‹ Mémoires (volume 2)Chapitre 155 sur 159 · OU' VC · texte numérisé non relu

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Les Eaux de Passy

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La Nouvelle Passy

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(1) Bibl. du Ck)Dservatoire : « Premier livre de divertissements des comédies du Théâtre Italien^ composés par Mouret... pour Van de grâce 4734 ».

(2) Recueil de contredanses transposées pour là viele L I (de la bibl. de Le Rebours, président au Parlement). Bibl. Nat. V-' 3643. p. 865.

(3) Id. p. 874.

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A cette date les Ruggi habitaient encore rue Plâtrière et continuaient à donner des concerts de musique italienne ; en mars i767 Ruggi publie six duos pour deux flûtes, deux mandolines ou deux violons (*), puis le silence se fait autour de lui. Peutêtre a t-il quitté la France ; en tout cas on ne trouve pas son nom parmi les nombreux musiciens que Charles-Eugène réunit à rOpéra ou au concert de Stuttgart (*).

Le prince Louis-Eugène sut donc trouver à Paris le temps de s'intéresser aux lettres et aux arts ; il est assez curieux qu'on ne connaisse pas de dessins ni de portraits gravés se rapportant à cette période où il fut en contact avec de grands artistes comme La Tour et Carie Van Loo. 11 y prit en tout cas les manières d'un homme instruit qui se pique de connaissances et ne craint point à Toccasion de tourner de petits vers. Ses lettres à Rousseau sont d*un 'style aimable qui, débarrassé de Temphase sentimentale habituelle à son temps, décèle une intelligence assez avertie où la vie de société parisienne laissa toujours son empreinte. A fréquenter la cour de Louis XV, celle rudesse wurtembergeoise s'était éclairée et afïinée.

Mais à toute médaille il est un revers : il lui fallait tenir sa place dans un monde luxueux et prodigue où Ion dépensait des millions en concerts et en fêtes. A la même époque le comte de Kaunitz éblouissait tout Paris par son entrée triomphale (') ; le comte d'Albemarle ofTrait aux premiers venus des dîners pan tagrueliques(^) ; Texemple autant que les dispositions naturelles incitaient le prince à des dépenses que la conduite de Charles- Eugène à Stuttgart devait encourager ; le conseil de Régence et les bourgeois de Montbéliard l'apprirent à leurs dépens.

(!) L'Avant'Coureur, 1767. 23 mars, p. 179.

(3) Le nom de M"* Ruggi revient à plusieurs reprises dans les délicieuses lettres que Manon Balletti écrivait en llôè k Casanova. La cantatrice était alors fort malade. « Il est bien dommage qu'une femme ]eune et aimable soit réduite à se voir mourir à pelit feu. )> A-t-elle survécu ? c'est ce qui parait probable. — Cf. Aldo Ravà : Lettere di donne a Giacomo Casanova, Milan, I91tl, in-8% p. 6i, 68, 73.

(3) Barbier : Journal, III 180. — Marmontel : Mémoires d'un père.., 180i. in S% I. 339.

(4) l'heletlers of Horace Walpole. Ed. Toynbee. Oxford, in S: II, U9.

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