‹ Memoires (volume 2)Chapitre 28 sur 68 · LA PAIX · texte numérisé non relu

LA PAIX

Oui, c'est bien elle que le cœur espère.

C'est bien elle ici-bas, que tout crpur d'homme attend

Peut-on vivre longtemps sur cette pauvre terre

Sans se dire : « La Paix, oh, je l'aime tant!

La paix l'homme le sait, elle est le bien suprême

Santé, fortune, gloire, oui tout le bonheur même,

N'est qu'un vain mot pour qui ne la possède pas

La paix c'est l'hymne saint que chante la nature.

Quand la fleur, librement, s'ouvre aux rayons du jour Quand l'oiseau de sa voix mélodieuse et pure, Lance à travers les airs des cantiques d'amour. Quand le cultivateur, sa bêche sur l'épaule, Va, suivi de son fils, ensemencer son champ, Quand l'ouvrier, le soir, assis près des vieux saules Repasse sa journée avec tous ses enfants. Quand le pâtre, au matin, partant pour la prairie Accompagne, en chantant, les cloches du troupeau. Quand la mère, joyeuse et l'âme épanouie Endort de ses refrains, son enfant au berceau, Quand le noble travail, comme un concert immense. Retentissant partout, des villes aux guérèts, Sème partout la joie, l'aisance et l'amour. Poussant l'esprit de l'homme à de nouveaux progrès. Sainte paix I nous t'aimons, descend sur la terre Ange que nous cherchons, parais dans le ciel bleu Enchaîne pour jamais le monstre de la guerre.

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