‹ Mémoires (volume 4)Chapitre 17 sur 66 · ESTAING · texte numérisé non relu

ESTAING

« En premier lieu a, le dict Morel, recogneu , tant l'estaing représenté par ladite vefve, rois à part, que celui qui estoit de Gn, et chasque aultre sorte aussy, s'estant treuvé destain fin cinquante-six livres et demye, tant en platz, potz, scuiaires. aiguières, chandeliers, qu'aultres ; selon que le tout a esté par lui pesé; lequel estain il a taxé, à cinq batz la livre XXXV fr. 111 bl.

Trente-neuf livres d'estaing commung, aussy en diverses pièces de roesnage, évalué à quatre batzes la livre.

Seize livres d'aultre estain moindre et plus bas, esvalué quatre gros la livre.

Cuivre.

Une chauldière blanche pesant douze livres, taxée cinq frans , heu égard qu'il y a une pièce.

Une aultre chauldière, mesme matière, pesant huit livres, taxée quatre frans.

Une aultre chaudière mendre, pesant sept livres et demie, taxée trois frans et demi.

Une aultre chaudière, matière rouge , pesant unze livres et demie, évaluée cinq frans.

Deux meneus chaulderons, matière blanche, pesantz cinq livres et ung quarteron, esvaluez à trois frans.

Deux plus petitz chaulderons, pesantz quatre livres les deux, esvaluez à vingt-cinq gros.

Un pot de cuivre pesant unze livres et demy , évaluée à quatre gros la livre, aiant icellui une pièce,

Ung aultre pot pesant six livres et demy, évalué trente gros.

Ung aultre pot mendre, pesant six livres, évalué à ung florin.

Deux aultres potz , l'un petit, pesant six livres et cinq quarterons, esvaluez à trente gros.

(1) D'après: Jacques Foillet, imprimeur, libraire et papetier (1554-1619), par M. Léon Nardin.

Sept chandeliers de letton de diverses façon , pesant huit livres et demie, esvaluez quatre frans.

Une bassinoire esvaluée deux frans.

Trois cjuasses matière blanche, façon d'Allemaigne , pesans cinq livres, esvaluez trois testons.

Deux poésies fritoires de fer, esvalués dixhuict gros.

Deux petites vieilles casses de cuivre et un crelin , évalué ung frans. -

Cinq couvercles de potz de fer. esvaluez six gros.

Une seille à eau de cuivre rouge, pesant sept livres, esvaluée à trois frans, heu esgard qu'elle est vieille et y a du plomb.

Une aultre seille, mesme façon, aussy vieille, pesant neufz livres, esvaluée à trois frans et demy.

Une cornue de fer petite et deux bachins, esvaluez six gros.

Deux grilles esvaluées avec une escumoire à dix-huit gros.

Deux hastes (*) et cinq trépiez, taxez quinze gros.

Un bassin à seille, taxé six gros.

Deux vieilles chaufferettes, évaluée six gros.

Une bien petite casse en fer, taxée une batze.

Une quarte à bled, taxée dix huict gros.

Un lavemain d'estaing , pesant cinq livres , esvaluée à dix huict gros.

Un bassin de cuivre servant audict lavemain , et ung... pesant le tout cinq livres, esvaluez vingt gros.

Un mol in à broyer espices.

Nous pourrions encore signaler nombre de documeuts analogues, inventaires dressés au décès de nos Montbéliardais.

Pour parler uniquement de personnalités connues: ceux de Samuel Foillet, fils et successeur du précédent; de Hugues Bois de 'Chesne, le boulanger chroniqueur avec lequel nous avons déjà fait ample connaissance. Mais l'auteur doit se souvenir que c'est souvent un mérite , en s'arrêtant à temps, de ne pas fati guer l'attention du lecteur par des répétitions insuffisamment justifiées.

Gravissons donc à la fois, plusieurs degrés de l'échelle sociale, et terminons la partie des inventaires en reproduisant partiellement celui du château de Montbéliard, lors du décès, en 1723, de Léopold-Eberhard.

(1) Broches à rolir.

Le travail que voici fut fait en présence d'un grand nombre de fonctionnaires, assistés de nombreux experts et de toute la domesticité du château.

Extrait de l'inventaire du duc Lèopold-Eberhard (').

Joyaux et Bijoux

Après la mention : « Rien, tout ayant été enlevé par les femmes et les enfants de S. A. S. le duc défunt » , le rédacteur ajoute : « On finit par découvrir: onze malles dans une cave à voûte , sous la grande cuisine, dont dix étaient remplies des papiers de Coligny. »

« Et dans la onzième, il y a plusieurs médailles de toutes sortes de matières , renfermées dans une grande bourse de peau ; un étui où il y a six cuillers, dont le cuilleron est de nacre de perle et la queue de vermeil doré; six couteaux et six fourchettes à manche d'agate , fort anciens ; et plusieurs petits coffres et des boetes remplies de toutes sortes d'antiquités, lesquelles malles j'ai sellées et cacheté de mon cachet ordinaire. »

« Argenterie.

« Vingt deux cuillers d'une façon, qui peuvent peser une once cinq huitièmes, six livres l'once 1/8".

Yingt trois fourchettes, aussi d'une once cinq huitièmes.

Vingt trois couteaux assortissent et du même titre, qui est celui d'Allemagne et même pesanteur.

Quatre cuillers de différentes grosseurs pour servir sur la table, au titre de France.

Deux grands couteaux et deux grandes fourchettes pour trancher, aussi au titre de France et de la pesanteur de quarante et une onces.

En tout :

Au titre de Montbéliard ou d'Allemagne, cent vingt trois onces trois huitièmes, à six livres l'once L. 740.5

Quarante et une onces au titre de France, à sept livres dix sols l'once » 311.5

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