‹ Mémoires secretsChapitre 3 sur 15 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

DBS CONDITIOHS SOCIAIXS.

La première des conditions moYaUs de la vîe sociale en France , c'est la religion ;

La seconde, c*est Téducation ;

I^ troisième, c'est Tinstruction appliquée à la conduite de la vie.

Au premier rang des conditions matérielles sont :

1* L'état de la propriété privée, répartie entre la culturc des terres , les arts de Tindustriei les bénéfices du

commerce;

2*^ L'état des finances publiques : et ce deuxième objet me conduira à examiner la répartition actuelle des impôts et des capitaux mobiles ;

Enfin j'aborderai la question délicate des conditions politiques. Elle me portera

Quant h rintéricur, à examiner l'état présent, la force ou la faiblesse de notre clergé, de notre noblesse, de notre magistrature;

Quant il Textérieur, à considérer dans le même objet la décadence de la France en force relative et en force fédéralive.

El maintenant que je jette un premier regard sur

rhorizon dont il faut parcourir retendue, je sens que îe n ai pas à redouter seulement les difficultés de la route : il me sera difficile d'éviter des méprises, des réminiscences, des similitudes.

Des méprises ! elles concerneront des faits , des chiffres, des dates : un contrôle serait nécessaire. Gomment Texercer dans le fond d'une lointaine retraite ? ou comment attendre des moyens propices quand le temps, emporté d'une Ticdence mouïe, vole, se précipite et s'évapore, précipitant avec lui livres et révolutions, arrachant ou flétrissant d'avance les fruits non mûrs de Farbrc qu'on aiTOse ? Et déjà n'y aura-t-il pas des fruits avortés ou décrépits entre l'hiver où ces lignes se tracent et l'été qui va les mettre au jour ?

Des réminiscences dans l'prd^ moral ! D'autres explorateurs ont parcouru les régions où je m'engage, At-on pu oublier les Considérations que publia M. de Blaistre, il y a trente ans ? MM. Burke, de Bonald, Bergasse et autres grands esprits ont aussi relui dans nos tempêtes. Je les admirai alors ; et la conviction a d& confier à la mémoire leurs vérités reçues ou réfléchies.

Des similitudes dans l'ordre matériel et poUtique ! Il est évident qu'un fonds semblable d'idées et d'observaûons alimente chaque jour le travail des intelligences. Tantôt c'est par la presse périodique qu'une foule d'hommes éminens épanchent des trésors de savoir, d'esprit et de style ; tantôt la méditation se développe en de vastes et sérieuses compositions ; mais ces nombreux journaux, ces mémorables ouvrages, je les ignore* Des bords de la Seine au pied des Pyrénées, quels échos suffiraient à les redire ? et comment donc fuir

des ressemblances qui se présentent ici et là à Tes^fii

frappé dobjeu {gnbUbW ^t Mturéi pOttC «iltti dtfOi des mêmes germes ? *

Maigre ces inconvéniens, je vais pousuivre. Le lecteur rectifiera les chiffres i et quant aux réminiscences et quant aux ressemblances, puissent-elles être fréquentes et complètes! Ah! loin d*être un mécompte, elles seront mon point d appui. De quel droit ^ seul , in- Yoquerai-jc la confiance ? A quel titre suffisant, si j*eusse été solitaire en ces espaeeft soii?<iftl ténébreux, aurais-je pu dire aux générations qui nous pressent : Venez, sui- Vcx-moi dans les plaines de f immensité , dans Ifa auag«| de Tavenir ?

* Par exemple , j*ai connu trop tard ToaTrage écrit à Rome , par H. Ra« bichon , tout le titra de Miemnisme àt tm totiété en France et en jingleUrre, Flot t6t, la tcience |»oùtiva «t Ift cUif&tt exact* du •piritoal obeerratant avraient pu mieux aMorar ma maf dw. SoiitvBl mot ronlet toat parallèlati et û je n'ai pai croitc la tienoe , je croirai plot à la rtctilvde de celle que j*ai •uirie.

mtÊOÊssBÊBÉSÈam

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