PREMIÈRES HORLOGES
Par Auguste LE ROY
Membre de la Société.
L'étude de la mesure du temps fut un besoin pour les hommes , dès les premiers âges du monde , et Ton conçoit aisément qu'elle devint une de leurs plus sérieuses occupations ; toutefois , les mœurs de ces temps primitifs avaient peu d'exigences , et l'indication des instants du jour, par la projection de l'ombre siu* le sol ou par la position des étoiles pendant la nuit, dut suffire longtemps aux peuples pasteurs de la Chaldée.
Cette science naissante se répandit partout avec la civilisation : en Egypte, s'élevèrent ces gigantesques obélisques qui furent vraisemblablement des styles de gnomons, en même temps que des monuments décoratifs ; en Judée, 7/i2ans avant J.-C, le cadran solaire d'Acbaz indiquait non-seulement le moment de midi, mais encore les princi* pales divisions du jour ; à Lacédémone , Anaximandre établissait , deux cents ans plus tard, le premier cadran qu'on vit en Grèce. Au temps de la première guerre Punique, un cadran solaire, apporté de Sicile par Yalérius Messala , était placé au Forum ; les riches Romains y en^ voyaient un esclave spécialement chargé de leur apporter l'heure. Mais qu'arrivait-il alors ? La distance à parcourir et la vitesse plus