MON VOYAGE EN PRUSSE
Nous sommes prisonniers au nombre de 8.000 environ. On voit que nous n'étions guère en force pour tenir léte aux 70,000 Prussiens qui entouraient Strasbourg. Le jour où on a su que le général a%'oit rendu la place, les francs-tireurs sont partis vers sa demeure
pour lui faire un maaTais parti. Heureusement pour lui il s'était caché. La garde mobile, les soldats, les francs-tireurs cassaient leurs armes en poussant des cris de rage. Un grand nomliFe de soldats pleuraient. Les Prussiens ont pris possession de la ville aussitôt après notre départ; un détachement de Badois'était chargé de nous servir d'escorte jusqu'à Rastadt. Dire tout ce qu'ils noua ont fait souffrir le premier jour n'est pas possible.
SIÈGE DE STRASBOURa PAR UN SOLDAT
Muse, anime ma verve et viens à mon secours! Je voudrais raconter les malheurs de Strasbourg. Au delà de ses murs, qu'elle avait investis Depuis cinquante jours, une armée ennemie Envoyait vainement ses boulets, sa mitraille, Lorsqu'un vieux général, une franche canaille, A vendu ses soldats et trahi sa patrie, (1)
D'un si sombre complot, un seul avait peut-être
Découvert l'existence. Il l'aurait fait connaitre,
S'il avait pu prouver par des arguments sûrs.
Que Strasbourg renfermait un traître dans ses murs.
C'était un vieux marin à qui l'on doit hommage
Autant pour ses vertus que pour son grand courage.
Sur les murs de la ville, on le vit bien souvent
Adresser aux soldats des encouragements.
Il était bon, affable, simple on ses raanière's.
Il leur causait à tous, il leur parlait en père.
De tous il savait se faire respecter.
On n'avait qu'à le voir et il fallait l'aimer.
Il avait la vigueur de l'ancienne jeunesse.
Car, en lui, rien ne faisait pressentir la vieillesse.
(1) Le général Uhrich, qui Tut chargé de la défense do Strasbourg, était un excellent soldat, incapable do toute Iraliison. Jo l'ai connu et j'ai été très lié avec son (Ils, mon bravo camarade Uhrich, lieutenant d'état-major à mon régiment, qui fit la campagne d'Allemagne avec Mae-Mahon. Faton a été mal informé et a vu la trahison où elle était loin d'exister. Aussi supprimons-nous quelques passages de cet écrit.
C'est à un pareil chef que l'on devait confier
L'honneur de la ville et de nous commander.
De ceux qui composaient le conseil de défense
Il était le plus ferme et, malgré sa présence,
Au général Uhrich, il osa discuter
Les ordres qu'à nos chefs il venait de donner.
Sous nos yeux l'ennemi, dès l'investissement,
Put creuser des fossés, établir hardiment
Des tranchées, des travaux menaçants pour la place.
Nos canons, cependant, qui se trouvaient en face,
Auraient pu aisément, du haut des bastions.
Démolir ces travaux dès leur construction.
Mais notre général, dans sa prévoyance,
Avait tracé des plans bien longtemps à l'avance.
Nous fit défendre à tous, sous peine de prison.
De tirer aux Prussiens un seul coup de canon.
D'un ordre aussi formel, nos soldats étonnés
Demeuraient sur les murs, éperdus, consternés.
Sans pouvoir se défendre, on les voyait périr.
Mais que peut un soldat, il ne peut qu'obéir.
Toutefois l'amiral, par sa grande influence.
Assez bien, vers la fin, rétablit la défense.
Tous nos canons alors, avec fracas, vomissaient
La mitraille et la mort; les échos retentirent
De leurs coups redoublés, mais il était trop lard,
L'ennemi, de trop près, entourait nos remparts;
Et nos pauvres soldats, hélas! (dois-je le dire)
Debout, près des allùts, expiraient en martyrs.
Le jour arrive enfin de notre reddition
Découvrant à nos yeux l'infùme trahison
Qui livrait aux Prussiens Strasbourg et l'Alsace.
Dès ce moment, pour nous, tout va changer de face,
Tout espoir est perdu, nous sommes prisonniers.
Déjà, de tous côtés, on voit dans nos quartiers
Des hommes se hâtant de quitter un asile
Qui pour eux, désormais, deviendrait inutile.
Il faut céder le pas aux soldats étrangers
Qui vont sous peu de jours envahir nos foyers,
Aux familles en pleurs imposant un tribut.
Mais que faire, aujourd'hui? Que pouvons-nous do plus?
Avec etle^ pleurer du tsori qui les afflige
C'est là notre devoir, le sort nous y oblige.
Nos pères gémiront ô la triste nouvelle
Da Strasbourg enlevé. Cette cité si belle
A vu se renverser ses plus beaux monuments.
Ses églises brûler, crouler ses bâtiments.
Elle a vu ses enfants souffrir dans la misère;
Tel père pleure son fils, tel fils pleure son père.
Et pour prix des efforts, pour prix du noble sang
Que chacun dut verser, mû """ 'b dévouement.
On nous rend, on nous livre, armée tout entière.
Par un homme vendue, devii ^-a prisonnière.
Qu'il soit marqué au front, du s 'l du déshonneur.
Ce traître qui osa, oubliant tout nonneur.
Rendre tant de soldats, tant de héros si braves,
Qui de libres et fiers, ne seront plus qu'esclaves;
Mais que vois-je? Qu'entends-je? D'o() viennent ces débria?
Le tumulte augmente, il s'y mêle des cris;
C'est nos soldats furieux qui Ont brisé leurs armes.
Ciel, pour eux, quels regrets! Plusieurs versent des larmes.
On voyait ça et là des épées étendues
Des sabres, des fusils ensemble confonduB.
Hélas, ce tut pour nous un terrible supplies
Il fallut à l'honneur ce dernier «acriôce.
Déjà tout est brisé et dans Strasbourg en déiill
Tout ne nous paraît plus qu'un immense cercueil.
Les maisons sont fermées, seul un morne silence
Nous accueille au moment de quitter notre France.
Sans crainte, maintenant, nous pouvons avancer;
L'ennemi, vainement, voudrait nous désarmer.
Il ne pourra, du moins, ajouter à sa glmpe
Celle de désarmer, après sa victoire.
De malheureux soldats qui, lâchement vendus,
Défilent tristement par la honte abattus,
La rage dans le cœur, de quitter ces murailles.
On les a vus jadis, au milieu des batailles,
Affronter le danger en souriant gaiement .
Et, souB le feu des canons, se porter en avant,
Voyez ces guerriers, ils frémissent encore
En attendant le jour ob brillera l'aurore
Qui verra leur vengeance, et au monde étonné
Dira que chez les Francs le courage est inné.
France! oh beau pays ! que nous allons quitter,
Sur ton sol aimé, quand pourrons-nous rentrer?
Quand pourrons-nous revoir le clocher du village ?
Et vous qui m'abritiez sous vos frais ombrages,
Oh ! riantes vallées où je me plaisait tant
Quand les tièdes zéphirs ramenaient le printemps.
Sur un sol étranger, il faut porter nos pas.
Aujourd'hui, nous trouvant sous de lointains climats.
Nous nous reportons aux foyers de famille,
Où nous avons laissé la blonde jeune fiUe,
Qui dans son cœur ému plaça mon souvenir.
C'était, il m'en souvient, la veille de partir ;
Elle pleurait alors, car son amour de femme
S'alarmait pour celui qui alluma la flamme.
Qui doit brûler ce cœur trop ardent à aimer.
Elle le savait bien, mais comment résister ?
A cet amour puissant, à la passion immense
Qui, dans l'ombre des nuits, croissait en silence.
Se donnait tout entière à l'homme. qu'elle aimait.
Pour leur vie et bonheur, elle sacrifiait.
A l'heure du départ, si bonne est ma mémoire,
Son dernier mot, je crois, fut celui de victoire.
Elle espérait sous peu nous voir tous revenir
Glorieux, triomphants; mais qu'elle a dû gémir
Quand, au lieu de triomphe, elle a appris la retraite
Qu'avaient fait nos armées après notre défaite;
Au triste récit son cœur doit se briser.
Mais elle, comme nous, saura se résigner.
Dans l'espoir qu'à un jour plus favorable
Nous serons réunis et qu'à la même table.
Aux parents, aux amis, venus pour écouter,
Nos peines, nos malheurs, nous pourrons raconter.
Que ce souvenir seul nous donne du courage.
De même que l'on voit, surtout après l'orage.
Se calmer la tempête et s'offrir à nos yeux
Le ciel resplendissant d'un soleil radieux.
De même, tout à coup, se terminant la guerre.
Nous pourrions voir sous peu un retour salutaire.
Les effets bienfaisants se répandre partout, La paix et le bonheur revivre parmi noas. Dans ce moment, suivons sur la route étrangère L'escorte qui nous mena et, dans notre misère. Portons avec orgueil notre nom de Français. On a pu nous trahir, mais nous vaincre, jamais! Hfttons-Dous, de Rastadt on voit la silhouette. De ses maisons déjà on aperçoit le faite ; Epuisés par la faim, de fatigue accablés, A la fin de nos maux serions-nous arrivés? Nous l'espérions du moins, mais espérance vaine. Notre route devient encore plus incertaine. De tes murs, à Rastadt, il faut nous éloigner. Dans de tristes wagons on va nous entasser Et là, durant trois jours, presque sans nourriture. Nous faisons tous vraiment une triste figure. Ce n'est pas tout encore, sur des wagons ouverts Beaucoup de nos soldats étaient à découvert. Le jour, ils supportaient la chaleur accablante Du soleil, et parfois, quand leurs bouches brûlantes. Pour se désaltérer, aux Prussiens demandaient Un verre d'eau, bien souvent les gardiens refusaient. Mais, en retour, la nuit, vaincus par la froidure, Les membres engourdis, lorsque dans la nature Tout repose en silence et se plaît à dormir, Seuls, presque abandonnés, ils étaient à gémir Sur le sol allemand; tel fut notre voyage Durant trois jours entiers; mais voici le rivage Qui entendra nos cris, nos plaintes, nos soupirs. Au loin, voici Torgau, qu'allons-nous devenir? Sera-ce dans ses miirs, sera-ce hors de la ville Qu'on va nous arrêter et nous donner asile? Serons-nous bien reçus, ou, par notre vainqueur. Serons-nous maltraités jusque dans le malheur. Ils pourraient adoucir les peines, les souffrances Des soldats prisonniers, mais chez eux la clémence N'est jamais de saison, car pour nous soulager, Dans un camp solitaire ils vont nous enfermer. Là, séparés de tous, nous aurons pour demeure Des tentes, tristes abris, car vraiment à cette heure
— âttl -
L'hiver déjà commence è se faire sentir, Mais ne nous plaignons pas, nous aurons à souffrir Plus que te froid, la fatm : les insultes grossières Des farouches gardions seront bien plus smôres ; Que d'affronts, en silence, il faudra dévorer 1 Un jour, ospérons-le, nous pourrons uous venger. Mats, hélas 1 aujourd'hui, voyant notro impuissance, Tâchons de désarmer, par notre patience. Ces citoyens sans pitié, dont le plus grand plaisir Est de nous torturer, quand ils nous voient sûufïrir. Qu'il ml Iristo pour nous de devenir esclaves Lorsque la France vient de briser ses entraves, Quand, d'un suprême effort, de sa puissante main Elle a dti renverser le pouvoir souverain Qui captivait ses forces et tenait enchaînée Du peuple la valeur, jusqu'à la destinée. Ils est triste, c'est vrai, car sans la trahison Qui nous a tous livrés, encore nous combattrions Défiant l'ennemi, dont la grande prouesse Fut de nous acheter par astuce et adresse, Pour nos frères aussi, qu'il serait beau un jour, S'ils ont pu repousser, sans besoin de secours, Cette innombrable armée aux phalanges trop Oères Qui a, si aisément, envahi nos frontières. Loin de notre patrie, sur ce sol de brigands, EndnroQS les douleurs, supportons patiemment Les mots injurieux que dans leur grande adresse lia savent infliger sous forme de caresses. Enfermés dans un camp, privés de tout secours, Nous gémissons la nuit, nous gémissons le jour, A toute heure attendant notre délivrance. Le moment fortuné, mais toujours l'espérance. Qui passait dans nos cœurs, devient déception, Nous voyons sur nous, se refermer lu prison Qui, en servant de voile à beaucoup de misères. Deviendra le tombeau de beaucoup de nos frères- On ne pourrait jamais, de notre position, Esquisser le tableau, sans avoir compassion Des malheureux enfants qui soupirent sans cesgg Après leur sol natal, 0(1 leur belle jeunesse,
Au lieu de s'étioler ou de se voir flétrir,
Sous un soleil brillant irait s'épanouir
Dans ce pays bruineux ob la neige et la glace.
Durant des mois entiers semblent avoir pris place.
Ouil le malheur partout semble suivre nos pas.
Entrez dans nos abris, regardek nos grabats.
Seuls, ils disent assez combien notre misère
Est grande en ce moment sur la terre étrangère.
Mais de la barbarie, dernier raffinement.
Ils savent ajouter à nos derniers tourments.
Et pour combien d'horreur, pour comble d'infamie.
Ils voudraient que par nous, contre notre Patrie,
Des armes soient forgées. Ce travail & leurs yeux
N'est que très naturel et n'a rien d'odieux.
De la guerre en tous points, les lois les plus sacrées
Par eux foulées aux pieds, ne sont jomais violées.
D'un attentat sans nom
Sans le moindre scrupule accusant l'ennemi
Il rejette sur lui, par une heureuse adresse.
Les résultats, souvent d'une indigne bassesse.
Nos églises brûlées, nos temples abattus
Attestent heureusement quelles sont les vertus
Qui germent dans le cœur de cette fière race
Qu'on appelle allemande et qui suit bien la trace
Des barbares du Nord qui, jadis émigrant
Des bords de la Baltique, écrasaient en passant,
Brûlaient, incendiaient dans leur aveugle rage.
Tout ce qui s'opposait à leur fureur sauvage,
En cendres, sont par eux réduits en un moment.
De ces peuples était le plus beau monument.
Derrière eux, le désert et son affreux silence,
De ces héros marquaient les actes de vaillance.
Mais on ne vit jamais des peuples policés
Se laisser entraîner à de pareils excès.
Héritiers de leurs mœurs, héritiers de leur gloire,
Qui n'a pas encore de pareille dans l'histoire,
Les Prussiens en sont fiers et croient, dans leurs foyers,
Rentrer couverts d'honneur, de gloire et de lauriers,
Après avoir ruiné, incendié les villes.
Telles sont aujourd'hui Strasbourg et Thionville.
OBSERVATIONS RECUEILLIES SUR LE C&RiCTÉRE ALLEMAND par un Sergent du 56'. prisonnier
Le Prussien est esclave du drapeau, obéil sans murmurer, plie sous le joug de la discipline qui est iiitlexible; l'oflicier a droit de Tte et de luort sur les soldats: les puoitioiis soûl plus dures et plus pénibles que clie« nous. Le soldat devient pour ainsi dire, une machine qui fùactionne au gré de celui qui la dirige ; aussi ne voit- On pas dans Tarmée allemande ce qu'on voit chez: nous '. familiarité lire les militoires de diflérents grades; la discipline allemnodo rinçonne le troupier adinirablemeot et si la nôtre était aussi inilexible elle n'en vaudroit que mieux.
Un observateur de cette journée fatale à la France, bataille de VVœrlh, aurait pu, étant placé de manière à apercevoir les mouvements des deu.x armées, ae rendra compte de la différence avec laquelle elles ont fonctionné.
L'armée prussienne, sous le feu, est admirable de sang-froid ; là ofi les pelotons arrivaient, ils se déployaient avec une régularité au-dessus de la critique; on voyait l'esclave qui obéit; il sent que lu mort se dresse menaçante derrière lui, s'il hésite, et peut espérer survivre en marchant bravement au combat; aussi malgré les décharges de nos mitrailleuses qui les couchaient comme des épis, leurs rangs se reformaient sans précipitation.
Chez nous, le Français est, pour ainsi dire, volontaire du drapeau; la discipline est plus douce, l'obéissance s'en res.sent. La comparaison n'est pas possible entre l'un et l'autre.
J'en conclus que l'armée allemande est meilleure que la nôtre et moins susceptible ô la débandade, à la suite d'un échec ou delà perte d'une bataille, et si l'Allemand avait du sang français dans les veines il serait le premier soldat du monde.
Le soldat prussien est moins bien nourri que le nôtre et supporta avec résignation la fatigue de longues marches et privations, il se plaint moins; en un mol, l'Allemand est plus fort, plus grand et moins fort en gueule que le Français. Pour quiconque les a vus, l'appréciation est toute faite en faveur de l'AlleaiaDd, surtout sous les rapports ci-dessus relatés.
DEVOIRS DES PRISO>'NIERS DE GUERRE
A:t::ll r.- e ::e: . — '.•: -.<?;:.■.- i ;x .lii i-rrs J* tjut iirade. H . :. ; -; -T . :. : ..:■- v". ;. . r.r. •:•-'.■- •.-:.•>•:> Ivurs caaiara J-'s. A: :.-• — T :: • ...: . : :-.-:::! I- .:-;'.:x h.'niir.C'S ou plus sera .! ir il\ i:.'5 iv ::jv..:x f^:.!-- •.-•. '.r .':.o: du coau-iot siTa
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A:.:, i. — T.:'. :■;.-. n:.!-: ï.liit J.it ôb •.•!!? s rince et respect à MM. ;••« f-l.-!-:-. -. ;-••:!!•!•:•:.» «.-t l'.'p.-r'-sux et l-.-s SMUS-olîioiers. i.-ilfi.-i'^x --t -.ii.ît» i .•'■.ui :L".-;s--.in ;•.- ■•■.ix jilV.-iers t-t aux exempts 'vjrv..:...,:it^.i-:.ir.!:.:..:..v. .
Ai.; . ■'•. — Li i - ■;••.■.•.< in ?•:• eî l'incMiduile sont punis de prison d',' ""fi.'.t •".■■J •1-: ti-iviux l'iUios.
Ai.;. ''. — (l-.!;: 'y:'. ■^ ij'.X i' •r.;i.i!;i-' ij'i'i! '.îo vou'.iiit pns ol)>.'ir
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Aiii. !'. 1,1' |iri-.>!i!i;i-r di.- Lii:i-ri-- di'it >!iivi,> f\:u't''mitiit ]<■< \\i liiii lii'ii . l'i iii- j.i,i..ii-; .-!• i ii.-~rr >'iliiiri'. [i.ir i i>|".'rancf d un iiiiilil. .'i .-lili-i- i-i'iiiii.'-ltr !• 'il'-- fi'if.iii- il;iii> '.:< iii.ilii|iii' du S'-rvice; si 11' |ii I .i.niiiir l'i-.'il .ixiiir i ■li-nii il<' -i' plaiiulri' di- iii' ]ias .-iv.iir ri.'i;u n- i|iii lui I- -I cIn l'ii li'iiii tiMJIi'iiiiiil iii'li ,iii' i-'.\ i! une :iutli' f;iUMi.
il , .1 ..liii;... i!i. I.iiii- > li'V. :i- .^;.ii> r. Tus. li i'.>l jiussi ili;fi'iidu
d iM'. ili r ^'- • I'. i.ul.--' :i :-!' |ii.ii:iilii' 1-11 c.'iiiiiiui) l't lie ies iiiL-llre
ili' III. un iii-i' hiiuii'ur.
J,i' prise MiiiiiT di' jjuiir.' iii' di.iil .se |ii.dnilro ipie liirsiiiiu le survice
est terminé et jamais pendant le service, et d'autre part, il peut être convaincu qu'il sera fait droit à sa réclamation, si elle est fondée et s'il l'expose d'une manière convenable par voie hiérarchique.
Art. 10. — Celui qui, en présence de plusieurs camarades, se conduit d'une façon indigne ou qui se plaint hautement, avec le dessein de conduire ses camarades à la désobéissance contre les supérieurs ou pour obtenir par force quelque chose d'un, sera puni de mort quand même sa plainte serait fondée. La môme punition est pour celui qui engage ses camarades à la désobéissance.
Art. 11. — Si les prisonniers s'émeutent publiquement etjont voir l'intention de s'opposer aux supérieurs avec des forces unies. ou d'extorquer quelque chose, seront punis de, au moins dix ans de travaux publics ou de mort; le directeur d'une telle révolte sera puni de mort.
Art. 12. — Celui qui quitte sa place de son autorité privée pendant un service ou une marche quelconque sera puni de prison ou de travaux publics jusqu'à dix ans.
Art. 13. — Celui qui, sans permission, reste hors de sa tente après la retraite ou qui s'en éloigne dans le temps de la retraite, au réveil, ou qui surpasse le congé donné sera puni de cachot ou de travaux publics jusqu'à dix ans.
Art. 14. — Les prisonniers de guerre qui s'offensent ou qui se battent seront punis de cachot dans le cas où il n'y aurait pas eu de blessures graves dans les rixes.
Art. 15. — Le vol, la fraude, la falsification et tous les autres délits ordinaires, seront punis suivant le code pénal.
Art. 16. — Ceux qui violent leurs devoirs ou qui commettent des actions punissables doivent s'attendre aux peines données par les lois; au contraire, ceux qui sont honnêtes et probes, auront un traitement honorable et assuré.