‹ Mémoires (volume 3)Chapitre 80 sur 89 · FAITS DE DISPERSION OBSERVES · texte numérisé non relu

FAITS DE DISPERSION OBSERVES

Géranium molle h. — Cette plante, que M. Contejean ne voyait plus à Montbéliard, s'y retrouve en particulier sur la Citadelle, le Mont Christ et lieux avoisinants.

Trifolrnm scabrum L. — Très commun sur les pelouses de la Citadelle en 1903, en dessous de la propriété Cabet, tellement rare en certaines années, que M. Contejean le croyait disparu.

T. strlatum L. — Commun sur les pelouses de la Citadelle, et sur le cotea u du Parc en 1902, revu en 190.3, assez abondant dans la première localité.

Diplotaxls ernoastrum G.-G. Rovy. — Erncastrum obtusangulnm Rkchb. — Toujours très abondant à la gare d'Andincourt, a Montbéliard, nouvelle route d'AHondans, à Voujaucourl, près de la passerelle, route de la Forge à Liebvillers.

Lepldinni vtrglnleam L. — Montbéliard, à la gare des marchandises, Cité Bourcart, près de la route de Grand Cliarmont,

Sednm Spariam Bieb. — Plante originaire du Caucase, remarquée à Montbéliard , en 1879, sur les coteaux de Fleurd'Epine; les tiges y sont encore tellement serrées et denses qu'elles déliuisent les autres végétaux. Vieux murs à Héricourt, Pont-de Roide, Hérimoncourl, Abbévillers.

Salvla vertlclllata S. — Cette plante a été trouvée par M. Slrich sur la voie du chemin de fer, après le passage du tunnel contre Arbouans, puis près des sablières des Forges d'Audincourt. J'en ai remarqué une douzaine de pieds en 1903 sur une voie de garage à côté de la gare des marchandises; même localité.

Centaure* maeulosa Lam. — Plante d'Alsace remarquée avec la suivante par M. Contejean, en 1898, à Voujaucourt, sur les bords de la route du Canal , en face de l'usine Scellier. S'y maintient toujours abondante.

Eragrostls poteoldes Brauv. — Même origine, même localité, où elle persiste.

JigrizcdbyGoOgle

Llmarla C'ymbalaria Mill. — J'ai remarqué cette plante, très abondante sur les murs de Montbéliard, à Seloncourt, Audincourt, Châlelot. Dampierre surle-Doubs, depuis plusieurs années.

Hellantfaas ltetiflorus Peks. — Plante de l'Amérique du Nord inlroduile dans notre région depuis plus de 15 ans. On la distingue à ses capitules nombreux, de fi à 10 centimètres de largeur, à fleurons jaunes enlouranl un disque brun-noir, sur des tiges de 2 mètres de hauteur, à feuilles longuement elliptiques. Cultivée pour ornement dans la vallée d'Hériinoncourt, elle donne un aspect particulier et agréable aux paysages d'automne. Par ses rhizomes nombreux et vigoureux, elle s'implante facilement ; elle se répand dans les décombres et peut compter dans notre flore.

Asperula, galloldes Bieb. — Celte plante, originaire d'Alsace et du midi de la France, que j'ai découverte en 1890, sur les talus de la voie ferrée de Voujaucourt à St-Hippolyte, s'y maintient abondamment. Elle provient de graines mêlées à des graines de sainfoin qu'on avait semées à l'origine pour consolider ces talus.

Chenopodlum "Vulvaria L. — Cette espèce d'ansérine, autrefois commune dans une rue de Montbéliard, avaitcomplètement disparu. Actuellement et depuis 1902, elle vient en abondance sur la voie, en face de la gare, à Montbéliard.

Polygooam onspldatnm Likb et Zucc. P. SIeboldli Hort. — La renouée à feuilles cuspidée est originaire du Japon. Elle se distingue par ses tiges de deux mètres de hauteur, par ses feuilles larges, ovales, tronquées a la base et terminées en pointe. Les rameaux se garnissent, vers la tin de l'été, de petites fleurs blanches en panicule effilée.

Par sa souche profonde et traçante, elle devient vite envahissante ; elle convient pour consolider les rives des cours d'eau et se répand facilement dans les décombres.

Elodea GanadenslB Micmaix. Anacharlg Hich. — Plante aquatique qui s'est répandue depuis .10 ans environ dans le Canal du Rhône au Rhin, dans l'Allan, la Luzine et la Savoureuse. Je l'ai remarquée, en Mai 190.'}. sur les bords du Doubs

JigrizcdbyGoOgle

à Mandeure , Audincourt et Voujaucourt. I) serait intéressant de surveiller son extension dans la vallée du Doubs au dessus de Mandeure.

J'ai pensé qu'il serait utile que ces observations fussent consignées dans les Mémoires de la Société d'Emulation pour prendre date. Bien que le chasseur de plantes soit lui-même actuellement une rareté dans les espèces rares, je compte qu'il en surgira encore dans la pairie des Bauliin, des Quélet, des Contejean , et, à ces botanistes de l'avenir, je dédie mes observations, espérant qu'ils y trouveront quelque intérêt.

Page 1