‹ Memoires (volume 2)Chapitre 32 sur 68 · OU LE GAGE · texte numérisé non relu

OU LE GAGE

DE l'amitié

■ ■ aixné*

à Paris Chez Janet, Libraire

Rie StJacqiieB, n* 59

L'étui, en mince carton gris cendré, a 5 centimètres 6 de hauteur et 5 centimètres 2 de largeur. Sur une de ses faces, une femme ailée est assise sur une espèce d'arc-en ciel, le bras droit est levé, le gauche est étendu. Cette femme est vêtue fort légèrement, mais ses jambes sont recouvertes d'un manteau. Sur l'autre face, une femme nue debout, a devant elle un nuage qui part des pieds, monte et s'arrête à la hauteur du torse en cachant un peu le devant du ventre. Elle tient de la main droite un miroir dans lequel elle se contemple; son bras gauche est étendu le long du corps; la main s'appuie sur un objet qu'on ne distingue plus. La couverture de l'almanach est en carton de môme nuance que l'étui. Sur la face principale un homme et une femme jeunes, court vêtus, se tiennent très près l'un de l'autre. L'homme semble indiquer de la main l'endroit où il entraine la femme. Sur l'autre face, une femme relève

3s robe de la main droite, salue ou envoie un baiser de la main gauche. Un enfaat ou un [)etit amour soulève ud manteau par derrière. A côté d'eux se trouve uae pyraraide qui laisse apercevoir un patmier.

Cet almanacb contient soixante dotiste pages. Le calendrier occupe les pages 49 à 72, De jolies gravures occupent les pages 2, 6, 10 et aiosi de suite de quatre eu quatre jusqu'à 46. Sur les autres pages soûl imprimées de simplettes chansons comme les Etrfnnex de l'Amitié, les Merpeillea de la Mode, le Mérite des Femmes, le Pa^s de l'Himen, etc., puis des Decises, parmi lesquelles cetteci :

Fàcbez-vous, ne vous fôcbez pas Je vous dirai que votre mère Autant que vous a des appas El comme vous sait encore pljJje,

Un travail non encore achevé de M. Carré, instituteur à Chazeuîj, sur la commune de Corvol-d'Embernard, esl communiqué par M. le Président. Dès que cette notice sera terminée, elle pourra prendre place dans un des Bulletins de la Société.

Séance du 4 juillet 1907

Notre savant collègue, M. Paul Cornu, donne connaissance à l'Assemblée des Vexations commises par le duc de Nepers à l'encontre du trésorier général de Champagne, 1614. L'insertion de ce travail dans le prochain Bulletin ost votée à l'utianimité.

Le Président, qui avait entretenu la Société, le 19 juillet 1906, des curieuses inscriptions Irocces sur !a cheminée d'une des chambres de l'ancienne Cour des Comptes de Nevers (n" 36 de la rue de l'Oratoire), chambre qui fut prison ou corps de garde, présente à l'assemblée diverses photographies qu'il a fait faire de ces inscriptions. Il espère que, si sa santé le lui permet — ce que tous

souhaitent bien vivement — il terminera uo travail d'eosemble qu'il a commencé sur ce sujet si intéressant et qui pourra trouver sa place dans les Mémoires de notre Société.

Il est alors donné lecture d'une notice de M. Manuel sur un jeton du xiv^ siècle trouvé dans des 'travaux exécutés dernièrement rue des Ardilllers, jeton qui semble ôtrel'un des plus anciens de notre série nivernaise. Cette notice, dont l'inténM est des plus évident, sera insérée dari'^ le Bulletin qui s'imprime actuellement.

Le Président met sous les yeux de l'Assemblée trois opuscules de P. Malardîer, dont l'un, manuscrit, est intitulé : Soucenira de la Conciert/erie, de Sainte Pélayie, de la Roquette et de la Maison d'arrêt de A'ecerj» (Prison de A'eter«, 1850). Les autres ont pour titre : L'Ênangile et la République ou. Mission sociale des Instituteurs, par P. Malardîer, instituteur h Dhun-les Places, canton de Lormes (Paris, imprimerie Schneider, 1848); Siège de Paria par les MaUren d'école (Varis, typographie Beaulé et Maignaud, 1850). Tous méritent d'attirer l'attention des penseurs.

Séance du 27 septembre 190?

A l'ouverture de la séance, M. Lucien Gueneau met sous les yeux dd la Société un silex rond de la grosseur d'environ deux billes de billard, qu'il suppose, à cause d'une cassure à peu près circulaire qui indiquerait peut-èlre la naissance d'un manche, avoir servi de pilon. Ce silex a été trouvé & Nevers, ô côté de la rue Saint-Arigle.

Nos collègues Desforges, de Fléty, et Soudan, de Luzy, ont représenté notre Société au III" Congrès Préhistorique tenu à Autun le 18 août d<:rnier, et c'est avec le plus grand plaisir que nous avons appris les appréciations Uatteuses du Congrès, données aux deux études lues par leur auteur, M. Desforges. L'une de ces études avait trait ô la micro-industrie de Fléty; l'autre concernait l'âge des pendeloques et aiguisoirs du Centre de la France. On trouvera dans le Bulletin les gravures des objets présentés au Congrès par M. Desforges, à l'appui de ses communications.

Le programme du 46« Congrès des Sociétés savantes, qui s'ouvrira à la Sorbonne, le 21 août 1908, est distribué aux Membres présents par le Président, qui annonce que notre Société a reçu du Conseil général la subvention qu'il veut bien lui accorder chaque année, comme témoignage de l'intérêt qu'il porte à nos travaux. L'Assemblée adresse ses plus cordiaux remerciemenis à MM. les Conseillers généraux et à M. le Préfet.

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