CHAPITRE X
DIxme de ta Henue. Là Perrière. L'Ermitage Le Chapitre de Nevers et les Sept>Prètresi baux, droits d'usage t votes de fait. atTaire Bardin d'Orign^, accusations lancées par les Jésuites. supf>liques. eorréspondance. Acquisitions, redevances. Allée d'ormes sur la montagne de la Pique. Maison de plaisance. Travaux, mémoires. GarchiiY- Bordetages, directes, achats, donation. Emprunt, Trattements, privilège», octrois, difficultés avec ta ville. Impdts.
Les Jésuiles mènent tant de choses de fronl qu'il est asse?. diillcile de les suivre. Négligeons un peu le collège que nous retrouverons toujours facilement et parlons de leurs acquisitions, de letir» revenus, rentes et bordelages. des donations qui leur furent foiles, de leurs affaires en général.
11"'. — Dixme de ta Menue
Le 23 juillet 1583, noble Claude de la Menue, écuyef, seigneur de la Menue, vendit, ô Paris, à maître Gaspard de Brienne, avocat en la cour de Parlement, les directes et redevances bordclières, cou», rentes, dixmes et autres droits allodiaux qui lui appartenaient â cause de la succession de son père et particulièrement « le dixine t< appelé Dixme de la Menue, ô prendre sur le climat et icrro de Il Banlay «t es environs, situé en la paroisse de Varennes-Iesi( Nevers... eédont et transportant audit de Brienne tous les droits. I' noms, raisons et actions qu'il a et peut avoir sur les personnes et « choses cy dessus déclarées... Lesquelles directes bourdelières et « dixmes sont tenues à terme par Kouard, demeurant à Nevers, et (I sont en franc aleu... Le fermage et occense écherra au jour et feste Il de Noël prochain... La dite veutc, cession et transport faite moyen - Il nant la somme de quatre cent vingt écusd'or au soleil sur laquetlo <i le vendeur doit 6 l'achcteurdeux cent vingt écusd'or au soleil... »
Cinq ans après cette vente, le 12 septembre i588, l 'évoque de Nevers, Arnaud Sorbin, fait saisir les directes bordelières, cens, renies et dixmes ci-dessus vendues sous le prétexte que les biens de Claude de la Menue avaient été confisqui^s par arrêt du Parlement de Dijon d pour crinie commis par ledit do la Menue » et qu'en conséquence le tout devait lui appartenir comme étant situé dans sa justice. Le 12 novembre suivant Gaspard de Brienno « ayant fait « voir è l'évéquo qu'il était acquéreur de bonne foi dans le tmnp»
— ni 5 —
« que ledit de la Menue était en liberté et que l'srrét {«rélcndu « n'avait été rotidu que ptir défaut et contumace, ledit évôqinj donntt t» mein-luvée dv lu sHisi»; faite, moijennani rinyt énts, el cunsent que •> Icd. du Brienne jouisse {taisiblement. »> Dan» cvt accord il n'est parlé oi de foi et liomnisg*; ni de dénombrement ce qui (trouverait le dixmo de la Menue n'était tenu en Tief d'aucun seigneur et qu'il était {ihitt'jt ua dixmc laïque qu'inféodé (1). Le temps coule cl dix »ns plus Inrd, le 3 janvier 1598, Gasiiurd de Brienno, seigneur de la Motte Carreau el de i» Menue, avocat en parlement, stipulant par honorable homme Antoine de Beruult. marchand gantier à Nevers. fait les échanges suivants avec Jean do Lucenay, écuyer. seigneur de la Jarrye, sergent major de la ville de Nevers :
De Lucenay délaitgf à de Brienne la prestation bourdelièie do deux denier!) tournois et un boisseau froment h lui due par François Marigot et consorts, de Varennes. sur une pièce de terre assise au carrefour de cette ville de Nevers, contenant une quartelée de terre ou environ, tenant au clieinin allant de Nevers à Fresnay-les-Cha- Hoines, et au chemin venant de In Croix Neuve à la Croix Joieuse. Hem la prestation bourdelière de seine sols trois deniers el une gclino à lui due par ledit de Brienne, comme acquéreur de Pierre rîentil, sur une pièce de terre assise aux Regnarda, qui fut cidevant vigne, contenant six boisselées ou environ.
De Brienne délaisse à de Lucenay k prestation bourdeliC're de leux boisseaux froment el une poule duo par ludît do Lucenay audit de Briennii sur une pièce de terre assise au territoire de la Creuse,
.contenant la semence de trois bicliels de bled, tenant de toutes parts lux terres dudit de Lucenay et au chemin allant dt> Rigny à Nolay,
'et sur une autre pièce de lorre sise à ladite Creuse, contenant deux boisselées ou environ, tenant par dessus au chemin venant de Nolay à Rigny, à la terre des Gueneaux, etc. ; Item la redevance bourdelière de deux boisseaux avoine et un denier dus par ledil de Lucenay sur une pièce de pré assise en la prairie de Varennes, appelé le pré Friou, contenant une chartée de foin ou environ.
C'est par contrai passé par devant Gobillot. notaire, le 28 novembre 1610, que Guspsrd de Brienne (il donation des directes, cens, rentes et dîxnie de la Menue aux Pères Jésuites du collège do Nevers, sons aucune charge. Disons en passant que le donateur
(Il Remarquons que la vente de Claude de k Menue a Gaspard de Brienne, diiBii : FraoQ slleu.
avait eu quelques contestations avec le Chapitre de Nevers, contestations ouxqiietles mit fin une Iransuclion qui docido que lo Chapitre lèverait la moitié des dixmes dans les terres des Marigot mais qu'il donnerait à do Brienne trois quartaut& et demi de froment et trots quarlsuts et demi do sei^jle à chaque jour et fôle de Saint Martin d'hiver.
Dès 1628 nobles hommes Gaspard et Denis de Brienne, avocots en Parlement, semblent, diront (»lus lard les Jésuites, vouloir attaquer le don fait par défunt .leur père, (i Leurs moyens ne sont pas « pertinents, diront-ils, la donation n'étant pas, aux termes de celles « prohibées par l'ordonnance d'Orléans de l'an 1560, ni de celle de « Blois de l'an 1579, faite par ceux qui font profession de religion « auparavent l'âge préfix, au profit des couvents, monastères ou u autres maisons esquelles la profession se fait ; elle n'a pas été faite « par le R. I*. Barthélémy de Brienne, religieux de la compagnie, « ni auparavant sa profession, mais par defïunt son père au profit « du collège de Nevers en considération dudit Barthélémy. » On voit de suite que, dans le fonds, Gaspard et Denis de Brienne, se croient lésés par une donation faite indirectement en faveur de leur frère qui, ne pouvant rien posséder, avait fait donner aux religieu.x de sa compagnie.
Bien lût des procès vont surgir. Le curé de Varennes-les Nevers assigne les chanoines et chapitre de Nevers au sujet de sa portion congrue (1). Les chanoines répliquent qu'ils n'ont à Varennes que la moindre portion et qu'il y a plusieurs autres décimateurs et obtiennent des Requêtes du Palais à Paris de faire assigner les Pères Jésuites qui reçoivent une cédule le 4 mars 1636. Les Religieuses de Notre-Dame de Nevers ne tardent pas à étru mélùes à cette affaire. Les Jésuites, dans un mémoire .issez long, déclarent que le chapitre n'est pas recevable en sa demande d'autant mieux que le dixme qu'ils possèdent en la paroisse de Varennes n'est pas sujet à portion congrue ; c'est un dixme de fort peu de revenu et duquel ils ne tirent chacun an, u peine douze ou treize quarlauls de toutes espèces de bté (2) et qui, de tout temps, a été possédé par des personnes laïques qui le tenaient en fief du duché de Nivernais (3). Le dernier possesseur Gaspard de Brienne en a fait don aux Jésuites
(!) L«3 porlions congrues &vaîoDt été réglées par une déclaration du roi, vérifiée ou Parlement, on janvier U')i9.
(2) Voir ci-dcasu)) la irsniAcllon entre Gaspard ds Brifiano et le Chapitre
(3) La vente faite k Oaspnrd dr Briounc dît « franc «lieu •>,
qui ont payé au Roi !es francs fiefs de nouveaux acquêts. Il n'y a que les dixnies ecclésiastiques qui soient sujùltus aux portions congrues et il existe dans la paroisse de Varennes des dixmes ecclésiastiques vingt fois plus qu'il n'en faut pour remplir la portion congrue du curé. Un jugement de Saint- Pierre-le-Moûtiep renvoya les Jésuites sans dépens et condamna les autres co décimateurs à satisfaire le curé au prorata de la valeur de leur dixme. Les condamnés ne se tinrent pas pour battus et continuèrent les poursuites sur lesquelles s'en greffèrent d'autres. Le dixme de la Menue est saisi. Les uns disent que la donation faite par Gaspard de Brienne a été suggérée et forcée par les R, P. Jésuites qui voulaient expulser et mettre hors leur Compagnie le P. Barthélémy de Brienne, fils de Gaspard, pour cerlaino infirmité qui lui était survenue, quoiqu'il portât l'habit depuis plus de vingt ans. Pour empêcher cette mauvaise action, Gaspard de Brienne fut contraint de faire la donation du dixme de la Menue dans le but de subvenir aux infirmités de son fils. Cette donation ne peut donc valoir ni subsister, d'autant plus que le Père Barthélémy de Brienne, après avoir fait son noviciat en ta Compagnie de Jésus était réputé mort civilement et inapte à toutes donations et successions à lui faites ou échues, ou faites ft la compagnie en sa considération quoique par les statuts de l'Ordre des Jésuites il pouvait lui être donné, ou & la Compagnie, de quoi subsister, par forme d'aliment, pendant sa vie, mais sans aliénation de fonds. En conséquence les choses données doivent retourner en leur premier état depuis le décès du Père Barthélémy arrivé au collège de Nevers en 1639. Les autres ajoutent que les Jésuites faisant partie d'un corps ecclésiastique, le dixme de la Menue devient purement ecclésiastique et par conséquent sujet au payement de la portion congrue. L'ordonnance de Saint-Louis de 1257 dit que les dixmes inféodées, revenues à l'Eglise, redeviennent ecclésiastiques et se peuvent posséder sans amortissement.
De leur côté les Jésuites assurent que le dixme de la Menue est une gratification — voilà presqu'un aveu — accordée au collège par M. de Brienne en faveur de .son ftls qui pendant plusieurs années fut malade au collège. Ce dixme n'e.st pas ecclésiastique mais laïque, autrement inféodé, comme leur ayant été donné par M. de Brienne, seigneur laïque. Si l'évêque ou le Chapitre eussent acheté un dixme, il serait alors revenu ô l'église, mais les Jésuites n'ont jamais possédé ni eu droit de posséder ce dixme situé en la paroisse de Varennes; ils le possèdent non comme membres de l'église et comme faisant partie de communautés ecclésiastiques, mais seulement comme
4laDt«uz droîlsde M. de Bri'.'-j-:<.' ';i '!•? ses nuivn;^. L^. i.ii. mémoires, assigoalions % un unuiinni Je 1713 < 17. 1>. ' ; laquetlo }0 ne troare plus rieo sar ce sajel.
Iles.
Uo terrier fait par te notaire Gobillot, et en porlie rongé, relève les recoimaissaiices (sites aux Jésnites, è cause de la Menoe, donation de Brieooe. de 1626 â 1632, par diverses personnes dont le nom n'existe plus ou n'est plus lisible. J'y cueille pour les eurieax :
1B26, 16 juin. N...., demeurant au village de Banlay. paroisse de Varennes-les-Nevers, reconnoit tenir à bordtilafçe dfia R. P. Jésuites du collège de Nevers, une pièce de li.Tre d'une <]uartelée, tenant au chemin par lequel on va des Grèves à Scugny-le-ilaut, sous l'annuel bordelage de demi boisseau seigle et une poule.le jour de Sttint Martin d'hiver.
1626, 29 juin. N..., une pièce de terre au champ de Magny, oon> leuant 7 boisselées, tenant à la rue par laquelle on va de Nevers è Bsnisy, sous l'annuel bordelage de demi boisseau seigle, mesure de Nevers et demi géline.
Même jour. N..., une pièce ne terre, au lieu dit la Champagne, autrement la Pierre Pointe, contenaol 6 boisselées, tenant au grand chemin par lequel on va de Nevers à Parigny-les Vaux, sous l'annuel bordelage d'un boisseau avoine et demi poule- Môme jour. N...,-uue pièce de terre, au même lieu, de 5 boisselées. tenant au chemin de Nevers & La Charité, sous l'annuel bordoiage d'un boisseau seigle et un denier.
Même jour. Jean Compin. laboureur, une petite maison, situés à Seugny-lo-llaul, appelée la Bergerie, aisances et appartenances, tenant au cheiiiiu de l'oiigues & Nevers ; une grange audit lieu, une pièce do terre derrière la maison contenant 12 boisselées. sous la charge de .... boisseaux seigle et demi géline. Plus une pièce de vigne, do présent on terre, contenant quatre boisselées, une pièce du terre qui fut vigno, le tout audit li«u, sous l'annuel bordelage d'un boisseau et demi do froment ut une géline. Plus une pièce de terre en territoire do Verousse, assise on l'oucho Creuzet. un qoartier de terre au lieu de Raboin, un quartier de terreau territoire des Clertz, une pièce de terre au champ de la Vanne, une pièce de bob de présent en terre, teuaol A la rue de la Vanne t Novurs, «ous l'an-
nuellKyrd«l8g« de 4 boîssoaax et demi forment. 1 boisseau aroine e( unegélinr
t626, 4 juiiit'i. À .., laboureur, un».' pu>iodt' vigne ■ ' Raboin, contenant Vœuvre de 18 hotnine&, sous raonuûl 1 >i d'un
boisseau froment et une géline.
1627, 6 février. Etienne Feluchon. laboureur...
1628, 18 m»i. N..., Delongeville, vigneron, uno boisselée de terre eu village de V'ouefvre, tenant à la fol» par où on vn de chei ledit Delongeviliti h Varennes, sous le bordelage de h hoIs et une poule.
Môme jour. N.... Marigot, uno pièce do terre sise à Banlay, contenant la semence de 3 quartelées. tenant au grand chemin par lequel on va de N'evers ô la Croix de Varennes, d'autre h la rue de la Guîirchère (?| pur où on va de Vernussie au l'ont Suint-Ours, sous l'annuel bordetugo d'un denier et d'un boisseau avoine.
1629, 29 septembre. N..., laboureur, cinq journaux de terre en une pièce située aux Plants de Chaulmes, sous l'annuel bordelage de demi boisseau seigle, un boisseau avoine, une poule.
Même jour. N..., laboureur, une pièce de terre en ladite paroisse de Vareunes, contetiant 2 journaux, sous l'annuel bordelage d'un boisseau seigle et demi poule.
1632, 10 juillet. Jean Doreuu, tient à cens et rente une pièce d© terre »u viljoge de Boulorge, contenant 4 boisseltjes, appelée à présent louche Perreau, tenant ou chemin de Boulorge à Porigny-les- Vaux. BOUS l'annuelle charge de 16 sols de cens et rente.
1633, 5 février. Jean Mons..., vigneron, une pièce de terre au lerritoiro de Ghaulmon, contenant 3 quarteliSes, tenant au chemin de Veruusse au Poiit Saint Ours, sous l'annuel bordelage de quatre sols, quatre deniers, un boisseau seigle, deux boisseaux avoine et une poule.
1631, 1-5 février. La veuve de Philippe Depardieu, demeurant à Nevers, une pièce de terre en la paroisse de Varennes, au territoire deChaulmon, contenant? boisselées, tenant au chemin de Nevers aux Brosses; une pièce de terre appehie le Champ Magny, d'une quarlelée ; une pièce de terre au même tieu de 5 boissetées, un désert de rigne qui souloit contenir 1 œuvre de 6 hommes, tenant au che-
min de Banlay à Vcrnusse, sous l'anDUêl bordolage de 5 sols, S boisseaux Bvuine i^t 2 poules.
D'après un bail de 1749, relevé dans l'inveDloire de 1762, le dixnie de la Menue était affermé 45 livres ot 2 poulets.
% 2. ~~ La Perrière
Par délibération de l'an 1617, les échevins décid^irent la construction d'une chapelle dons le collège. Pour aider à l'accomplisse-j ment de ce projet, par un accord du 25 seplenibro iG20. passé entrô' eux et le R. P. Exupère Roger, ils abandonnent aux Jésuites « l'usage d'une porrière pour aider à bôtir ladite chapelle et la pro- M priélé de ladite Perric-i'e après que la pierre aura élu cijmplôlenieol t( enlevée ; la dite perrifere contenant la su])erlicie d'une demi bois- « selée ou environ, assise & lu grande perrière. tonaut d'une pari, « par ledessus à la vigne de Nicolas Fontaine, marchand apoU- K caire è Nevers, et aux vigne.s do M. Fournier, médecin; d'autre <t à la vigne des héritiers de M. Jean Prisye ; d'autre à la vjf^ne de « M, Guillaume Sallonnter, avocat è Nevers... El ce pour ayder & « bâtir ladtle églUe et en outre ont délaissé le fond de deux bultea « de terre ». Sur ces deux butles de terre ou de décombres, lesl Jésuites firent planter de la vigne. La perrière avait une demi boisselée et les deux buttes contenaieul trois quarteléos (1). En 1762 le revenu de la vigne de la Perrière s'élevait à cent livres.
§ 3. — Domaine de l'Ermitage (2)
Le 14 mars 1621 lo R. P. Exupère Roger, recteur du colléga,^ expose aux Echevins qu'ayant trouvé « commodité » d'un lieu assis proche de la ville de Nevers, appelé l'Ermitage, silué en la paroisse de Coula nges-les-Nevers et appartenant à maître Gilbert Taillnndicr, notaire à Nevers, il a Irailé avijc lui pour te prix de 4800 livres, et demande à employer au payement de ce lieu une partie des rentes qui ont été constituées par divers particuliers au profit du collège « et qui se recouvrent par les mains du receveur de la ville ». Après'
{1} Voir Oroita d'atnortisBemeiit et nouveaux acquits. |S) Dnait tous les titres le mot ^k\ écrit avec un l!.
Unci
Klls
avoir étudié la question, les EclieTiDS donnent leur cooseolement BU remboursement des 200 livres de rentes suivanleii :
dues par nublo et sage maître Krard Burdin, seigneur de
Cliaiii pagne.
dues pur défunt nobie François MaulDorrjr.
par défunt Antoine Bérault, père.
par Antoine Bérault, fils.
par moitre Claudo Bredeau.
par défunt lueitre Guy Rapine, sieur de Botsverl.
par M. Esme Dollet.
par Antoine Gourdon au proSt de mailre Guilluuuie Bernard qui en è fait don au collège.
par défunte demoiselle Marie do Mesaogarde.
par maiti-o Mathurin Fauleau au profit de maître Jacques Marquet |?j qui en a fait don au collège.
par M. Michel Lardin, orfèvre.
par Claude Varquo et Frao(;oise Moquot, sa femme-
Les échevins codent, dit l'acte, ces 200 livres de rente pour en employer les deniers à l'acquisitioii du domaine de l'Ermitage K moyennant quoy ta vUlti demeurera déchargée de ladite .'^omme chacun an sur les 1700 livres qu'elle éloit tenue de fournir pour la nourriture et entretenement des Pères Jésuites, en sorte qu'elle ne devra paryer par cy après que la somme de 1500 livres qui sera payée en ia forme accoutumée par quartier et par avance à commencer au 1'"'' octobre prochain et pour chacun d'iceux 375 livres ». L'acte d'achat fut passé le 17 mars 1621 par devant maître Gentil, notaire à Nevers. Ce fut seulement le 5 février 1624 que les Jésuites réglèrent avec leur vendeur de la manière suivante ;
Pour prix du domaine assis à Coutanges, 4673 livres 6 sols restant à payer sur le priix du domaine avec tes fruits et bestial, sur quoi le R. P. Pierre Foucher, recteur du collège, s'est obligé à payer pour le revendeur :
A M. Jean Roussel, contrôleur au grenier ft sel de ''"" '"'^ dtn Nevers, ô couse de Jeanne Roy, sa femme, ûlle et hôtritière de feu M. Martin Roy, avocat fiscal de Nivernois, et de Jeanne de Corbigoy, pour arrérages de rentes 528 n »
A reporter 528 » »
:jn"rj,K/y
Report GSB- » »
Au même, pour sol principal d'une rente . 7SB » »
Au même, pour sol principal d'une rente 200 » »
Plus pour trois années d'arrérages de la première
rente 180 » - »
Plus pour quinze jours de ladite rente u SO li
Plus pour arrérages de l'autre rente 15 » »
A M. Feideau, sieur de Lespeau, pour principal
d'une rente. . . .- GOÛ » »
Plus pour les intérêts 48 06 06
Plus pour les intérêts à «e jour SO 15 »
A M. Leclerc, pour principal de rente 5iO »' »
Plus pour les arrérages. . . ; 67 iO »
A M. Cochet, avocat, pour principal et arréragea. . . 5K » »
A M. Salomon, avocat, pour principal et arrérages. 476 » »
A M. Bogne, avocat, pour principal et arrérages. . . 87 10 » A Catherine Durand, veuve de FranQois de Beaulieu,
pour principal 100 » n
A M. Jean Vaillant, pour arrérages dOs à Saint-Sauveur 30 » »
Au sieur Gallois, pour arrérages de redevances.... u 30 «
A Jacques Nez, pour arrérages de redevances 17 04 »
Aux sep prêtres des Eglises de Nevers pour arrérages de redevances 3 04 »
Laquelle somme déduite des 4673 livres 10 sols cidessus, il reste dû 250 livres au sieur Taillandier, sur laquelle somme de 250 livres ledit Taillandier
a reçu du R. P. Roger, recteur 66 » »•
Plus et a été payé au sieur de Lespau, pour supplément d'arrérages 11 15 »
A M. Etienne Brisson 37 10 »
Au curé de Saint- Etienne 18 16 10
Au sieur de la Jarrye 30 » »
Aux recteurs de l'hôpital de Saint-Didier 30 » »
A maître Etienne Pernin 26 » »
A Etienne Grenetier, de Marzy 15 10 »
Au curé de Coulanges 4 02 06
Audit Taillandier le 28 janvier 1622 40 » »
Il reste dû audit Taillandier 8 sols.
En résumé le vendeur toucha 106 livres 8 sols et fut débarrassé de ses dettes.
La métairie de l'Ermitage, d'après le détail donné à propos des réclamations des droits d'amortissement et de nouveaux acquêts se composait de 32 parcelles, savoir :
1° La maison contenant deux quartelées ;
2° Un parc et parterre d'arbres, contenant quatre boisselées (1);
3° Un parc d'arbres alignés en quinconce, contenant dix boisselées ;
4° Une pièce de terre contenant dix boisselées, appelée Coutière, Le tout en franc aleu, estimé 600 livres ;
5" Un pré situé au-dessous desdites terres, contenant à recueillir douze charretées de foin en la censive du sieur Perrin ;
&> Cinq quartelées de terre en patureau, censive dudit Perrin;
7° Huit quartelées de terre, appelées les Ourchés, censive du prieur de Saint Sauveur ;
8° Une quartelée de terre en deux pièces, appelée les Champs Couaires et la Burotte, censive ci-dessus ;
9» Trois quartelées de terre, appelées la Plante Ronde, censive ci-dessus ;
10° Cinq quartelées de terre, appelées les Champs des Chaignes et de la Fontaine, censive ci-dessus ;
11° Quatorze quartelées de terre, appelées le Champs de Vernay, en la censive du sieur de Machy et autres ;
12° Trois quartelées de terre, appelées le Champ Pigeon, en franc aleu, estimé 50 livres ;
13° Dix-neuf quartelées de terre labourables, bois de futaye et buissons, appelées le Champs Châtignier. en la censive du sieur Catarrin et autres ;
14° Dix quartelées de terre appelée le Champ de La Chapelle, en la censive du duché de Nevers ;
15° Neuf quartelées de terre appelée le Champ Cloye, censive ci-dessus ;
16° Vingt quartelées de terre étant en patureau, censive cidessus ;
17° Cinq quartelées de terres et broussailles, censive ci-dessus ;
18° Quinze quartelées de terre, appelé le Bois-Dieu, censive cidessus ;
(1) Voir, plus loin année 1788.
I9« Trois quartolées de bois, appelé le Gros Buisson, cenaive
ci-dessus;
20" Quinze quartolées de terre, eppelé leCliomp-Saulç, en franc aleu, estimé 150 livres;
21" Deux qunrtelées de terre en inaisoii, jardin, ctieucviorc, ser vant pour le métayer, en In censivedu duclié de Novers;
22° Deux quarteloesde terre appelée la Clia urne, dans la censive du sieur Perrin;
23" Dix bûisselées de (erre appelée le Champ de Devant, ccsDsive du duché de Nevors;
24" Six boisselées de terre appelée le Champ de la Rosso, censive du curé de Coulanges;
25» Trois quurtelées de terre appelée la Gliaume. censive du sieur Perrin ;
26" Douze h quinze hommes de vigno, censive du duché de Nevers ;
27" Neuf quurteléoâ de terre appelée le Clos, en frnm- hUmi, estimé 150 livres;
28" La moitié d'une pièce en Perrière, censive du iluche de Nevers;
29" Cinquante hommes de vigne appelée la Calucho, censire du curé de Coulanges et de rilopital (1) ;
30' Le Pré Lallemant, censive de l'église de Nevers.
31" Le Pré Grousson, censive des religieux de Ssint-Msrtln; 32" Une portion do pré appelé le Pré des Isles, contenant en tout ft recueillir vingl-quatre charretées de foin, h partager avec les sieurs de Fonfay et Guntil, censive du sieur Perrin.
Le 21 juin 1621, W R. P. Exupère Roger, recteur du collëge, reconnaît tenir et porter à titre de bordeloge de Messieurs les vén6-
(!) C'est par coiicai,, reçu OuyarU, notaire, le 18 ae|jtemlii'o lixîâ, <\\i(i les Jénuitos acquirent do Frani;ois Ouiicii une portion tlo ciix] il'un priS situé en lu prairiû do Niùvro, nomm* !o Prf Laliernonl. Li> mémo jour, citez Briaeon, notaire, ils nchetiïpent de M. KUenno Jojniii et (i'Es|iftr.<int'e Ouitot, «n femme, deux autroii purllons do môme pré. L'nclial de ces trois )inrU<ms fut fait h condilioo quo le polt(>ge paierail nu eliopitre de Nevi-rs uno iniJciTinilii annusllo do 18 livres, 15 sols, moyeananl quoi le chapitro ahnndonnnil nu cnMgn lo bordeîago do 6 livres 5 sols qui grcvjiit les cinq portJoiiB. Los jtVsuitos payèrent jusigu'en 1690. M. Boquc, procureur du roi. A Saiiit-Pierre-le-MoiMier, s'était ftit Qrljii|;er, par dtïcrel, les lientagoi do Joanin, La collège, par droit de retenue, ae (It ftdjugar lea deux portions rettante» te 6 mai idW, meyonnant m livret.
rabtes doyen, chanoines et chapitre de Nevers, pour et au pmjif rfc« stpt prêtres de leur fffliif, M ' l; -iriiond, '^
iaumo Dheré, François Doi lie, Ban
Simon, Jacques Carré et N... dû Liart, sept pr^tros de ladite église [iréseiUs et acceptants, uno pièce de pré. sise en la prairie de Nièvre, punisse de Coulanges-les-N'evers, au lieu appeli'î les IhIos, tenant à un ruisseau de la fuusso rivittre de Nièvre, tirant ledit ruisseau dos Abbés au dt'tchargeoir du moulin di.t maître Gilbert Taillandier (1), S3US l'iinriuel et perpétuel tiordolago île 30 sols >A une gt-line. Le dit pré aciiuis de maître Gilbert Taillandier, notaire royal, le 17 mors dornier, ot pour le reinuemcnt duquel le père rueleuro composé avec les sept prêtres à la somme de 63 livres. Do plus les parties sont d'accord qut\ chaque mutation dV'Vi>que de Kovers » lequel sieur évêquo ledit père recteur a chosi, pour lui et pour ses successeurs, comme homme vivant elmouiunt ", il sera payé aux sept prêtnîs quinze livres tournois, la premiùre mutation devant commencer après messire Eustachedu Lys, à présent évéque. Cet accord amena plus tard un procès, par devant le baillydeSaint-Pierre-le-Moûlier, entre les Jésuites et le Chapitre de Nevers u poursuite et diligence des sept prêtres de ladite église », procès qui fut arrêté le IB novembre 1643 par un acte dans lequel je relève ces phrases : « les « sieurs du chapitre et sept prêtres soutenaient que les Jésuites de- » valent mettre en main habile une pièce de pré, assise en la prairie « de Nièvre appelée aux Isles Darnay, appelé le l'ré Lallemond, (I près de cette ville de Xevers, contenant huit h neuf charetles de « foin, porté des sept prêtres à titre de bordclage sous la charge de Il 30 sols et une poule, nonobstant l'investiture et stipulation des '< prolits de chaque mutation d'évéque au diocèse de Nevers à la i< somme de quinze livres, par éontrat regu Brisson le 21 juin 1621, M ledit contrat étant nul pour n'avoir été consenti par les sieurs du H chapitre ni par tous les sept prêtres qui étaient lors (2), que du (1 reste l'indemnilô n'était pas suffisante, n'approchant ce qui est dû n en pareil cas. Les jésuites protestèrent qu'une fois investis ils ne c pouvaient plus être contraints de mettre le pro en main habile, i< que l'inderaaité était plus que suITisante... Pour obvief â procès et fi nourrir paix, les Pères Jésuites ont promis de payer, pour toute '< ioderonilé de parties casuelles, à chacjue mutation d'évéque au
(1) Voir le 8ï mars i7t5.
(8} n y â cepen«laat bien lopt noms cités (Jadb l'acte.
(i diocèse de NeTMttdU&dils jjept préires el ô leurs «tV' « tr(?nte livres, mopSuBRlquello sommu ils ne seront plub , ..4 n en la jouissance dudit pré par Los sieurs du chapitre, et ce sans « pri?judice du bonlolage annuel de !Î0 sols et ans poule (i). n
Dans la suite cependant les Ji^suites ne voulurent payer que quinze livres. Un procès naquit et, le 2 septembre 1706, ils produisirent un mémoire dans lequel ils déclaraient que l'acte du 10 novembre 1643 était imparfait et informe, qu'il n'était qu'un simple projet demeuréànutile et qu'il n'était, du reste, signé d'aucun notaire. C'était la réponse du berger à la bergère. J'ai lieu de croire que les uns el les outres finirent par se rire au nez et s'entendre.
Cependant tout n'était pas fini entre le Chapitre et les Jésuites ainsi que le prouve la lettre suivante adressée, le 19 janvier 1752, au Père Galpin, procureur du collège (1} :
» Mon Rtsvéread Père,
H Le 10 novembre 16^, il « été passé entra vous et nous une M transaction où ont assisté R. P. Goyet. recteur, et Nicoliis Mar- « chand, procureur du collège de Nevers, par laquelle il est dit que « pour vous dispenser de inottio en main habile le pré Laimnnd par (( vous acquis, en 1621, de Gilbert Taillandier, ledit pré situé prairie H de Nièvre aux Isles Darnay, vous vous t^tes obligés do donner au « Chapitre ou à Messieurs les Semi-Prébendés do leur égliso la « somme de 30 livres â chaque uiulnlîon d'Evôque diocésain, indô- H pendatnent de la redevance annuelle de <iO sols et une géiine due H sur ledit pré. Je ne trouve nulle pari les raisons qui vous ont fait « déroger â cette transaction qui est bien autentiqueet pourquoy, « au lieu de 30 livres, vous n'avez payés en 1713. 1720 el 17-4t) que « la somme de 15 livres. Si vous avéa de votre part quelque moyen n solide ft me communiquer sur ces faits qui vous sont connus, vou« « m'obligerés de le faire n'ayant rion tant à cœur que de me coa- « duiro par des actes certains.
« J'ay l'honneur d'ôtro, avec la considérnlion la plus distinguée, « mon Révérend Père, votre très humble et très obéissant serviteur.
(( GONDIEB,
n Ctianoino, Syndic du Chapitre, u
(il On peut niftproehcT cette trntistclîon de celle qui eut lieu ave»lechapilretm sujet dty Sain t-Etoy poiir !•» mCtuesi raisons.
(It Cette lollTO porte un potit sceau rBprtsonlanl Saitit-Gyr fl rlwval sur un sanglier païuant sur une lorrasse ; cbamp Qcurilelysô ; lâtteade : t>IG. ECCL,. NTVERNEN8IS.
Pour s'agrandir, les Jésuites, agissant par !e R. P. Biaise Chaudessole. recteur du coltêge, achctèreot do Piiilippo Marion. serrurier ft Nevers, et de Pierrette Bernard, sa femine, pour le collège, aoe pièce de terre, sise au finace de Coulantes, au lieu dit au BuinsOQ Grandjeau, autreireot Bsbrion, jùigntiiit Itt perrifire du collège, contenant deux boisselées, tenant il la rue allant de Coulonges ô Bruères, moyennant dix livres luiirnois payées comptant, et sous la charge aanuelle de 2 sols 6 deniers de cens et au curé de Saint- Arigle de Nevers.
D'après l'inventaire dressi.' on 17G2 ils acquirent :
1* Une pièce de vigne, par adjudication, le 11 février 1633, "'""
Itoyennanl -ÎX)
2* Les Islt:3 d'Arnay et Tenon, [n 18 septembre 1635, devant Guiard, en deux actes, l'un de 500 I., l'autre de 220 l., total. . 720 3" Une piétce do vigne, par adjudication du 22 décembre 1635 60
4" Un désert de vigne, le 27 avril 1637 14
L'accense du domaine de l'Herniitago. consentie le 16 juin 1645, me semblant présenter, pour les chercherers, hygiénistes et agriculteurs, des renseignemonls assez, précieux ; je crois devoir en donner le texte dans son intégralité;
(i Personnellement estnbly Léonard et Jean Berteaux, pt'ïre et tiJs, laboureurs, demeurant aux fauxbourgs de Sainte Vallière de Caste %'ille de Nevers, paroisse de Saint-Trohô dudict de Nevors, lesquels solidairement, uu chacun d'eux seul et pour te tout, renonçant à bénéfice de division et ordre de discution, mesme eux faisans forts pour Guillemelte Billard, femme dudit Léonard Berteau, et encore pour Eslienne, Pierre, Phelippes, Jeanne lenée et Jeanne la jeune, ses enfans, auxquels ils ont promis faire ratiffier et avoir pour agréable le contenu de ces présentes toutes (ois et quanles tpj'ils en serons requis, à peine de tous dépens, dommages et intérêt?,, ont promis et se sont obliges aux Révérends Père Jésuites du couvent de ceste ville de Nevers, R. P. Léon Lefebvre, un d'iceux et leur procureur, présent et acceptant pour et au profit dudict courent, c'est assçavoir que lesdîcts Berteaux, ladicte femme et enfans cydessus desnommés ont promis ol se sont obligés de servir bien et fidellemenl lesdiols Révérends Pères en leur domaine de l'Ermitage et ce pendant !e temps et espace de deux années continuelles et consécutives â commencer au jour et feste Saint Jean Baptiste prochaine et finissant à tel et semblable jour, pendant lequel temps ils seront tenus de labourer, cultiver, ensemencer les terres dudict domaine de l'Ermitage auxdicts révérends pères lesquels seront
tenus do leur déSîvror pour chacune semaine un deiny boisseau de bled pour chocutie tesle selon le nombre qu'ils seronl, tjui sera de céux cyJdssus des nomm«s estant au nombre de huict, el outre ce îront lenus do louer & leur (rais un vallel ol une serrante qui feront tout le nombre de dix personnes auxquels sera délivré comme dict est, por chacune sepmaine et pour chacun d'iceux la quantité d'un domy boisseau de bied, qui revient on tout cinq boisseaux par sepmaine, scavoir les deux tiers de seigle cL un tiers d'orge, plus quatre livres de salle pour chacune sepnmine el par quin/.atnc une ivre et demie de sel el par mois une pinte dtiille «l au iieu de ce ils luront lo moilé aux noix qui samasseronl audict lieu de l'Ermitage. Plus leur ont délaissa une bouche de la coatenue de quatre boisselées pour leur usaf^e. Ne pourront lesdits Derteaux faire aucuns charrois ny labours que pour lesdits révérends pères à peine de dommages et interetz el disolulion du présent conlract. Plus lesdits révérends pères ont délaissés auxdirls Berteuux le quar des fruicts qui se recueilleront es terres labourables dudicl lieu de lermilugo à la réserve des fruicts du jardin et parc qui est audicl lieu, comme oussy leur sera délivré pendant la moisson un quart de demy vin. Seront aussy tenus lesdicts Révérends pères de leur donner des bœufs, vaches et autre beslial pour faire valloir lodicl domaine lequel ils seront tenus de garder soignousemeul et do respondre de la garde d'iceux. Ne pourront vuci|uer à autre eaiploy exercice que au [H'oficts dc'sdiuts révérends pères, et lequel beslial leur sera donné par compte par devant notaire pour le rendre en fin de leur lems avec tous les croissantz prollict qui en proviendra auxdicts Révérends pères, sera le dict bestial nourry de foins el paille qui s'amasseront audict lieu de lermilage et seront lenus d'apporter en cesle ville en leur maison tout le beurre, fromage et let qui proviendront des vaches que losdîcls révérends leur délivreront. Ne pourront lesdicts Berteaux vandre uy engager lodict bestial à peine de tous dépens, dommages el inlereslz. Comme aussy seronl lenus lesdits Berteaux, femme el enfans cy dessus desnommés, de faire la I' > el blanchir le linge par chacune sepmaine do tous les rcvci pères et frères de leur maison el lopporter tous les lundy de chacune sepmaine en leur maison et remporter lautre qui se trouvera pour lo blanchir. Lo présent marché foicl pour et moyennant lo prix et sùmiiio de cent quinze livres tournois pour chacun an que ledict Révérend Père Lefebvre ft promis el sera tenu do leur payer et outre ce cinq sols par chacune sepmaine pour payer une femme qui les aidera à lurer ladicte lessive. Dont et à laccoinplisseineol do tout
ce fjtiR dessus sç sont losdictes parlies respectivt»rii(.'nt f>b1ii;i*s mesine lesdictes Bertwnis à tuul co nin'. diîssus du t'urps el biens l'une des contrainctes ne cessant pour l'aiilre. Car ninsi foicl et passé 6 Nevers a estude du Juré après midy le seizième jour du mois do juia mil six cens quarante cinq en préseoco de Léonard Ulondcau, maître boulanger, «t Pierre Goby, marchand, detncurans à Nevers, lesinoings, lesdicts Bertheaux ont diet no scavoir signer enquistl). » Louise d'Anctenvill»». comtesse dvs Bordes, qui, «près s'être laissée enlever en I63;î, k peine A peine Agée de dùu/.e uns, par son r ritii.iin Ai'lrille de la Grangivd'Arqiiiiuj, el s'Atre tnariée en
!■ lit séparée volontoirenienl de corps et faisait «lors cons-
truire, en la rue de Nièvre, l'ilùlol des Bordes, accorda, le 29 jan- Mrier 1647, aux Pères Jésuites, le droit d'usa^'Q dans son bois du lonsevii», pour leur domaine de rHermitago. sous la prestation annuelle de douze deniers. Elle dut certainement avoir la promesse que le ciel lui serait grnnd ouvert aprt'rs sa mort.
D'après tm compte que tirent élriblir, le 15 janvier 1649, les héritiers do feu maître Charles Carpentier, sieur de Muchy, les Jésuites devaient au seigneur de Maeliy une redevance annuelle et bordolière de trois boisseaux de froment et une poule, sur une pièce de terre assise en Ift paroisse do Coulantes, soi) pour vingt-six années échues à la saint Martin d'hiver 1616, soixante-dix huit boisseaux el vingt-six gelines, sur lesquels il y avait lieu de déduire vingt-deux boisseaux de froment et on?.e gélines pimr vingt-doux andées d'une redevance bordelière due aux Révérends Pères, à cause de leur seigneurie de la Menue, par indivis avec M. Guiot Lavocat, sur une pièce de terre assise en parrîe, proche la ville de Nevers. Les Jésuites restaient donc devoir cinquante-six boisseaux do froment et 15 gélines. Ils éteignirent cette redevance le 23 juillet i707 moyennant cent livres qu'ils payèrent à M. Joseph-Antoine Moquot, sieur de Machv (2).
(Il Ce bail fut renouvelé' pour ileus autres anné'js, le !0 mai 1047. Il n'y n lie '.'liangeinenl r[u« dans te lilâ qui sera de froment au liott d'être deux Itors seiple et un lier* d'orge, et dans te sel qui â'<>tôvera à deu\ livres et demi© par quinzalQo au lieu d'une livre et demio. On dos tcinoing Tut Gaspard Desclintnp», marclwntt potier tii reïseffef dâ/ai/ance A N«tfer$.
(21 Celle redevance s'appliquait tt une pii^ee de terre assise nu Champ du Vernoy, paroisse de Coulanges. contenant trois ijuftrtelôes, tenant au chemin par lequel on vu du Vérnoy au Boire-Uiou par le dûMniis. L'acte du 23 juillet n07 cite une reconnaiKsadcpJii celle lerro laite, îe 25 avril 1562, par les enfanta de Charles Talot & noble lm\>erl 6«Btard, Acuyer, aieur de Machy.
Nous arrivons au moment, on l&t9 ou 1060, 0^ ".
éprouvent de nombreux déboires. Les suppliques qu'ils <. . t
ou Roy, en 1653, et les lettres qu'ils enroyèrent à Paris, o i suivre leurs ennuis peut-être mérités.
«< Au Koy et â Nos Seigneurs de son Conseil, « Sire, luimblemenl vous remonstrenl les Révérends Pères Jésuites du collège de ta ville do NeveRs, disants que depuis un long temps ils ouruient reçu des indignité;;, menaces en leurs personnea et domestiques, de parole et par escrit, des pertes et dommages an leurs biens par des façons et voyes du tout extraordinaires par quelquûs habilans de la dite ville et autres voysins de petits lieus ijuils peuvent avoir aux environs d'icelle, lesq! , , des ennemis couverts ne pouvant sé^-ir contre eux, auroteut e«tc sollicitez et corrompus ft leur couper il ' ^ fruiiiet vignes è la faveur de la nuit et faire daui -. publics <
tilité pour leur rendre leurs biens de la eampegne inutiles et îolractueux, ce qu'ayants exécuté en diverses façons lesdits ^ dans l'année dernière en ayant décûurfrt quelques luiuiiTi ces ennemis estoient résolus de se servir du fer et du feu pour les faire périr, ils avoient esté forcés pur ydris de conseil de se pourveoir pardovaot M. le Prévost des Maréchatix do Nivernois. pnrdevaot lequel ayant inutilement fait de longues poursuites obtenu jugement de compétence, renvoy de quelques prisonniers, jugement d'autres contumaces /icrtrianif /ires <fe deiuc ane. Un auroienl enfin si bien recherché qu'à présent ils peuvent dire scavoir les couip: ' et autheurs de telles inéchancelcz, trois desquels sont prisouu:;.,. et le principal authour et moteur de toutes lus susdilles actions contumace, touts leurs procès en estât de juger, l'absent ot contii: qui est un nomniii Michel Bardin (1), avocat à Nevers, so vl ... en du, nprès plusieurs sollicitations secrettes, employ d'amis pour l'itouHer cet niluire, s'y voyant iinpliquô et accusé, a fait p reijuesle Hudit provust sans vouloir corapiirolr et comme il ■■ assigné pour le quart d'ubondont al son procez eu estât de jug«r, il s'cHt advisti de foire présenter des requestes «u Présidiul de S;i ' Pierro-le-Moùtier oi'i il est le tout puissant on parents et amis, u mesme esté chargé de leur procuration générale comme leur agent pour leurs offaires cl pour la translation de leur siège à Nevers.
(1) Siaur (i'OrIgny. Il «v«it iSpt^uiio Uoiio CorpoûUor. fllto dt; Claude, titur de Macti; «l do Jeanne Uttii«r.
" Et «fans le dessein de faire un conflit do juridiction entro ledit siour provost et presidiaux ot par ce moyeu différer lo jugument de SOD procès ot acoir du temps pour sÉDumE et conROUPnE les témuina, faire perdre et esranouir leurs pretices, tirer leurs priionniers hors le* prisons par les l/rigucn et menées ordinaires (ju'il a exercé journellement en la cille de Nerers el réduire les suppliants de n'uroir jamais du jtistire.
i< Ce considéré il vous plaise ordonner audit sieur Frevost des Nforéehaux de Nevers de faire conduire les prisonniers ot faire porter' 's qui sont en estai de juger par devers tels prôsi-
diaux M :i;r à Sn Majesté de noinnier autre queceluy de Suint-
Pierre-lepMouslier pour, par leurs advis, rendre telle justice que de raison el le tout suivant la rigueur des ordonnances et les suppliants prieront Dieu pour vostro prospérité el sanlû (1) ».
Celte supplique dont la copie, conservée aux Archives de la Nièvre, est sans date, dil que les faits se sont passés depuis deux ans. Or la lettre suivante, du 14 août 1653, adressée au R. P. BrisejoD, ft Paris, assure qu'il y avait un an au mois do mai do l'année présente qu'ils auraient eu lieu, il est possible que la suppliijue au roi ait suivi les lettres que je vais transcrire et qui sont adressées au R. P. Le Clerc, é Paris.
« Pbx Christi,
« Nevors le 14 août 165.3. Mon R. P. notre affaire de Coulanges, qui n'est qu'une suite des violences que nous avons souHert à l'ilerluitage, demande que je luy donne connaissance pour en informer ceux qu'il appartiendra. Il y eut un an au moys de may de l'unnée présente qu'un nommé Bardin, sieur d'Origny.ennemy depuis longtemps de noire compagnie, nous ayant voulu faire mettre à la trille dans la paroisse de Coulanges pour le domaine de l'hermitage que nous y avons, il en fut débouté par une sentence do M" les Eleus do celte ville el un arrest du Conseil, n'ayant donc peu rien oblunir par voyes de justice il sollicita de pauvres paysanls pour nous ouiret il en corrompit trois par argent de couper plusieurs arbres d'un beau verger et puis il contraignit de nous aller arracher et couper la meilleure de nos vignes, ce qu'ils firent en partie, nayants été exécutée pleinement la malice dudit sieur Bardin qui passa plus
(1) A cette date c*étaii le P6rc Mathuriu Moireau <iui i\A>f recteur du
cotisée.
ouîr^yBnrsuscîté d'autres paysnns delà mesmefi'^ - ' -■■>a du liique saint (sicj d'aller combler pluMieura de nos > -r
nos hayes et voulant mesme faire fnuclier nos bleds en (Taur, il y a dus tesnioins (}ui ont dt;[iOsi5 en justii'L* Juvnnl M. le Pruvost qu'il » voulu brustf.r notre maison t^t nos grangfs diidil hitnniliijffl. C'esl luy que nous poursuivons maintenant en justice pur foute dccoiiiparoislre A l'adjournement personnel quil eut à la chambre criminelle. Nous avons obtenu décret de priso de corps el saisie de ses biens, Il fuit sou possible pour décliner M. le Prévost. On croit qu'il sollicilfî à Paris pour avoir des défenses du Conseil jmr le moyen de M. l'Bbbt! do (îailiîir, maistre dos requi-stes, qui est de se» amis et son compatriote. M. Guillaume est le procnreur au Conseil dudit sieur abbé. On pourroit empescher aysémenl cesdeflenses... laolton est si noire et contre des religieux qui no luy ont jamais fait le moindre déplaisir. V. R. pourra donner advis do cecy è quelques uns de M" du Conseil de nos amis pour les informer de la malice dudit personnage et qui a supposé tout récemment un acte par lequel il fait entendre avoir comparu en la chambre criminelle le jour de son usisijij'nalion par un acte quon dit quil a envoyé d Paris signé Mtcaut, notaire. Cesl ledit sieur qui nous poursuit au Conseil par une procuration prétendue des habitons de Coulange pour nous faire payer les tailles. Jonvoyo à V. R. une ample instruction pour la défense de notre bon droit quelle communiquera à notre advocât et procureur el h M" du Grand Conseil de sa connaissance et à tous ceu.v quelle jugera ft propos. Je mo recommande à ses II. II. et suis
mon R. Père
son très humble el très obéis.
serv. en N. S.
A. Defhetat. h
Le 7 septembre 1653, le môme Père Depelat écril :
« Je lui ay aussy maudé (à M. Cbubere (1), notre procureur au Grand Conseil) Te.stat de l'affaire criminelle contre le sieur Dorigny accusé d'avoir fuit (irradier une de nos vignes et d'autres chefs, c'est ici In plus importnnlede mes occupations. Le quart d'abondant fut hier jugé, ou l'a signifia oujourd'huy, nous espérons une heureuse issue. Dieu veuille qu'il en soit de m6me de nos tailles de Cou langes. »
(irLet Jé*uit«B 6erif-orit hobiluollemect Subiro.
Le même jour le Père Mathurin Moreau, recteur, «dresse de sou cûlé à Paris une lottra de laquelle j'e^ctrais ce <|ui suit :
" Je supplie V. R. do prendre soin d'une allaire que nous avons au Grand Conseil, il s'agit d'une métairie de ce collège, située dans 1(1 paroisse de Coulonfçe à «leniy lieue de l» ville: les liahilanls de la pnrûisse prétendent et poursuivent que nous y payions la taille, nous smnl même taxé ou double de ce qu'il faut, supposé que noua la d<"i Nous prétendons eslre exempts de cette charge suivant
II* I ■ accordé aux Kcclésiastit|ues de pouvoir faire par ses
moins une de ses terres qui de là soit exempte de taille, et nous faisons par dos mains cetio métairie, nommée t'Hermilage, n'ayant qu'un serviteur et non pas un rniHayer dans ce lieu. Toute lit difflcallô vient de ce que quand ce serviteur entra dans la métairie, il y a deux ans et plus, nostre Procureur qui estoiten ce temps lô, passa deux coniracts avec ce serviteur, te premier estoitde servitude et le second de métayer en quoy il y eut deVindiacrétion : mais quelque temps après, et avant le procès intenté, avec le consentement dudil serviteur, on renonça au contract de métayer et Ion sen tint au contract de serviteur selon lequel on a toujours agy depuis environ dix huit mois, et partant nous demeurons dans notre droit que ce lieu soit exempt de tailles, lequel droit a esté confirmé par messieurs le» Eleus de cette ville qui nont point permis que cette métairie fust dans le Rôle des tailles. Je luy recommande chaudement cette a (la ire. h
Le mol *• il y eut de l'indiscrétion » est joli. Le 28 septembre 1653 le P. Defrelat envoie au R. P. le Clerc, à Paris, l'épitre suivante :
« j'envoye à V. R. une requeste dressée par notre Conseil que vous prendrez la peine de faire copier par lo clerc de M. Subere, oostre procureur ou de quelque autre ft vostro volonté et plus grande commodité, il lo faudra sil vous pluit, ta présente reçue, faire présenter par quelque maislre des requestes ou conseiller du privé Conseil de nos amis, à M. lo Chancelier pour en obtenir l'expédition qui se donnera sur l'heure ny ayant aucune dilBcuUô puisque nous De demandons sinon que Ion nous fasse justice et que les procès intentés depuis près do deux ans sur les violences et dégâts que nous avons souffert soient jugés et portés en un autre présidial que celuY de .Saint Pierre le Moustier pour tes causes contenues dans la requeste, par la raison des parents et amis de nostre partie,
sieur Bardin, principal autlieur de toutes nos pertes, qui sont moJlro Gilbert Miihau, second advocat du roy. cousin â cause de
demoiselle Gilborte Viot (Vyau) cousine germaine de la fomine du sieur Bardin d'Origny ; mattre Jean Crevol, conseiller, parent au môme degré à cause do dt^moiscUo Jeanne Baudrion, cousine dadil sieur Bardin ; maître Pierre Viot (Vyau), couseiller, cousin rerotté de gernjîun du mesme. Ses alliez sont maître Michel Doit (Douet), conseiller; maître Viot (Vyau), lieutenant criminel; M. Litnut, lieutenant particulier. Il a d'autres parents et alliiis au nx^sme prôsidial.
« 2. Le sipur Bardin d'Origny a eu les procurations do trois ou quatre cent des principaux habitants de la vllio de Novers pour la troDsialioD du présidial de Saint Pierre & Nevers, par quoy il sest acquis ce prêsidial qui )o supporte et, au prt^judice des lois et ordonnances, entreprend par dessus l'authorité de M. le l'revust pur des ordonnances et assignations à son greffier en ce qui regarde la juridiction et ta charge dudit sieur Prévost et ce en nostre uiTaire pour (jluder toute justice.
(I 3. A raison qu'il est juge subalterne ou pédance du siège pr6> sidial de Saint Pierre estant ,/uge du Chapitre de Saint Cyre cathédrale de Néocra et juge aussy de Saint Estienne lune des belles et grandes justices de ceste cille...,. Il y a d'autres consiidërations qui nous oblifiont de demander tout autre prêsidial que Saint Pierre, ce qui est compris dans nostre requesto est plus que su&isunt pour obtenir leffet de nos demandes. Nous suppions Irfes liumblement, vostre Révérence de la mettre entre les mains de quelqun do sa connaissance ou amy de nostre compagnie pour éviter tout délay autant quil se pourra. Au bas de la requeste on pourra mettre le nom de Bourges ou de Moulins ou les faire suggérer par celuy qui prendra la peine de présenter nostre requeste 6 M. le Chancelier. Ce sont les deux présidiaux plus proche de Nevers où nous pouvon» espérer une bonne et briève justice. V. R. pourra scavoir du R. V. Oanion et du R. P. Brisejon le tort que nous a fait ledit sieur Bardin et ses pernicieux desseins, sans M. le Prévost notre maison de l'Hermîtage et nos bien estoienl ruinés. Si nous pouvions avoir au prochain voyage la response favorable nous luy serions grandement obligez. L'importance do nostro affaire dans lestât ou il est ô causa du conlliçt de juridiction ot pour éviter plus grands frais demanda des diligences extraordinaires,.. »
Le 12 octobre 1()53 le Ilecteui', MiUliurin Moreau appuie fortement la demande d'un présidiul qui, avec le Prévôt de Nevers, jugerait en dernier ressort. Sa lettre mérite également d'èlro retenue :
« Lon nenverra plus à Paris de requeste pour demander e.\eca-
(oire ou Conseil que ton s'y adoclie et n'y joigne les piôces justifl- CSlives ijut 00U3 font deiuooder un «utro Fré»idial que Saint Pierre le ' ' Mais Ion a manquô descrire A V. H. ijue celte affaire est
pr-i - j , et partant que le Présidial qunii prendra avec Iti Prevout dicy la jugera en dernier ressort sans <|uon puisse en uppoler au PariemeDt. C'est un criinfi commis de nuirt et uu son du (ocsia dont I» compétence est jugf;e à Saint l'icrre mesrne quand il fusl question de poursuivre les complices, comme nous poursuivons meintenant celuyqui est accusé désire instigateur et autlteur du crime. Mois ses complices peuvent estro jugez A Saint Pierre lisns difilcullé, ccsluy cy ne lo peut pas à cause de plusieurs parents ((uil a dans ce présidial.
« Le P. Leslourneau escrivit tt V. R. jeudy dernier le subjet d'appointer l'affaire do Coalanu;e : c'est que les liuliitaos de Coulonges se portent nppelana de la sentence des Esleus dicy qui delivroit ou plutôt exemploit nostre terre sise dans la paroisse de CouJsnges de toute taille et nous tirent assigner h la Cour des Aides dont nous la lirasmes au Grand Conseil qui est juge pour les terres des ecclésiastiques. Voilà donc un conflit de juridiction qui est une cause suflisaote pour appointer, n
Les Jésuites ne veulent en aucune façon être imposés comme le sont tous les habitants de Coulanges qui finissent par se révolter, ce qui fait naître une affaire criminelle. Les Eleus donnent gain de cause aux Jésuites. Les habitants en appellent à la Cour des Aides, tribunal régulièrement institué pour ces sortes de choses. Les Jésuites récusent la Cour des Aides el vont au tirand Conseil chargé de juger les causes concernant les terres ecclésiastiques. Or, quand il s'agissait du dixme de la Menue, ils déclarèrent qu'ils ne possédaient pas ce bien comme membres de l'église et comme faisant partie d'une communauté cccièsiasdque mais comme éta&t aux droits de M. de Brieone. personne laïque. L'Ermitage, avant d'arriver aux Jésuites, appartenait à M. Taillandier, personne laïque. Ils n'eurent pas de succès (voir 13 novembre 1653). Mais continuons la lecture des lettres des R. P. Jésuites du collège de Nevers, lettres qui se suivent avec rapidité. Le 30 octobre 1653, le P. Defretat écrit à Paris :
•' Pour Dostre affaire criminelle, vostre Révérence aura veu le jugement de compétence et la dernière requeste que je luy ay envoyé récemment qui monstrent que le cas est prevostal. mesme en la personne du sieur Dorigny qui est un simple petit Juge de deux
peiitea jiuiict» du Chapitre, qui oa oy Ihabit ny le mérite de f u^ estant toujours vestu ea habit court et se comportant tout autrement que ne demande la condition du juge, Nous aouhaîttioDS que M. lé Preyost, juge incorruptible et qui est seul à nous protégé de son authorité et pouvoir contre l'oppression et les violences de notre ennemy juré depuis plusieurs anné^ et parti eu lièromcot depuis deux ans et contre la faveur et les artifices de ses proche» et parents qui lont voulu esbranler et corrompre, fut l'arbitre et le juge de nostre procez devant tel présidial qu'il eut p!eu au Conseil d'assigner des trois proposez; nous attendons le^ ordre» du Grand' Conseil. Lon croit que le privé Conseil avu nostre reqneste pié-^ sentée par un maistre des requestes nous eust esté plus favoraUe, ' laissant la conduite de nostre procez à M. nostre Prévost qui «orcrit fait toutes les instructions. et informations. Qnoiqoil en acMt nousespérons avoir bonne justice. Nouis attendons ce soir on demain matin le R. P. Provincial ; le P. Alexandre de Rhodes séjourna iâ deux jours, il partit de ce collège mardy dernier pour Orléans. Je me recommande à ses II. II. »
Peut-on trouver un langage plus amène que celui-là ? Le pefit juge des deux petites justices du Chapitre, — il n'est plus question de la belle et grande justice du prieuré de Saint Etienne — était certainement soutenu par le Chapitre et sûrement par le prieur de Saint Etienne qui le choisit comme arbitre dans ses difficultés avec les Jésuites. Toute la paroisse de Coulanges était avec lui et il avait de nombreux amis à Nevers et à Saint Pierre. La lutte fut èpre. Je n'en ai pas le commencement mais la correspondance des Pères nous suffira. Dès le 2 novembre 1653 les Jésuites écrivent de Nevers à Paris :
« Pour nostre affaire criminelle contre le s' Dorigny noua ne pouvons vous envoyer les informations du prevost sans une commission du Conseil. M. le Prevost et M. le Greffier de la maréchaussée disent qu'ils ne le peuvent faire autrement et tout cela tire grandement en longueur nostre affaire et donne le loysir au sieur Dorigny de corrompre nos témoins et les intimider avec nos prisonniers. Vostre Révérence aura veu par mes dernières pièces comme le cas est prcvostable et comme le jugement porté contre un accusé sert aussy pour les autres accusez du raesme crime. La généalogie des parents du sieur Dorigny que je vous ay envoyé est certaine et véritable mais par respect ou crainte tant du présidial de Saint Pierre que ceux qui l'eussent signée appréhendent d'oiïenser, que
par crainte du sieur Bardin qui est dangereux ennemy, je ne l'ay peu faire signer... »
Huit jours après, le 10 novembre, nouvelle missive ainsi conçue :
« Nous avons trouvé le factum de notre affaire criminelle fort bien fait et conforme à nos sentiments et aux pièces que nous avions envoyé pour appuyer davantage nostre droit et nos justes prétentions. On pourra ajouster selon l'ordre des lettres et notes icy exprimées :
« A. Après le jugement de compétence sur les charges et prisonniers ouys par leur bouche au mesme juge ;
(( B. Il a fait présenter requeste au lieu de comparoir à l'assignation pour faire ses remonstrances ;
« C Procédé du tout extraordinaire et contre les règlements et arrests, les présidiaux n'ayant rien à connoistre sur linstruction des prevosts et c'est attenter à l'authorité du Conseil auquel seul appartient de régler et arrêter l'exécution des décrets des prevosts de France ;
« D. Après les jugements qu'ils ont rendu pour favoriser un accusé hors leur pouvoir contre leur propre science, aussy ne se trouveront ils rendus que par quatre ou cinq parents et quelques amys intéressés dudit Bardin ;
« £. Simple juge pedance de village et deux petits chapitres sans aucun aultre tiltre ny qualité ny avoir jamais exercé aucune charge.
« Le R. P. Pirot nescrit "point à V. R. il la supplie avec nous de se servir de la dernière pièce du procès verbal du Gons. de Saint Pierre qui fust à la prison pour intimider nos prisonniers et tascher de les séduire et leur faire présenter requeste, cela seul est plus que suffisant pour récuser le présidial de Saint Pierre et obtenir le renvoy ailleurs et s'il est possible de Moulins ou do Riom où nous aurons infailliblement brieve et prompte justice. Nous craignons que l'abbé de Gaillac (1) ne face présenter requeste au privé Conseil et n'obtienne par surprise quelqu'evocation se servant de la requeste extorquée d'un de nos prisonniers dans laquelle il demande et prie ledit sieur abbé de Gaillac qu'il aye pitié de luy ayant esté trois mois prisonnier et le supplie de lui faire faire justice. Vostre Révérence faire sil luy plait au plustot parvenir à M. le Chancelier et à
(1) Maître dos requêtes ot prieur de Saint-Etienne do Nevers.
M. le Gartle des 8ceuux offîn quils n'occordeul rien à Dostre pré)udice el pour terminer au plustot nostre elTaire. Le R. P. Plrol a qui jay communiqutj toutes nos pièces el informations el qui prend à cœur avec le R. P. Provincial tout cel affaire comme concernant non seulement les interesls du collège mais le corps de noslro compagnie, travailleront puissamment avec V. R. à leur retour à Paris cl employeronl pour cel effet h crédit de nos amis... La généalogie de la parenté est vérileble, l'atteslation des parents devant notaire présentement impossible. Si le sieur Dorigny esloit ssisy et arresté jaurois mille lesmoignages pour cela et pour ses crimes, mais nos ■mis croyont que cela n'est point nécessaire (1)... Le B. P. Provincial partira demain ou mardy jour de Sainl Martin pour Paris, n
Trois jours après, le 13 novembre, nouvelle lettre ofi je lis :
« ... Loû sestonne icy que Vostro Révérence ne nous a envoyé une copie de I arresil du Grand Conseil que ceux do la paroisse de Coulangââ ont obtenu contre nous pour les tailles. Nous ne savons ce h quoy nous sommes condamnez et pour quelles année.s. Le etiri de Coulatigeif ennemy dt\ noire compagnie, à la sollicitation du sieur Dorigny comme il est très probable, fil proclamera la grande messe de ta paroisse l'nrrcst obtenu contre nous et cbunlor victoire, ce fusl lundy dernier, lO du présent mois, jour de saint ThiJodore, patron de la paroisse do Coulanges. en présence de tous les babilans du lieu el dos lieux circouvoisins et non» fusmes expose* rt la risée de tout ce peuple.... Je n'envoyé point les informations du procoz criminel contre le siour Dorigny el nos Irois prisonniers : j'en aurais eu et envoya copia sans argent déboursé mais noslre Conseil et M. le Prévost m'ont asseuré que cela ne sepouvoil et ne se debvoil sans commissinii, cf sproil vider un secret et nous faire une plus grande faveur que ce que le présîdial de Saint-Pierre a fait pour le s' Dorigny. On peut sans les informations envoyer nostre procez è UD présidial et si it» crimo dont est chargé le sieur Doripny est jugé prevoatable luy faire son procez en dernier ressort; s'il no l'est point, le juger présidiaîement avec appel. Pour ce qui est da la généalogie signée pour rucuser lo présidial de Saint Pierre jeslime que cela nesl plus nécessaire pour Ijidilu récusation i>8!'ticulièremenl depuis le dernier procôs-verbnl du conseiller clerc, nim)mé Rapine, proche parent du sieur Dorigny qui tcmoigno evidonimonl !a faveur
{!) L'nitestntion ilovaiit uutaitv.
pour notre partie et rîrîiusliee conlir nous. Au reste je prie V. R. Se croire qn» je ne suis tiy cluitilro ny inutiicien n y vendeur de ehansons pour lu y envoyer des chansons mais qae je suis avec la participation du si^s tl. II.
« Detoetat. m
« 16 novembre 1653. Mon R. P. Nous avons reçu la commission »él {exécutoire que V. H. nous envoie. Nous altendons ce qu'on répondra pour lallaire du sieur DorJRny qui nous a fait une nouvelle violence ayant suscité les colloctunrs do Coulnnges pour enlever notre bestial de rtlennitngeiiiituù dans cette poroii^sB qu'ils ont cm effet enlevé et mené à l'oiigues pour le vendru, mais nous lavons igit (rendre) sur ce qu'ils usoicutde cottfi force pour nous faire payer inée idSl que nous ne dobvion.s nullement, joint que nous avons ^ris quillarice du Receveur do tout ce que nous pourrions debvoir pour la tailla. Je prie de recbef V. R. de nous envoier la coppie do l»rrest qui nous^sondamne à celte taille afin de satisfaire à ce que nou« debvons... (1).
(I M. Mon EAU. M
n 27 novembre... J'aurois souhaité qu'on n'eut pas payé sitost ft Paris M. Ladvocat ny la deplo de deux cent livres de Dieppe, nous eussions pu rembourser ces petites sommes quelquaulre fois plus lacileiient, ayant icy sept mille livres jeuss'i peu rembourser une pareille somme au denier dix huit et possible de crainte du rabais des espèces les suivjinls quartiers fait mettre la rente du denier dix huit ;iu denier vingt... Jay tait signifier aux collecteurs et habitaos do CoulaiigRs lexociitoire de 99 livres 13 sols, je fairai saisir au premier jour. Je les ay fait aussy appeler devant M" de l'EsIectio» pour communicquer leur arresl et les faire condamner à payer les tailles de Itîôl que nous avions des valets ô notre maison de Kllermitage qui ont tousiours esté exempts de tailles. L'arrest du Conseil ne nous oblige que pour 1652 et les suivantes du bail do François Ponat (?). Jespèrc avoir au premier jour justice el satisfaction. Le sieur Dorigny craignant de se présenter au Conseil et destre saisy est de retour de Paris depuis liier au soir. Me voitô délivré de la peint! ou jeslois quil ne fit quelque chose à notre préjudice à Paris. Le voyage nesl pas nécessaire. Je tacherai de le faire saisir icy pour
(l) Le reste lie cette lettre traite d'atTiiires d'inlérots, argent prêté, rernboTirseraents.
plus grande seureté. Lon traTaille Imdb cette à la grotte de nos informations, elles partiront samedy prochain 29 da prisent, je lay manderay par qui; elles sont conformes à ce qflé nous âToat inandé, nous TOUS enToyons aussy lexploit du greffier de Sainf-Pisrre-lA- Moustier par lequel il certifie qu'il n'y a point d'informs^ns au Greffe de Saint-Pierre-le-Moustier de nostreafhire criminelle, mais seulement les ordonnances en faveur du sieur Dorigny qoe noua TOUS avons envoyés et qui ont fait naistre le conflit dejoridietiofi.
« DanuETAT. s
« 30 noTembre 16B3. Un nommé M. de Croisse, d'Aign^pene, amy de nostre compagnie, qui a deux enfants estudiants è Montf errant et qui va à Paris avec le messager d'Auvergne, a voulu Iny mesme porter les informations contre le sieur Dorigny qui demande l'arrest du Grand Conseil et a promis de les porter au Greffe aossitôt quil sera à Paris, qui sera mercredy prochain... Gestoit un faux bruit que le sieur Dorigny fust allé à Paris, il nettoit.allé qaa Âuxerre où son fils est marié & la fille du Prévost des Maréchaux. Il en est revenu et est en ceste ville nobéissant point encore à larrest. Jay receu les onze cens francs en or que V. R. m'a eoToyi par le Père Antoine Tirard qui arriva hier. De plus noua avona trouvé en ceste ville fort commodément un Commis des Aides de la Généralité de Moulins qui ma livré ujourdhuy quatre mille francs de louis d'argent. Je luy ay donné une lettre de change qui s'adresse à V. R. pour recevoir d'elle à leur vue pareille somme... Laffaire de M. Dorigny nous couste déjà quatre cent livres ou plus... Nous sommes bien en danger de perdre tout à fait notre rente de la ville de 1330 livres... Je me recommande aux II. II.
« M. MOREAU
« 20 décembre 1653. M. le Prévost sera maintenant à Paris et aura veu Votre Révérence. Le sieur Dorigny tire de long pour avoir le support de M. l'abbé de Gayac, maître des requestes... Madame de Longueville debvoit hier arriver icy, elle ne lest pas encore. Lon croit que le subjet do retardement est le froid qui continue fort grand depuis six jours...
« M. MOREAU
Il semble que l'affaire ait été portée au présidial de Moulins, mais les choses n'ont pas l'air de marcher au gré des Jésuites :
« 22 février 1654. Nostre Père Procureur est à Moulins pour
nostre affaire. Si il est nécessaire de représenter par prisonnier et que leur desposition escrite ne suffise pas, je ne scay comment nous le pourrons faire veu que deux des trois ont évadé et sont en fuite... Un de nos amis niadvertit, il y a deux ou trois jours, qu'une lettre que V. R. nous escrivoit il y a environ quinze jours, avoit esté interceptée et mise entre les mains du sieur Bardin d'Origny nostre partie. Cesl ce qui me fait prier V. R. quelle nescrive pas le dessus des pacquets quelle nous envoie mais quelle le face écrire par un autre...
« M. MOREAU
Que jugea et comment jugea le présidial de Moulins dans le cours de l'année 1654 ? C'est un point qu'une recherche aux archives de l'Allier pourrait peut-être éclaircir (1). Dans tous les cas il semble ressortir d'une lettre que le Père Mathurin Moreau, adressait à Paris le 3 juin 1655, lettre malheureusement en grande partie détruite dans toute sa longueur, que, par une sentence interlocutoire du 1*' avril 1655, les épices montant à cinq cents livres devaient être payée moitié par les Jésuites, moitié par le sieur Bardin d'Origny au cas où la sentence aurait été levée. Les parties s'étaient accordées pour ne rien lever du tout et pensaient par suite n'avoir rien à payer. Mais le Greffier en ayant, paraît-il, tenu compte à Messieurs du Présidial, menaça de poursuivre Bardin qui prévint qu'il exerçait son recours contre les Jésuites pour la moitié. Alors les Jésuites écrivent à Paris :
« Ladessus on nous a conseillé de présenter requeste au Parle- « ment... le sieur Dorigny promet de payer la moitié des frais qu'il « faudra faire pour présenter ladite requeste... il vaudroit peut être « mieux payer ces espices que de se mettre de nouveau en de si « grands frais. Je supplie V. R. de voir ce qui est à faire ladessus... « Voilà donc le collège de Compiegne reçu de N. P. P. T., le voilà « estably par les soins de V. R. Dieu en soit loué et le face réussir (' à sa gloire, u.
(1) J'ai demandé des renseignements à M. l'Archiviste de l'Allier qui a fini par mo répondre le 4 octobre 190(3, qu'il était indispensable de recourir aux registres d'audiences du présidial et que ces registres étaient k mo disposi.ion aux archives de l'Allier.
II semble ressortir de ces lignes qae le procès d'Origny avail âté très ouéreux aux Jésuites.
En 1660 t 'abbosse de Noire Dame de NevtTs accorda aux K. 1*. Jésuites du collège de Nevers, pour leur domaine de l'Ermitage, droit d'usage dans ses bois de Montigny sous la charge de aix deniers par an. Continuons donc à suivre tout ce qui concerne ce domaine qu'on arrondit le plus souvent possible. Le 9 juin 1673, noble François Vaucoret, avocat à Nevers, vendit à Jean Robert, vigneron, demeurant en la panjisse de Cûuinnges, une pièce de terre, proche la Pique, appelée len Granfix Champs, contenant «i* quartelces, tenant ou chemin qui va de Nevers ë t'rzy, inoyennaat cent vingt livres et sous la charge d'un denier de cens que le vendeur 80 ri'>serve. Trois ans plus tard, le 9 janvier lOJ, Jeon Robert n'ayant pas payé le prix de son acquisition à Vaucoret, celui-ci céda aux Jésuites la rente de ses cent vingt livres, soit six livres par an. Le 23 décembre IGTH le pauvre vigneron n'ayant [lU [ia\' île
aux Jésuites leur vendit la pii'ice de terre appeitSe len Grun-: pg
de la Coudre, contenant neuf quarteléen, » ladite vente faite pour H demeurer quitte envers lesdits Jésuites de la somme de dix huit « livres qu'il leur doit de rente foncière sur ladite terre, et inoyon- « nant deux quartauts de bled uiéleil. »>
Dès le 5 juilltfl l(»tî2 André de Tenon, 6cuyer, seigneur d'Azy, demeurent au cliôleau de la Guerche du Gravier fxir). avait voodu è Jacques de Vîllors, notoire royal, et & Framboise Bardot, sa femme, le domaine des Bôdices, sis à Nevers, paroisse do Saint-Laurent, y compris jardin, maison, grange et autres choses en dépendant, plus une pièce de pré, appelée les Iles Tenon, tiiuée en la prairie de Coularii/iin, contenant dix cliarretôes de foin ou environ, tenant au pr6 des Piires Ji'^suites, i\ la rivière de Ni^ivro, etc. Le 19 aont suivant les 8cqu<ireurs cédèrent à Guy Colignon, sieur des Murgurs, conseiller eu bailliage et pairie du Nivernais, tous les dr'>its, noms, raisons, actions et hypothèques, qu'ils avaient au domaine do« Bédiccs et autres héritages acquis d'André do Tenon, moyennant 52Û0 livres. Lo 11 novembre 1(>83 Guy Colignon ot sa femme diMais sent aux Jésuites, moyennant 900 livres, G portions do 9. les 9 fai sant le tout, du pré des Iles Tenon, sis en la paroisse de Cuulanges, contenant douite charretées de foin. Los Jesuitos possédaitînt déjà 2 portions de ce pré, qu'ils avaient acquises le 18 septembre 1(535 ainsi que nous l'avons vu ci-dessus. Ils avaient donc 8 portions sur 9.
La 2 juin 1IÎ90 ils reconnaissent porter â titre da bordolagedo
messire Nicolas Moquot, prêtre, chapelnin de la chapelle du tœu de Luc, fondée en tVylise de l'abbaye de Notre-Dame de Necer», une pièce de lerre oppelée te Champ du Clos, sise en la paroisse du Cou langes, contenaot deux boisselées, lenaot au l'hemin allant de Tégliso de Coulanges au Pont Saint-Ours, du midi à une rue descendunt des Bru^^res tiudit chernii). sious l'annuelle charge de 7 hûIsi 6 deniers et utie poule ( I ).
Avant de renvoyer mes lecteurs au chapitre des droits d'amortissement et de nouveaux acquêts pour ce qui concerne l'Ermitage, je me permets d'ajouter les renseignements suivantu :
Un pré de douxe charretées de foin ou environ, assis aux prés appelés les Isles Darnsy, en la paroisse de Coulanges, tenant du midi à lo fausse rivière de Nièvre des Abbays Maugin au Moulin de Guiry, avtiit été acquis le 22 décembre 1661, par Martin Roussel, écuyer prévôt général et provincial de la maréchaussée de Nivornois, sous la charge de 12 sols 6 deniers et une poule par an eux Jwuiles du collège. Ce Martin Roussel eut pour fille Françoise Roussel, femme d'Antoine de Troussebois, seigneur de Fsye, d'où vint Marguerite de Troussebois. Marguerite de Troussebois épousa, au moi» de septembre 17CW, Etienne Desprez de Lancray, testa le 7 décembre 1703 à Xovers, où elle était malade et mourut 88 mois de janvier 1704. Elle laissa comme héritières ses cousines Marie Roussel, femme de Pierre Brisson, écuyer, et Marguerite Eiousset, femme de Charles Brisson, écuyer, sieur de Monlalin, qui, le 22 mars 171^, durent faire reconaaissance du pré des Isles Darnay aux Jésuites.
Parmentier raconte que, depuis de longues années, les Jésuites écrasaient la ville de Nevers du poids de leurs privilèges et s'étaient rendus incommodes par la raullipltcilé de leurs demandes. Des pro- |C6s. que nous verrons sous peu, finirent par fatiguer les échevins |Di, par une transactisn du 6 mars t737, s'engagèrent è payer aux Jésuites 3.000 livres de pension ut 200 francs pour les prix.
(1) Avant Nieol&s Moquot c'était Claude Prisye, rhanotoe, qui était clia)iein. Lf plus ancien cliapolnin i|ue j'ai troiivt^ eat Guillaninc Regriard.disnoine, '»p«t8 lequfl vint, on t5S7, Nicolas Guillaume, chanoine, — En 1715 c'dtoit LoiijB-Marie Dôllot, chanoine.
En attendant qu'ils puissent faire de nouvelles demandes à la ▼ille, les Jésuites se firent accorder, en 1738, les deux perokiMions suivantes, permissions qui paraissent avoir été écrites par la même main :
« Je soussigné consens que les Përes Jésuites du collège de la ville de Nevers, fassent planter une allée d'ormes sur la montagne de la pique dans la partie et sur le bout d'une terre qui m'appartient» du côté de septentrion, sur une longueur de vingt six -toises que la dite terre se trouve ôtre en cet endroit, sur huit toises de largear, ce qui compose prez d'une boisselée de terre à prendre dans madits pièce ; de laquelle boisselée je leur en abandonne la propriété tant à 'présent qu'à l'avenir è condition pour eux de faire faire un fossé de deux pieds et demy de largeur sur ladite longueur de vingt six toises, le jet duquel sera du côté de ladite allée, et d'y faire planter du plan vif.
« Je a prouve se que de sus quoi que non e crit de ma min.
« GEa4TiL DB Castellan, comme tutrise de mes enfans. »
« Je soussigné consens que le R. P. Brisson, de Plagny, recteur du collège des Jésuites de cette ville de Nevers, fasse continuer l'allée d'ormes qu'il a fait commencer de planter sur la montagne de la pique, dans la partie et sur le bout d'une terre qui m'appartient, du côté de septentrion, sur une longueur de soixante six toises que ladite terre se trouve être en cet endroit, et sur sept toises de largeur, ce qui composera environ deux boissclées, je luy en abandonne la propriété, tant à présent qu'A l'avenir, è condition par luy do faire faire un fossé do doux pieds et demy de largeur sur ladite longueur de soixante six toises, le jet duquel sera du côté de ladite allée et d'y faire planter du plan vif. Fait à Nevers le vingt décembre mil sept cent trente huit.
« Du Plessis,
conseiller du Roy élu. »
Les bons Pères étaient en train d'embellir leur maison de plaisance de l'Ermitage pour la reconstruction de laquelle ils obtinrent de la ville 2.400 livres en 1744 et pareille somme en 1747. Il paraît que ces 4.800 livres ne suffirent pas. Le R. P. Jacques de Guusson,
recteur du collège, le démontra efficacement en 1751 et obtint encore 2.400 livres (1). C'était donc 7.200 livres qu'ils avaient tiré de la ville de Nevers déjà très obérée (2).
Le 1*' septembre 1741 André Seguin, jardinier en la rue des Fangeats, paroisse de Saint-Etienne, et Marguerite Cornu, sa femme, vendent aux Jésuites du collège, devant Batailler, notaire, le R. P. Georges Brisson de Plagny, recteur, stipulant et acceptant un pré sis en la prairie de Nièvre, contenant trois charretées de foin, tenant du soleil levant au ruisseau qui vient de la fontaine de Chevanne à la fausse rivière de Chaluzy ; plus la 6' partie d'an pré sis en la môme prairie, contenant six châtiées do foin se partageant à la fourche et au râteau avec la dame Pintard, veuve du sieur Pinet du Deffend, sous la charge bordelière de 8 sols 4 deniers au curé de Coulanges ou autres seigneurs qu'il appartiendra, moyennant la somme de 160 livres et 10 livres de pot de vin, le tout payé comptant.
Le môme recteur, Brisson de Plagny, prit à bail, le 30 décembre 1741, de Mgr Guillaume d'Hugues, comte de Prémery, évoque de Nevers, agissant pour lui et pour ses successeurs évoques de Nevers, à cause de sa terre et chatellenie d'Urzy, douze quartelées de terre ou environ, actuellement en broussailles, épines et fougères, assises aux Bruères, justice d'Urzy, tenant à la rue de Villecourt à la Grange Cartaut, de septentrion au chemin allant de Beauregard à Luange et au Pont Saint Ours, sous l'annuelle et perpétuelle charge de 30 sols de cens, portant lots et vente, « sans cependant que lesdits Pères soient tenus de donner homme vivant et mourant. Laquelle terre ils seront tenus de faire défricher et desserter, faire renfermer de fossés autour et dy planter sur ledit fossé du plant vif pour en former la haye vive aussi tout autour. Ledit bail fait après trois publications à lissue des messes de Coulanges, personne n'ayant offert de meilleures conditions. Et pour droit d'entrée Mgr en a composé avec lesdits Pères à 24 livres. »
Nous venons de voir que de 1744 à 1751 les jésuites avaient reçu 7.200 livres pour la reconstruction de leur maison do plaisance de l'Ermitage. Les deux mémoires qui se rapportent à cette opération s'élèvent à 1.569 livres 12 sols 2 deniers et démontreraient que le
(i)Arehiees Communale» de Neeers, BB. 33, CC. ili et 326. — L'achat de l'Ermitage ne s'élait élevô qu'a 4.800 livres. (2) Voir les mémoires de 1754.
mot reconstruction est très hasardé, l'aime mieux les donner entièrement que de laisser supposer des choses que je ne pense pas.
État de Vovaragefaii par maitre Boiron à la tniùon de FSerm^age, appartenant aux Révérend» Pires JiauUee du Collège de Neaer»
Cliambre du Père Recteur. — 7 toises quarrées denduit et blanchissage, le surplus ayant été fait par feu Levesque, le tout estimé 16 06 »
5 toises de carlage à 6 livres 5 sols 31 06 s
Chambre à costé. — 6 toises enduit et blanchissage
et 3 toises 1 pied quarré de carlage, le tout estimé. 33 16 10
Chambre. — 6 toises 3 pieds comme dessus, et 5 toises de blanchissage, cariage idem, le tout estimé 34 15 10
Chambre. — Idem 34 15 10
Corridor. — 11 toises 3 pieds d'enduit et blanchbsage, plus 3 toises 3 pieds de blanchissage fait sur enduit qui avait été fait par feu Levesque, plus pour avoir relevé le carlage 29 06 h
Sale du billard. — 6 toises 3 pieds d'enduit, 15 toises de blanchissage, le surplus fait par feu Levesque, estimé par Boiron 19 » »
Les deux chambres de la sale de billard. — 12 toises et demy d'enduit et 22 toises de blanchissage, le surplus de l'enduit fait par feu Levesque, estimé. 28 10 »
Les deux chambres en face de l'escalier. — 13 toises d'enduit et blanchissage, 11 toises de blanchissage en sus l'enduit ayant été fait par feu Levesque, 6 toises 2 pieds de carlage, le tout estimé . 69 19 08
Autre corridor. — 10 toises 3 pieds, Levesque en a 3 toises, reste 7 toises 3 pieds, idem pour blanchissage, plus 3 de carlage, le tout estimé 36 11 »
Chambre du père Grosbois. — Estimé 27 11 08
Gage de l'escalier. — Estimé pour enduit et blanchissage 19 04 »
3 toises 3 pieds de maçonnerie pour avoir bouché les
trous des raclages et élévation des murs de
refend, estimé 28 » »
A reporter 409 04 10
de-
lirn» Mis
Report 409 04 10
Maçonnerie du pent de bois de l'escalier, 4 toises,
estimé 8 « »
Tous les planchers du 1" étage ont été blanchis avec 2 couches de cheau du pays et 2 couches do blanc d'Espagne, le tout avec colle de gans, évalué à 45 toises quarrée, estimé 67 10 »
Pour avoir fourni au grand escalier une marche et un plafond paushe la moulure sur la remprosle, pasée dans la croisée une remprolle et une autre en place d'un pant de bois, le tout estimé vingt six livres y compris la marche audevant de la principale porte, cette somme est à déduire à Levesque 26 » »
Les deux portes de la salle, pour les avoir mises en
croisées, estimé 6 » »
Une marche à la porte de la cuisine 2 » »
Pour avoir bouché un ban de porte, marche fait avec
le père recteur 4 10 »
Pour avoir fait tant dans la cuisine que dans l'oiGce
diférentes parties d'enduit 1 10 »
Pour avoir fait dans la face et autres endroits diférentes parties d'enduit, le tout estimé
Pour avoir blanchi le plancher de la chapelle, estimé.
Plancher de la sale de compagnie
Le vestibule estimé
Plus aux murs des pièces en dessus 73 toises 2 pieds quarrés de second blanchissage
Arrêté le présent mémoire à la somme de cinq cent soixante neuf livres huit sois deux deniers pour tous les ouvrages faits par \jiro Boiron qui reste obligé de tirer tous les filets de terre d'ombre et blanchir l'escalier et le plancher de la sale de billard fait & Nevers le 13 décembre 1754.
Marandat.
Le père recteur aura la bonté de retenir quelque chose pour obliger Boiron à faire ce qu'il est chargé de faire pour le printemps prochain.
Etat de l'ouvrage fait en dernier lieu à la maison de l'Hermitage par M^^ Batonneau, cliarpentier, et du boys qu'il afoumy.
«™ «"» ^ Sale du billard, 15 solives de 21 pieds produisant en
total 52 toises 3 pouces à 30 sols 78 15 »
204 toises de bois tant pour les soUives des chambres corridor, escalier, petite lucarne où est la cloche
que marchepied de l'autel, à 25 sols 255 »
272 toises de planches en croûte, A 5 sols 68 » »>
97 toises de chevrons à 40 livres 38 16 »»
51 toises 2 pieds 2 pouces de planche à doubles joints, estimé pour fourniture de planches, clous et façon
8 livres la toise quarrée 410 17 09
34 toises quarrées de cloisons faites avec les planches croûtes cydessus, estimé la toise une livre quatre
sols pour clous et façon 40 16 »)
4 toises quarrées de pan de bois qui sépare la chambre du père de Grosbois de l'escalier 8 » »
L'escalier estimé 93 11 03
243 toises 3 pieds courents de solives pour les avoir
passées à la belsegue et les avoir posées, estimé. 97 08 » Pour la façon do l'autel 9 » »
Total 1100 04 »
Sur celte somme de onze cent livres quatre sols le révérend père reclour aura la bonté de diminuer celle de douze livres pour mauvaises ])lanolios employées au plancher; ou il en fera remplacer en dilïerends endroits douze toises courantes, le tout à son choix, reste à payer mille quatre vingt huit livres quatre sols. A Nevers, le 17 décembre 1156.
Mar.\ndat.
En 17G2 les Jésuites faisaient valoir par valets le domaine de l'Ermitage, dans lequel se trouvaient alors 14 bœufs de trait; 8 mères vaches dont 4 garnies; 3 taureaux de deux à trois ans; 2 taures de deux ans; 4 juments garnies de leur poulain d'un an; 2 poulains de deux ans; 3 porcs de six à sept mois; 178 brebis, tant mères, moutons qu'agneaux.
§ 4. — Garchixy
Par contrat du 17 octobre 1624, passé par devant Sautereau, notaire, un frère jésuite nommé Pierre La Ronde, ci-devant vigneron (1), donna aux Jésuites du Collège de Nevers l'œuvre de 8 hommes de vigne et un petit pré en la paroisse de Garchizy. Il leur donna de plus diverses rentes ainsi spécifiées dans le Terrier établi par le notaire Gobillot :
« 6 février 1627.
« Etienne Peluchon, laboureur, reconnaît 12 livres 10 sols de rente rachetable à laquelle les Jésuites ont droit par donation de Pierre la Ronde.
« Jean Laubier, 4 livres 5 sols de rente rachetable, môme donation.
« Gilbert Peluchon, de Garchizy, 6 livres 5 sols de rente rachetable, même donation.
<( N... Senault, 3 sols 9 deniers de rente rachetable, même donation.
« Grégoire N..., de Garchizy, une pièce de terre au lieu appelé Es-Grefons, de 6 boisselées, tenant à la rue par laquelle on va de Garchizy au Chasgne-Rond, sous le bordelage de 6 sols 6 deniers et 1 géline, même donation. »
0 13 mai 1628.
« N... Baberat, 4 livres 7 sols 6 deniers de rente rachetable à 66 livres, même donation. »
Un extrait d'une déclaration faite en 1668, et dont la fin manque, et l'inventaire dressé en 1762 suffiront pour expliquer la qualification de Gloserie de Garchizy donnée à la propriété des Jésuites et nous faire connaître à peu près cette propriété.
« Contrat du 17 octobre 1624, devant Sautereau, concernant la donation Laronde.
« Achat de la vigne des Luteres (?), le 22 janvier 1629, devant Michel, moyennant 62 livres.
« Achat par décret, le 5 mai 1635, moyennant 200 livres.
(1) Dans plusieurs titres il est dit cordonnier. Dans l'inventaire de 1762 on lit : « Frère Pierre Delaronde qui fut nourri et entretenu pendant quatorze ans au collège. »
^SFT^.
« Achat de la yigne de Simon-Jean Plaehon, curé de Garchizy, le 28 mars 1637, moyennant 150 livreB.
« Achat devant Guyard, le 18 avril 1641, d'ae irasare de grange avec un petit jardin et une cour, le tout de la contenance d'une quartelée ou environ, au village du Voisin, pour MO livreB, le tout chargé de 10 sols cens au baron de La Guerche (1).
« Achat devant Gamusët, le 28 février 1648, du sieur Guyardet, d'une pièce terre étant en friche, de la contenance de 2.perdiea on environ, au village du Voisin, moyennant 20 livres (il)..— r Nota : Il faut, avant cet acquêt, un acquêt de vigne fait en 1646.
« Acquêt devant Guynet, le 14 mars 1648, de lidfadame la baronne de La Guerche, du cens de 10 sols qui était dû sur la masure de grange, cour et jardin spécifiés ci-dessus, moyennant 16 livres 10 sols.
« Achat devant Camuset, le 29 décembre 1648, dé Marie Viat, d'une petite maison couverte de paille, avec une vi^e de 2 œuvres d'homme, au village du Voisin, pour 75 livres.
« Achat devant Ledieu, le 22 janvier 1649, d'une masure, pour 20 livres.
« Achat devant Décelons, de la maison de Garcbizy, pour 207 livres. « Nous avons b&ti la maison. »
« Donation, par contrat reçu Batailler, le 31 octobre 1652, de M. Queneau, avocat, d'une rente fermière de 16 sols sur un quartier de vigne de la paroisse do Garchizy.
« Achat devant Batailler, le 2 août 1655, d'une portion de pré de doux chartées de foin, sis en la paroisse de Garchizy, pour 51 livres.
« Amortissement devant Villars, le 13 avril 1662, d'un cens bordelier de 20 sols dû à M. de Tenon, sur la maison et la vigne achetée de Marie Viat, proche de leur pressoir, village du Voisin, moyennant 15 livres.
» Achat devant Duplessis, le 15 novembre 1664, de Gabriel Chaumette et ses enfants, d'un désert de vigne de trois œuvres d'homme, pour 15 livres.
(1) Un aote Uu 2 novembre 1641, relate que Jôrôme Bérard, recteur du collège do Nevers, reconnaît tenir et porlor à litre de cens, de dame Marguerite 15ri(;oniiel, veuve de noble seigneur Antoine de Tenon, soigneur de Fonfay, baron de I.a Guerche et de Jouet, comme ayant la garde noble de ses enfants, une grange avec le jardin et une cour derrière, assise en la paroisse de Garchizy, sous la charge de CO sols et 2 poules de cens. Cet acte est à peu prùs illisible par suite d'humidité.
(2) L'inventaire. do 1762 dit tout simplement: Chemin derrière la maison.
« Achat devant Villars, le 7 novembre 1665, de M. de Tenon, du bordelage de 10 sols et une poule, sur l'œuvre de douze hommes de vigne, en la paroisse de Garchizy, moyennant 20 livres.
« Achat devant Goby, du 22 décembre 1665, moyennant 80 livres.
« Achat devant Callot, le 2i décembre 1665, de Toussaint Roger, laboureur, d'une vigne de dix œuvres d'homme, pour 120 livres, dont 80 livres provenant dû surplus de l'échange fait avec M. Bardet. comme il est marqué cy dessous au.\ articles d'échange...
a Achat devant Gentil, le 23 avril 1690, moyennant 150 livres.
« Achat de vigne, le 16 juillet 1690, pour 153 livres.
« Copie de trois contrats passés devant Gentil, le 12 mars 1693, pour 342 livres.
a Achat de vigne, devant Gentil, le 12 décembre 1699, moyennant 100 livres.
« Achat de la vigne du Tendu, devant Gentil, le 30 janvier 1700, pour 68 livres.
« Achat du désert du Clos-Pion, devant Sauger, le 26 janvier 1701, pour 30 livres. »
Les Jésuites avaient fait, le 11 mai 1646, certains échanges |qai me sont inconnus. De plus ils avaient acquis d'autres parcelles au lieu appelé les Fromentaux et, peu à peu, ils arrivèrent à former une closerie de quatre-vingts hommes de vigne dont le revenu, lorsqu'il s'agira de payer les droits d'amortissement et de nouveaux acquêts, ne sera évalué par eux qu'à 120 livres. En 1762, au moment de l'expulsion des Jésuites, les vignes de Garchizy rapportaient 400 livres.
(A suivre.) Victok GUENEAU.
- âsâ -
Variété inédite d'un Jeton du XIV* siècle
Dans la Reçue belge de Numismatique, année 1879, M, Raymond Serrure décrivait un jeton imité des monnaies flamandes de Louis II, de Crécy, qu'il faisait remonter à la deuxième moitié du xiv<» siècle (I),
Le deux avril dernier, dans une tranchée profonde nécessitée par des travaux exécutés rue des Ardilliers, des ouvriers trouvèrent une variété de ce jeton. Seul le revers de notre jeton diflôre du revers du jeton précédemment (lubliô.
Il porte au droit ♦ ARMS • LE • GONTNERELES 1 entre filets denchés.
ECU au lion de Flandre dans un épicycloïde h. six lobes, chaque angle occupé par un point.
Revers * » l'ATER « NOSTER ^ OVIES p IN+ entre filets denchés.
Croix formée par quatre arcs de cercle, les bras terminés par des lis très épanouis. Fleur de lis au centre.
Cette pièce n'a assurément pas une origine purement nivernaise, mais ce jeton appartenant au comte de Flandre et de Nevers, présente pour l'histoire métallique de notre province un tel intérêt que nous croyons devoir revendiquer pour lui une place dans notre numismatique. Nous le donnons aussi comme le plus ancien jeton connu jusqu'à ce jour, de notre série nivernaise.
Nevers, le 26 avril 1907.
Aux MANUEL.
(1) Mélanges de numismatique. A propos de trois jetons inédits. Reçue belge de TfumUmalique, 1879.