la Grande- Bretagne en faisant siéger au Parlement son chancelier sur un sac de laine? Si, en effet, l'industrie ne tissait les laines , réducation des troupeaux n'aurait phis de pro-

AvfÊQ fus dUpamcnut ê^s4 MO dfifi mpyfuis I^ j^us a^r itff èjàtégioértr le 4ol| de le féconderi de li|i anacher le» c4l||i|(ML SttppK^sia qu aux motifs déjà exposes | qi^ preitraîgiieiii si cruellement ea France la multiplication des bétes à laines, on ajoutât la phute des fabnipiea de dbaps; ed^ au lieu de voir <;omme aprèf Deucf^oa et Pytriia ka pierres sa transninuer en hommes , vous Tfsrra» les hommes et leu^ champs et tout le sol français ae Mmsfonneri pour ainsi dire, en blocs de roche aux- ^ela le Parisien denumdera en ?ain le pain blanc qui lui paraît timber tout fait chaque jour d|i haut des tours de Notre-Dame.

Ainsi le s<rf et la Csbrique, si souvent et si mal à propos divisés, soûl évidemment upis d*un intérêt com» ttiun. Sans |ili|j|mies de draps , peu ou point d'avantages à aouirîl^ dis troupeaux { sans troupeaux, point de laines pour^ Miikans de draps.

Les v4v%dibs intérêts du fabricant de draps, sont :

Que les troupeaux se multiplient afin que le marché voisin, intérieur, national, soit abondamment fourni de la matière qu'il veut mettre en oeuvre ;

Que le prix des laines soit élevé, afin que le propriétaire ait la volonté constante de procréer cette abondance par la perspective de la richesse ;

Que la xiciiesse, en effet, récompense les soins du propriétaire, afin que k fiibiîcant, achetant beaucoup de laiues, puisse vendre beaucoup de draps j afin que ce marché voisin, imérieur, national, où les hunes abonderont , abonde aussi en consommateurs qui veuillent et puissent, eux et leurs nombreux ouvriers, acquérir fU améliorer leum vétemens) afin, qu'en résultat, la

proprWt^ et l'intlustrie soient en action et miction ron- , tinuelles de demandes pI de i-éponses, de recettes et de dépenses, de cause et d'effet pour le bien-être gé- ^ néral : car, et il faut sans cesse en reproduire l'iniage, quel marché pour l'industrie que celui de vingt-cinq ; millions de consommateurs !

Et si le fabricant de draps ouvre son esprit à cet , aperçu, i^roira-t-ll en atteindre la réalité en secondant, par ses vœux imprudens, la division îndélinie des propriétés, qui frappe à mort les troupeaux? L'aggravation de l'impôt foncier, qui ruine à la fois dans la propriété le producteur et le consommateur de sa denréePL'affriuicliissement illimité qui, renversant les douanes pour opposer la laine étrangère à la lai» du sol, coupe entre les mains du propriétaire le nerf de la reprodunion ou de l'améliorution ? C'est une grande surprise pour tout fabricant de ne pas voir couler chaque année le pactole à pleins bords dans sa manufacture. £li ! pourquoi ne sut-il pas en voir ou veut-il en tarir les vraies , sources ? '

Le sol fronçais , dira-t-il , ne fournit pas aux fabrtcans i assez de laines, ni fines, ni communes : c'est vrai. Puui- , sez donc le sol français à la production tic ce qui vc

manqi

ue. Les laines fines! Louis

nique

dune des plus belles conquîtes de la culture et de , l'industrie, introduisit les mérinos en France, Vous n'en conservez aucune gratitude à sa mémoire, et vow avez compromis la perpétuité d'un tel bienfait, en chercbant k avilir le prix de la Toisoa-d'Ur qu'il avait «u l'ait de ravir à l'Kspagnc. Les laines communes ! N'extil pas assez prouvé déjà combien leur multiplication est ïnconpalible avec l'esprit tucai et ié^gai qui uml à «U-

rninuar les troupeaux ? Areui^e esprit qm iqppaatrit ra^culture, abuse la fabrique, et faTorue rétrangvi par: l'effet certain de ofà réactionê commerciales dont la; Jkussie méridiorade î^ofite sous de tels auspices pour accroître les races ''de ses troupeaux à laine fine ou ootfnnune!

Toujours le même cercle TÎcieux; toujours Tindustrie voulant que le sol paie et ne roulant pas payer au sol j^ toujours aussi Tadrainistration publique | voulant seconder rindttstrie aux frais de la propriëté|et aeconsumaiH à débrouiller Tëcheveau qu'elle dévide au rebours !

L'industrie qui manufacture les laines a dû à d'autres causes qif à ces travers d'immenses progrès. L'art nouveau des mécaniques lui a épargné les frais de maind'oeuvre ; et l'on voit maintenant de toutes parts d*imusenses machines qui filent, peignent, tondent, sans moUle animé. L'eau en cascade ou en vapeur suffit à produire ces prodiges silencieux. Ib honorent le génie de l'homme en se passant de la main de l'homme*

Un décroissement remai^ltidUe dans les prix des tissus de laine semblait devoir suivre ces belles inventions. Par suite, l'usage du bon drap aurait dA descendre aux conditions inférieures. Par suite enoore, les fabriques auraient multiplié leurs œuvres; et ^^MijlMlvres auraient exigé plus de toisons. Des manufiMStMp plus animées, des troupeaux plus nombreor^ un peuple mieux vêtu, tel eût dû êtrtffi déânitive le résultat dea machines économiques. Poui^^ioi ce résultat est-il encore insensible? Un établissement de mécaniques appelle en dehors b mise de forts capitaux , et le fabricant « hâte de revendiquer ses avances. Quand l'habile Colbert

introduisit de UuBjfiJe en FVauee Tart de tisser les

Bèktik ûtnpàj il fttt MttiMfl ^*tiil« iitdtiflirié iidUtell« lillitfnt de ses ouvnges ùti prix élevë; et rindustrie «es tuelle aime à eônserrer les âvanuges de sa jeunesse. S'etirichif tite et jouir Tite, tel est l'esprit du temps. Le fkbricant s'ëtonne de l'absence de ses eapitaui. Ils sont là sous ses yeux, en matières , en édifices, en machiiH»; de Ti'est pas asset : il teut les compter en espèces, c'està-dire il reut les doubler. JoUer sur le Telours lui paraît aussi juste c{u6 doux : il s'en fait un droit. De là le maintien des beâUl draps à un tarif exorbitant.

Qu'il y ait excès dans le tarif actuel , je crois pouvoir Taffirmer hardiment. Il y a ringt-cinq ans que , pour ma propre instruction , j'obtins d'un fabricant la faveur de i&ettre lui-môme en œuvre quelques laines fines en ses ateliers. Alors les nouvelles mécaniques n'avaient point pénétré dans le midi de la France; alors la guerre avait renchéri les matières colorantes. Le fabricant tint un compte exact de ses frais. Ces frais déduits, le surplus fût le bénéfice net de la fabrique. Or, le prix vénal de rétoffe représenta précisément le triple du prix originaire des laines employées.

L'ordre en rien ne se trouble impunément. Si de la disproportion de la valeur intrinsèque avec les prix courans, divei%fiA>ricans composent une fortune colossale, d'autres y succombent. Attirés par un tel appât , mais trop pauvres eii capitaux, ils empruntent, ils bâtissent, fls mettent en jeu de savantes mécaniques; mais des accidens interrompent le cours des bénéfices. Attendre mieux n'est pas possible; les prêteurs sont là qui interviennent, qui pressent. Des calculs, au fond justes, sotit renversés; et la ruine, le dépit, le désespoir des petits viennent s abattre aux pieds des heureux colosses.

Dm fanéfloei «Cmnami miêf^nj^én^j^ sures, seraient probablement plas utÙes et aux ftîMtn f|. aux ftwrttf an» faiUc% «i •tinmbiH moi» U«r i«tiifii|iS; a«s fbttSi «a \m «xpoaanl moîm à la ùOÊié Ê tn sh ù% étÊF. fldbM àTflAttimuk

'<2iÉind je dUa bénaScea moiftdresi je veiui dm d# ■Mmdraa tarifa* Le tarif dea bdps drapa mié à k portée de la fimki des cotiaoïiiiiuMiliv, aooroltrail b «dnaciai*- •mAM) et lea bén^es^ bien ptiu aou?wi Jbfpélia^ pourraient ti'élre pas mobidrea «a aomnM totale; 3i «fr» téhidralént irraîaMiblablénieMI , par km ■aaiwi up» tfOMme pillé élevée.

TéujMH est4l qtàt l'^kMge d«i tHMft«llef tateaiqilci a peu sensiblement ccmtrib«4 )tt3itu'aii^| oMr d1>ii 4 dlnrinuer le pini AtSà iidna vétëffiiM^ pai^ iieaiaé^lient à propager le blé»4tr« «a dedans, t Mibtte^ If fMMiUMnNi M dehors.

Mils s'il n'y A pas eu surabondante 6éAè F eiUp l oi Mnes et dans leurs pi^oduittf , n y a eH ptoffcraoQnetfhl des mêmes matières. On a façonne dëpltos beaut M^ ytugfes : et fart de tisser les lahieé ^etft kjfnfidi jmqxfk donner presque à la sdiromierle tine tiVale datis la fia* brique d*Aubusson, jusqu'à donner à Cadiemtre dea ettrales dans PéyIs.

La perfectlmi serait qu'à la beauté des œurrai ée jdipêt Jear inuMpHcation , et , si j'ote employer un ttrtM nou^reao , leur accesitbUUé aut anodiques fonnneÉ.

Le bonheur serait qu'aux d^eleppeMMb del^diM' trie se Joignit la sAmtM de son trioni^e^

Le premier point est entre \h mains dta f^bridafit ; Je tiens d'exprimer la pensdè qifil ievait pdtr tous eotire^ naUe, «fquitaMe , fmcttieut.

le second point , U sécurité , nous Vextminerons tout

En ob^erTont au surplus le parfectionnement de cerfcMfis tiâsus de Une y je dob obserrer aussi que Tagriculture n'eu éprouve point une réaction salutaire. C'est à force de tniYaii, a force dart, que le prix originel de Li livre de laine est centuplée ; dans les magnifiques tissus qui L'ont mise en œuvre, la laine en est en quelque sorte diapamc;. Gela esrt beau , plaît à Tœil , réjouit le luxe : iiiaU Fagriculture ne s'en émeut guère. Les tissus d'usage vulgaire sont ceux qui la vivifient par l'extension des troupeaux; et, la prospérité des terres étant le type dek richesse, il convient d'attacher plus d'impoitance à la attUplicité qu'à la beauté des lainages.

En déduisant l'application de ce principe, j'ai placé après la laine et avant la soie les tissus que fournissent le lin et le chanvre. Ik émanent du sol ; mais ils ne sont poivt ses Inenfaiteurs comme les animaux à qui la nature a départi de riches toisons. Loin de lui restituer des sucs, ils en extraient; et ils laissent la terre plus appauvrie que restaurée de leur séjour. Néanmoins ils lient l'agriculture à l'industrie, en tirant leur existence de Tune, leur utilité de l'autre.

Jadis des provinces entières, et notamment la Flandre, b Bretagne, TAgenois, le Béarn, llorissaient par la culture de ces plantes filamenteuses. Le Béarn en fonnait ses tissus d*un usage vulgaire et d'un service presque impérissable. L'Agenob fournissait la marine de puissans iH>rdages. La toile de Bretagne approvisionnait la plupart des ménages français; et, si modeste en apparence, elle voguait à pleins navires vers le Nouveau-Monde, y prévalait sur les métaux précieux, et était Tune des

pompes qui atUndent les métaux en France. Avec quelle habileté la Flandre cultivait son lin et le tissait tantôt en linge somptueux , tantôt en ces dentelles renonunées dont la beauté donnait à des fils si légers le poid^de l'or !

Ces produits sont, les uns perdus, les autres ttténués* La toile surtout ne soutient plus la concurrence aveclea tissus de coton. Elle n'a pu trouver comme ceux-ci un actif auxiliaire dans les mécanique^. En vain Napoléon, et il est juste de luj en rendre grâces, attentif au déclin de cette branche d'industrie française, promit un prix énorme à l'inventeur du mécanisme applicable à la filature du lin. La tentation a dû être forte : mais elle a été infructueuse ; et le lin , condamné à subir tous les fraîl de Touvrier, utile sous ce rapport à une population nombreuse, utile à la propriété foncière dont il soldait le revenu, utile à mille usages personnels et publics, n'a pu soutenir entre les produits de l'industrie le rang élevé qu il occupa dans les temps antiques.

En même temps, les chanvres d'Agen ont essuyé la concurrence des cordages de Russie; el les dentelles de Flandre ont souffert les vicissitudes désastreuses de la mode qui, adversaire non moins formidable que futOe, maintenant contraire à ces tissus délicats si précieux pour nos pères, les refuse aux hommes, les permet plus rarement aux femmes, les restreint presqu'aux rochets des évèques.

L'on peut donc établir que les tissus de chanvre et de lin sont plus en décadence qu'en progrès dans les proîittits de l'industrie française et dans les revenus de^b propriété foiirière.

La soie ne concourt aux revenus du sol que par b culture de larbre d ou le ver à soie cuvait «a pâtw?. A

^^Kb)t !t est {[tiéstîon d'ajouter aux moyens aUmMiiairM du ver à soie un mûrier nain , à croissance rapide, k exploitation semblable k ctlle des fourrages. Lyon en célèbre déjà l'inlroduction. Qu'elle mérite e(TectÎT«menl les soins éclairés du propriétaire, (gu'elle se propage ;iu loin , que la terre y réponde aTec usure; et In splendide matière qui se développe sur les métiers lyonnais su reproduira avec une abondance dont l'efTet, si le fnbrî' cant est équitable , est modéré , est prévoyant , abaissera le prix de l'étoffe comme le prix de la nialicre première, multipliant par une féconde et continuelle atlernativi] lu consommation et les produits.

Mais , à ne considérer cpc l'état actuel de la production de» soies, Ton peut dire cjuc so» iniluence sur le revenu territorial est bien circonscrite; influence d'iî!* leurs fort avantageuse aux lieux qui l'ont accueillie. I.e marier n'exige pas un sol privilégié; sa culture n'est pas chère ; la récolte de ses feuilles est facile. Les vers h soie ne demandent pour peu de temps qu'un logement sain et des soins asûdus. En deux mois, ils naissent , ils croissent, ils meurent; et le tombeau qu'ils ont ourdi s'est décomposé en revenu lucratif pour le propriétaire , en matière disponible pour le fabricant. Le fabricant de soieries , plus heureux que le tisserand en lin , a obtenu le secours des puissances mécaniques. Jacquard est venu à sou aide; et grAccs n cet liumble génie, la métamor* pbose de la soie en étoffe a ét^ presqu'aussi rapide que celle d'une feuille d'arbre en Hl de soie. L'habileté dt f^ a presque égt]i la célérité de la nature. Tous ces avantages seraient d'un grand prix si, je le répète, Uft n'étalent trop circonscrits en surface lerriloriate.

tJttilluredelflsoie peut s'étendre, et voilM'e^pérance.

Li^ fabrique àé JLyod péïkt È^kéfiàki* et waàk ie danger.

J'ai paHé de Lymi et de ses soieries. En arrirant k^ sujet de l'industrie |,o'.ett l'objet qui Hifa (rapjpé d'abord et presque ébloui. Il in*a fallu quelque effort de raiâoi pour remettre la soie eu trolsièine latig de nos produits industrieb et pour aperceroir les périls de l'industffe lyonnaise. Ces périls ne dérivent pas seulemefit des passions que j'ai signalées ; ils s'accroissent d'autres inc^ dens entre lesquels Je vais bientôt désigner ^omme deux causes surtout iamiineiltes , l'attitude militaire donnée à Lyon, et les conséquences de son detnicl^ désastre. ^ . (

L'industrie, qui a donné le coton pour tnati^e à ses œuvres, n est placée qu'au dernier rang dans la das^ fication déterminée pai' les intérêts du 6o\ producteur^: et effectivement, d'où et comment vient le coton ? Il vient des climats de l'équateur ; il croit sfii* ml arbrb que le sol français ne connah point. (Test dans des régions lointaines, la plupart étrangèi*és ( eh ? où sont Idi colonies françaises?), la plupart même assujetties à une ' puissance éminemment rivale, envieuse, hostile, à l'Ariglctcrre; c'est en traversant tant de diances, que lii France va chercher l'admirable duvet dont la natui^ prodigue à ces contrées, refVise aux ndtreK, là production féconde. A cet égard donc, rmdilHrie n*a jk>t^ de réaction propice au sol français : elle est en quëlq(ùe sorte exotique. "* ^

Non qu'à toute force Tadministration française , écUtrée de plus saines lumières sur TeARcâcité de Vagriéutturc, n'eAt pu, je crois, et dA , sans aucun doute, teitter la cuhure du cotonnier en tés portions d'ut! fààe

royaume sur lesquelles le soleil i-panche sans mesure ses brftlans rayons. Où l'olivier se maintient dans les plus ilpres hivers, où surtout l'oranger peut établir ses racines, le cotonnier serait-il impossible? Tel abri, tel procédé n'y garantiraient-ils pas son salut ? La science , sujourd'bui si superbe et parfois si habile, a-t-elie épuisé en vain pour lui les ressources de la physique ? Le cotonnier serait-il notamment impossible sur le vaste littoral de l'île de Corse ? Imbu à cet égard d'une idée contraire, je fus tente, quand j'érais plus jeune et éner- Ipquement fasciné d'un aveugle patriotisme, de solliciter à titre d'honneur la préfecture de Corse, uniquement dans l'espérance d'ajouter à ma patrie une province Utile. Quelle voix auguste et touchante m'en dissuada ! Aux yeux de la cour, la Corse était si loin ! Aux yeux de futiles ministres , la Corse n'était qu'un exil ou qu'un noviciat ! Il me semblait à moi qu'on pouvait y trouver des terroirs dignes du soleil de l'équateur, et qu'une administration de dix ans, honorée et non pas exilée, pouvait y imprimer des traces permanentes. Le cotonnier participait k mes vues. J'aspirais aussi à l'arbre à thé; à cet arbre incomprébensiblement réservé à b ChÏDe ; à cet arbre dont les feuilles, suidées en or ou en argent, dédaignant tout aulrc objet d'échange, font définitivement ensevelir au fond de lu Chine tous les trésors métalliques du nouveau monde qu'elles attirent en dépit de tous les efforts jaloux et qu'elles absorbent par tous les canaux ih- la navigation. Ilieii élonnantc destinée ! étrange circulation, qui attribue eu dernier résultat toute la richesse métallique à un arbuste ! Et ce metvi-illeux végétal croît néanmuhis du 30"' au 40** degré de latitude! Et pas uq des mioistfcs d'aajv^mip

dont la Corse bit partie, et qui, par elle, atteint presque jusquau 40"* degré, n*a songé qn'entre la gloire d'importer en France Tarbre à thé et la gloriole d*iin superbe discours à la tribune, la naturalisation de Tarbuste auquel TAngleterre surtout paie un si large tribut, pouTait atoir un peu plus de mérite réel, solide, permanent ! Pas un des ministres qui ont le triste courage de débattre aujourd'hui la conservation ou Tabandon d*Alger, n apercevra pas mieux que le territoire algérien touche au 35""* degré, latitude chérie et du thé et du coton ! Vous avez vu quel intérêt lagriculture indigène inspire aux gouvernemens que la fortune, en jouant de sa roue, prépose depuis trente ans à la France. Vous voyez comme aussi Tagriculture exotique exerce leur perspicacité, même en ces points éminens où elle serre de ses étreintes immédiates l'industrie manufacturière, la richesse métallique, la politique intérieure. Conquérir par lagriculture est à leurs yeux, est en vérité presqua tous les yeux, chose si banale, si triviale ! Et pourtant déjà larbre à café avait dii suffisamment les avertir des torts de Tinsoucianoe. On sait comment, au siècle dernier, cet arbrisseau parvint dans les Antilles, transporté de Tlnde par un voyageur sans mission , sans salaire , sans autre mobile que Tintérét public. Un plant unique restait; il était près de sécher entin sous les tropiques ; il ne se ranima, il ne se sauva que par les gouttes d'eau dont le voyageur refusa d*étancher les ardeurs de sa propre soif : et le nom de ce voyageur est ignoré ! du moins il échappe à ma mémoire , et je ne sais où le reprendre. L'administration publique n'a su ni alors lui décerner des honneurs, ni depuis , et à son exemple , introduire sur le sol français

Tarbre qui produit le thé, ni enfin aocliniater en O et peut-être ailleurs, cet autre arbre exotique dont les fruits livrent à la main qui les dépouille, leur enveloppe cotonneuse si abondante et si ductile.

Prenons les choses au point où elles sont Le coton n'existe pour nous que par delà les nîers. Alger, il est vrai , si rapproché de nos côtes , peut rapidement apprendre à connaître et à nous fournir le cotonnier. Mais Alger n'est pas lui-même encore province française : et qui peut deviner son sort à venir? En un mot, la production du coton est sans rapport immédiat avec notre agriculture.

C'est envers Tindusttie manufacturière que le coton est devenu principe vivificateur. Eh, quel aliment ! quelle profusion d'élégans et d'utiles ouvrages! La mécanique a si bien filé et si bien tissu tout ce duvet, qu'il semble inépuisable : nulle autre matière textile n*égale sa fi» ncsse; nulle, son moelleux; nulle, sa légèreté. Il périt vite , a la vérité ; mais il se répare si vite aussi ! et l'industrie qui le met en œuvre, plus habile et plus clairvoyante que le fabricant des étoffes de laine , a su compter parmi les heureux efEets des mécaniques, la faculté de rendre les étoffes de coton accessibles à des prix en quelque sorte infimes qui invitent toutes les classes, pourvoient à tons les usages, répondent à tous les accîdens; en sorte que les manufactures de coton réalisent déjà tous les prodiges attachés à une circulation immense et incesssamment reproduite.

Aussi quels trésors métalliques en Nomiandici en Flandre, en Alsace, même aux approches deLjon! Qu'était Tarare, qu'était Mulhouse jadis? Et Rouen, qai fleurit à la fois et parles riches tributs que lève au dehors

•on ftgrimiUure , et par la nniltipfidte de ses fabrique^ de coton, combien n'a-t-il pas depuis vingt ans accru sa population, exalte son opulence, enflé, il faut le dire, ses pëtilleuses vanités? Uextréme midi de la France à plutôt négligé qu'embrassé le rameau d*or de Tindustrié française. Cest pour les laines et bi soie que le Sud travaille ; pour le cotbn que le Nord (ah mouvoir ses capitaux; et le Nord a choisi la moins patriotique, mais la plus opulente part.

De ce coup-d'oril sur Timportance relative et absolue des matières textiles et de leur situation actuelle, il résulte que rindustrie française, naturalisée, quant a la soie , par Henri iv, quant aux laines et à mille autres objets par Louis xrv, lentement développée sous Louis xv, rétrograde sous la république, stationnaire sousVempire , subitement instruite dans l'art de tisser le coton , a pris, sous les quinze années de la Restauration, un cours impétueux et presque à pleins bords vers la prospérité.

Un grand, un merveilleux moteur à été découvert : Teau vaporisée! Que le Français soit l'auteur ou Timitateur de cette découverte , je ne sais ; mais il en profite : il a appris à fabriquer sans bras , à naviguer sans vent , k voiturer sans coursiers : et les travaux de son industrie se sont, en lieux divers, animés sous un levier aussi commode que puissant. L*application de la vapeur aux arts, c'est Û, en fsdt d'ordre matériel, le chef-d'œuvre du XIX* siècle. Que la vapeur serve l'homme k parcourir les mers en dépit des tempêtes, on le voit; qu'elle lui serve un jour aussi h parcourir les airs, pourquoi en désespérer ? pourquoi en afHrnierais-]c Timposslbilité ? Ce qui est impossible h Tespêce hutoiaine, c'est de itié-

coDnaitre impunément Dieu , sa révélatiiHi , sa r et le& lois qu'il a prescrites aux sociétés.

Dans l'examen des œuvres de l'indusU-ieij'aiAi considéré les divers tissus, parce qu'il sont, det objets fabriqués par la main de l'homme, ceux I semblent toucber par plus île points aux intérêts et aux usages universels tic la vie domestique.

Il est deux autres objets qui, à un moindre remplissent ces deux conditions, l'iiulle et le fer.

Marseille, illustre cité à qui l'industi-ie fronçi autrefois tant de bons exemples, n'a pas désappr: pliqucr aux arts l'huile que produit son sol aiti en outre l'invention des lampes à counuit d'ai manière aussi élégante qu'aciuellcmeni générale pléer aux clartés du jour, favorise et étend la des plantes oléagineuses.

On a extrait des eolrailles du sol français ui grande masse de fer; on l'a mieux ouvré, mieux métamorphosé en plus de fornii-A. Les forces de canique ont secondé ce développement; les p tatres de combustibles ont profité deses consomn Mais ici encore l'industrie a trop prévalu sur l'i ture aux yeux des gouvememens. Les blés et ont été attirés; l«s fers étrangers ont été repoui là , rupture d'équilibre pour la propriété foncîèi le blé ou le vin qu'elle produit et le fer qu'el somme. De là donc un impôt de plus sur la cbir la faulx , sur la berse, sur le rouleau, sur tous let mrnsformés de frr dont le bras de l'bnnune u décliirer le sein de la terre et en arracher des mi

D'ailleurs la fabrication dr^ produits cbimiij perfecUonncroent de t'borlugerie, de» cristaux, i

odaînes, ouTrafes qui , tous M don|)y<i^lpn dl«k fragilité et de FutiKté, Tont se muhipliflçt smw mesore; rextensioD enfin de tant d'arta ou de mëtiers^dont Pam est à la fois le plus gnuid consonunateur et le plus habile producteur, signalent dans le monde focial m\ esprit attentif à multiplier les aises de la TÎe et un pro* grès sensible vers ce but qui est bon et qui est digile de désirs y digne parfois d*adminilion, mais (étrange enchaineroent des choses humaines! qui, par ses affinités moralfSi toiM^be aux rëyolutions ) y montre rabime à coté du sonupiet , et fait de [dus en plus luire aux yeux de ces sociétés exquises et insatiables, incessamment tendues vers le sommet du bien-être, cette épigraphe adressée au premier des maîtres du monde romain :

• Et monlé jiitqQ*aa ftUe fl Mpire à dwc e a dre. • ^

Arrivons donc à Texamen d*un point sans lequel rien n'est doux ni bon ni beau en ce monde, la sécurité. Voilà bien des fortunes élevées par l'industrie, bien des jouissances dues à ses succès : quelle en est la garantie? Sondons les précipices dont s'entoure le but où Ton aspire.

Des quatre tissus précieux qui donnent à l'industrie française le plus de mouvement, de vie et de richesses, la laine est atteinte par la diminution des trou* peaux, le fil par l'inévitable découragement, la soie ptr, la situation politique de Lyon, le coton par le dhiprèit des colonies et par l'infériorité de notre marine.

L'administration publique a donné toutes ses faveurs à l'industrie : et l'mdustrie a élevé des colosses de richesses. Mais observez ces colosses à tête d'or et aux pieds d'argile. Il est pour eux des périls gépéraux : il en est de spéciat».

Su|)pO0onf que les fabriques de laine rétiatent atiic réglemens légaux qui boulereraent , appauTrissetit, dc^ naturent la propriété foncière d*où elles s alimentent ^ les Toilà raffinant leurs œuvres, accumulant leurs draperies : qu en feron^elles ? Il leur faut un tnarché intérieur ou extérieur.

•I^e marché intérieur serait immense s'il était riche; et il sera pauvre : je Tai expliqué.

Le marché extérieur va-t-il donc s'ouvrit à volonté? Mais où? sur les mers éloignées? L'Angleterre j domine; les navires américains du Nord j accourent. Sur les mers prochaines ? Lesquelles ? Est-ce la Baltique ? Oh ! n> songeons plus. Est-ce la mer Noire? c'est un lac russe. Reste la Méditerranée, oui : autrefois, celle-ci était p^squeunlac français. Toutes les fabriques du Languedoc et du Lyonnais y versaient leurs abondans produits; Marseille les embarquait sur ses nombreux vaisseaux. Ces vaisseaux, Malte les protégeait, sans rien demander au trésor de France; ces produits, TOttoman les accueillait avec la faveur exclusive dont il gratifiait son antiqae alliée, avec la confiance aveugle dont les réglemens de Golbcrt imposaient le maintien à la conscience des fabricans. Que les temps sont changés ! Napoléon a commis la faute énoime de renverser TEtat de Malte : le négoce français a commis la faute non moins énorme d'applaudir stupidement à la chute de la noblesse maltaise. Une dernière faute a laissé Mahe aux mains des Anglais. De lu ils régnent sur la Méditerranée par leurs flottes; de là ils envahissent , en concurrence pendant la paix, exclusivement pendant la guerre, Fempire ottoman par leurs fabriques. QuWporte à rOttoman d*u.ser aiijourdliui de draps anglais

oitf fiMcriflCesmÉ nUMMtpiw plonlbAroii fpig« debonne ftri : etleeiifiwiiiiliimittf >uit;Ti-ap<if<it^l4iKU»ti->^t fiuioe màX fabriqués Cratiçaite» que le g y nu ^nmiitrit^ turC n en éprouve pour le cabinet français, La MrflM^ t titauÉ É Ttssent eneore le joug briiiiiiiiqoe pir le» flej^t- Hes ) rinfluenee tUosoOTtte par le Bosphore , le ëôUedttiM» auiriohien par ^Adr)al^ue, ratènetnent de la GrèMpar utte foule de p€tlta naprif és lëffâux on pIraiM. A tatlt '■ de riraux miUtement nës de aea réVdhitlOAa^ qu*ét^[»ë*' s^ta la France? A^j^i iMiquéle moilai'ehiquej et à ce titre maintenàntffiprotlir^ ellejAigêifqui

d'aillears |ieUt être un poMt 4'appui ëalutaimi maisi Uôn le supplément de^ aTititagèè perdus , drains étiecvre le gage d'une sttpéttorilë dtbdnuais acqiiiéepi^Ia RUsiié; Le marché extérieur où les manufactures s'épan^ cheront se délfeloppera*t-ll sur le Continent P Mais àh encore? La Bdgique et h Suisse ont bieu assrt de leurs produits personftels. L'Allemagne s'dccujle à deasiUer autour du territoire français liné vMste Kghe dé^ddanes, à Tabri de laquelle elle repou^Mra les produits de H Pratite et mukipiiera ses propres Mmquéi. L'Italie du Nbrd, soit ^'elle obéisse au Piémont, soh à l'Autriche, agira dans Û même sphère : répulsion centre la France ;améKorâ« don chea elle. Au sud de l'ItaHe , tégii tot et le Pape dbttt la faveur n est pas le vœu émin<MUietK Vif du lUiUistlH^I^ français, eitemoitarque itapditahi'qii^ott ruinera, sitôt (fu'il y atirÉjtMir, par utiè iNhnilÉtluu. On rofaïc aiuftf TEspagne M lUfWtugal qut lid«6ttl)5li^sehi lé ùHltter FEspagne, juste ciel ! où la France infatuée de fbKé, É^téU**' gtée sur les voles cf Au elle dérivait la Hch«!laé, ne «ait ^us frire couler que du sang et dés hftnts. Le Pbrtttgif pt«t à è'échapper diés fisH brlto ntf qU e», > ëél'MfiltÉifé

par la volonté du gouTernement français assez haUle pour craiudre de voir la désolée Luiitanie ouverte trop tôt aux fabriques françaises , trop tard aux fabriques anglaises.

Avec l'appauvrissement àFintérieur, avec Tétuécisse* ment au dehors, que ferez-vous de vos draperies, quand vous parviendriez à en accumulei* des monceaux? Et encore vous entendez maintenir leur prix à un tarif âevé ! Où pareillement s'ouvriront de nouveaux réservoirs pour les tissus de soie et de coton, multipliés sans mesure par d'imprévojans et de téméraires industrieb?

Je ne saurais oublier ce que le vénérable et affectueux roi Charles X me fit Thonneur de me dire à son retour de ce voyage en Alsace où , quoiqu'aient prôné de leur habile jeu les comédiens de quinze ans^ les peuples accouraient si bénévolement sur les pas du premier roi de France qui, depuis la conquête, eût eu le bon sens de visiter en administrateur TAlsace conquise et florissante. « Rien de plus animé que leurs fabriques , me dit^il ; je 1* les ai admirées : mais là et en Flandre, j'ai bien déclaré » qu'il ne dépendait pas de moi d*en assurer le débit. » Prince judicieux, il vit du premier coup-d'œil le fort eft le faible de cette prospérité brillante et décevante, Soo doux règne ne l'aurait pas assurée : son détrônement en sera-t-il un meilleur gage ?

Le danger de la stagnation menace tous les tissus ; les lainages n y sont pas moins exposés; mais l'industrie qui s'attache à la soie ou au coton a bien d*aatres chances funestes.

Que signifie cette contenance guerrière imposée à Lyon? Déjà c'était trop pour une ville si précieuse que sa proximité des frontières. L'inconvénient jusqu'à nos

jfntn m tek peu [Miuille. On n'aTaît pdint épnmié ldMpilrn)|''i1tovas^ L« France ëtait conslamment plus jpii.rn à iàire mA^J^^^^i* ^^ conquêtes. Louis xir l^t assuré' toutes .99 'frontières. Sur le seul flanc qiû lll^resté Tulnérable^'ireillait la Suisse, et l'on n'imaginait pas que passer à trayers ce boulerard de fidélité et d*hoiAeur Hkt raffaire d'un coup de main. Le tedips rpvêle de grands secrets; il a appris au sol français qu'il n'est pas inaccessible; à la Suisse qu'el^îii'était pas^aacrée : et maintenant il apprend à la cité «mère de l'indêstrie , qu'Ole est ville frontière dans toute la rigueur du niôt, exposée conséquemment à être as«égéé| bombardée, 4rùlée au besoin. De là suit la hécemt^ de subir les lois deia défense; de là une ceinture de forts qui, du haut de ses collines, puissent opposer le tonnerre au tonnerre de l'ennemi. Mais est-ce tout? non : l'expérience la plus récente lui révèle encore que ces mêmes hauteurs, fortifiées, ce senilde, dans rintérét de sa défense, peuvent vuÉrf^^sur sa propre enceinte des grêles de boulets ni)n fldoins incendiaires, non moins dévastateurs, non moins meurtriers que ceux du Germain cm du Russe.

Sera-ce là, sous ces feux croisés, que l'iiidustrie ombrageuse déposera long-temps ses machinca, ses capiuux , ses arts? Voyez déjà la dispersion de ces ouvriers. Qulls refluassent dans les campagnes circonvoisines ou vAs Nîmes et les CévenneS| on pourrait ne pas s'en émouvoir, quoique de telles dislocations suffisent pour faire évaporer bien des capitaux. Mais ils échappent au rojaume. Ils inondent la Suisse, pénètrent en Prusse, et tombent peu.^jMa dans le domaine , ou pour mieux dire, dans les tàmà de ^Angleterre. S'ik conservent

sous d autres climats le goftt pir et la vim înspiratiini qui, sur le sol natal, décoraient leurs ooTra|^ n aurontils pas bientôt transposé hors de France le pririlége di ces brillans damas et de ces riches Tdoufi que, d'ailleurs,* les bourses des propriétaires étrangers , moins pressur rées par leur fisc que celles des Français, solderont sans doute à des prix plus propices aujL industrieux' ouvriers.

Et à ce dernier égard , une observation se présente à ma plume. Les grands ouvrages da Lyon , qui les sollicitait, qui les soldait? Nos mœurs et nos fortunes n eli permettaient plus guère uu grand usagc/^Le monarque, transformé en riche rentier, «dressait chaque année quelque grosse commande, mais, d'ordinaire, sans besoin, par libéralité, par réflexion. On sentait que la liste civile faisait effort j elle ailministrait plus qu elle ne consommait; et rindustrie n'alimente pas ses vastes ateliers, ne récupère pas d'immense capitaux par des demandes mesurées, factices, passagères» Le vrai consommateur des étoffes de Lyon, c'est le culte divhi. Qui donc, parmi les fougueux et aveugles industriels, savait aper* cevoir cette puissante analogie entre la prospérité de l'industrie lyonnaise et l'ornement du prêtre? Les ué- Yers^GS dix parii'préire j songeaient-ils? Non qu'il s'a* gisse en cette remarque d'enrichir le clergé précisément pour qu'il enrichisse l'industrie. Mais les rapports natureb seublissent d'eux-mêmes, et l'Eglise appauvril doit appauvrir Lyon.

En un mot, transformation de Lyon en ville de guerre, dispersion de ses ouvriers, appauvrissement de SCS consommateurs , voilà , outre les causes morales que j*ai plus l&aut exposées, des motifs sufBsans pour ne

pas garantir aux ateliers où Ton tisse la soie, siirtoiit aux beaux ateliers de Lyon , une durëe inrariable.

Un péril plus grave encore menace sans cesse let manufactures de coton : c* est la privation d|fja matièM qu elleir ourdissant. Qu'une guerre maritime éclate : d'où leur Tiendra cette matière exotique ? Souveraine aux Indjes, maîtresse aux Antilles, TAfk^tbarre maintiendra aisément par une croisière l'inhibition imposée m continent sud-américain. Par une autre escadre stationnée ù Malte, elle interceptera les cotons du Levant et de rÉgypte. Serré de toutes ces entraves, par où s*échappera le duvet qui maintenant emplit et enrichit tant de magasins ? Sans doute les puissances neutres, les États-Unis surtout prompts a profiter des désastres de TEurope, prêteront leurs navires à llndnurie française. Mais d abord il faudra qu elle lenr.plie un tribut ; mais ensuite le droit public et inter-national s'est passablement élargi dans ces derniers temps an gré du plus fort. En rien ni pour rien , le droit ne tient plus contre la force, et la force a établi les blocus fictifs : et si la puissance de la marine anglaise ne périt point dans les crises intérieures des trois royaumes, ne saura-t-elle pas établir un blocus très impératif sur les cotes de Normandie, de Bretagne, de Provence.*^ Des navires échapperont certainement ; le circuit de FElbe introduira aussi des parcelles de la denrée si impatiemment attendue ^ je l'imagine. Mais tant d*incidens renchériront la denrée première ! Son prix, au contraire, sera moindre en Suisse, en Allemagne, en Hollande. De ces contrées pacifiques s'élèveront , sous de meilleurs auspices, de nouveaux ateliers qui grandiront pendant que les ate* liers français se morfondront, dépériront dans le vide,

inlérêt, qu'une volonté. Moins attentÎTe à des résuhftis positifs qui se pèsent au quintal ou se mesurent au mètrey la marine de France ne sera guère sensible qu'aux fumées de la gloire. Si l*État l'y appeHe^ éÊe engagera de généreux et sanglans combats : elle en gagnera par sa valeur ; elle en perdra par son indiscipline. De tous les temps, tel fut soasort. Victorieuse ou vaincue, elle ne saurait obtenir de ses alternatives le résultat réel de débloquer nos ports et de dégager nos manufiictures. Outre qu'an premier signal ou symptôme de guerre, l'Angleterre usant à sa manière de son nouveau droit pubAc , recommençant les déloyales leçons de 1756 et de 1702, redisant au monde, sans plus de scrupule « qu1l est impossible à l'Angleterre, » sous peine de la vie, d*ctre juste envers la France », aurait déjà lancé tous ses pirates pour écumer les mers, saisir les vaisseaux du commerce français, et engloutir les capitaux de son industrie.

Il est donc fort à craindre que la prospérité actuelle de nos fabriques de coton ae aoil qu*un édiiice sans base. Point de coton, point de fabriques. Nous ne pourrions , dans l'état pn*sent des armées de terre, obtenir le coton quuvec r^Bcntiaient des Anglais. H faudra donc qu'entre la France et l'Angleterre, règne une paix francbe et longue. Or, entr'elles la paix est l'exception. C'est la guerre qui est l'état normal; et les chances de la guerre maritime , tant que le continent sera debout tout armé, sont opposées à l'industrie française, sont mortellrs surtout pour tous ces floria» sans et ct>nlians ateliers qui se pourvoient de leur ma* tière hors et loin du sol natal.

Avec la guerre continentale aussi, s'évanouimient la

plupart des bénéfices énormes que les arts élégans dont Paris est le grand maître , que même les colifichets de ses modes mobiles vont arracher par un attrait irrésistible aux cités de l'Europe; objet peu graye en apparence , et toutefois appréciable en millions. Mais en ceci, les chances sont moins redoutables et le dommage moins irréparable.

Il est une autre sorte depérils quiysonis des réservoirs de l'anarchie et déjà réveillés par elley envelopperont| non-seulement Tindustrie propre aux tissus, mais tous les métiers et professions auxquels s appliquent un grand nombre d*ouvricrs. En <:e point comme en tant d'autres le matérialisme doit reconnaître Tascendant de l'ordre moral. Voyez surgir au moindre vent républicain ces coalitions d'ouvriers qui , soit à tort soit à i»- •on, prétendent ou élever le tarif de leurs salaires ou diminuer les heures de leur travail. D'usé voix hautaine mêlée à des cris de désespoir , ils chantent tour à tour :

« Li répobliqae noDi appelle ;

• Sachoni vaincre 9 laehoiit mourir. •

Ou bien :

• Qa*nii Mog iiBpar abren? e noi dltont. >

Ce furent les premiers hynmes de juillet. Tout ouvrier de fabrique les sait par cœur; il les apprit de son maître et les lui répète aujourd'hui avec des exigeuceS| avec des menacesi mâmeavec des voies dejfait que le canon oe lassera de oombottre. Aux invocations des ouvriers, les maîtres industriels ^se récrient : « Si nous élevons les salaires, répondent-ils, ou nous renchériroDs nos ouvrages et aous vendrons moins ; ou , oe renchéris-

saut pas nos produits, notu gagiièirons nibins, et votib sentez quel dommage! — Et nous aussi, reprend Touvrier, nous Toulons gagner plus; le pain, il est vraii est à TÎI prix ; ce n est pas assez : nous Toulons £tre mieux nourris, miétax Têtus, mieux loges; et peu à peti capitaliser; et le plus tôt possible être comme vous, vos égaux d*al)ord, vos maîtres si nous pouvons : car pourquoi pas? »

Ici s'avancent avec un paralli^lisme digne d'admiration, la justice de Dieu et {aveuglement de l'homme. Les rlicfs de l'industrie n*ont pas été satisfaits de beaucoup d'or; il leur a fallu beaucoup d'orgueil, et leur orgueil a exig<^ beaucoup de désordre. Épris de leur propre opulence , ils ont envoyé sur toutes les routes , dans toutes les cités, jusqu'au fond des vallées et au sommet des monts, sous le nom de commis-voyageurs, d'ardens missionnaires qui pendant quinze années ont préconisé violemment l'aversion pour Tordre établi et pour les droits anciens. C'était pitié d'entendre dans les hôtelleries ou voitures publiques les jeunes débitans de draps et de cotons s'en prendre à Dieu et au roi , aux prêtres et aux nobles. Leur voix était haute, leur geste impératif , pendant que le défenseur de l'ordre, isolé d'ordinaire, poli jusqu'à la timidité, hasardait de loin quelques traits éniouMrs. Nul doute que les commis-voyageurs n'aient concouru efticacenient , par l'activité de leur vie et par la multiplicité de leurs relationsi i propager vers tous les rhunil» des vents du royaume les germes de la d('S;i(Tection, le vœu des bouleversenicns. Us cnnssaient à lombre d'un arbre solide, et ils profitaient de cette omlire pour nic-ttre la hache au pied de l'arbre. Mais en touillant, Tarbre a mis à nu tout le sol. L'ouvrier s'y

presse; il mutile d'impuissantes racines; il saisit le débris; il aspire à se former un toit; son bras robuste cherche à maîtriser les dominateurs du terrain , pour y dominer à son tour , s*y abriter, s y reposer. Toutes les fois que le vent se relève du côté de la république, Touvrier bien averti, Uen instruit dans la nouvelle doctrine , ressent des accès de fermentation qui provoquent contre les maîtres de l'industrie les mêmes travers et les mêmes revers dont ces maîtres imprudens et vains ont frappé l'ordre monarchique.

Ainsi rindustrie aveugle a transformé sa mine dor en abîme où elle périra de la main de ses propres ouvriers, si de doux et forts liens ne leur sont de nouveau imposés par les lois de l'ordre, aujourd'hui incessamment enfreintes.

Ainsi la justice divine a laissé le châtiment du mal rejaillir du mal même sur ses premiers auteurs. Telle est sa marche constante. Elle peut s'en départir pour quelques hommes, pour quelque temps; elle y persiste dans son action plus ou moins lente sur les niasses. L*œil attentif qui la suit l'y voit en quelque sorte intervenir, menacer, frapper, terrasser; et non seulement les empirer, mais les professions diverses, les classes, les familles, toutes les fractions de l'état social , accomplissent inévitablement la volonté suprême de l'auteur de tout ordre.

Au terme de ces considérations sur l'industrie francise, résumons-les en ces mots : elle a beaucoup acquis; elle est exposée à beaucoup perdre. Infidèle aux lois de Tordre, elle a fort probablement altéré l>eaucoup ses moyens de lucre et accru beaucoup ses chances de ruine.

BBH

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