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SÉMINAIRE DE JOYEUSE

S'il y avait lieu au doute sur le point de savoir à qui appartenait le titre de représentant du cardinal de Bourbon , fondateur du collège de Rouen , aucune hésitation n'était permise en ce qui concernait le séminaire de Joyeuse.

Le représentant du fondateur était S. A. S. Mgr Louis*Philippe d'Orléans , premier prince du sang. — Il représentait le cardinal de Joyeuse , en qualité d'héritier médiat de S. A. R. Philippe , fils de France , duc d'Orléans , son bisaïeul , légataire universel de S. A. R. Anne-Marie-Louise d'Orléans , duchesse de Montpensier. Celle-ci , en effet , se rattachait à Catherine de Joyeuse , veuve de Henri de Bourbon , dernier duc de Montpensier, son aïeule maternelle, nièce et légataire du cardinal de Joyeuse.

Le Parlement ne put contester un droit aussi clairement établi , et, dès le 16 juin 1762, il donna au duc d'Orléans , sur sa requête, mainlevée des saisies , établissement de séquestre et autres empêchements quL

APRÈS l'expulsion DES JÉSUITES. 265

pouvaient avoir été mis, de Tautorité de la Cour, sur les biens et effets du séminaire de Joyeuse.

Après la suppression des Jésuites, le séminaire de Joyeuse fat confié à la direction de messire Henri-Nicolas Bourgeaux , curé de St-Étienne la grande église, chanoine de Rouen, et, après lui, à celle d*Âugustin- Nicolas Le Picard.

Un changement important fut introduit vers cette époque. Le nombre des bourses, de trente d'abord, réduit à vingt par une transaction de 1679, fut fixé définitivement à douze, et le duc d'Orléans décida qu'à l'avenir les jeunes gens de familles nobles pourraient seuls y être admis. C'était un pas en arrière plutôt qu'un progrès, et il y a lieu de s'étonner d'une disposition aussi contraire à l'esprit d'égalité qui commençait à se répandre. Nous donnons ici ce règlement :

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