‹ Mémoires (volume 2)Chapitre 144 sur 204 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

COMPARAISON ENTRE LA POPULATION DU DIOCÈSE DE ROUEN AU Xlll* SliCLE ET LA POPULATION DU MÊUE TERRITOIRE AU XIV% D'APRÈS LE POUILLÉ D'EUDES RIGAUD, UN POUILLÉ DU IIV* SIÈCLE ET LES ROLES DE LA DÉBITE.

M. Dureau de La Malle estime que , dans les premières années du XIY*" siècle , la population de la France n'était pas moins considérable qu'elle ne Test de nos jours, et il cite à l'appui de son opinion la répartition

(i) Voici la liste de ces paroisses : Aubéguimont, Les Authieuz, Auvillers, BourneTilIe , Sois-Gautier» Bucby, Bouchevilliers, Bosville, BelleDgrevillelle, CampneuseTille, Grelot, La Crique, Daucourt, En- Teimeu, Fourges, GrosmesnU, Gruchei-St-Siméon , Harcanville, Hibouville, Hodeng, Heudicourt, Leurlly, Lotgroy, Longueville, MaîneviHe, Le Manoir, Martigny, Monlfort, Montreuil, Monchaux, Nesie, Neufbosc, Notre-Dame-de-FIsle , OcqueTille, Pormoç, Pressagny-l'Orgueilleux, Parfondeval, Provemont, Pelletot., Quîévrecourl , St-Aubin-sur-Arques , St-Germaîn-sur-Torchy , Sl-Aubîn-jouxte- Botilleng, St-Siméon, St-QuenUn , Solleville-sur-Mer, St-Dcnîs-le-Fermenl , Sle-Croix-sur-Aizier , St- Gilles-de-la-NcuvilIe , SalmonTille-rEage, Toussaint, Vieux-Rouen, Veuilles , Yfille.

bik BEGHERCHES SUR LA POPULATION DE LA GÉNéRALlTlS

du subside de tost de Flandre en 1828 (1) , où Pon voH le bailliage de Caux porté , pour 605 paroisses, à AI ,901 feuK environ , ce qui donne une moyenne de 69 feux par paroisse » et le bailliage de Rouen , porté , pour 602 paroisses , non compris la ville de Rouen , à 60,637 feux , ce qui donne une autre moyenne de 100 feux ou de 500 persopoes par paroisse, en comptant 5 personnes par feu.

L'importance de la population du diocèse de Rouen au XIV* siècle peut être prouvée avec plus de sûreté et peut-être d'une manière plus claire par la comparaison qu'il est permis de faire , quant à la valeur des cures, entre les chiffres du Fouillé d'Eudes Rigaud et ceux d'un autre Fouillé conservé à la bibliothèque de Rouen , et, quant au nombre des paroissiens ou des feux, entre les chiffres du même Fouillé d'Eudes Rigaud et ceux des rôles de la débite.

Le Fouillé manuscrit de la bibliothèque de Rouen auquel je fais allusion a été faussement attribué à Raoul Roussel , qui fut trésorier de la cathédrale de Rouen de 1A20 à ikhd^ et archevêque de Ikllll à l/i52. L'élévation de la valeur des bénéfices , les caractères de l'écriture annoncent pourtant le XIY® siècle , et , ce qui rend l'erreur plus évidente , c'est la présence, dans le manuscrit, d'un tableau qui indique la composition du chapitre à l'époque où le Fouillé fut rédigé. Les registres capitulaires forment une suite complète ; ils font connaître exactement les noms des chanoines au moment de leur réception, et, de plus, ils énumèrent les noms des capitulants en tête de chaque délibération à laquelle ceux-ci ont pris part. Il est aisé par là de reconnaître que , de tous les chanoines qui sont mentionnés dans la liste du Fouillé, aucun ne vivait plus au temps de Raoul Roussel et que même la plupart d'entre eux étaient décédés dès 1366, à l'époque où commence la collection des registres capitulaires. Quelques rares survivants, cités an bas de cette liste, suivant leur ordre de réception, apparaissent en première ligne dans les plus anciennes délibérations , laissant en arrière un assez grand nombre de nouveaux inscrits. Farmi ceux dont le nom n'est plus cité , on remarque le cardinal de Naples. Or , on sait positivement que ce personnage mourut en lâ/iO. Il est donc certain que c'est antérieurement

(1) BibU de l'ÉcoU des Chartei, l'« série, parU II, p. iU , 175.

à cette date que remonte la rédaction du Fouillé. Elle a dû précéder , mais de peu d'auDées, la grande mortalité de 13&8t qui réduisit d*uoe manière notable la population de la Normandie, de la Fraoce, de TEurope entière.

Nous avons comparé entre elles , au point de vue de la valeur des bénéfices, 113 paroisses du diocèse de Rouen. Nous avons trouvé que les cures de ces paroisâes atteignaient , vers 1340 , la somme de 3,956 livres, tandis que, d'après le Fouillé. d'Eudes Rigaud, elles ne valaient, au Xlir siècle, que 2,801 livres. Ce qui donne de Tintérét à ce rapprochement , c'est que la valeur des cures, dépendant en grande partie des oblations des fidèles et de l'importance des dîmes , était en raison directe de la population et de lajprospérité de l'agriculture.

Les rôles de la délnte demandent quelque explication.

On désignait par le mot de débite un droit que les diverses paroisses des diocèses payaient à l'église cathédrale , en reconnaissance de sa suprématie. Ce droit parait avoir sa source dans le canon ix du concile de Lille (1080) : f Presbiteri semel in anno circa pentecosten cum processionibus ad matrem eeclesiam voulant et de singulis domibus denariate cere vel idem valens ad illuminandam eeclesiam altari offeratur.i L'usage de ces processions générales est signalé par M. Léopold Delisle dans sa Notice sur un traité inédit du XII* siècle, intitulé : Miracula ecclestœ Constantiensis (1 ) , et rappelé par D. Fommeraye dans son Histoire de l'église cathédrale de Rouen (2). 11 fut abandonné à une époque assez reculée, mais qui jusqu'à présent n*a pas été déterminée. Quant à la prestation , elle fut maiutenue : les curés , en se rendant chaque année à Rouen pour le synode d'été ou de la Featecôte , étaient dans l'obligation de remettre au chapitre les offrandes de leurs paroissiens. Flus tard , elles furent recueillies par les archidiacres dans le cours de leurs visites.

(1) BibL de V École des Chartes, 2* série, U IV, p. 847.

(2) « C*e8t uDe espèce de reconnoissaDce qui se faict toas les ans ù TEglise Matrice. Ce droit se payait aux fesies de la Pentecoste, les cnrcz de la ville et ceux des lieux circonTolsios condoisoient probes^oti- Bellcment leurs peuples à FEglise Cathédrale, et cbacan satisfaisoit à cette dette daos les paroisses de la campagne et aultres petites villes et bourgs du diocèse, les doyens ruraux estoient chargez de faire leurs diligences respectivement dans leur doyenné pour faire payer ces deniers en temps et lieu. » Page 6S6 et saiv.

Ill6 RECHERCHES SUR LA POPULATION DE LA GÉNÉRALITÉ

Il est à remarquer que le chiffre de ces offrandes fut fixé , pour chaque paroisse , sur le pied d'un denier par feu.

Ou conserve aux archives de la Seine-Inférieure des rôles de la débite des XIV% XV* et XVI* siècles. Ils sont loin de former des séries complètes. Mais il en reste assez pour constater ce fait important, c^est qu'une fois fixé, le chiffre de la débite de chaque paroisse ne varia plus. Il serait donc fort intéressant pour nous de savoir à quelle époque cette fixation fut effectuée, puisque, la base de la débite étant le feu, aux termes du concile de Lillebonne, nous aurions une donnée certaine pour évaluer la population d'un des plus vastes diocèses de la France à une

époque déterminée*

Ce changement est certainement antérieur à 1319, date des premiers rôles de débite conservés aux archives de la Seine-Inférieure , et trèsprobablement postérieur d'un certain nombre d'années au Fouillé d'Eudes Rigaud. Ce qui nous empêche d'admettre que la fixation de la débite , telle du moins qu'elle est établie dans les rôles précités , ait pu avoir lieu antérieurement à la rédaction de ce Fouillé , c'est qu'il faudrait nécessairement en conclure qu'il y a eu décadence , quant à la population, du XII* au XIII* siècle. L'augmentation de la population du Xlir au XIV* siècle est, au contraire, infiniment probable, si l'on en juge par l'augmentation de la valeur des cures , dont la preuve résulte, comme nous l'avons vu, de la comparaison que l'on peut faire entre le Fouillé d'Eudes Rigaud et celui de la bibliothèque de Rouen. Signalons» d'ailleurs, une circonstance assez remarquable: c'est que, par exception » le revenu des cures avait baissé du XIII* au XIV* siècle dans les paroisses du doyenné de la Chrétienté, et que, par exception aussi, précisément dans la même circonscription , le nombre des feux indiqué dans les rôles de la débite est inférieur au nombre des paroissiens indiqué dans le Fouillé d'Eudes Rigaud, On peut donc tenir pour probable que ces rôles représentent la population du diocèse de Rouen dans les premières années du XIV' siècle, et les comparer , à ce point de vue, avec le Fouillé d'Eudes Rigaud. Four cela, il suffira de réduire les sous en deniers et de compter un feu pour un denier. On obtiendra ainsi le nombre de feux de chaque paroisse. Four éviter une trop longue énumération , nous avons formé un total des feux des paroisses de chaque doyenné et nous

ET DU DIOGëSB de R0C£N AVANT 1789. &17

en avons rapproché le total des paroissiens des mêmes paroisses d*aprës le Fouillé d' Eudes Rigaud , nous contentant d'indiquer les localités ok la diminution et Faugmentation sont le plus sensibles,

38 paroisses ; — 2,474 paroissiens , — 2,903 feux. Diminution à Basqueviile ( 300 paroissiens , 240 feux).

Poygnwrf de 0tetMleiMOM<.

39 paroisses ; — 2,529 paroissiens ; — 2,610 feux.

D€»yeitMë du Bomt^tKef^mtide.

38 paroisses ; — 3,171 paroissiens ; — 3,068 feux.

Diminution à Anneville (140 paroissiens, 126 feux); à Bosc-Roger (124 paroissiens, 32 feux) ; à Bourneville (100 paroissiens, 90 feux); à Bardouville (84 paroissiens, 66 feux) ; à Berville-sur-Seine (70 paroissiens , 59 feux) ; à Brionne (500 paroissiens » 180 feux) ; au Tbeil (260 paroissiens, 222 feux).

Augmentation à Boui^theroulde (80 paroissiens, 228 feux) ; à Boisseyle-Chatel (75 paroissiens, 92 feux); à Bosc-Gouêt (140 paroissiens, 162 feux); à Fourques-St-Éloi (120 paroissiens, 164 feux); à La Londe (60 paroissiens, 100 feux) ; à Malleville (61 paroissiens , 84 feux ) ; à

Yville ( 120 paroissiens , 137 feux ).

tkt^enmé de Bvmeh^*

34 paroisses ; — 2,003 paroissiens ; — 2,430 feux.

Diminution à Gueures ( 100 paroissiens , 90 feux ) ; à Hautot-sur- Dieppe (140 paroissiens, 108 feux) ; à Ouville (100 paroissiens, 90 feux).

Augmentation à Bourg-Dun ( 140 paroissiens, 240 feux ) ; à Bracby ( 80 paroissiens , 90 feux ).

Da^emmé de Bmy.

25 paroisses; — 1,959 paroissiens; — 1,192 feux.

Ai8 REGHÇ&CQES SUB LA POPULATION DE LA GÉfiiKkUTÉ

Diminution presqae générale dans tout le doyenné , particulièrement à ÀTOsnes (60 paroissiens, 3S feux) ; à Àlges (38 paroissiens, 23 feu); à Boulay (70 paroissiens, 78 feux) ; à Brémontier (200 paroissiens, 8& feux ) ; à Boscbyon ( 100 paroissiens , 63 feux ) ; à Bezancourt ( 72 paroissiens , k2 feux ) ; à Bouvreuil ( 80 paroissiens , 16 feux ) ; à Guy ( 70 paroissiens , &2 feux ) ; à Dampierre ( 100 paroissiens, 60 feux) ; à Elbeuf (100 paroissiens, 53 feux) ; à Ememont (106 paroissiens, 5& feux) ; à Fry (170 paroissiens, 66 feux) ; à Hodeng (66 paroissiens , h2 feux) ; à Hodenger (60 paroissiens, 33 feux) ; à La Ferté (120 paroissiens, 68 feux) ; à Ménerval ( 200 paroissiens , Sk feux) ; à Argueil (60 paroissiens, &5 feux) ; à Saumont (88 paroissiens, 58 feux) ; à Yardes (38 paroissiens , 22 feux ) .

DoycflMié de Collly.

A5 paroisses s — 2,593 paroissiens ; — 2,937 feux. Diminution à L^uilly (60 paroissiens, 28 feux). Augmentation à Bosc-le-Hard (1/|0 paroissiens, 162 feux); à Cailly (132 paroissiens, 150 feux); à.Montéroliier (80 paroissiens, 93 feux).

A6 paroisses ; — 3,&21 paroissiens ; — /i,301 feux.

Diminution à Sottevilie (160 paroissiens, 150 feux) ; à St-Yast- Dieppedalle (160 paroissiens, 128 feux) ; à Harcan ville ( 120 paroissiens, 104 feux).

Augmentation à Blosseville ( 100 paroissiens , 150 feux ) ; à Bosville (30 paroissiens, 160 (eux); à Bourville (80 paroissiens , 1&4 feux) ; à Canville ( 120 paroissiens , 17 A. feux); à Ëtoutteville (123 paroissiens, ihk feux); à Flamanville (25 paroissiens, AS feux)*; à Héricourt (70 paroissiens, 120 feux) ; à St- Aubin -sur-Mer (100 paroissiens, 144 feux) ; à Yvecrique (64 paroissiens, 104 feux). La population reste la même à Grainville-la-Teinturière, où Ton comptait 300 paroissiens et 300 fenx«

Do^eÊmé de Ma ChwéHewtÉé.

8 paroisses , aux environs de Rouen ; — 918 paroissiens; — 784 feux.

ET DD DIOGÈSB DB ROUBN AYANT 1789. 419

Diminution à Grand-Couronne (120 paroissiens , Sk feux) ; à Ganteleu (180 paroissiens, 152 feux); à Fontaine-sous-Préaux (A8 paroissiens, kk feux) ; à IsneauTille ( j kO paroissiens , 1 16 feux ) ; à Oissel ( â/iEO pa-* roissiens, 18& feux); à Grand-Quevilly (80 paroissiens, 5ft feux); à St-Aignan, (60 paroissiens, &0 feux).

S8 paroisses ; — 2,847 paroissiens; — 3,181 feux.

Diminution à Bailly-en-Rivière (180 paroissiens, 152 feux); à Braquemont ( 100 paroissiens , 96 feux ) ; à Martinéglise ( 140 paroissiens , 120 feux).

Augmentation à Ancourt (140 paroissiens, 196 feux); à Envermeu ( 140 paroissiens, 200 feux) ; à Fréauville ( 120 paroissiens , 136 feux ) ; à Meulers (140 paroissieils , 192 feux) ; à Neuville-sur-Dieppe (140 paroissiens, 168 feux) ; à Wanchy (140 paroissiens, 158 feux).

31 paroisses ; — 2,660 paroissiens ; — 2,580 feux«

Diminution à Criel ( 360 paroissiens , 260 feux ) ; à Guverville ( 140 paroissiens, 138 feux) ; au Tréport (400 paroissiens, 200 feux).

Augmentation à St-Martin-le-Gaillard (220 paroissiens , 224 feux) ; à Sept-Meules (140 paroissiens , 176 feux).

Wt^enné de Fmtville.

56 paroisses ; — l/if301 paroissiens ; — 16,369 feux»

Diminution à Anquetierv^Ile ( 50 paroissiens , 24 feux ) ; à Alvimare

(80 paroissiens, 12 feux).

Augmentation à Allouville (100 paroissiens, 114 feux); à Alliquerville

(50 paroissiens, 66 feux); à,Baons-le-Comte (120 paroissiens, 150 feux);

à Bolbec (250 paroissiens, 300 feux); à St-Denis-de«LiUebonne (120

paroissiens, 168 feux).

43 paroisses ; — 1,670 paroissiens ; — 1,923 feux.

JI20 EECHEaCHBS SDR LA POPULATION DE LA GJÊN^RALITÉ

Diminution à Âmfreviile ( 60 paroissiens , &6 feux ) ; à Gbauviocourt ( &5 paroissiens , 86 feux ) ; à Fresnes-1* Archevêque ( l&O paroissiens , 9& feux) ; à Gamaches (120 paroissiens, &5 feux) ; à Guemy (15 paroissiens, 28 feux); à Heuque ville (120 paroissiens, 65 feux), à Marcouville (3A paroissiens/ 18 feux); à Muids-sur-Sèine (l&O paroissiens, 11& feux) ; à Noyon-sur-Andelle , depuis Cbarleval (220 paroissiens, 8& feux ) ; à St-Pîerre-de-Pont-St-Pierre (50 paroissiens , 22 feux ) ; à Provemont (50 Croissions, 18 feux) ; à Ste-Marie-des-Gbamps (70 parois siens, 62 feux) ; à Villers (75 paroissiens, 68 feux).

Augmentation à Dangu (110 paroissiens , 122 feux) ; à Andé (28 paroissiens, 62 feux); à Basqueville (120 paroissiens, 132 feux); à Boisemont (100 paroissiens, 120 feux) ; à Écouis {6k paroissiens, 110 feux); à Farceaux ( AS paroissiens , 78 feux ) ; à Fontaine-du-Tuit {Ik paroissiens, AO feux) ; à FUpou ( 20 paroissiens, US feux ) ; à Hacqueville (78 paroissiens, 135 feux); à Noyers (25 paroissiens, &2 feux) ; à fiicbeville {kO paroissiens, 67 feux); à St-Martin-de-la-Roquette (40 paroissiens, 63 feux); à St-Martin-de-Neuville (10 paroissiens, 27 feux) ; à Susay (&5 paroissiens, 80 feux) ; à Yelly (9 paroissiens, 98 feux).

27 paroisses ; — 1,970 paroissiens ; — 4,969 feux.

Diminution à Boucbevilliers ( kO paroissiens , 32 feux ) ; à Beauvoir (120 paroissiens, 60 feux) ; à Bezu-la-Forèt (60 paroissiens, 28 feux) ; à Lyons (2J 5 paroissiens, 20/i feux); à Martigny (60 paroissiens, 35 feux); à Noyon-le-Sec (140 paroissiens, 132 feux) ; à Rosay (84 paroissiens, 60 feux) ; à Tierceville (80 paroissiens, 54 feux).

Augmentation à Amécourt ( 60 paroissiens , 77 feux ) ; au Gondray (52 paroissiens, 60 feux); à Doudeauville (90 paroissiens, 102 feux); à Fleury-la-Forêt (48 paroissiens , 67 feux) ; à Hébécourt ( 70 paroissiens, 92 feux); à Heudîcourt (110 paroissiens, 126 feux); à Lilly (42 paroissiens, 60 feux); à Maineville (104 paroissiens, 116 feux); à St* Denis-le-Ferment (160 paroissiens, 172 feux).

Poyamtë de iAntguevWe,

34 paroisses; — 2,429 paroissiens; — 3,331 feux.

ST DU DI0GÈ5B DE ROUEN AVANT 1789. bSi

Diminution à Auffay ( &00 paroissiens , 860 feux )• • Augmentation à Bouteilles (160 paroissiens, 165 feux); à Bellencombre (160 paroissiens, 162 feux); à Gentacres ( 16 paroissiens , 117 feux); à Martigny (80 paroissiens, 12& feux); à Torcy-le-Petit (80 paroissiens, 100 feux)(l).

hS paroisses ; — &,096 paroissiens ; — &,235 feux«

Diminution à Beaussault (160 paroissiens, 1&5 feux); à Gonteville (200 paroissiens, 186 feux) ; à Foires (120 paroissiens, 78 feux) ; à Fresles (160 paroissiens, &2 feux); à Gaillefontaine (200 paroissiens, 162 feux) ; à Notre-Dame et à St-Jacques de Neufchàtel (600 paroissiens, 564 feux) ; à Quiévrecourt ( 120 paroissiens, 100 feux) ; à Ste-Geneviève (180 paroissiens, 136 feux).

Augmentation à Beaubec (80 paroissiens, 112 feux) i à BuUy ( 120 paroissiens, 160 feux); à St-Saire (120 paroissiens, 126 feux) ; à Som* mery (HO paroissiens, 200 feux).

DoffeÊmé de Povllly.

46 paroisses ; — 3,604 paroissiens ; — 3,425 feux.

Diminution à Barentin (260 paroissiens, 220 feux); à Limésy (200 paroissiens , 184 feux ) ; à La Houssaye ( 80 paroissiens , 56 feux ) ; à Pavilly (412 paroissiens, 208 feux) ; à Sierville (220 paroissiens, 172 feux); à St-Jean-du-Cardonnay (130 paroissiens, 94 feux).

Augmentation à Monville (120 paroissiens, 150 feux); à Roumaro (100 paroissiens, 130 feux).

41 paroisses ; — 3,319 paroissiens; — 3,932 feux.

Diminution à Étreville (220 paroissiens, 168 feux); à Éturqueraie (100 paroissiens, 91 feux); à Hauville (200 paroissiens, 189 feux) ; à La Haie-Auberée (114 paroissiens, 100 feux).

(i) Nous n'osons citer St-Saéns, dont la population n'aurait été que de 5 paroissieDs au XIII* siècle» d*apr&8 le Fouillé» et qui se serait élevée k Â80 feux d'après le rôle de la débite. Le premier de ces chiUres doK être fautif.

kSa BECHERCflES SUA LA POPULATION DE LA GÉNÉRALITÉ

AugmeDtatiou à Rooge^-Montier (i60 paroissiens, 2&0 feax) ; à Boa* qaetot ( 7^ paroissiens, 108 feux) ; à Brétot (100 paroissiens, 152 feui) ; à BHquetuit ( 120 paroissiens , 19& feux ) ; à Écaqaelon ( 80 paroissiens, 102 fenx) ; à Olos (86 paroissiens, lOii fenx) ; à Uleville (96 parois^ siens, 17Â feux) ; à Montfort (60 paroissiens, lOii feux ) ; à Pont-Authou ( 120 paroissiens , 126 feux ) ; à Quillebeuf ( 130 paroissiens, 1&8 feux) ; à St-Mards (80 paroissiens, 180 feux); à Ste-Opportune (80 paroissiens, 102 feux ) ; à BournevlIIe ( UO paroissiens , 180 feux ).

50 paroisses ; — ^ 8,506 paroissiens ; -^ 8,781 feux»

DimindtioB au Héron ( 180 paroissiens , 120 feux ) ; à Ry ( 150 pSh roissiens, 126 feux); à Servayiile (liiO paroissiens, 96 feox).

Augmentation à BiainTiiie (90 paroissiens, 12/t feux) ; à Bucby ( 80 parràssiéns , 182 feux ) •

hk paroisses ; — 8,272 paroissiens; — 8,57/i feux.

Diminution à Groixmare (120 paroissiens, 100 feux) ; à Duclair (300 paroissiens , 282 feux ) ; au Mesnil-sous-Jumiéges ( 80 paroissiens , 66 feux) ; à St*Marfin*^e-Boscherville (160 paroissiens, IM feux) ; à Yillers (100 paroissiens, 80 feux).

Augmentation à Épinay (80 paroissiens , 102 feux ) ; à Maulévrier (70 paroissiens, 100 feux); à Montigny (&5 paroissiens, 60 feux); à St- Arnoult (100 paroissiens , 125 feux), à Ste-Marguerite (100 paroissiens, 185 feux } ; au Yal-de-la-Haye C&O paroissiens , 68 feux )•

Doffetfmé de 84 Rotufat.

71 paroisses ; <— 5,315 paroissiens ; — 6,26& feux.

Diminatiou à Goderville (140 paroissiens, 96 feux); à St-Jouio (800 paroissiens, 228 feux); à St-Yigor (200 paroissiens, 164 feux).

Augmentation à Ângerville (120 paroissiens, 162 feux) ; à Bléville (140 paroissiens , 162 feux) ; à Étainhus (86 paroissiens, 120 feux) ; à Gomer-

BT PU PIOCÈ» DB BOUEN ATANT 1789* hUi

ville (120 paroissiens, i6& feux); à La Remuée (100 paroissiens, i50 feux); à L'Heure (200 paroissiens, 300 feux); à Ghef-de-Caux (l&O paroissiens, 180 feux); à St-Nicolas-de-la-Taille (90 paroissiens, 130 feux); à St-Romain (180 paroissiens, 183 feux); à St-Laurent-de- Brèvedent (106 paroissiens, 12/t feux) ; à St-Gilles-de-La-Neuville (120 parcHssienst 164 feux).

OoycMMë de FcItoiK,

68 paroisses; — A, 588 paroissiens; — 5,608 feux.

Diminution à Bertre ville (240 paroissiens, 60 feux); à Gany (200 pa« roissiens, 198 feux) ; à Yeulettes (240 paroissiens, 172 feux).

Augmentation à Auberville-la-Renault (70 paroissiens, 104 feux) ; à Étretat (180 paroissiens, 32& feux); à Sassetot (80 paroissiens, 104 feux); à Theuville (70 paroissiens^ 104 feux) ; à Thiergeville (80 paroissiens, 104 feux).

£n somme , la comparaison établie pour 860 paroisses donne 68,859 feux au XIV siècle, et 62,445 paroissiens an S^II'i ce qui fait une différence de 6,413. à

Dans 52 paroisses , le nombre d% paroissiens et des feux était absolument le même.

Il y avait eu diminution de population dans les doyennés de Pavilly ^ Longueville , Gisors , Eu , la Ghrétienté , Bray et Boui^beroulde.

Il est à remarquer que les malheurs de la guerre , pendant Toccupati^m anglaise , eurent pour effet d'arrêter la perception de la débite dans le diocèse de Rouen , ce qui est une nouvelle preuve de Textrême misère où fut plongé notre pays, La délibération prise à ce sujet par le chapitre de la cathédrale, le 5 octobre 1445, mérite d'être rapportée: « Super eo çuod curait diocesis Rothomagensis citati eraat pro débita solvendâ , actentâ fructuum ecclesiarum tenuitate et parvo numéro parro^ ekianorum , domini ordinaverunt çuod cesset coactio in quantum in ipsis esi quousque tempus meliarabitur » (1 ). ,

(i) Arch. de U 8diie*Inférieare^ F» da chapitre, Rcy. capit, à la date indiquée.

aUl HEGHEBCHES SUR LA POPULATION DE LA GÉHÈtJkUTÉ

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