RÈGLEMENT DE MONSEIGNEUR LE DUC D'ORLÉANS
concernant les obligations que doivent remplir les brevetés du séminaire
de Joyeuse à Rouen,
Art. 1. — € Les sujets qui désireront être admis devront être âgés au moins de quatorze ans accomplis.
Art. 2. — t Après que le choix de S. A. S. sera fait, ceux qui en auront été l'objet seront obligés d'établir les preuves de leur noblesse de quatre degrés seulement , devant le généalogiste de sa maison.
Art. 3. — c Pour être admis, ils doivent présenter au supérieur leur brevet , un certificat de bonnes vie et mœurs et une caution domiciliée à Rouen. Cette caution doit s'obliger à recevoir chez elle ou faire ' traiter ailleurs à ses frais le breveté en cas de longue ou dangereuse maladie , et à répondre de sa pension , sur le pied de 200 fr. par an s'il vient à sortir de cette maison sans le consentement par écrit du supérieur ou à en être renvoyé , ou s'il ne prend pas les ordres à temps compétent.
Art. &. — « Les brevetés ne peuvent être admis par le supérieur qu'après que le contrat de cautionnement lui aura été remis en bonne
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forme et que le breveté aura été jugé capable , au moins de troisième classe sur Texamen que le supérieur luy fera subir.
Art 5. — « Si uu breveté, après son admission au séminaire, était jugé far la suite peu propre à Tétat ecclésiastique, il perdroit sa place et son brevet, et pour le temps quMl y seroit resté il payeroit sa pension sur le pied de 200 livres.
Art. 6. — « A rentrée d'un breveté au séminaire, ses parents sont obligés de luy fournir un long manteau noir, un surplis à longues manches et une soutane violette.
Art. 7.— « Comme les brevetés ont chacun leur chambre particulière, ils la meublent proprement à leurs frais, à moins que leurs familles n'aiment mieux payer 12 livres par an pour la chambre garnie.
« Fait et arrêté au Palais-Royal, à Paris, le treize février i77ft« Signé : L. Phil. d'Oaliêans. Contre-signe : Lehotne de Bellisle. •
Les comptes de Tadministration du séminaire étaient rendus chaque année à Paris, au conseil du duc d'Orléans.
Trois directeurs servirent, pendant plusieurs années, d'auxiliaires au principal. Un quatrième lui fut adjoint sur sa demande, en 1781. Ils étaient tous nommés par brevet du prince fondateur.
Les brevetés ou boursiers ne formaient que la moindre partie des séminaristes. On comptait 35 pensionnaires pour 10 brevetés en 1762. Le chiffre des premiers s'accmt plutôt quMl ne diminua smm l'administration de M. l'abbé Le Picard , lequel exerça la charge de principal jusque vers la fin de Tannée 1790 (1).
(1) II donmi st démission au mois d^octobre de cette année 1790, après S9 ans d*exeitioe; H Ait ren^aoé pat J«lien«>Plerre Delahaye» dont k nom fut bienlôt après inscrit mit hi liste des prltit* déportés. M. Le Picard tonchait 1,200 lifics comme principal ; les directeurs^ MM. Delahaye, HouillieTf Jlalleux, de Saint-Léger avaient, le premier 600 livres, et les trob autres AOO livres de traitement.
DANS l'ancien DIOCÈSE DE RODEN. 267