PENDANT L'ANNÉE ACADÉMIQUE
Pas B1. Eog. GHATëL ,
Secrétaire adjoint.
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Monsieur le Directeur , Messieurs et honorés Confrères,
11 n'est plus, Tartiste éminent, le maître en Tart de bien dire qui, quatorze fois de suite , sut varier à Tinfini le compte-rendu de nos travaux annuels. Sa vive et spirituelle parole , s'élevant parfois jusqu'à Téloquence et toujours pleine d'humour et d'originalité , donnait un attrait singulier à chacune de nos séances publiques. Vous ne vous en souvenez que trop en ce moment , et pourtant à défaut de celui qui eût seul pu , sinon vous le faire oublier , du moins le remplacer avec honneur , à défaut , dis-je , • de M. Léon Puiseux , il faut bien me résoudre à occuper cette place , sans la remplir et vous, Messieurs, vous résigner à entendre FécoUer en l'absence du maître.
Depuis quinze ans que j'ai l'honneur et le bonheur de participer à vos travaux de chaque mois , je ne me suis jamais hasardé dans vos assises solennelles, laissant la parole à de plus dignes; j'étais loin de m'écrier avec Juvénal , impatienté de toujours écouter l'éternelle Théséide de l'enroué Godrus et impatient de prendre la parole :
Semper ego auditor tantam ? Nunquamne reponain Vexatus toties rauci Theseide Godri ?
(Satire I.)
Je ne trouvais jamais trop long le poème de vos travaux , et il n'y avait pas de Godrus.