RECHERCHES HISTORIQUES
sur la Seigneurie de Nyon, commune d'Ourouër
e village do Nyon est situé à deux kilomètres et demi au nord d*Ourouër, son chef-lieu de commune. Il est traversé par les chemins d'intérêt commun n" 4 de Balleray à Saint-Benin-d'Azy et n* 48 de Fourchambault à Prémery, par le chemin do grande communication n" 26 de Nevers à Ourouër, et par divers chemins ruraux. Il est placé au pied de la colline de Nyon, couverte de bois et de vignes, et est alimenté par une fontaine et plusieurs puits. D'après un acte du 11 septembre 1467, les habitants de Nyon étaient encore alors serfs et de serve condition. C'est à cette époque qu'ils obtinrent de Charles I", comte de Nevers, la permission de prendre du bois et de conduire leurs bêtes dans les bois de Mauboux, sous la charge annuelle de deux deniers de cens. Ils avaient les mômes droits d'usage dans les bois d'Ourouér.
En 1598, Louis d'Ancieuville, seigneur des Bordes, ayant acquis la moitié de ces droits dans les bois de Mauboux, ne leur permit plus l'usage dans sa portion. Il leur était du reste défendu de mener plus de treize porcs à la glandée dans les bois de Mauboux. En 1588, Valentin Corcellat, Jean Michel et Jean Milon eurent leurs bêtes saisies pour n'avoir pas respecté cette défense.
Le village do Nyon est cité en 1287, époque à laquelle Petit de Nyon et Jean do Nyon devaient chacun onze sols cinq deniers de cens à l'évêché de Nevers. Un Jean de Nyon vivait encore en 1458. Parmi les plus anciennes familles, on ne doit pas manquer d'indiquer celle des Moussy qui fut affranchie en 1467, celles des Lagrue, des Joly et des Dufour. Quand M. de Pergues devint seigneur de Nyon, vers 1620, il amena de la Thiérarche, son pays, plusieurs domestiques qui se fixèrent à Nyon et y firent souche. L'ancienne résidence seigneuriale, le château, édifice du XVIP siècle, a subi quelques modifications, mais est bien conservée. Un beau jardin et un parc aux arbres séculaires l'entourent.
Lo corps principal du logis, qui est la partie la plus ancienne et n*a qu*an étage, est prolongé à Touest par un pavillon, de construction récente, à deux étages. La façade sud, de niveau avec le parc» est précédée d'une terrasse avec une belle grille. La façade nord possède un escalier semi-circulaire avec une rampe en fer d'un joli travail. Au-dessus de la porte de l'escalier, on remarque un écusson dont les armoiries ont été grattées.
Une conduite d'eau, partant de la fontaine des Rapins, située à environ quinze cents mètres à l'est, alimente le chftteau dont le sous-sol est voûté en cintre surbaissé.
A l'intérieur, outre des archives importantes, on examine avec intérêt les tableaux, les armes et les divers objets qui rappellent le souvenir de M. Ernest Moret, ancien capitaine de frégate, officier de la Légion d'Honneur, maire d'Ourouôr et l'un des propriétaires du château dans lequel existait jadis une chapelle. Diverses ordonnances des évoques de Nevers autorisèrent la célébration de la messe dans cette chapelle dont on ignore l'emplacement exact et dont il n'est plus parlé après 1748.