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LE GRAND CANON DE CAEN

receveur général à Gaeo ; Robert Aupois, maire de Falaise, et Nicolas Le Prestrel, bourgeois de St*Lo. Plus tard, on leur adjoignit Jean de Yieniie , vice-amiral de la mer, qui eut le commandemeot des troupes ; Le Bègue de Fayel, et Jean Lemercier, grand trésorier de France. Ils avaient pour mission de préparer et de surveiller Torganisation de Tarmée , du matériel de guerre et des finances (1).

L'impôt décrété le 27 décembre fut voté par les Ëtats provinciaux et réparti entre les vicomtes. Yvonnet Huart , receveur des cidres à Gaeo , fut chaîné de la comptabilité générale , et ses comptes, qui ont été conservés et que notre savant collègue et ami, M. Léopold Delisle, a publiés dans son Histoire des sires de St-^ Sauveur , nous font connaître, avec une exactitude scrupuleuse et qui pourrait servir de modèle à plus d^une administration contemporaine, remploi qui fut fait des fonds destinés à Fœuvre patriotique.

Le 20 février 1373 n. s., sur l'ordre du roi, Ricard de Brimare, < garde du clos des Galées de lez Rouen, t délivra à Jean de Lyons, « sergent d'armes et maître des artilleries • , &0 milliers de viretons, renfermés dans 200 caisses pour être envoyés à St-Sauvettr« On les expédia à Caen et de là Jean Mauduit, marinier, les prit sur son vaisseau et les porta à destination (2).

On croyait encore que Du Guesclin allait prendre la direction du siège ; et c'était à lui que les armes devaient être livrées ; mais il en fit venir 150 caisses à Pontorson ; de sorte que 50 seulement .furent réparties entre les bastilles de Pont-l'Abbé et de Pierrepont.

Les opérations languirent pendant plus d'une année. On reconnut alors que le système adopté , et qui consistait dans un investissemeBt trèsincomplet établi à l'aide de quatre bastilles , n'était nullement efficace et if arrêtait même pas les courses que les Anglais poussaient jusqu'aux portes de St-Lo et de Bayeux , dont ils brûlèrent les faubourgs. On décida qu'on aurait recours aux engins assez nouveaux et qui n'avaient pas jusque-là été essayés en Normandie dans l'attaque des places , et que les murailles

(1) HUu du ehdu; pièces jusU, n«» 182 et 136.— CAron. de$ quatre premiers VatoiSf p. S5A.— Wœlsnîgramy p. 211.

(2) HUU du chdU; pièces just., n^' 125 in fine et 135.

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