‹ Memoires (volume 2)Chapitre 4 sur 68 · NOTICE · texte numérisé non relu

NOTICE

I] y a cinq ans, élant en vacances à Claniecy. j'avais coutume d'aller les jours de pluie m'enfcrnier à l'hîitel-de-'ville dans la chambre des archives. J'ai passé Jà d'Iicureuses heures pciiehc sur de vieux regialres, travaillant lans me presser comme il fait si bon iravailler. Je m'occupais à colUgcr sur Claude Tillier, auquel personne encore ne songeait, des renseignements biographiques d'une auliienlirité indéniable.

Mais je rOvais surtout de relioiiver la (rare de ce Benjamin Rathery, dont il nous a narré rhtslotre ht'roiqiie cl ramiliire en nn roman d'une couleur et d'un relief uniques. Tout ce qu'il me fut donné d'apprendre, c'est qu'en 1781 un Germain Rulhery, natif de Clamecï et ftgé d'une trentaine d'ans, avait titre de chirurgien et qu'en 1783. marié à Marie-Louise Joly, il ^lail établi dans la petite ville de î'fctncry ii)-

Ce Germain Rathery — qui se trouvait être précisément le benu-frère de I l'honniîte Vlacbeconrt et qui fut le grand-oncle maternel du pamphlétaire,

ne ierail-il pas Benjaniin ? ,V d'antres de le dire.

Au cours de mes rcrherrhes, je fis plus d'une trouvaille. C'est ainsi que je pu» constituer un dossier di;s démiMés de Tillier. du temps qu'il «tait instituteur communal, avec le Comité d'instruction publique de Clamecy.

Ces démêlés, d'ailleurs, m'étaient déjà connus. J'avais noté dans le pamphlet Conimenl J'aurais voulu me vendre à M. Dtipin, le récit, d'une acre ironie, qu'en a donné Tillier. Bien que le morceau soit un peu long, on ne m'on voudra poi de le transcrire ici :

« Du temps que j'étais bien sage, le conseil municipal m'avait nommé directeur de i'éeole mutuelle, avec 1,100 fr. d'appointements. Mais il avnîl fallu restaurer la maison d'écolo qui était un grenier à foin, lui faire sa toilette, la pourvoir de mobilier, et tout cela avait demandé du temps. A peine fus-je en fonctions, que le Comité local cl cantonal lÂcha un arrêté

(1) Il (Mail ni\ \b 25 mai iT54, le derniur ûiis nombpeu.x enfanta du boulanger Edme-Jaequcs Rathery et de Uade-Auno Page; il âtdit done le Benjamin de famille.

par lpq"P' Il m'Brtjoijmflll tin collèpiii* qui dcvnil fnirr, le «oir. Ifl clasie aux ftamlK'atrx. Pt iii)ti|iK'ls il allouait lu ntriillô dr me* .i|)poiiiU>[nciil<t. <',V<(ail vouloir parlantT une noisette en deux, Doii/.c cnU francs pour faire viTi-e deux école» ol deiiï lualilulcurs dans un chcf-lîcu il'jirrondissomenl I... la somme était notoirement iiisulTlsante. Mais moi je déjeunerais et mou collègue SDuporait : ainsi l'avait di-cidô la siiyesse locale et canlonale... Gel arr<^lé avilit d'abord le lorl Irèf grave de nie délroiiâscr . ensuite celle école, divisée en itenx liéniis|)lit>tes, ces deux instituteurs se succédatil idloniali vcnient duns leurs lonclions comme l'astre du jour et celui de la nuit ~ mon coll^gue faisant la lune et moi faisant le soteil — tout cela était si driMe, si burlesijue. que je ne pus résister à la tentation de donner h mes réclamations les formes aiguës du pampliiel.

I' J'adressai donc mon paniplilct-pétilion au conseil municipal qui ne put s'enipéclicr de me donner raison tant j'avais ruisnn. Je n'eu eus que plus tort aux yeux du Comité, Défunt M, Paillet, qui était alors de toutes les assemblées possibles, rappelant son ancienne vigueur de clerc, grosïnya une copie de mon piinaplilet et le dénonça h ses collègues. Le Comité, présidé par le sous préfet, décidn ii l'unanimité qu'il y avoil lieu de se fAchcr. Il me traduisit à so barre; mais, au lieu de m'y rendre, j'allai fnirc une partie de billard. Je fus destitué par coDlumacc: car alors la lilxrté de l'instruclmn pitninire n'existait pas encore. Mais je n'étais pas liomme à me laissi-r assommer par un cachet ranlonnt : j'inicrjetni appel par deviuit le recteur iitii n'ctail pus M. Cnrémc d'à présent. Voici donc le Comité sur le pied lie guerre; tous les soirs, après dlncr. ce.s lionnète^ personnages se rassemblaient et produisnieni contre moi un gros procM-verbnl. M. Pndlrt était l'élucubratcur ordinaire de coifa tiim» cl c'est, je crois, dons celte besogne qu'il n puisé ces linules connaissances artisliqncsqui l'ont fnil nommer pré sidenldu O'irle littérnire deClamecy. Or, ce litlératcur était Irllement habitué h rédiger ma destitulion qu'un joui-, écrivant îi sa femme, il termina sa leitic parées mots : <i \ ces causes, les soussigtiés demandent la destitution immédiate du sieur Tjllicr (Claude), instituteur primaire, etc.. »

K Cette guerre, k force de se prolonger, étail devenue une calamité publique : le beau sexe de lu botn-gcoisie, privé de l'amabilité locale et cflnlonalc de ces messieurs, jetait les liaul» cris; toutes les pailles de boslon étaient dérungt'es et. dans les salons les nil'-ux ai-liiilandés du lieu, on voyait toojotns cinq à six grands niais de fuulenll tendant, d'un air ennuyé, les brns & un occup.inl. Moi-même, je commençais & me déplaire dans la place «ssiégéc el le Comité ne finissait polut de s'en emparer. J'eus pitié de mol d'abord, ensuite du lat>eur de ces messieurs et des enmiis de ces dames : je résolus de rendre à mou pays lu pjii.x cl le boslon. son compagnon heureux. Je quittai donc un beau mutin l'école mutuelle sans tambour ni Ironqietle <'t je repris mn férule d'instituteur privé. »

Vollh l'Avcnture rapporta par Titlicr, Mais Tlllicr étiùt-il véridiqnc? On verra tout & l'heure qu'il l'éUit.

Mon dossier, ccppodanl. n'otnil puscoinplpl. Il nirninnqnnll unr pl^rr.ol c'était In piètf (îiiiinciit»» : It me tiiaiiqtialt le piimpl\|pt-p«!'liiion. J<< 1^ chrrchai loDstcmpi. avec |U)ltf!itc<> , u'éUilce pn» \o pniiiphict le pliii* aiu-lefi du

- rlii Cmiilti? tl'lnsitnic

:><< <tll COlISCtl (IIllIlicipAl

dr I en conluiiait'iil h' monuiiv |Kiiaiir«p'«P- J'')ban(lone«nl donc

n»c- : . ne» cl or-«ai bifiilàt d'y pfiiser (ii. El j'avais oublii> Jusqu'à

r«Utcnw de nioa dniuirr InrM^iic tant dmiiùinrieiU. niuii ami l'aul Cornu m'étrivH de \c^r* qu'il vt-nnil di; relrc)uvt>r le (>ariipUI(;l pétition.

Celtii^idonnail. d'un fM)iniueil liv^h qitnsi fioxaf^'iialre, dnn« !<■« colonnes

du ' (il, jotirtial il iiedf la Mèvre. H y avnit fii* Imprimé

cai ;: j):ir le» «litis dn ' n'iil. coiiiiiie une t. imjviv ii)édilc de

noirr ami Claiidn Tillicr... le vipmrpux ntlilHi* qui' iioum «vons perdu »i if une encore, »i plein de vervo et d'cncrgic •<.

f'ciit iMrc ne le lirn-t-on pns sons inlwi^l, en pninphlrt pélllion. Il <k;liiire d'une si'irc lumière Inute une p<''no<ic de la vir clnniocymist- de Tillicr; Il y marque uncd;ilr' lit'ci'iivc et c'est U'i son vrni litre à In ri'iniprrssion. N'iiivoquoru point, en etTet, sa valeur llUéralre : elle est MK'diiwre. cl la pétition a bit lort au païuplilct. Poiirlanldc loin vn loin, rnmpitnl l'insignitlnnce «dnitnbtrati>c d>.' la raclure, uuu image apparaît qui annonce le bon ouvrier du \erbe, ei l'on airni.' de-i phrave-i <;utiiitie relles-d :

— h Prolétaire de l'tn«trurtioii publique... Il ne m'nppDrlicnt pasdir lever ni» jeux jusqu'au from de men niflllrea et de prendre leur nulorilû pour la peser. C'est um? inconvenniu-c de ne point leur abnndonuer mon puin sfmi murmurer et une mallioniièlcliî de ne point les remercier de c« qu'ils iio m'en ôteiil qu'im morceau, »

Tel qu'il e.M. le p.iinphlel pétition npp.iraflra comme un document biographique de buutc (luporlance. Tillicr eut pu ne pas l'ikrirc, mais oliirsson exi«tri]ce po»lérieurc en eût été profoadêcnent modifiée. C'csl que le pamphlrl-fK'itilion fut un de ces actc« qui retenlis-tent sur toute une deslinéc : par lui. cl lie In l'açon la plus véhémente, la rupluro s'est consommée entre TlIlicT et (a i>'-' (le sa ville natale. Jusqne-li, il n'avait été pour les

" RTind» pci ' l'icaux cl caulonaux •• qu'un adversaire polilique :

lt> \f M.iriu* Gériri. (|iii reprit )•?<! mérnes recberehes'ne le découvrit pas d» : lir sa récpiile edrtiLHi ite? Pamphlets, N»vers, Mazeron, in-S',

tnii i>. 6.>

2 U' Hi-n pul/Uc, iiumi^ros 6'J (.'l T<t, des 20 pt 23 mal 1849. La lottre d'in- (rodiicUon ili' Ba>lo Piirutjt estiial'^e ilu 88 avril prtcedcnl.

l.e Hlen fiublic |iaraiÉ««il A Nevers sou» In direction d'Antony Duvîvier

apw le scandale du pamphlct-pt-lition. qui lui jnit «ir les bras (oute la bourgeoisie, il allait concevoir pour crllp-ci o?lU' inwiitii dt rUttte q«ll c»l l'un des Iraits les plus mnrqut^ tl<* son ccuvrc ol Tait de lui, quoo y consente ou non, un nulherliquc priScurseur de la r^volulioo sociale.

Le pemphlel-pôUlion a une hislnire : c'est l'histoire môme de Tillier un jhnt qu'instituletir public. Il convient donc de l'esquisser ici.

Le 3i dL-ceiiibre 1837, en verln d'un congé en bonni^ forme, TiUlcr ftalt libéré du se.!'vice inililaire. Quelques jours après, il renirail à CInmecy avce l'inlenlion de s'établir. Il épou»ail Anne Col sept mois plus tard. I.'ac le nuptial le qualille d'instituteur: il n'était pourtant uucore qu'un inslitulcur «an» école.

Le 17 dtecmbre de la même année, le recleur de racadi^roic de Dourgea ^irit au maire de Clarnccj :

<■ r,c gieur Tillier (Claude), baclielicr is Iettrc.<i, m'a exprimé le désir d'ouvrir, à r.lsmecj, une école et un pensionnai priniairc. Je suis Irè* dispos»!' à lui accorder sa double demande; mais, pour prendre une décision régulière et en [wrfailc tonnai.ssance de cau!<e. j'ai benoin d'avoir votre avis cl celui du Comité iiur l'opportunité et i'ulililé d'un établissement de ce genre dan» voire ville.

<i l'eul-étre le collèp»; suOit-il a recevoir les élèves j)en.<ionnaire» de tout genre, cl la maison de .\I. Tillier serait sans objet. Je voui! prie de me Iransmctlrc roptni<m du Comité (dont M. le curé fait partie^ et celle de M. le Soux Préfet, etc. i>

L.i ré|>onse du maire m'est re*l^< inconnue, l,c sous-préfel (c'était le père dru trois Dupini écrivit que le pensionnai Tillier nnimil probablement au collège, « où on donne l'inHlruction primaire aussi bien que l'iii.slniction HTomlitirep. Quant .lu Comité, il émil it runnnimilé uneopinion défavorable, •flnd'évitiT au cnllèjfe ■< une rivalilé ijui ne p<"ut que lui èlre désavantageuse <i et nusii pnrcc que i< le sieur Tillier (CluudeJ n'est nullement logé de manière h recevoir des pcn.«ionnnires ».

Ce n'étaient là loutefoi» rien que des nrin: rien ne défend de croire que le recteur qui s'éUilt montré - trè* disposé » A donner Mtisfnctinn au jeune Uiilituteur, néyligen d'en tenir coniple cl que Tillier reçut raulorisation de cu\cr tme école, sinon un pensionnat, car moins d'un an plus lard, h In naiswuire de non premier enfant, nous le tronverons établi me du Grcnierh Sel.

En ce Irmpf-IA, len communes n'rnlretennlcnl pas d'é<'ole* et le soin de l'instruction primaire ét.ilt nVmndonné an\ pnrliciiliiT». Vlais di'jh la iréces- Jiité d'un r'nseiKiieinrnl |X)ur le pruple ji'irnpo«iit aux niunii-ipalilés, C'est ainki qu'au mois de mal tHttf, le conseil municiiial de Clamer)' répartit tes

I.MO ftnnr«c(>n«)CT('s pur lui h i'instruclioii primaire eolrc 1rs inià» in.ttitd-

tc«r» niifiirlsés <lc lu »ille. A churRi* par l'iuiciiii d'ovn de fuîre uiif cliusn (p^liiltc (le Iruls lii'iircs (wr jour. L'un tic rw Irois liiHliliili.-ur» uutnriwa n'cUII oiiteo qiH' ' "iw 1 1).

l.p rwtilliit de i ■ coinuiutial»? dul ôtro iiifi«rlt"iir Ji rr!i|n'!ranc«,

car, dé» l'aiin^o 'SiiiianU'. nous voyons Iv coii!«iI iiuKllOtT m iWchiun preinSfcro. Tout en roii'>i'rvaiit 1<" iiiudi' dVnsfijîiicini'til muluel iirikL-iti'iiiiiiful adoplii, It r(?y>lul <lc i)f plus .Hubvt'iiliiHiiii'r lii'noniiai:* (lu'iiii st'ul •< profes- W'i I il îtcniil (illout' uti trjiitciin'ril iiuniiiii'l do 1.300 rnmr». plul

ikf iir frîiii ilf pririiiitT l'iiibliisi'iiiciit.

UrUn nouvelle délibération f!il de tiiiii iMo: deux iiKiii ftprc* ('H!la(itit la révolution de Juillet. Le cliiiiigetncnl de réginx? ne pouvait ijuc rtirtiner le OOli^il daiit sa ràsolulimi de doter le» eiifanl* du peuple il'un eti!<eifrnenipnl prUaulrC. Le 3u utivenihre. Cluude Titlier éliiit nunimr. ù la mjijorité des iulTnigfS, direi.'teur de l'écok' mutuelle. Malfrré uiu* oppo^iilion tla plus vive.H de iiueliiuc.'î-uns des conseillent, il l'eniporluil sur son connirrenl, rituLiluteur Uunnet.

L'6i-oU; uiutnellc dcTOit s'oxivrir on janvier, mnls rnmênagctnenl de- MUnd.a dij lenips el l'ouverture éprouva un retard cxrpsair : elle n'cul lieu que le i.î rioveiidne i83i. U:in.s l'iiilcrviille. Tillier avail colLiboré h ytniii'itendant. petit journal d'un « liliérnlisiiie " avniicé qui ri 'oui ijne Ireize nuinért»; il avHil pris parti, avec sn netteté cnulurnière. pour Bngne de Invo coulre Dupin aîné, aux élcrtionij Iégi(ilalive5, et cette nililudc polilii|ur avait jiouiRvéç contre lui dons le monde bon rpeoi» des haines qui n'allendnient que l'occasion d'agir.

Pandlélernenl II la haine, l'envie Tnisnil îoii fpuvre aussi. La conciirrenco était des plus vives entre maîtres di'colo et la préférence ouverte dont Tillier avait été l'objet de In part du Conseil municJpaL devait l'exposer aux rancunes jalouses de se» deux confrères clameeycois. En clTel, à peine étail-U CTi fonction» que ceux-ci. Bonnet et (jultlauniol, estimèrent qu'ils pouvaient attaquer la décision ininiicipale avec quelque espoir de succès. Ils le llrent dans une. pétillon aUtc^iiéc au soiis-préfct de l'arrondissement.

J'ai sous les veux co docunionl. Bonnet et Guillaumol s'y plaignent d'abord longuement, amèrement, d'avoir été sacriQéâ à Tillier.

•' TllUère fticj a M nommé, cboisi. préféré, etc. ; rien de mieux ; il dirige Iul-m6me non école, rien de mieux, il ne fail que son devoir. Mais Tillièrc maintient «on école pojanic. dite bourgeoise, et ce n'est pas lui qui la fait ; il a un maître i]iij în dirige, qu'il est obligé du payer (a) ; or donc, la coin-

(t) La prouve oou» en est tournis pAc la pétition des instituteurs Bonnet et Gm'tlHutnot linnt il e»l question plus loin.

ISI C'i'itait uu iioiniué Dcsïiaux, qui fkit., depuis instituteur à Villiers-sur' Tonne. Coonmo Ttlller, il <tlait bactielier As lettres.

<inuni' en croyanl favoriser Titlièrp a donné du pain & un étranger cl l'ai i deux de la viUc, ce qui n'est pas juMle. i>

Aulix; sujet de dolwinces :

« Eh bien. Monsieur le aous-préfel. duos lu commtine de Clamecy, il y a

trois iiistiluliico?, qui sans aucnne oulorisation. sans eunin examen, enseignent flilcs el garçons et oui Tnême plus de ci's derniers que des pretniers ; nous ne craignons pas de vous les nommer ; c* sont la femme h Tillier ijui n'enseigne que les garçons, tandis que lui a i.joo francs de la commune pour récOle prulnile el un maîlre pour son école ixijante; M"" Péchaire et M°" Bon!iS4rd qui ont filles el garçons. Ces inslilutricos nous portent un grand préjudice fi). "

Puis les pétitionnaires de cooclurc :

1. Si la coramnue de Clamer.y désire tflnl faire du bien à la classe malhouiTuse. elle n'n pas besoin d'augmenter les fonds pour y parvenir et faire un bien génëral ; elle n'a qu'à parlii^er les i.aoo Tr. entre les trois instituteurs établis el les obliger à enseigner suivant In mélbodc mutuelle, sans limiter à aucun le nombre des élèves, et cliaque élûblissemenl ûjunt son iHiiblisseinent lui appartenant, le bien que In commune croil faire, au lieu d'être presque particulier deviendra j^'énéral. tous les enfanU recevront l'éducation indistinctement, il y aura même un avantage dans les résultats pur la concurrence, et la commune aura un bénéQce en louant rétablissement qu'elle a créé k l'un de^ trois. »

Celle pétition porte la date du n lâ' de décembre " iS3t. Seize jours apr^,

{1) La pétition contient encore doa chiffres intéressantt!: < La commune ds' Clemecy euutient six mille àm<'s environ, le sixiéni'; na enfants, mille; moitié gsrçoas, cinq eenls. Comment ces cinq ■ culs yar^-ons rei;oivi.'nl-lts l'enseignement dans le moment ? Au coPûge tout ou plus SI), dans les collèges élraiigora tout au plus 10, û IVVcotc gratuite leriue par Tillièro 8J, à l'école payante de TUliérc tenue par un sotts-maitrê ft par sa femme 80, chez Giiillnuraol ïO, chf'i Bonnet 3U, eu qui fait eu tuut HO ; il reste donc on tout StiU âlùvee qui ne reçoivent pas l'éducation., , t)

J'ajf-iaiei'ui qu'un papier non daté qui se trouve aux ar.'hives de la mairie de Ciameey (et qui semble un prujel de réponse à un questionnaire) indique que Bonnet avait 5> élèves, Guilhiuiaot 40 et Tillier 83. Il in liqud egalcmeiit que Bonnet el Tilli,.-r dnanaicDl seuls rensei<;nement simultané.

On sait que TilIier dani Ij pamptilet Distribution de pria; œuat Ecole» ehré- Hennet, déclare lui-inèuie avnir eu jusqu'à cent vingl-uu élôireB sur les bras, « et sans me flatter ils n'allaient pas trop mal, sauf qu'ils avaient le»i mains un peu crottées, ce que Ic-t docleuis du comité local me reprocha lent toujours; M. Paillot surtout, qui aur.tit voulu que je Itur tisse poriei- le ventre en avant, comme il le poi'te lui-même, et qui m'en voulait fort parce que je n« partageais pae sa manière de voir à ce sujet. »

le comité «Tiiutrurlion piiT>tif|iir (i) »e rrunl.tinlt et, h rtiDAnlmlté, àMdnh iIp rnn«irrt'r lii-xnniini* it IVn$cigitcitifTrl iiiutiicl nunlic rlnises \taT juur. ilonl rfpiix sfraieiil liiUi'.H jwir Clnii»If Tillier i>l rliMix pnr son confri-n' Boniiet. OH' aMMitç respectif» de 600 franc» par an. \oili l'arrêté qui ailail

ton . iMicr !

TlUler prll feu le premier et c'est alors f|»ie. de sa phiâ belle plume. 11 ècrtvit, pour MeiAieui-s le» motnbres du ronseil iiiutiiripul. la pétition (Ju'om lira plus loin, et k la<|tiellf il ne put ni m^iiie ne voulut s'empêcher de ôf" 'liant du pntiiplilet.

' ' (lii'e(.teiiiriit iiu coiiiiell niunieipal, au sein duquel il

COtDpUit quel<|ues ami'». Tillierse propo«iit dV-talilir : 1* que le comité atail cotniuis tint.' dlé^alitt^* en eiiipit-tanl sur leii altribuliuus du eoiiieil ; }' qu'il a%ait commis une iniquité en lui .HOUiilra^uiit. h lut. (Jaude 'llltier. ta moitié de iet iip|K)iritenienLi ; 'A~ que .tu décision ne pouYiiit que iiuin: a l'irutrurlion di*pr.rm''f par l'érnl»' luulurlle.

K ce» réftaniiilion*. 1<> ixmseil nnmiripnl ne te montra pas iiiM-nxiblc. Après une discussion asseï: vive, l'ovocnl \éc dépoM la motion suivante : <• Le conseil dit qu'il n'y a lieu, quant h présent, de s'urrt^ter h la proposition de tionimer deux instiluleur.< et de partnjrcr entre eux Ir troitemrnl, attendu que ce traitenietit a Hi- voté pour uti «n ; le conseil déclare, en outre, «'en rapporter nu roniité d'instruction piilitiquc ii l'elTet de prrndrn Ic^ rncsiire* qui «-ronl jugées les plus convenables pour procurer l'instruclinn gratuite au plus grand nombre de jeime* gens pi>Mible, en conciliant l'étendue du local avec l'institution d'un seul pn>fes«cu !•,..)>

Oouie voix contre buil rejetèrent la motion fiée el tout nusçiti'it les l'onseilteiii votèrent (par ifi voix contre Vi une motion Oourlet tilniisflij'nc. ainsi conçue : « 11 n'y a lieu, quant à prient . à diviser l'enseignement mutuel non plus que le tniitemcnt sauf à examiner plus amplement cette quoktioa lors de la discussion du budget, mais seulement d'obliger le sieur Tillicr à tenir trois classes par jour, deux depuis huit heures jusqu'à quatre heures et une troisième depuis qunlrc heures jusqu'à huit; cette dernière HTU parlicuîièi-ement ilcstinée à recevoir les élèves plus âgés h qui l'obtigntion de travailler ne permet pas de fréquenter l'é<:ole pendant le jour.»

Ceci se passait (c 3 février i83a. -Neuf jours plus tard, le comité d'ina-

(t) Les eoinilés eanlonaux d'instnietion primaire ar&irnt él6 rdnrganlsés pur une urdonuanee du 16 oolobre 1830. Celui do Cluinoey fut inslatlé le 12 murs de ranni:c Mtiv.xrito. Il se eomposait de eiuq uiembrcs tie droit et ilo huit monibrt-8 eboiais pnr le rt'ctciir île concert aveu le prefi't.

Metatrres dt» dntil : le »ous-|jrél'i't Delauiarry, le maire Lemoiiie, le procureur ruYul Mvure, le jiiKe de paix Paill<^t et le curé Guillauniin. Membres norom'^-i : Sinr.'lf-Ferrt^ff, ])ro;>rtél»iro, Biircau-Vareniic, Juge d'inslruclion, les liassa gno, l'avouo (ii'olTï'oy. Lnquieje. iliri;i-ti.i»r

dep -, le niideein Laelievia, maire de Dornoey, le

ootairo BtllaDdel, de Btlly ut le «leur Ctiarbonneau,

trurfioii iiiibllqtié fe ri'unî«sait à son tour. II prenait cftnnûî««.liiCé «-l dw la dûlibc^ralioii niunicijKite el du iiiêiiioire dt! Tillier. mais sans d<^ci(i<T rien: il ^'ajournait rii^iiitc an 17.

Le 17 fi^vrirr donr, nouvelle sûanre. On rpvimil sur rnniHt' tic di^ccnibrc. raiiwdc Iniil d'ijniolions. Il n'y aura jilns à l'yenk" nniluplli' qui- di-iix rlussc» par jour nvcc un seul niailrr. [niîsijiK'îiinsi l'a voulu In miiiiidpnlilt', mai»... « le sii'Ur Tillier t^l mandé eicvnnl If coniilé. Il conip.irnilr-n W incnirrcli at février b 7 heures i/a du soir, b IVfTfl : 1" de donner des cxplirntions giir le mi^moirr qu'il n ndrcssé au conseil municipal : a' de justifier desaulorlMilioim el rrilillcnU di' innriilitédoiilil doil être pourvu (i) ; 3" d'entendre loules Im obseivîdinns que If comité croira devoir lui faire, notamment i«r la tenue de son écolo el mir ce qu'il se fait suppléer dans ses «tolcs par un individu qui n'csl po» légalement ngréé. » (a).

On .lail ce qij'îl advînt de celle ordonnnncc nouvelle. ,Vu lieu de comparoir, Tillier «lia luire une partie de billard. Il voulut bien loutcfoL» écrire au comité qu'il *'éLait pourvu dcvnnl le recteur el tpic par 1 it il

n'ubsllendrnlt di' répondre Ji sa eorivocnlîon. M. l'nillel et se> - en

conçurent un rourroux solennel. Ils déridfrent d'envoyer de leur cùté mi recteur un ov|g motivé : i* sur la peine encourue por Tillier « h cause dca luprcstion» employées dans le mémoire et dans la lettre et de l'inlenlion uni l>araU «noir diruié leur rèditellon; » i' îur In tenue de Técolc de Tillier.

I»ui^. nialijtré «jue deux membres eussent émis quelques réscrvei sur la IfBiliiuilé d'un blime, ces messieurs votèrent (par 8 voix contre i) uno buUu où !<e Usent dea choses telles que celle-ci ;

r' Dans le» dilTércntes visites qu'il a laites a l'école d'enseignement mutuel, le Comité u eu lieu d'être mécontent de la tenue de l'Instituteur et de celle dra Klévc«, ain.^i que de In réception faite par le Maître aux membres du Comité...»

Là des'ius de-t moi.t n'écoulèrent. Au printemps le choléra passa sur Clamée)*, entassant les viclimes ; TUlier lui-même fut atteint. Le Qéau s'apaisa, maiii lu ranuuno demeurait Intacte au cœur irritable du comité. Lo aS aoàt, celui ci n'assemble crvcore et constate avec dépit qu'aucune sanction n'cfl intervenue contre le maître d'école qui s'est iwrmis de dédaigner un comité.

{.^e qui un pastii ulors. il n'«sl pas tnalaisé de le discerner. D'énergiques démnrche.t durent être failci auprès du recteur pour ramener à sé\ir. Celui-

(1| Tllllar avait ti\A nemmtf lu 30 oovnrobro iSSU. Il avait fallu aa comilé qnlitorr.» mot» pleitiH pour s'apen'Cvoir qu'il n'avait pas justUlâ des autorisalion» et ecrtilleata d« moruMlà en ([uuHliun.

(2; Ou pvul |M-tiscr cpiu le 00ml 14 110 iiicliuii (ibn gronde eomplaisance k ogr6erl'i»i'itPtdueu<JU(.>Mtion. Lo 23 nnart 1B3Î, on elfet, le roiis préfet transmit nu maire • uiiek'tlreporla'jindldln «ienr De»8ia(i.\ rétlaiiio de noiircaii niipr*» du coiDîlA cBtitoual t'aiilormiition dont il a besola pourOIre employé eu ciuslitf de i>ou»-mailr<i oliez M. TiUlcr, Inatliulour prlmoim k Clamoc}-.!

n pour W reroînT à rx'i-vir 1rs vcnjjranrr* iTonr dÎTMrw" de fuies ; 11 w fHiilriiL'i d'iViire pnli'rtirlli-rnrnl à TIIIIilt, Io 'a4 septembre .

«I Dan» In Rilunlinn on vous voua l'aies mi». If iiiclllour iiioyt'ii de voiist>n tirer et lU' vous irrotirilicr avor le tloiiilli? vft li'oti aller voir t«tu* le* membre», de \rs prier de Innt oublier : Je mK qu'ils y sonl tlhpoté». ce qui prouve qu'il» n'ont pas en\ie de vous pei-séciiler ; J'avais itit^tiie lîcril au Comité pour le mieux disposer h une etilièie bien\eillâiit.'e pour vou» et pour If prier de m'inslruire fie vo» (iémarches à son égard. »

Tilller répondit il uu ivcleur ? ic ne sais. Mui.i il adressa aa président du comité une lellre Irl^* belle el I^èsdign(^ en laquelle ce grnnd rnracl^rc M retrouve vmitnenl loul entier, La loici : elle remplira celle étude du parfum

de son orgueil et de wi probité :

«. J*Hi revu ces jours-ci de Monsieur le Ftecteur de l'Ac^d^mie une lettre I»ar laquelle il nl'cpgnge à voir Messieurs le<i Membre? du (>omité pour le.* prier d'oublier ce qui s'est p.issê cuire nous et dnus l.iquelle il me rail «•♦pérer qu'une réroncilintion seri le résultat de cette visite.

n Je voudrais pouvoir me pcrnieltrc cette dcmarclic. cl pour pi-ouver h Monsieur le Recteur combien j'ai de déférence pour ses «vis et pour mettre fin il un état de rlioses préjudirinbte U mes iutén^l.s et pculi^trc à l'iustruclion primoire dont une fraction m'cfl conlièe, mni"! vous pensez. Monsieur te. Président du Omité. qu'un tionime qui se resjiecte un peu ne peul aller ac jeter aux pieds de son voinqucuv et lui dem.inder pardon.

M Ce moyen de réconcilialion étant donc inipi-oticablc, j'ai l'honneur de vous en proposer un autre qui est, je crois, de nature à satisfaire le Comité: c'mI donc de me démettre de l'Ecole muluelle pour ne plus ni'occuper que de mon écolo particulière. Les difTêrcods qui ont éclaté entre Messieurs du tkimité et luci n'étant relatif» qu'à l'Ecole muluelle, ma reuoticintion ù la direcUoR de cotte école doit faire cesser ce* dilfcrends.

« Vous voyez. Monsieur le Président du Comité, que celte manière d'arranger tes choses serait toute à mon désavantage et que ce serait moi qui paierais tes frais de ta guerre. Je vous prie d'instruire le Comité des disposilions dans lesquelles je suis : je désire que le sacridce que je fais de la moitié de mes mo.ven>i d'existence puisse le salisf^rc ; s'il en arrive aulrctnml, la justice suivra son cours.

Il Je vous prie aussi d'engager le Comité à visiter mon école particulière ; des prèvenlion.s que je crois injustes se sont élevées contre moi parmi les tnnnbres de celle assemblée ; il est important ccpendiint qu'Us prennent do moi comme instituteur une idée exacte cl arrêtée.

" Le seul moyeu d'arriver à un résultat, c'est de constater l'inslruction de» enfants rlont l'éducation m'est confiée. Le Comité saur.i alors s'il est dans l'intérft de l'éducation publique que mon école soit mise à l'index et qu'on provoque ma destitution.

i< Agréci. etc. C. TauEB, instituteur, «

Peul êire est-il superflu de le dire ; La démhsion du direrlcur de l'Ecole mutuelle n'upaisa pas les runoiric-» des pntiidci iimc* do Coniili". Ln membre fut bien d'avis ijue celte démis^ioa eotistiluail pai' t'tlc-méine une pêtislilé sutllsantc et qu'on devait en lestcr là. Il ne fui pas (!'COulé et I'od (raosniit au recteur la lettre de Claude Tillîer. en déclarant que le Comité s'en nSférait h ses arrêlès anlérieurs, sur lesquels le recteur ôlall sollicité de statuer.

Tillip.r l'n dit : Célail lu feu et l'eau, que ces gcns-lû voulaient lui ravir. Ils n'y arrivèrent pourtant paâ. Le recteur neceptii simplement la démission ai flèrcmenl donnée, par un arrêté qu'il n'est paa inditrércut de citer en son entier :

« Nous, Inspecteur général honoraire de l'Université, recteur de l'Académie de Bourges •,

« Vu la délibération du Comité d'instruclion publique de Clamecy. relative au sieur Tillier, directeur de l'Ecole maternelle de celte ville, en date des 17 et aa révricr, des aâ août cl A novembre derniers ;

" Vu les lettres du 0 septembre et 6 novembre dentiers, à noua écrites par M. le t'réaidenl du Tribunal cl M, le Sous-I'réfel de Clamecy ;

(' Vu le mémoire adressé, par le sieur Tillier, au Conseil municipal dû eetle ville, dans laquelle se trouvent des passages dont le Comité se plaint û jusle litre ;

Il Vu la lettre par laquelle le sieur Tillîer noliOe au Comité son refus de comiMU'ollre devant lui et lu! en donne les motifs ;

I. Vu utio lettre du 6 novembre dernier, par laquelle le sieur TilJIer nous informe qu'il a donné et adressé, au Comité. !<a démbsion de In place de directeur de l'Ecole mutuelle de Clamecy ;

« Vu. dans la même lettre, la prière faite au Conseil par le sieur Tillier, de visiter son école ijurticulière ;

" (Jotisidéracil que les torts du sieur Tillier, envers lo (lomité, ne peuvent être excusés ol que, sans des circon>Unccs majeures connues du Comité, l'application du l'arl. 47 du décret du 17 mars 1808 cl des art. 16, 17. et lê de l'urdorviiniicc du ut avril, uuruit pu lui être faite ;

" Considérant que le .tieur Tillier. .'iiuis doute pour éviter la juste puoilion de ses torts, a renoncé A ta direction de l'Ecole inuluollc de Clamecy ;

" CoiLsidérant que ce sacrillce doit être regardé par nous, comme une punition sulllsanle, puisqu'il prive le sieur Tillier et sa famille de leurs plus sûrs moyen» d'cxirlcnce ;

• Cntisidérant que le sieur Tillier donne do» preuves d'un respect tardif |HSut-tHro, mais néanmoins positif, pour lo Comité, puist^u'il te prie de visiter sou école panlculière,

« Avons arrélé ;

« AnnciB pubuirii, — La démission du sieur Tillier de la dircclion 1 l'Ecole mutuelle de Clamecy, est ftcteptée ;

HT. ». — Copie du présent arrêta sera adressée au Comité de CUmee; et tu sieur TUlicr

» Fait au cttef-Iieu de l'Académie de Bourges, le 3 décembre it)3i.

VoBS l'histoire du pampIilet-fjOlition. CVsl la vieille histoire. l/)ujour» nouvelle, do rboramc pauvre et libre ■•[) butte aux tracasseries de l'autorité et que l'autorité finit par briser.

Kl maintenant c'est à Qaude Tillier lui-même que nous dcmnnderoas le dénouemeut :

<i ie quittai donc, un beau matin, l'école mutuelle sans tambour ni trompette, et je repris ma fî-rulc d'instituteur privé. Mflis cela ne laisall pas te compte de mes adversaires. C'élail le feu et l'eau qu'ils voulaient lu'iitcr. tU continuèrent donc de me poursuivre de leurs rancune»; mais Ils ehan^'éreul de système : au lieu d'une guerre de bBiailles qui leur avait peu réussi, ils fne firent une jfuerre d'embûches et de surprises; ils plantèrent. s«m que je m'en «perçusse, un drapeau noir sur mon école privée; il» me bloquèrent toutes les issues et s'y niirent en sentinelle: ils arrêtaient au passage les mères de famille qui venaient m'atuencr leurs flls ; ils leur disaient que je n'avaiâ pas de religion, pas de tenue, pas d'ordre; que je n'apprendrais pas à leurs enfants à baisser le menton au nom de Jésus, à se laver convenablement les mains, à dire : « Bonjour, monsieur; bonjour, madame », en entrant dans une maison : toutes choses, d'ailleurs, indispensables à un citoyen Trançais; et les bonnes temme^ se retiraient épouvantées, leur marmot k la main. Je ne pouvais résister à ces tirailleurs invisibles qui me sarbacanaieot de tous les côtés: au bout de deux ou trois ans, mon école «e trouva réduite à rien, tarie comme un tonneau qui s'en va on ne sait par où. Voîli ce qui m'advint pour avoir attaqué M. Dupin,.. •>

KitiDiE DIINOIS.

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