‹ Mémoires (volume 2)Chapitre 183 sur 204 · ET LES PREMIÈRES HORLOC^ES · texte numérisé non relu

ET LES PREMIÈRES HORLOC^ES

que c ceux qui Tiennent le long de ceste grande rue Humoise ou t Exmesine et antres qui s^acheminent de l'autre costé de ville, apper«« c çoiyent de beaux quadrans au haut de ceste maison commune fort « dorez et si bien ordonnez qu'on y remarque les beures de part et ff antre , crois et décrois de la lune. )» Dans les Origines de Caen , Huet donne des détails plus explicites : « Cette machine harmonieuse, « dit-^il , qui répète les hymnes de TÉglise , est de Tinvention de Jean < Labbé, cordelier du couvent de Caen. L'horloge fut faite en Tan 131/1 « « comme porte rinscription gravée sur le timbre , laquelle mérite , « par sa singularité, d'avoir ici sa place :

tf Puisque la ville me loge « Sur ce pont pour servir d'oreloge « Je feray les heures ouïr « Pour le commun peuple réjouir- ^t M'û faite Beaumont l'an mil ttois cens quatorze. »

Évidemment , le carillon dont il s'agit fut ajouté à l'horloge après sa construction ; mais il n'en est pas moins vrai qu'elle était déjà fort remarquable par sa date, par le mécanisme indiquant l'heure sur deux façades opposées, et par celui qui faisait fonctionner le système lunaire.

L'abbé De La Bue , dans ses Essais historiques , parait croire que le premier hôtel-de-ville de Caen, construit en 1203, fut détruit lors de la prise de cette ville par les Anglais , en 13/i6* Le contraire est plus vraisemblable , car , bien que le Ghastelet du p(mt St^Pierre fît partie des fortifications de la ville et qu'il eût été le théâtre d'un combat sanglant , il était , disent les historiens de ce temps , < moult bien afforcé de brétesches et de barrières » , et l'on peut supposer qu'il ne dut pas être détruit pendant un siège oii l'artillerie ne fut pas employée.

L'horloge dont parle M. de Bras était-elle celle de Beaumont ? Tout porte à le croire. En 1552 , le sieur Bégnier , maître serrurier à Caen, était chargé , depuis longtemps déjà , de c conduire , gouverner et entretenir » l'horloge , moyennant un traitement annuel de 20 livres , lorsque , cette même année , il déclara aux échevins que les globes et les lunes ne fonctionnaient plus et qu'il renonçait à les faire marcher*

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