‹ Mémoires (volume 2)Chapitre 54 sur 204 · EN 1870 ET 1871. CLV · texte numérisé non relu

EN 1870 ET 1871. CLV

Mgr Devoucoux . évèque d'Évreux , était antiquaire par vocation et par conviction. Il aimait l'archéologie pour elle-même, et il Taimait surtout parce qu'elle servait de lien entre les hommes de bonne volonté pour la recherche du vrai. Aussi s'eflTorça-t-il de fonder la Société Ëduenne, dont les publications contiennent plusieurs mémoires du savant prélat; sa compétence dans toutes les branches de Tarchcologie est attestée par ses études sur la cathédrale et les églises , ainsi que sur les pagi et les vici du diocèse d'Autun , et sur trois manuscrits liturgiques du Vatican. Sa pleine connaissance de la géographie du moyen*-âge et de la paléographie lui fit déterminer la position des Aulerques Brannovices, cette tribu de la confédération Éduenne, située entre Auxerre et Nevers, et dont il montra ingénieusement la confraternité avec les Aulerques Éburovices. Lorsque, ayant quitté Autun, il vint prendre possession du siège épiscopal d'Évreux , autrefois appelé Mediolanum Aulercorum , s'adressant aux membres de la Société d'Agrixulture. Sciences, Arts et Belles-Lettres d'Évreux : « Un jour, disait-il, « un homme de cœur et d'intelligence , 'dont la vie aura été , dans la « Normandie , l'une des plus fécondes en ceuvres utiles, se réunit « à ses savants collaborateurs , pour la plupart vos compatriotes. « C'était précisément à Nevers; il nous députa pour aller relever, au f nom de la Société qu'il a fondée, une croix plantée jadis , sur cette I montagne de Bibracte , par les mains mêmes de saint Martin , le grand « thaumaturge des Gaules. — N'était-ce pas un lien nouveau qui s'élat blissait dès lors entre les enfants des Aulerques de Normandie et « ceux des Aulerques de Bourgogne ? »

J'ai tenu à citer cet éloge à^ outre-tombe à l'adresse du promoteur et propagateur de la science archéologique en France, d'autant qu'il honore et celui qui l'adresse et celui qui le reçoit.

Eustache de La Quérière, né à Rouen le 18 février 178S, mort en 1870 , était membre de l'Académie de Rouen dès l'année 1822 , et son premier volume , Description historique des maisons les plus remarquables par leur décoration extérieure et leur ancienneté, remonte à 1821; il était orné de gravures d'Hyacinthe Langlois. Dès son premier essai , M. de La Quérière avait trouvé sa voie , et il n'en a pas dévié jusqu'à

I R^SUMi DB l'hISTOIHE de la SOGIlâTi

sa mort Tous ses travaux u'oot qu'un seul objet, sa ville natale, qu*il étudia comme notre Georges Maucel le fit pour la ville de Gara, et M. Chigouesnel , pour Bayeux.

Les deux seuls écrits qu'il a insérés dans les t. XXII et XXIY de nos Mémoires sont encore sur deux paroisses de Rouen. On ne saurait trop regretter la disparition de ces vénérés témoins d'événements oubliés et qui seraient à jamais perdus» sans ces chroniques vivantes qui conservent^ dans leur ricbe répertoire de souvenirs , des détails intimes sur les hommes et les choses de leur temps, surtout quand Us sont, comme M« de La Qnérière , les hommes d'iin seul livre , mais sans cesse fait et refait. Ils sont assurément plus utiles pour leur pays et pour les sociétés savantes que les membres même les mieux doués, parce qu'ils conservent les traditions , le respect des antécédents et de la chose jugée , et ofrposent les progrès d'une marche lente , mais régulière , aux innovations et aux ardeurs qui compromettraient l'avenir» C'est l'éternelle fiible du vieillard gravissant d'un pas égal la montagne , dont il atteint le sommet, alors que de plus jeunes , qui s* étaient précipités en courant , se couchent épuisés aux trois quarts de l'ascension,

Auguste-Eugène-Frangoù Chigouesnel , ancien substitut à Domfront et à Bayeux , suppléant du juge de paix et conseiller municipal de la ville de Bayeux , est décédé dans cette ville le 3 mars i870« --- Ces titres attestent Thonorabilité de notre laborieux confrère; homme de bien et de conviction , il ne voulut point se plier aux événements politiques de 18&8 et consacra ses loisirs de sage à l'histoire de sa ville natale, dont il chercha à populariser la vieille gloire , en résumant avec conscience et méthode , dans un volume paru en 1867 , les faits épars dans des livres oubliés et peu lus.

< Constatons , disait notre savant confrère , M. Georges Yillers , que « l'histoire de M. Chigouesnel renferme , pour la période moderne , des • documents curieux , qu*on doit lui savoir gré d'y avoir consignés pour t en assurer le souvenir. >

Le t. XXII de nos Mémoires, p. 30&, contient une notice de lui, trèsbien faite, sur le bas-relief qui décore le tympan du portail sud de la eathédrale de Bayeux, sur lequel Henri II, évêque de Bayeux, fit sculpter

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les sept scènes les plus frappantes du meurtre de Thomas Becket, assassiné par quatre gentilshommes normands, à Tinstigation de Henri II; Toi d'Angleterre , sur les marches mêmes de Tantel de Ganlorbéry.

Cette notice (ait regretter de n*en pas tronver d'autres du même auteur dans nos Mémoires.

. Sa vie, toute d'honneur et de travail , laisse à ses neveux, MM. Lavalley- Duperroux, un exemple qui n'est pas perdu ; aussi le souvenir de notre très-honoré confrère nous est-il précieux à plus d'un titre.

(t. -5. Trebutim est mort le 23 mai 1870. — Notre président, M. le conseiller Eug. de Beaurepaire , s'est chargé de vous retracer la vie de ce Bénédictin laïque , à qui votre secrétaire a rendu hommage sur sa tombe (1). Je me borne donc à rappeler que ce savant, qui avait la passioa de l'amitié , sut inspirer à ses amis , nombreux et lointains , la pensée de lui élever un monument modeste comme sa vie , durable comnse leurs regrets.

Paris et la France ont perdu une grande gloire en perdant Prosper Mérimée j membre de l'Académie française, inspecteur général des monuments français. — Dans votre séance du 31 juillet 1854, qu'il présidait comme directeur ^ il vous félicitait d'avoir renouvelé l'étude do moyen-ftge, deviné ses lois, exposé ses principes et proclamé sa gloire méconnue,

a Humble volontaire, disait-il, dans la récente croisade contre le « vandalisme , j'ai suivi de loin votre bannière , et |'ai pu profiter de vos € exemples. »

Citer cette appréciation d'un tel maître , c'est faire son éloge et le vôtre ; car , tout en faisant large part à la politesse , le com^rfiment n'en garde pas moins sa justesse et sa sincérité ; ne vous désintéressez donc pas de ce qu'il a de plus particulièrement flatteur , puisque c'est un patri-^ moine que vous ont légué vos alués.

Charles-Édoiiard Latnbert,, ancien directeur ^e la Sociétés était conservateur de la bibliothèque et du musée de Bayeux , qu'il avait créés.

CLYIU RÉSUMÉ DE L'hISTOIRE DE LA SOGHStÉ

Noire savant confrère , M. Georges Villers , et votre secrétaire ont rendu hommage à celui que vous aviez honoré de vos suffrages en le nommant votre directeur pour i8/iâ-i8&& , honneur qu'il ne devait pas assurément à sa modeste position , mais à son rare mérite. Il TOUS disait, dans la séance qu'il présida le 13 août 18&& :

c  d'autres le prestige des honneurs, les avantages, les récompenses; < à nous la mise en lumière, Texhibition des monuments, Tétude des « documents inconnus : c'est là notre partage. •

Et il s'y résigna et il fit bien. C'était en 1844 qu'il écrivait cela, et il s'est éteint en 1870, à 76 ans, ajoutant à son passé de labeur vingtsix autres années de travaux, de recherches et de services rendus à l'archéologie, et la récompense n'est pas venue ; je me trompe, elle n'est pas venue de ceux qui avaient le devoir de l'accorder; aussi, à ceux qui s'étonnaient de cet oubli des ministres, des gouvernements et des puissants d'un jour, il souriait de ce sourire discret et malicieux qui est la seule vengeance de l'honnête homme se faisant justice des torts d'autrui et se désintéressant des distinctions honorifiques par le plaisir qu'il sentait à payer sa dette filiale à la ville qui l'avait adopté. Pourtant elles ne lui firent pas défaut. En effet, sans l'avoir recherchée ni soupçonnée, il obtint la plus touchante et la plus délicate distinction de la part de ses concitoyens. Un jour, en 1860, en pénétrant dans sa bibliothèque , il reste saisi d'une indicible émotion en apercevant, au fond de la galerie, son portrait, qu'à son insu on y avait fixé. Il crut en vérité se regarder dans un miroir. Cette toile reproduit, en effet, d'une manière saisissante cette physionomie fine , intelligente et mobile , ce regard écouteur et cette lèvre mince et pincée, prête au malicieux sourire du doute. De plus, l'intelligente bonté du vrai Mécène de l'archéologie en France lui ménagea une autre surprise. En séance générale de l'Association normande , le 30 avril 1863, Edouard Lambert eut l'insigne bonne fortune de se voir décoré par V Institut des provinces de cette médaille d'honneur qui n'a encore été décernée qu^à trois ou quatre notabilités, telles que M. le comte de Lesseps, notre éminent jurisconsulte M. Demolombe, et Mgr Dupanloup. — Ces noms disent assez à quels hommes pareille récompense est réservée et quelle est la valeur de cette distinction.

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Quel enseignemeiit , Messieurs , tirer de cette vie d'un bomme modeste, qui seul, sans secours ni ressources, a su, de pauvre petit em- .ployé d'une sous-prérecture de province , devenir le collaborateur et régal des numismates les plus renommés : les de Saulcy, les de La Sanssaye, les de Longpérier , et doter nos Mémoires de cet Essai sur Ja numismatiçtte gauloise du nord-ouest de la France ?

Par ce qu'il a su faire à force d'énergie et de persévérance, il indique ce que chacun peut tenter à son tour pour lui-même et par lui-même. En effet, le bien-être et Thonneur de notre vie sont en raison directe de nos propres efforts et de l'honnête et généreux accomplissement du devoir, qui fait réellement la gloire du caractère individuel. A ce titre , personne n'a plus ni mieux que le savant bibliothécaire de Bayeux offert un modèle de constance dans le travail et de modestie dans le succès, mettant toute sa gloire à payer dignement sa dette à son pays.

Mais il est plusieurs manières de payer cette dette : les uns la paient de leur travail et de leur talent, les autres la paient de leur bravoure et de leur sang.

M. le vicomte Henri de Beaurepaire de Louvagny , ancien oflScier de notre armée, lieutenant-colonel de la mobile du Calvados, est mort à Dreux en novembre 1870, victime de sa vigilance à surveiller les mouvements de l'ennemi. — Nature essentiellement chevaleresque, active , bouillante et dévouée, il faisait tout avec cœur et conviction ; homme de la discipline et du mot d'ordre, il interrompt ses travaux commencés aux archives , il s'arrache à sa famille , pour porter son épée au secours du Pape; puis, à son retour de Rome, il reprend ses recherches, qu'il commençait à rédiger, lorsque l'horrible invasion des Allemands fit bondir son cœur dans sa poitrine et lui inspira la généreuse résolution d'organiser militairement un bataillon du Calvados. Son zèle , son expérience des camps lui méritèrent bieutôt le grade de lieutenant-colonel,. qui stimula encore son ardeur, que le patriotisme n'enflammait que trop.

C'était un noble cœur, droit, ferme et tout d'une pièce, un vrai brave soldat.

' Les regrets de ses compagnons d*armes sont partagés par ses confrères de la Société des Antiquaires.

^LX RÉSUMA DE L'aiSTOIfif DE Ul SOCIÉTÉ

M. Marital Pelfresne, pé à Bayeux^ mon à CaeQ. ~ Nature artistique, ayanjL ja pas^ou du beau« DOtpe crafrère i«t phisîMPs fois lavéat dans les coQcours d'arcbitectore. La Honmanéie iiii ddtt d'Iiflfbiles restattrar tiens et imitations gothi«|ue& tLes égUses^e St-Empère de BayeuK«4e Lison, la cbapelle 4e Lac» les toinrs de Robebomoieet^'Écrai&iMfine, aiusi que le beau plan d'uue église au Vavre signaleut son nom am «ouyenirs des .coanai^seufs*

Les œuvces id'art ^portent Datunellement notve ^pensée reoon&aâaqaofte vers ceux qui ]es oqt demandées , et oous font remereier iranciefi «sAne de Caep , .M« Berttraod., rpour rfldmirBfble restauration et lia Trinité , et envoyer uo re^otuew sonTenir de Deconnaissance et »de ^éoératton ji nu rab))é HugQt, qui s'eat déYoué aux embeiliœemeiils de Sl^^Piepre, ce joyau de ta vilie de Caeo.

M. Legrain , de Vire , vice-jprésident 4u <;k>oseU ;iniiAîei|ial 4e Vire « était un artisite de talent. Membre 4e la <)o«iioission admidistrative 4e Tbôpital de Vire , il retraça avec son pinceau diverses ^cJKies empruii-.tées à la vie des religieuses : prise de voile, intérieur d*UD hospice, inbumation d'une religieuse. — Antiquaire pur goût, t c'était rhotoune « le plus désintéressé et le j)lus empressé 4 prendi^e » part des ŒAVjres c qui honoreront notre paya, t Cet bommsige lui est r^du par un homme qui se connaît en Êûj de déyouenient.

M. rabbé Tirard , curé de Notre-DAme d^ Yircu — La aoleuBÎté df^ obsèques de ce digne prêtre c^t Taffluence de la population entière de 4a ville et des environs attestent a3sez les regrets de la .perte d'un teJ hottuoe selon Dieu. — II ne se rattachait à nos travaux que par l'empressemaot qu'il avait à les recevoir et à les lire.

Nous n'avons su le décès de nos confrères^ WA. nTAuwu, d'AngentaUt qui avait une des plus belles collections de oéramique, et £ug. ^ Sainte-Beuve, ancien magistrat à Paris , que par le retour de :notre lettre de convocation , avec ce mot décédé. — Nous devons à ce dernier iima note sur le Fusil primitif , qu'il Csiiâait remonter à iââS , au lieu de 1335, date obtenue par notre conrrère L. Puiseux.

BN 1870 ET 187r CLxr

M. Thaurin,M Rouen , conservateur de la bibliothèque générale des Sociétés savantesde Rouen; ^Prescpe toute la vie de ce travailleur intrépide, esprit original et ardent, se résume dans ce musée quMt a créé à Rouen , et qii il déposait et classait ,. par ordre; de t^ups et nature d'objets , tout ce qu^il pouvait recMiHir qm rappdHM un souvenir du vienx^ Rouéft : pierre»^ médaillea, potebies. Nos Mémoires et notre Bulktin contrenneiit plusieurs notices de lui , qui attestent sa sagacité et son érudition. If a contritHié aax progrès de Tarchéologie rouennaise.

H. Alfred de Combes , noirt à 35 an», -^ L'une des morts qui nous a le phis fait saigner te cœur est celte: de ce confrère, aimable et bon , entevé si jeiBte à notre synpaAie et à ses études. --Nous avons exprimé nos regrets sur sa tombe. Il travaillait sans cesse et partout, réfléchissant et annotant tout ee qui éveilteit en Isi un souvenir et une idée. Nous n*avon» dans notfe Bulletin qu*un article dé lui , sur les Harmonistes au moyerHÎge. Le jour même (5 mai) où il s*éteignit, dans la calme et virile séréaité d'une belle mort^ son nom figurait à Tordre du jour pour unie lecture* ^ui te préoccupa jusqu^à Kes derniers instants. Nous pouvons donc dure que ncMis avons eu soo avaiit-*denifiène pensée ; sa d^rnièn^ fut pour Dieu , qui l'appelait à lui , et pour sa mère ,• qir'il laissait le cœur brisé;

Gonfideat de ses «otes et db a» essais^ nous pouvbns assurer, en lisant des pages presque toujours heureuses et parfois exquises de justesse et de distinction, que nous avons perdu en lui un chercheur et un penseur, auquel le temps seul a manqué pour deven^ir ua diaf tre^ en Vdit\ de bien écrire.

Nous espérions enfin en avoir fini avec ces quatorze morts à enregistrer , quand nous reçûmes h lettre de faire part du décès de M. Jean- Théodore Bonnin , dont les obsèques avaient lieu avant-hier. L'impossibilKé où nous éttons d^ nous y rendre pour vous représenter mMnspira l'idée de confier votre délégation à notre savant confrère, ML RflqrmoDd Rordeaux , et, ee matin, j'ai reçu copie de son Improvisation; qui iHTOiive que notre idée avait été conforme à la dignité de la Société « qui ne pouvait être mieux représentée*, je cite' :

€tI1I

RISSUMÉ DE l'histoire DE LA SOCIÉTÉ

c Mais je veux constater cependant que le. titre de directeur de la « Société des Antiquaires n*est point un vain honneur. Quoique la di- « rection soit une charge annuelle, ce n*est pas un titre éphémère, « puisque, à 25 ans de distance, notre compagnie entoure encore d'une « constante dérérence ceux que l'élection a solennellement placés à € sa tête.

< En déposant sur cette tombe , à peine fermée »

« Texpression des regrets profonds que cause à la Société des Ânti- € tiquaires de Normandie une mort qui interrompt , hélas I tant de € travaux utiles, j'ajoute en même temps une parole A* adieu au nom « de la Société des Bibliophiles normands. Et lorsqu'on dit adieu , au

< bord d'un tombeau , la pensée restitue volontiers à ce mot le sens « sacré que lui donne son étymolc^e. Ce n'est plus une parole banale

< de séparation , mais un cri d'espérance et une suprême aspiration qui t s'élève vers le Créateur. •

Tous le voyez, Messieurs, nos sentiments ont été dignement interprétés. Il n'y a que les gens d'esprit et de cœur pour être toujours prêts. Avec eux , il n'y a qu'à mettre le doigt sur la touche pour que le clavier chante ou pleure.

Félicitons notre confrère, M. Raymond Bordeaux, d'avoir rendu à son vrai sens étymologique le cri suprême i^ adieu , qui est comme l'appel au rendez-vous de l'éternité^

NOMS DES 25 NOUVEAUX MEMBRES DE LA SOCIËTÉ, D' APRÈS l'ORDRE

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