‹ MemoiresChapitre 43 sur 93 · ROUEN · texte numérisé non relu

ROUEN

Enfin voici les murs de la cité normande, Et ses maisons de bois et son fleuve sacré ! (1) Le pèlerin tressaille; il est transfiguré :

Enfin voici la grâce, ô vierge, qu'il demande !

C'est le lieu qu'on vénère et que ton souffle amende, Jehanne ! — Aux yeux, au cœur, à l'esprit épuré, La ville aux vieux clochers, par son charme avéré. Du haut de Bon-Secours, s'offre et se recommande.

Un soleil printanier s'est levé sur Rouen.

Des tours de Notre-Dame aux tours de Saint-Ouen,

Les carillons s'envoient leurs claires sonneries.

La Seine vagabonde est pleine de bateaux.

Ses flots sont azurés, ses rives sont fleuries Et son courant sourit à ses joyeux coteaux.

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