‹ MemoiresChapitre 53 sur 93 · SEIGNEURIE · texte numérisé non relu

SEIGNEURIE

Au milieu du XVP siècle, la seigneurie de Nyon, en la paroisse Saint-Martin d'Ourouôr, appartenait à Louis Olivier, receveur général des aides et tailles du Nivernais, fils de Joachim, seigneur du Ghollet, et de Jeanne Perreau. H acquit du duc do Nevers la moyenne et la basse justice do la terre des Meures, dont il était propriétaire, par un acte fort intéressant, du 2 août 1554, dont voici un extrait :

€ A tous ceux qui ces présentes lettres verront, Gilles Desfroissy, garde du scel « pour le roi, notre sire, établi aux contrats de la prévoté de Saint-Pierre-le-Moûtier, c salut.

« Sçavoir faisons qu'en présence de Michel Marion et Charles Griveault, notaires « jurés du roi, notre sire, sous ledit scel, ont été présents : nobles hommes et sages f maîtres Jacques Bofacre, sieur de Cicogne; Gilles Spifame, doyen de Saint-Martial- € les-Paris; Toussaint Guillicr et Jehan Jourdain, conseillers et maîtres des comptes à € Nevers. Lesquels, suivant la charge à eux ordonnée par Monseigneur pour fournir à € l'urgence de la composition et transaction faite avec M** lo duc d'Etampes tant pour € lui que pour et au nom des frères et sœurs héritiers de feu M»* de Martigny (1) € touchant la pacification du comté de Beaufort, baronnie de Coulommiers et autres c seigneuries en dépendant, et en suivant plusieurs assemblées de ce faites en présence c de Mr l'évoque de Nevers, chef du conseil de Monseigneur, et selon la délibération < et arrêté de ce fait par son conseil et avis dit sous le bon plaisir de mondit seigneur, « ont vendu, cédé et à perpétuité transporté à noble homme Louis Olivier, tout le droit € de justice moyenne et basse qui à mondit seigneur appartient et peut appartenir tant au

(i) Il semble qu'on devrait lire de Mariigaes. Jean de Brosse, dit de Bretagne, épousa Anne de Pisseleu, maîtresse du roi François 1er, qui le fit duc d'Etampes et comte de Penthièvre. Jean de Brosse, n'ayant pas eu d'enfants, laissa ses biens à Sébastien de Luxembourg, vicomte de Martigues, fils de Charlotte de Brosse, sa sœur.

c fief et seigneurie des Meures, assise en la paroisse de Saint-Martin d'Ourouer, duquel c ledit Olivier est propriétaire, et possesseur, que généralement en tous autres lieux et c en dedans de ladite paroisse de Saint-Martin d'Ourouer, et toutes, telles prérogatives, € prééminences seigneuriales et... quelconques qui à mondit seigneur appartiennent et c pourraient appartenir en ladite paroisse, la haute justice réservée dûment à mondit < seigneur. Plus lui ont vendu les droits et devoirs appartenant à mondit seigneur en c ladite paroisse qui s'ensuivent : dix sols et une géline de bourdelage dûs par chacun c an par Philippe le Malhe, Moussy ; plus, etc. La présente vendition faite pour et « moyennant la somme de G50 livres qui pourra se payer loyalement et par effets pour € être mise au compte destiné pour l'acquit de ladite transaction faite avec le sieur c d'Etampes... Fait et passé à Nevers, le 2* jour d'août 1554, signé : Marion et Gri- € veault (1) ip.

Cet acte fut ratifié par François, duc de Nivernais, à Abbeville, le 24 du môme mois.

Louis Olivier, seigneur des Meures, Nyon, les Foussés, Saint-Lay, Arreaux, Surpalis, Chitry-les-Mines, etc., épousa : 1* Mario de Luccnay dont il eut :

1. Françoise qui s'unit, par contrat du 24 juin 1556, à Guy Rapine de Sainte-

Marie, fils de Guillaume et de Jeanne de Baudreuil.

2. Claudine, mariée, par contrat du 9 novembre 1561, à François du Broc, fils

de feu François et de Marie de Lamoignon.

2" Avant 1553, Marie de Lamoignon, veuve de François du Broc, seigneur du Nozot, et fille de François et de Marie du Coing, d'où :

3. Antoine, baptisé en 1553 ; nous en parlerons tout à l'heure.

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