‹ Mémoires secretsChapitre 13 sur 15 · IC · texte numérisé non relu

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pliia massives , la vie des nations plus incertaine : est-ce là un proiji'cs Oaiis la civilisation générale?

Lo criidit déplace les forces vitales. Elles ne sont plus duiis lu souverain , dans le sol , dans le corps du pf upif. Il faut les acheter au coffre, que dis-je? au nom, à l'ombre du banquier. C'est, et déjà j'ai dA faîro entre-clioquer ces deux noms sous ma plume, c'est la maison Botscliild, qui succède en importance à la maison d'Autriche; c'est In maison Laflittequi lutte avec Li maison de Bourbon. C'est la Bourse de Londres et de Pari* qui renverse ou élève les trônes de Portugal et d'Espagne, qui soulève les colonies américaines, qut, en France, dicte et impose au trône de juillet lui-même son ministère. Entendez-vous le libéralisme étonné s'écriant du sein de Paris en novembre 1834 :

•• Mous subissons donc ce qu'il jr a de plus ignoble, le ' despotisme (înancîer. C'est la Bourse qui donne et " retire les portefeuilles.... Non, jamais plus ig;ioUe - spectacle n'avait été donné à la France et à l'EufD-

Le crédit se vante d'annihiler les emprunts par l'amortissement. Promesse illusoire! Ou pourrait conque rvr ramortissemcnt au Phénix ou à Pénélope, Le Phénix mourait et renaissait sous une peau nouvelle; la rente meurt dans l'amortissement et renaît avec lui aoua un nouvel emprunt. Pénélope déUsait la nuitson ou- \r.\QC du jour. L'amortissement qui doit le jour combler l'abîme ne le rvcrciise pas dans la nuit, il est vrai. Chaque j<jur il avance, il achète, et c'est un prodige ci

(l]Juuri)«ldi;aio«ratiqaciutilalû lu BmUm», dulVoa M bb*

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n coinhli'! Maïs rlen-ièrc lui rcvicnt.l« vigilant ciH'dit qui recreusc le goufTre par de nouveaux emprunts; de sorte que, arrivé au bout qui finit, raniortisscnient revient au bout qui couimence : il ressemble au serpent qui mord sa queue; comme lui, c'est le symbole de réternité.

Les cbiffres, les redoutables cbiffres, appuis naturels du crédit public, loin de le défondre, démontrent Tinanité de ses calculs par de grands exemples. Jetez les yeux sur la France. Lorsqu'y éclata la catastroplie de t830, la caisse d'amortissement possédait donc et de sa dot et de ses conquêtes, quatre- vingt millions de rente, somme prodigieuse. Mieux vraiment ciit été, sous le sceptre du roi (Uiarles x, <le retrancber à la caisse ces quarante millions; Ton en pouvait user en deux manières fructueuses.

I/une, c'était d'opérer par l'effusion d'un grand capital un remboursement vaste et forcé entre les rentes distribuées en séries. Supposons vingt séries et tirons-en une au sort. Plusieurs des créanciers compris dans cette liste ])remière, auraient voulu demeurer créanciers de l'Ktat à 4 p. 10(), plutôt que de subir les embarras et les c'bancesdes emprunts particuliers : ils auraient commencé une cat^orie de dette publique à i. La première série du remboursement, stmiagéc d*un conunun accord, eut accéléré ra]>pel de la seconde. Il est j^robable qu*une même année, ricbe en amortissement de quarante millions, aurait par eux épuisé la première série et entamé la seconde. Pas beaucoup d'années consécutives auraient consommé la dette à .'i p. {{)0\ et cette période pa recourue, on serait revenu à la catégorie de -); on lui aurait dit de mèiue : ou consentez un intérêt de 3 p. 100, ou n-ceve* vos fond>, Ljltér.itinn de la detlt-,

quarante autres millions OuniWs à \.\ caÏMC pour aa doL primitivcr, c'était, ilestviai, imiOii(;er au rfiiiliuurKcmenl tics (k^ttes, c'était en cliarger I avenir j mais encore étaî^cc du mojiu'jioukager Iti misent. L'un et l'auirc de

s partis s'évapore. VoSlà qu'actaellenient le coiilrihu;i-

^e va continuer de payer los (juatTe-viiigl millions et va

Renoncer à l'c^oir d'amorlir sa dette. Rien de {lUl» pur-

t pour arriver juste au point opposé do haU Dans Li trente a,m, disaient les ehinièrcs, l'un ne.dovra ien. Au bôutdet vingt ans passes, disenB'Ies rea]i« tés , on doit ri l'oçi paie deux lois.

le dis qn'ou paie, mm pas une sbnmic doubje, uiaia deux fois, en payant ùltl)il^U<^inttitj-ciinùnî)tnent, \k.a ùgux objeUqui s'eketut:tit,^aurnieut ài\ âtre insocialiM^ savoir, et U dette etratnoitissenieitt. Car :

D'un.

cinm:

ilribualdes

accueilli le grand an (J'acqaittcr vos di-ttes en dortnntit, vous psierei vos deux ecnl i^Uions annuels de deUe subsistante; "*

D'aOlrc part, »-ous paierez quarante millinii' Iièeiu:lîssenienl qui ceaactit d'Ain ortîr.

Les quarante autres millions ie rente Ùlietés pat. IV (Dortisseinmt ilans le cours jdi:» vinjjt années ileruiùlA, TOUS 3|^rt citai «II. 1)ê sont coinpiis dans la dette gtné' raie de l'Éut, dans l'urticlt! du budgvi qui bit ôicr k celte dei te. Vous les rendre et diminuer d'tuUnt fiiirpât iCtb ûiAte , étalait le parti de l'équité. Vj)us les prendre "et les fondre dans II nins>e des ressource» uouraatet, c'est Imparti de la financti.

Le dernier parti reMetlltle trait pouf trait à cetà Vciiiprunier buît cent niilliODs pour en dépenser j

nintc chaque année

.. ("est un tribut

lionnel qu uu vuu» impose. Hier, créanciers et débiteurs à la fois, sur deux cent millions de rentes soldées, vous en possédiez et pouviez reprendre quarante. Aujourdliui, les quarante cessent de vous appartenir, et vous n en soldez pas moins les deux cent millions. Il n'y a plus <*onfusion du créancier au débiteur. Le créancier meurt; le déliitcur survit : opération dont véritaliloment le contraire aurait valu mieux.

Et, en outre , sachez bien que des quanifite millions primitifs imposés en 1617 pour amortir la dette, on ne laissera pour Tamortissement , désormais fictif, que dixliuit millions; résidu qui n'a plus do proportion avec la masse des dettes. C'est un os abandonné à i'aniicté parisienne. Mais les vingt-deux millions annuels retranchés, où sontila.^ Ib sont , comme les millions de vos rentes, fondus par la finance <lans les ressources. En d'autres termes, c'est un inipol clair et net ajouté aux autres ; c*est le butiget de dépense se grossissant de soixante millions, sous le titre éphémère et absurde d*un amortissement qui n*a rien amorti.

Dans cette opération , trois sortes d'intérêts se sont trouvés en présence :

Paris et s;i Bourse : car on allait atténuer les achats Journaliers de l'amortissement qui maintiennent la hausse ;

Le budget et se^ besoins; car où prendre ?

JéC contribuable et ses droits ; car, c\*tait le spolier de ses rentes et convertir sa dépouille en impôt.

On aura gémi sur la Hoiirsc de Paris; on a cédé aux nécessit(*s(lu budget. Le rnntribuabJe et ses droits, qui y songe?

Telle en définitive est l'issue merveilleuse que la Fraiicç

Mflfl -^

surabondante, où sur douze cents millions d'espèces métalliques dont chaque année voyait s'accroitre le numéraire européen, la France elle seule recneiUait six cents millions (ainsi Tévaluait M. Necker); où une seule pompe du commerce maritime, appuyée sur Saint-Domingue, aspirait la plus forte quantité de ces trésors progressifs; où Tordre de Malte s*unissait au pavillon

blanc pour n'offrir à la Méditerranée que des produc* tions françaises; où, dans Tlndostan encore, brillait ce

pavillon français, d'abord accueilli et honoré dans son

repos au Cap alors hollandais, pois dominant dans le

beau et unique port de Tile Maurice, alors Ile-de-France

et île française; salué de loin par les courageux Marates,

et tout resplandissant des noms des Labourdosnais,

Dupleix et Suffren ; ces temps où T Angleterre n était

que rivale, la Hollande qu auxiliaire, TEspagne et aon

Amérique que tributaires, les Etats-Unis deTAmérique

Nord qu'un empire débutant dans l'univers politique,

à peine investi de la robe virile, allié de la France et aIBs

reconnaissant, modeste, respectueux.

Maintenant les yeux fixés sur ce contraste, le commerce/rançaisdoit se diie : « Nt>us avons etnousauronS| » en moins la richesse , en plus la révolution : c'est bien : » car on ne peut tout avoir. »

Voilà prendre en grand son parti. Toutefois, il y a loin d'une opinion nourrie d'illusions à un bilan , moiMtre qu'il faut repaître de Taliment le plus solide : les chiffres. Des fléaux nombreux qui ont frappé le commerce français parmi les boulcvcrsemens survenus dans le monde commercial , il en est trois qui tiennent à Tordre moral ou politique. Ce sont les goûts ou mœurs de la profession commerçante; c'est le système administra-

\hs ^laiMiMilP Qd dti'll^ de PàVfe n^ sèA dtselMtohs diëusés, ï^féftseiii lèi eitéùrÀ dé^ôùfëthéhimtt Qti pmltra et cmument ^ilrfa-t-bn tephèèi^ h niàrîhè mlliïàVte et tnarchatide \6tt âjuîKbre arec les ]pu{flâfÀtic^ tt- ¥àleâ t>tt hbitiles^? La fjvotétioti be râotidM pÀ des proMètttes qui ft^lfVèrtriUâPètot |>â5 lé nKaifi.

Et pourtant il est remarquable que si H 1rêtà\MÛd/tk appelée et secondée par le commerce, lequel fut alors comme aujMrd'hui r^et de ses ranités , ne lui a porté ni de gros bénéfices ni une inaltérable sécurité, elle lui a rendu d'ailleurs' d'assez grands hommages. La vile agriculture a été livrée à ses propres forces. Si des réunions agricoles se sont constituées en sociétés d* agricultures ce futTœuvre exclusif des agriculteurs. I/Etatn*a pas donné à ces corps une puissance réelle , une juridiction représentative. Il a niiedrtraité le commerce. Des chambres de commerce et des tribunaux de commerce ont été institués pour débattre les doutes , propager des lumières, se défendre au dehors, terminer vite au dedans les discussions civiles. Tout ceci est sage, convenable , équitable. Le commerce aurait dû en recueillir gloire et proGt. Mais la nature a des lois plus fortes que les velléités (le la révolution ; et voyez où d'annefti en anneau mène la subversion des rapports naturels. La propriété agricole dépérit de langueur : son marasme ne touche pas le commerce. Atteint bientôt du mal contagieux , le commerce invoque le gouvernement; ec le gouvernement qui ne connaît rien des* prodiges de Vagriculturc et connaît peu les élémens du vrai commerce, envoie aux chambres de commerce des phrases dorées , leur construit des bourses superbes, leur fournit rentes ^ em*

la inoitiiï de son Inicljet tolal ! Et pourquoi, et contre qui est-il on guerre ? Les brocinteurs de rentes vont sans doute accourir : il accueillera leurs offres j et la ruine sera de plus en plus consommée.

Que le crédit soit moins funeste aux gouvernemens établis et circonspects, loin de moi de le méconnaître. L amortissement peut y jouer plus long-temps, plus efficacement : et encore TAngleterre, où ce jeu prit naissance, où tant de mains habiles en manient les ressorts, apercevra-t-elle bientôt, apercevra-t-elle jamais une lueur d* espoir au fond du gouffre des dettes qu'elle veut amortir? Des dettes! est-on sur que la nécessité un jour ou un autre ne Un en imposera pas de nouvelles? L'amortissement! a-t-il promesse du destin des empires qu en aucun temps nulle faction puissante n*y portera une main hardie ?

Et encore, quand TAngleterre verrait couler les siècles sans se départir d'un système une fois adopté, peut-on appliquer son exemple à la France? La persévérance constitue l'être de Tune; Timpatience et la mobilité font letre de lautre. C'est le temp<Tamment respectif. Or, avons-nous dit en débutant, le tempéramment donné par la nature est la loi des peuples: loi qui s'applique à leur administration comme ;i leur constitution : loi qui surmonte les théories et qui, bien ou mal , (K'termine les iH'siiltats dos mesures mises en jeu «le part ou d'autre.

Ainsi, faits, raisonnonjons, nature, tout concourt à écarter d*» la Fiance l'espoir (rajf>ut*T à ses forces les «•omhinaisons «rnn crédit h long ternie, et d'échapper, si elle use encore du crédit, au double malheur, disons au double tort, <l'ctre et tnHn{Mie et tnmiptsuse.

Restreignons toutefois notre opinion eu ses justes limites, et marquons-en bien la portée.

racimettrais qu'on maintînt à Paris quelques rentes publiques. Avant le fatras du charlatanisme, depuis bien des siècles, THotel- de- Ville en cette grande cité avait pourvu par l'emprunt à de soudaines dépenses. Plusieurs de nos rois, et notamment Henri iv et Louis xiv furent contraints d'imiter son exemple. Au sein d'une j)opulation immense, dans le tourbillon des affaires, chaque jour réalise des capitaux qui cherchent un sol connu pour y fructiHer. Le plus sage expédient serait que des banques privées s'ouvrissent h ces capitaux; elles y recueilleraient un Iwnéfier , rendraient ser^'ice aux préteurs, exposeraient moins les paisibles rentiers aux Ycrtiges de Tiigiotage et le gouvernement a l'irrésistible tentation de prendre pour dépenser. Néanmoins s'il le faut, que le gouvernement ouvre aux préteurs ses registres dorés et ses propres engagemens : mais que ces registres soient courts, renfermés dans un cailre étroit, fort étroit. Dégager l'Etat d'à-peu-prc\s toutes dettes fut l'œuvre de Sully. Colbert dès son début la restreignit à SEPT MILLIONS de rente. Ost 15 millions de notre monnaie actuelle, et, diVt la bourse entière de Paris se soulever de surprise ou (Tindignation ; c'est assez.

Il est vrai que Louis xiv engagé dans ses guerres, cH'happant aux calculs et aux vœux de Colbert, multiplia les rentes sur rHotel-de-Ville, En y souscrivant avec prudence, (Colbert fournit à six campagnes. Li paix de Nimègue, en 1678, lui rendit les ressorts de sa puissante (économie. Il nmiena de nouveau la dette à 7 millions. « HAtons-nous, disait-il, et telles furent ses proptes expres*»ioiis : « llàtons-nons de dviitiire cette espèce de

l?icns danffcreusc : elle est de trop dans Ufi Etat, »

Elle ist de trop dans un état; vous entendez!

En traitant de rinipot, j ai voulu établir que Fimpot foncier, et d'autres ressources, devaient former dans FEtat la reserve de finance préparée pour la guerre. Puis, eu traitant du crédit, j'ai coinniencé par reconnaître aussi qu'en des cas impérieux , Tcmprunt pouvait vunir en complément des ressources , l'entremise des rentiers à Vaide de l'impôt, l'avenir au secours du présent.'

Ainsi, j'admettrais une dette de quinze millions, des impôts éventuellement auxiliaires, l'usage extraordinaire d'un crédit passager. Telle est ma limite : en dehors ne sont plus à mes yeux que prestiges, vanités, ruine, enGii subversion financière de cette société politique àqui, entre tant d'hommes illustres et de dons brillans, est échu par compensation le malheur de ne compter en bien des siècles qu'un Suger, qu'un Colbert, et surtout qu un Sully.

Je m'abuserais prodigieusement , si j'espérais en faveur de mes inductions, de nombreux suffrages. A leur simple apei*^*u elles soulèveront les massives fortunei qui s'élevèrent dans les dédales de la Bourse. • Quoi!*^ » s'écrieront d'une voix perçante leurs puissans titu- )' laircs, désormais l'usage du crédit restreint a si peu? > El quel levier va-t-il donc rester au génie de la gloire » et des conquêtes, au génie des arts et des monumens?*

De la gloire, on la cherchera moins; des conquêtes, on les tentera moins. K'cst-<-c pas un grand malheur qu'une nation cesse de rassembler sur un point unî^iie de sa durée tous les trésors imaginables pour se battre à coup d«^ milliards contre d'autres nations contraintes

* y "ta. Iii finit lii pagiD;iliou fm.

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vt capnliU^ <\e l.t rejiuussci', ellai aiust» avo: Ica luèutes ■'«rniut, à <'4Npï 'UiiLres niUiiurtl*?

Dm&tu l'i tliLi montininti» ; ini[{à« trt filUii^iii prûtextc ■(«)( l<^ sînistrt «tiiblOmv sciait uuc chaiuc de t'cr qui li<>raii iii Ic^ ('tuulT.int dix i;>-iitiniiioi).'> aux t'anuiâicA c valdit pas mieux pour loula ii':iMiii i!ii! [. |>L<>( ht' iiiitutiter contre m» ancâU'eïf nul rr ] ' iT lie tes sncccsâcurs !

• On ' (iJQuri{ia»-à-pus, tt;rre-t^t€iTe>

^fduiiii ililca à<i renier ÏVuii, nuni i«i

I < 3 , |3ura encara aUui^

i ru- niarcbcra tes yeux

IL' lusanl.noAera [dus

Oii s rufipoiUf que cet cbmemu

«eniiiKi i'' it'l pvMutuir-Uvs reiilivnfux-

iiu*nu-> Nrir-vc :ivii' ii'ni niaiiis tlt- forte conUc l'ubus fait ou â fiiîrc de» rcnua 0t du crédit et dei,luiid> d'aniôrii.vieiiit'iii.

il dam U tlitscoii nuuii suiust la J-'rancc (;r<n«e de dtnix irut «nulcuir une |;uerre ou

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luiicea, et «

ma uupuu'

utiiproDtel (iM miivttaUeoiiuX jtuqu'a son I politîqiA>.

SuJvtt»» ai:<:i|tiv€incut le prQgrè» ou Itt décUo de» linwiccr âtm rtiypiilliéac doDoev.

L'Dc preiuMrrc rampagih) exigera cent miJIc bommc» de plus ( Tailile nfl»il>re !>î l'un a ai tiu uuc caiifedcm< tjoi) d*cQiiiiniû y et elli: aUorljen c«at du4|uiuii<i mil' lion* KulditMiit , en ouM du budget qua l'impiit inrri* luiial 'urj , comme: je l'ai suppu»- , rtiiruirê de m re-

lions. SurVadmlnistration, sur la magistrature, sur quelques autres grapi liages , on obtiendra dix à quinze autres millions. La Liste civile donnera bien encore un ou deux millions. Des députés, et même des pairs, fervens patriotes, répétant la scène burlesque des Constituons de 1789, oteront, non plus de leurs souliers d*oii la mode a banni les i)oucles, mais de leurs petits doigts de petites bagues qu*ils déposeront sur \ autel de ht patrie en dauf^er; on battra des mains; on fera mention lionorable.Tout bien et dftpient compté, clergé et bagues patrioticfues, on parviendra à cinquante raillions, soit; et Ton couvrira même le vide inévitablement survenu et que la guerre rend progressif dans la perception des divers impôts. Mais voilà le ternie, le dernier terme atteint; et puis?

Insoucians rentiers, G*est à vous maintenant à répondre. No us vous partagez deux cent millions de rente. Tai supposé que TElat vous en reprit annuellement quarante ou cinquante en vous associant désormais, sinon lilMTalement, du moins fort équitablenient, au fardeau des crmtributions communes. Cent cinquante millions vous restent : ils sont là tout prêts , tout vivans au trésor: et dans rtiption entre les besoins absolus delà guerre et von dépenses semestrielles, li«'sitera-t-on ? T/Ktal se laissera -t- il périr pour la rente? Un attermoiment lui fera-t-il plus de peur qu'une Ixitaille perdue? I^ Bourse, aujoiird'bui l'Ktat, demeurera-t-elleKt:it en face des (Cosaques ?

.V/7 violentum durabilc , est un vieil axiome. Uien de violent ne dure. Cest un état violent que l'orageux scu't delà propriété du sol territorial comparé au destin langoureusement fort une de la rente parisienne. ImI pro-

prii'liipar fisence, rcliç Ju tomtoirc, en tendons -le bien, c'est l'Etat même; et J'ai tl-zcë en «un iieu l'esquisw uup fi<Ièle (le sps presens desastr.es. La proprii-tt- rw dominé ^ plus la rente ; o'eat l'inverse Jans sa pWmtude. Nuraaâtlent ne fâît perdre au rentier un l'cu d a jouissance e\ un' jour d'itidoloiire. Sans travail, il attilnd quel^tniv;^ lui apporte 5& fruits. Or^Voncom^flit parfait ruienHiur Rome ait attendu en ^s murs les triliuts de l'Icalic ; car ritalic fut la eon<ju<ilc de Ihiin^ \\ef la nx-mc éqoili- , l'univers connu vint portera Roiii;; If^ tnl-iiii Ac >a sujétîqn. Mais de «juel front, P;irJ usuraire do latente sur l'oppi i

sorbatitedu titredecapitsle, dei^^ , ... ,~, i.*;.„

lêve^-il sur la France lih irUiut prétéraUc à toute antre dépense? Quoi, en vente, un tVilmt de Afax cent ndï* lions de renicl Nous avons achelé ers rentes de nos cajiitaax, dironl-il. On"Sait <[ue non. On sait que les capttanx réellenieiït fournis nu trésor puhlir sotiïpluçij"' remboursas. Dégagés de la concurrfcicc du ' ■ des provinces, les (npitatUles de l'nri.» oiu I)ulàcoupsi*ir, et innintenamiis juuenCsiii i qu'ils peribaicnt n'est oas ei^ioins de oc (ju'ii» uvaieut : ii^e seniil unïquemein en moins Je ce uu'iU veulent avoir. Pas même effleures par les 'ijvéuenn'ns 1« plut désastreux, ils coulent Uuis jour», Kbret d<F leu temps, libres de soucù, etaffr-ineWs ruf-ntc, ou 4'ri>y»nt fùirc, du sort de leur paOîc. Que le propnét.iir<: ou fernuc qui flrr:icl)0 au toi le fromimt «I le vin, ne roBBro tmc tfieiie francs jnir ■hecioliiiv du premier,.qifcaeux on trois sons par litre du .scooittli c'cit à dif •■■->-^-.—..

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inné<- pour rec(iiunii"neer à se ruiner 1 .1

et encore Tannée ultérieure, il faut toujours que les deux cents millions de rente affluent vers P&ris, en écus; dussent-ils, ces millions de rente, absorber on eux par le tarif des ventes, la valeur entière des revenus du sol. L^igriculture ne peut porter loin cet effort de complaisance. Ni Tindustrie ni le commerce non plus, vivant de leurs labeurs, ne sauraient rendre éternellement hommage à Tinertie. Une toile situation n'est que le fruit de la violence faite à la nature des choses : la durée n*est donc pas sa prérogative.

Qu*arrive-t-il efTectivemcnt dans l'ordre de la natui^e? et comment les rentiers de Paris érartcraient-ils de leurs regards les formidables leçons de riiistoirc? Il arrive que l'oppression évoille la résistance, que la déraison appelle la discussion, qu eniin la force est vaincue par la force. Pas un siècle ne s*écoule sans montrer la réaction vengeresse du propriétaire contre le rentier. La vengeance du premier, c*est la banqueroute. Elle est au sol ce que le canon est aux potentats : ultitna ratio,

Kli! en sommes-nous déjà si éloignés, que l'oubli en ait iTfuré les traces? Depuis un peu plus d*un siècle, ce nVst pas une banqueroute que la France a vu, c* est au moins (piatrc; c'est, pour mieux dire, une habitude coii.stantc, et quasi-légale avant Louis xviii, dVnfreindre la paroK* donnée aux créanciers de TKtat. L'égoïste cl oisif routier d«î Paris ignore-t-il connue TEcossais Law envoya, sous la iléc^once, les on*aiiriers de L^juis xiv prnmcnor leurs regrets sur les liords du Mississipi? Los crc.iiici«Ts di?s rc'MK'S «le Louis xv et de Louis xvi ontils re( n sous la Convention fies lingots d*or ou des ballots (l'assi^mats? C^uand le Directoire on 1798 const^ litltt un tiers fie la cb'ttc publique, ^ous (piellc baguotle

YV2

niagiqiic «lisparuronl los deux autres tiers? Quand dix nus apirs, pas plus d'intervalle, Napoléon, qui avait reçu en héritage du Directoire, outre le suprême pouvoir, une bagatelle de 5 milliards dus sous le nom de Jclte Jlottantc^ et qui avait gravement ou plaisamment renvoyé les titulaires par devant un comité général de liquidation chargé par lui de désoler leur patience comme le Directoire avait voulu désoler celle des prêtres, quand, dis-je, enfin, après neuf ans, en 1808, Napoléon annulla les titres des créanciers comme inadtnis-

siblcs^ ces titulaires dont les titres admissibles &Vtaient sans doute égarés dans les nuages, ne furent-ils pas bien libres d'ajouter à la douleur d'une immense banqueroute consommée d'un mot, bien des regrets encore pour tant de courses vaines et de sollicitations vaines, pour tant d'angoisses et de dérisions?

En tous ces exemples, on vit paraître, non-seulement la banqueroute hideuse, mais la mystification moqueuse. Dès long-temps il semble qu*en France les infortunes des rentiers ont pu devenir la patnre de la raillerie. Sous Louis XIV, un jour qu'on retrancha sans filcon le quart des intérêts annuels, Boileau dépeignait sans pitié aucune un de ses persotmages

• Plus |)ùlc qu*uu rculicr ■ A rab|)ocld'uu arnH qui retranche uu quartier. ■

Et le poète Cailly , rentier lui-même , se consolait par une jolie épigranmie, habituelle consolation des Pari« siens :

• Pourquui doue •'émouvoir la bile ?

• Kous ii'aurou!» qu'à chaiigci' du iiuu}

• Nous alliuns à l'IlutcUiie-Vilic , » Et iiou» iroiu il l'IlOlul-Uicu.a

Sous les règnes suivans, réduire les rentes d'un quart, d'un tiers, de la moitié, fut un expédient assez vulgaire. M. Terray surtout, financier d'ailleurs habile, ne s en fit faute ; et quand les ^ectateurs parisiens étouffaient à rOpéra, ils bornaient de gré ou de force leur rancune à s*écrier : « Ah ! M. Terray , que n*êtes*vovs ici pour nous réduire de moitié! »

Plus tard, sous la Convention et sous le Directoire | les Parisiens eux-mêmes tapissaient leurs rues de calidÉr tures où les rentiers ne figuraient pas en visages fleuris et en habits dorés: caricatures ignobles et cruelles; elles divertissaient un peuple cruel et nK>queur qui rit de lui-même lorsqu'il ne peut ou qu'il n'ose insulter à autrui.

Louis XVIII, il est vrai, n'imita pas les règnes antérieurs. Loin de lui de tels expédiens, de telles dérisions. On le vit, par une sorte de dérision inverse , porter le scrupule jusqu'à la bonhomie, jusqu'à donner, pendant que l'Europe entière l'écrasait d'armées et de tributs, à donner, dis-je, l'ordre d'acquitter l'f/^t envers les musiciens du Chatnp-dô'Mai qui avaient si bien chanté de la fiftte et de la voix son évasion de Paris , sa retraite à Gand , et le triomphe de Bonaparte. La plaisanterie dut paraître de bon goût aux Parisiens. Je ne sais s*ib i^plaudirent à celle qu'adressa le même prince à ses compagnons d'exil quand il voulut bien leur accorder une amnistie. Mais la première lui suffisait pour mériter une statue. Les Parisiens n'ont £ut que la promettre : ingrats qu'ils sont , infidèles à leurs promesses , comment se flatteraien^ib que l'exemple de Louis xviii , si révérentieux envers les créances publiques, puisse après leur abominable oubli rencontrer des imitateurs?

Que U monde approuve ou réprouve le jeu dot promesses et des infractions envers les créanciers de YÉm; quà ses yeux TÉtat, comme le mineur, ait le droit de réclamer contre des lésions patentes, contre des oppressions continues ; qu*il doive on modifier le fardeau on périr sous le feix : en ces questions, maintenant je ne suis qu'historien : tout au plus serai-je moniteur ; et, Thistoire en main, j avertirai les rentiers parisiens qu'au sein de prospérités sans base, de richesses sans proportion avec la position vraie du royaume, s'élèvent tôt ou tard les orages doù partent les réductions, les suppressions partielles, enfin les banqueroutes gêné* raies : terribles extrémités où, à la quiétude des sinécures, succèdent les convulsions de la misère et du désespoir.

Et si du rôle de moniteur, j'osais un instant assumer sans présomption celui de prophète, j'ajouterais : Ce palab splendide que vient d*éiever la Bourse de Paris, ne sera pas toujours, ne sera pas long-temps, le théllie de sa gloire. Qu il y ait un palais de bourse à Bordeaux, à Amsterdam , à Londres , il y a raison- : un vrai com merce anime ces cités. Paris ne connaît ou ne Aenhe que le commerce de l'or et de l'argent , que les de l'agiotage. Quelques heureux y prosp^ent sans suro; des milliers de famille s'y ruinent sans corde. Le vent de l'adversité mugira donc contt« tel colonnes du nouveau palais : il le renversera ou k transformera : et si la Providence est encore propice à la durée du royaume ^quelU goui^emc* disait un grand pape, la génération ultérieure, celle à qui mon écrit s'adresse, vérifiera de ses yeux

• Cet oncle plot iftr ifae celai de Calchat.»

Point de milieu possible. Il faut ou périr ou dégrader la rente de son rang usurpé ; il faut que la propriété foncière, reconquérant la première ligne, redevienne le prenier intérêt du gouvernement , le grand objet^ montré aux vœux des capitalistes comme un but uniq^SK' où se réunissent la sécurité de Ta venir et les jouissancet^ du bien-être.

A combien de maux les trop confians rentiers pourraient se soustraire I si, moins enivrés de la faveur du moment, ils observaient mieux où la nature a mis sa force et empreint le sceau de la durée ! Ce sont les capitaux mobiles quelle livre aux complets reviremens ; c*est la terre a qui elle n*impose que des vicissitudes passagères et qu'elle aime à transmettre intacte & travers les générations. J*ai noté ailleurs quelle fut toujours la différence des résultats entre les peuples agricoles et les peuples commercans. Même différence existe dans le destin des familles respectives ; et les familles agricoles retrouvent leur niveau tandis que les familles rentières décroissent continuellement de leur situation par le seul effet du bps des siècles.

A Tappui de cette dernière observation, je crois pouvoir citer des paroles recueillies il y a plusieurs années, de deux insignes personnages , monsieur le duc de Berri et monsieur le duc d'Orléans.

« Je m'étonne , avais-je Thonneur de dire au premier

• de ces princes , que Monseigneur ne s*attaclie pas à

• être grand propriétaire. Le rôle de rentier ne convient

• pas ù un prince français et si rapproclit' du troue. Il

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eonsid«nible , et ri l'esprit rflvngcur de notre temps ne cMsait <)'op<irerp.ir ses dflMractîniis nËme une réaction

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isif ilii pro<ltiil des foit-ls.

L(!s siècles surviennent donc qui vengent le propsié- i taire et cliiilient le rentier. Deux moyens vengeurs agissent surtout en leurs lentes niais sftrcs mains. Ce sont : , le déebet en valeur des matières nx-ulliques par relTct 1 t continu d« l'extr.iciion d|f mines; les révolutions ou \ seulement llM seroasses politiques qui izn<^Iient 1^ ri-

cliesse aux fictions pour 1» rendre aux réalités. C'eslflBja ainsi que l'aquilon balaie dA Intmosphère les miasmes des marais et y ramôie l'air vital dont la nature a pliicé Ikrv^Krvoîr dans les eicuv , cbmmc elle n mis le résCr- A^des ricbesBGS d.iiis lii terre

. S^ maraî» stagiinns do \a Bourse, de ses richesses dbrtn.intes on mortes, sctèvcnt les Héaux qui consument t<îi ou tard les babiians du pays mAne où leur iii- ^fluencc domine.

Puissent et ces tristes images et ces véridiqiics conseils amener les renitcr», et suitoul les rentiers de l'aris, à xlijurer leur 4to>«inc tron^^Ai^ leur froide insouciance, k redouter pour eux les fardeaux iuipos^s sur le Jeriitoire, i faire avec lepWÇjieiairc du sol muse cornmotte, à cntr*'r en part dns charges publiques, à ne plu» croire que les prorincw soient la conquête ile Paris ni wui réservoir indéfectible, & bien se persuader que le crédit public ne peut faire face à toutes tes catastrophes : lellcmcut qu'à l'heure où ctJle»<:i de chute en ohnie entraînent l'État vers les précipices, l'Ktat seiauvo dans lc« bnts de la ntWs.vIii^ qui lui présente «ussilAi comtnc potnl d'amFl, et le revenu d'kbord, et puis k capital de h dcllc pubhque. Licites , quand le Diroetoire vit t'éva-

iflfflat

de rentes qui,

« lui convient â tous égards don foncer s " le sol. — Il est vrai, re'pondît le prince, luaUj'.ii 11 » ny et il me ruine. — C'est préciiét^ient cela, Moi >■ gneur. Il convient ([Ue vous soyez iiuposû et rtiuié, a <■ dégrevé et florissnnC suivant le destin fait à U ■■ priétè. Vous savez mainienani ce qu'il en cofiie «

■ France d'être propriétaire; et de votre cipériencel combien est faux tout ce système d^pùt^^

ruinant le propriétaire, doit ruiner la proprie'té , doit perdre la France laquelle n'etl

■ que la collection Jes prupiîéiés. 'X'asseutiiiicnt du prince tinit par confirmer ces oliserv^iiont, ainsi que son aveu avait exprimé d'un iriut le pîtoy;kl>le et faux état des propriétaires dll^^l.

Ce fut vers la même époque que M. le dnc d'Orléans , si grand propriétaire en France et si linbile adniiutstntcur de ses propriétés, me fit aussi l'honneur 'de me J répondre , un jour que je le félicitais sur le boa état Am I vastes héritages transmis i^ lui par ses ancAres : • Oui, les terres valent pour moi ce qu'elles viilaieht pour l« ! BégeiiL Si la forttine de mon bisaïeul cAt été miae ca % rentes , que m'en resterait-il ? Des chiffons ; tan<lif q les terres et surtout les bois ont accru de valeur tm ] proportion de toytes les autres valeurs. . Penser i

ainsi , c'était l'indice d'un esprit réfléelii et ju<J dicieux : j'en ai dû conserver la mémoire.

Par valeur, au suqilus, entendons ici le capital, le 1 fbnds qui n surnagé à tous les événemens. Quant : revenus territoriaux, ils auraient fléchi dans I a|>an.-ige d'Orléans, comme ailteurs, par le vice des systèmes 6nanciers,S), heureusement pour les princes de oMte branche, les fon>is n'en avaient composé la part la phu

considérable , et si l'esprit ravageur de notre temps ne cessait d'opérer par ses destructions même une réaction propice au prix progressif du produit des forêts.

Les siècles surviennent donc qui vengent le proprié- f taire et châtient le rentier. Deux moyens vengeurs agis- ,' sent surtout en leurs lentes mais sArcs mains. Ce sont : . le déchet en valeur des matières métalliques par l'efTet continu de Textraction des mines; les révolutions ou seulement les secousses politiques qui arrachent U richesse aux fictions pour la rendre aux réalités. C'est ^jp ainsi que Taquilon balaie de latmasphère les miasmes des marais et y ramène Tair vital dont la nature a placé Je réservoir dans les cieux , comme elle a mis le réservoir des richesses dans la terre.

Iles marais stagnons de la Bourse ^ de ses richesses donnantes ou mortes, sVlèvent les fléaux qui consument tôt ou tard les habitans du pays même où leur tn- . fluence domine.

Puissent et ces tristes images et ces véridiques conseils amener les rentiers, et surtout les rentiers de Paris, à al>jurer leur égoïsme trompeur et leur froide insouciance, à redouter pour eux les fardeaux imposés sur le teniloire, ù faire avec le propriétaire du sol cause commune, à entrer en part des charges publiques, à ne plus croire que les provinces soient la conquête de Paris ni son réservoir indéi'crliblc, à bien se persuader que le crédit public ne peut faire face à toutes les catastrophes : U'Ilenient qu'à l'heure où celles-ci de chute en chute entraînent TKtat vers les précipices , TKtat se sauve dans les bras de la néressirr qui lui présente aussitôt comme |K>inl d'arrêt, et le n-venu d'abord, et puis If capital de la dclie publique. l^Tles, quand le Directoire vit séva-

Des vœux et des opinions qui, au lieu de la flatter | blessent Topinion du jour, n'opèrent pas dans Tordre politique comme Tnrt du médecin qui met à nu les bles^ sures pour les guérir. Parfois la vérité politique aggrave le mal en irritant le malade : mais ce n'est pas le tort de la vérité. Ce ne sera pas non plus le tort des considérations précédentes si l'avenir souffre, s'il périt des erreurs du présent. Envers l'avenir elles n'énoncent que des conséquences. Envers le présent, elles exposent des faits^ mais ces faits sont patens ; et s'ils ont établi que le crédit public a produit un bien temporaire et un mal permanent, que ramortissement de vingt années s'est résolu en vaine vapeur, que la Bourse et ses jeux sont nti théâtre de scandales aussi ruineux qu'immoraux , qu'enfin les rentiers de Paris dorment au sein de leur indolente iniquité sur le volcan prêt à ensevelir leurs trésors, l'espoir inspiré à la France d'obvier par les chimériques merveilles du crédit public aux douleurs de la paix et à rimpuissance de la guerre s'ensevelirait dans l'ombre des illusions évanouies.

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