ROUEN
Enfin voici les murs de la cité normande, Et ses maisons de bois et son fleuve sacré ! (1) Le pèlerin tressaille; il est transfiguré :
Enfin voici la grâce, ô vierge, qu'il demande !
C'est le lieu qu'on vénère et que ton souffle amende, Jehanne ! — Aux yeux, au cœur, à l'esprit épuré, La ville aux vieux clochers, par son charme avéré. Du haut de Bon-Secours, s'offre et se recommande.
Un soleil printanier s'est levé sur Rouen.
Des tours de Notre-Dame aux tours de Saint-Ouen,
Les carillons s'envoient leurs claires sonneries.
La Seine vagabonde est pleine de bateaux.
Ses flots sont azurés, ses rives sont fleuries Et son courant sourit à ses joyeux coteaux.