COMPTES^RENDUS DES SEANCES
30 Août 1906
M. Victor Guenesu soumet à la Société deux empreintes de sceaux trouvés jadis dans une rommune du département de l'Indre, tous les deux d'un diaint^tre de 0"" 08. Le premier sceau est bien connu, c'est le Sigillum communie Dicioni» avec son cordon de vingt têtes d'hommes et son champ à un homme à cheval, tête nue. en costume civil. Le second, qui fut soumis sans succès à M. Léopold Delisle, n'a pu être encore attribué. Il roprésento la Viergo couronnée, nimbée, assise sur un banc gotliique, tenant de ta main droite une fleur do lys et poitaol sur le bras gauche l'enJanl Jésus qui semble bénir de lu main droite et tenir un livre (?) do la main gauche. Légende :
t SIGIL t BEATE. DI. GENITRIGIS MARIE t INRUNÛ (?) ICS. DOR. PIIAMKN
M. Victor Gueneau donne ensuite connaissance de plusieurs comple.s de Michel Desvarennes, receveur général du duché de Nivernais : 1» du 1"^ octobre 1707 au 1" octobre 1709 ; 2" du 1" octobre 1711 au 1"' octobre 1713 ; 3" un compte d'une dépense de 15000 livres, soumis au duc le 4 juillet 1716. Ces comptes, trop considérables pour iMro reproduits dan.s le Bulletin, sont des plus intéressants. On y trouve les subventions payées aux Jésuites, aux Minimes, aux couvents deSainl-Marliu et tie Faye, aux prieurs du Pré, do Lépau, de Saint-Victor, de Snint-Gildord, aux curés de Saint-Jean et Saint-Père de Novers. etc. ; puis les gages des oiliciorB de la pairie, du conseil ot des comptes, dos eaux et forêts, des domestiques, etc., etc.
Passant alors du sérieux à l'agréable. In Société écoute avec grand plaisir diver.ses |»o6sies envoyées par M. Chariot, qui n'a pu a.ssister ô la séance, poésies qui trouveront leur-place dans le prochain Bulletin.
Le l'r(''sidirnt donne ensuite connaissance du pi-ogramme du
congrès des Sociétés aavatiles, qui doit se lenir ô Montpellier en 1907, et des discours fort remarquables pronoocés à la séance générale du Congrès des Sociétés savantes tenue à la Sorbonne, le 21 avril 1906, par M. Brette. membre du Comité des travaux historiques el scientifiques, et M. R. F''oincaré, ministre des Finances.
29 Novembre 1906
Le Président met sous les yeux des membres de la Société un assez grand nombre de médailles trouvées à Moiry. près Saint- Parize-le-Chôtel, par notre collègue M. Desforges, instituteur à Fléty. L'une de ces médailles est particulièrement remarquable. Elle date de Constantin et repré.sente la ville de Home avec Romulus et Remus, el îa louve traditionnelle.
M. Victor Gueneau fait part è la Société des noies suivantes extraites d'un rapport sur l'instruction primaires rédigé, pour l'année 18'tO-41, par M. Schmitt, inspecteur primaire du département. Ces notes compléteront d'une façon assez curieuse ce qui a été écrit jusqu'à ce jour sur Claude Tillier :
CLAMSC7, — Claude TiLLi EH. — Ecole privée. Enseignement élémentaire simultané. 29 élèves à 2 fr. 50. 1 . Moralité. — On n'en dit rien.
Capacité. — Distinguée.
Zèle. — Passable.
Considération. — ^
Rel,4tions avec les
aotoritês civiles
et ecclésiastiques. .
Cet instituteur a cessé ses fonctions depuis la fin de juin.
M. Lucien Gueneau entretient ensuite la Société d'un travail dont il .s'occupe en ce moment et que lui a suggéré un très curieux Terrier du Prieuré de Saint- Andrê-les-Luty, At>rie et Semelay, rédigé de 1676 à 1678,
Nulles.
27 Décembre 1906
Une page d'histoire des Pays saxons sous Charlemagne et tes pelitS'Jils, par notre coHègue Œsinger, qui veut bien en donner lecture, est une étude très bien faite et qui fait le plus grand honneur ô son auteur.
M. Lucien Goeneau lit eosaite sur la Fête dez Aoit quelque» pages écrite» avec le savoir et Thumour qui lui sont personneUi et que ta Société « I <u plus linul point.
M. D*j.sforge- ias détails sur In découvtwte tic cinq ton»
circulaires faile au mois d'avril dernier par M- François, mi^tayar du diinisino des Glands, commune de Toury-Ltircy. ■■ sa
maison d'Imlntalion. Ces tores ou anneaux en lerrf > lent
placé:» les uns sur les aulres â 0"* 80 de profondeur. Plusieun> furent brisés. Tous, è peu près d'égale firosseur, :r ,' "^ '- -très
de dirtmr-li-es extérieur et 5 ceiitiniètres >. . Ils
étaient faits à la main et par conséquent un peu irreguiiers. L argile qui a servi â leur confection est grossière el ronfernie d« numbreux graius de quartz. A l'intérieur, la pâte est noirôlre. tandis que, ft t'extérieui', elle est d'une couleur fauve de terre mal cuite. On sait que les tores firent leur appartlion ô l'fige de bronze et qu'on les retrouve è l'ftge de fer el pendant toute la |>értode gallo-romaine. Celles de Toiiry sont plulùl gauloises que romaines. Elles servaient de supports aux jarres et aux onipliores. Elles furent p»^ut-ôtro 8us.si utilisées pour maintenir les amphores dans le four pendant la caisson. Il parait certain que l'on confectionna de.s ampli iirs supports dans tous les endroits où l'on rencontrait une tt: nvenable. Aussi rien n'est plus naturel que la présence d'une réserve d'anneaux 6 Toury-Lurcy qui possède encore aujourd'hui une poterie as.'^ez prospère.
28 Février 1907
Le Président ouvre la séance en adressaol les félicitations de tous les membres de la Société è nos collègues Langoron et Soudan, è l'occasion de leur nomination en qualité d'otfieier d'académie. Il adresse également les félicitations de tous, niylées de regrets, è notre j coliôguo le docteur Folliasson, médecin-major de If'-closse.ft Nevers, qui vient d'ôtre appelé ft Oran avec un légitima avancement. La Société scierilifitjue et «rtistiquHU de Claniecy, aynnt repris la publication do son HitUctin, dentando à la Société académique de vouloir bien, ft l'ovonir, faire avec elle I échange de ses publications. Cette d«tiinndo est nccueillic avec empressetnenl.
M. Ilesforges ayant bien voulu adresser la copie île notes fort intéressantes, relevées sur les regiatrea de l'étal civil deTouryet datant da» xvii" et xvni* sièt-les, la Socii'Ué décide l'iin i do
celte cONjinuiiication dans Iti BuUctini\ti> va parollro pr'" cnl.
A propos des annotations faites pat* les prêtres sur les registres de l'état civil, annotations que nos collaborateurs n'ont pas manqué d'utiliser dans leurs diverses notices historiques, M. Victor Gueneau signale celle qui figure sur les registres de la commune d'Héry (canton de Seignelay — Yonne), à la date du 25 mai 1706 et qui démontre une fois de plus, hélas ! combien les renommées d'autrefois s'effacent des mémoires : « Le mardi 25*' jour de mai 1706, est « décédé dans une maison de Seignelay, environ les 8 heures du (« soir, muni des saints sacrements de l'Eglise, noble homme Jean « Couailler, âgé de 48 ans, docteur en médecine de la Faculté de « Paris, si fameux et si célèbre par toute la France, par la parfaite « science qu'il avait à connaître par la vue des urines toutes les (( maladies du corps humain, et encore plus célèbre par la guérison « de toutes sortes de maladies et le prompt secours qu'il donnait « aux malades par les effets admirables de ses remèdes, ce qui « avait rendu son nom connu et sa renommée fameuse par toute la « France et audelà même; il était fils de défunt noble homme Marin « Couailler, médecin ordinaire du roi, si connu et si renommé « sous le nom de médecin du Baume, à la cour du roi Louis XIV, « de tous les princes et les grands du royaume pour sa grande (( science des maladies à la vue des urines. Ils sont décédés, l'un et « l'autre, regrettés généralement de tous les peuples par les grandes « charités qu'ils ont rendues pendant leur vie, tant aux riches qu'aux « pauvres, qu'ils comblaient de bienfaits après leur avoir rendu la « santé. Ils sont inhumés dans l'église de Seignelay, l'un proche de « "l'autre, et leur mémoire sera toujours en bénédiction comme celle « des justes. Amen. — Signé : DumonteV. »
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