‹ Mémoires (volume 2)Chapitre 97 sur 204 · SOB LISS LÉPROSERIES ET MALADRERIES EN NORMANDIE. H · texte numérisé non relu

SOB LISS LÉPROSERIES ET MALADRERIES EN NORMANDIE. H

Cani (Léproserie de). — L'ancienne léproserie de Cani était assise dans le doyenné de Yalmont, diocèse de Rouen. Elle était sous le vocable de S. Tbibaud, et le seigneur du lieu y présentait. Ses biens et revenus furent unis à ceux de Tbôpital de Grainville-la-Teinturière, par arrêt du conseil du 2k décembre 1695. Duplessis.

Cantelou (Léproserie de). — Voir Ecrain ville.

Canville (Léproserie de). — L'existence de la léproserie de Ganville nous est révélée par le pouillé du diocèse de Rouen, dans lequel on lit sous le titre du doyenné de Ganville : Capella leprosarie de Canvilla. Elle était sous le vocable de Ste Madeleine et était commune aux deux paroisses de Ganville et de Doudeville. Elle Tut unie à l'hôpital de Grainville-la-Teinturière.

Carentan (Maladrerie de). — L'ancienne maladrerie de Ste-Madeleine de Garentan était assise dans le doyenné de ce nom, archidiaconé du Rauptois, diocèse de Coutances. Elle existait dès le Xlll^ siècle; car le 7 février 1200, Jean sans Terre accorde à ses lépreux une Toire d'un jour ; elle se tenait près de leur maladrerie, à la fin de la Pàque» Dans le compte du trésor de l'église de Garentan, pour l'année i&67, on reconnaît l'existence d'une maladrerie et d'une terre dite de la Maladrerie, qui était louée 78 sols. En 1A92, le 12 juin, il y eut échange de deux pièces de terre appartenant au trésor de l'église de Garentan et aux malades de la Madeleine, contre une pièce de terre, sise près la Terre-auX' Malades et la chaussée du Pont-d'Ouve. Annuaire de la Manche, année 1850, p. 535. — Histoire de Carentan y par M. de Pontaumont, p. 207.

Garsix (Maladrerie de). — La maladrerie de Garsix était assise dans le doyenné de Bernai, archidiaconé du Lieuvin, au diocèse de Lisieux, aujourd'hui diocèse d'Évreux. Dans un ancien pouillé de Lisieux , la paroisse de Garsix est indiquée sous le nom de Carresiz et dans le XYl* siècle, sous celui de Carresis.

M. Mallebranche, dans un travail sur l'hospice de Bernai, donne in-

118 NOUVELLES BEGHESCBBS

eidemaieiit des notions succinctes sur Thistoire et tes vestiges de plusieurs mala^lreries au noinbf(? desquelles figure celle de Garsix^ qii'(^ trouve écrit Caresis^ en 1180, et Camiseit 118/|. -^Bulletin tn&nu'^ mfvtaK t. XX VII, p, 699 et sulv.

Chambrai (Léproserie de). — L'ancienne léproserie de Chambrai était assise sur le fief de ce nom, dans la paroisse de Gouville, dans le doyenné de Verneuil, diocèse d'Evreux. « En 126â, dit M. Le Prévost dans ses « Mémoires et Notes, acte passé en présence de l'official d'Évreux, par « lequel tes lépreux de la léproserie de Chambrai reconuaissent que « Tabbaye de Lire et ses hommes ne doivent payer aucune coutume

• aux foires qui se tiennent à Chambrai te jour de la St-Martio d'été,

• et dont les coutumes et autres droits appartiennent aux lépreux. » Cette léproserie était sous le vocable de S. Nicolas. T. Il, p. 193* — Bulletin monumental t. XXVII, p. 701.

Champbaux (Léproserie de) •— L'ancienne léproserie de Champeaux était assise dans le doyenné de Genetz, au diocèse d'Âvranches. Aux renseignements fournis par M. Lechaudé-d'Ânisy nous ajouterons les suivants : la léproserie de Champeaux était antérteure au XIIP siècle , puisque la donation de 2/i quartiers de froment au chapelain et aux lépreux de St-Blaîze par le seigneur de St-Jean, fut faite sous le règne de Henri I" qui mourut en 1135. Une autre charte de 1192 mentionne un don aux lépreux dé Champeaux, leprom Campellomm. Henri II donna aux lépreux de St-Blaise une foire d*un jour, à la fête de r Exaltation de la Ste Croix dans tes landes de Bivie ou Beuvais. En Tannée 1320, Tévèque d'Avranches acheta teurs droits pour 12 sols de rente. Alors il y avait cinq lépreux à la chapelle St-Blaise de Cham*^ peaux. On voyait encore, il y a quelques années , les ruines de cette ancienne léproserie. Elles offraient un caractère roman. Annuaire du département de la Manche , année 1 850 , p. 536. — LAvranchin monumentid et historique, par M. Le Héricher, t. II, p. 599. — Mém. de la Soc. des Antiq. de Normandie, t. XVII, p. 175*

C^iiARS (Léproserie de). — L'ancienne léproserie de Chars était as-

SUR LKS LKPR0»ER1BS KT MALADRERIES EN KORMANDIE. 119

sise dans Tarchidiaconé du Vcxin français, doyenné de Meulan, qui jadis faisait partie du diocèse de Rouen , et appartient aujourd'hui à celui de Versailles. Le journal des visites pastorales d'Eude Rigaiid nous révèle Texistence de cette léproserie. A la date de Tannée 1255 OD Mt : Joàannes mi 4^apdlamnm leprosarie de Chars.

Cherbourg (Léproserie de). — La chapelle léproserie de Cberboui^ était assise dat>s le doyenné de La Hague, archidiaconé du Cotentin, an diocèse de Coutances. l^e livre blanc de l*évêchc qui nous Ta fait connaître dit que Tévèque était le patron de l'église de Ste-Trinité à -Cherbourg, et il ajoute : lài est capeth sancti Thome juxta quant lepron dicte mtle marient^ et ibi convenivnt quolibet anno ad festam M art ira Hyemalii aliqxn mercatores et ibi ve*identes et ementes tenentur aohfre quodquidem tributum. Le curé et les lépreux subvenaient par égale •portion à la réparation de la chapelle. Le curé devait administrer ies sacrements aux lépreux et leur donner la sépulture ecclésiastique. Lepfvsi debent habere ibidem ecclesiasticam sepulturam W recîor débet mdem mcrammtn ecclesimtica niinisirare.

CoNCHEs (Maladrerie de). — M. Lécha iidé-d'Ânisy n'a pas indiqué le vocable de cette maladrerie, assise dans le doyenné de Couches, archidiaconé d'Ouche,- diocèse d'Evreux.

La chapelle de la maladrerie de Couches était sous Finvocation de Ste Marie- Madeleine. Les biens et revenus de cette maladrerie furent, en 1781, réunis à l'Hôlel-Dieu de Couches, par arrêt du Conseil. Mérn. de la Soc. des Antiq. de Normandie^ L XVIII, p. 177. — Le Prévost, t. \\ p. 533.

CoNDÉ-suR-NoiREAU (Léproseric de). — Aux renseignements fournis par M. Lechaudé-d'Anisy sur la léproserie de Condé-sur-Noireau , assise dans le doyenné de ce nom , nous ajouterons les suivants : la reine Blanche de Navarre, épouse de Philippe de Valois, donna la moitié des biens de la léproserie de Coudé aux églises de Condé, et Tatilre moitié aux églises de Meray , Proucy et St-Pierre-du-Regard, pour la décoration de ces églises, la participation aux prières et l'entretien

des lépreux qui pourraient se trouver dans les paroisses. Cette donation fut confirmée par M. de Roban Guéménée, seigneur châtelain de Condé, le 15 avril l/ilS ; par Louis de Rohan^ le 12 avril 1521, et par arrêt du conseil du 1â octobre 166/i; par un autre arrêt contre un nommé Moulin qui voulait troubler cette possession ; enfin par un troisième arrêt de 1776, déposé au greflTe de Gondé. Le partage des terrés entre les quatre paroisses fut Tait eu 1739, devant Gosselin, notaire à Gondé. De Gaumont, Statistique monumentale du Calvados^ t. III, p. 13.

GoNDK-suR-RisLE (Maladrcrie de). — Gondé-sur-Risle , qui anciennement Taisait partie du doyenné de Gormeilles, diocèse de Lisieux, dépend aujourd'hui du diocèse d*Évreux et du canton de Montfort-sur- Risle (Eure).

Aux renseignements donnés par M. Lécha udé-d*Anisy sur Tancienne maladrerie de Gondé-sur-Risle, nous ajoutons les suivants : En 1&5&, Tadministrateur de la maladrerie de St-Antoinc présentait aux écoles de la paroisse de Gondé-sur-Risle ; après sa réunion à Thospice de Pont-Audemer, son église subsista comme chapelle, et on en voit encore les derniers vestiges. Un lieu, dépendant de la paroisse, se nomme St-Antoine. Le Prévost, t. I", p. 538.— W^m. de la Soc. des Anfiç. de Normandie, t. XIII, p. 29, et t. XVII, p. 177.

Gond^-sur-Seulles (Maladrerie de). — L*ancienne maladrerie de Gondésur-Seulles était assise dans le doyenné de Fontenay-le-Pesnel, diocèse de Bayeux. Il y a près d*une fontaine un lieu nommé la Maladrerie : c*est le seul souvenir qui soit connu de cet établissement. Nous rindiquons pour ceux qui voudraient se livrer à des recherches historiques. De Gaumont, Statistique monumentale du Calvados, t. III, p. 397.

GouTANGES (Léproserie de). -■ Archidiaconé et doyenné de la Gbrétienté , évêché de Goutances (Manche).

Aux renseignements donnés par M. Lechaudé-d'Anisy, Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie, t XXVII, p. 179, nous ajouterons les suivants : cette léproserie devait exister avant le XIIP siècle ;

SUR LES L1ÎPR0SER1BS ET MALADBBRIE8 EN NORMANDIE. 121

«es revenus furent plus tard allribués à THôlel-Dieu. Elle était située à peu de distance de la ville , sur la lande d'Orval. Elle a dû être détruilë dans le cours du XVIIP siècle. Annuaire de la Manche , année 1852 , p. 642.

Griel (Léproserie de). — L'ancienne léproserie de Criel était assise dans le doyenné d'Eu, au diocèse de Rouen. Elle Tut fondée à la fin du Xlle siècle, par Henri II, comte d'Eu, sous le vocable de S. Thomas de Cantorbéry. Philippe-Auguste, en 1202, confirma la fondation et les donations. Lorsqu'elle fut supprimée, ses biens et ses revenus furent réunis à l'hôpital d'Eu, moyennant que cette maison serait augmentée de deux religieux. Duplessis, t. P', p. &l/i.

GussY (Léproserie de). — L'ancienne léproserie de la Madeleine de Gussy était assise dans le doyenné de Bayeux. Avant d'entrer dans la commune de Gussy, dit M. de Gaumont dans sa Statistique monumentale du Calvados^ t. III, p. 431, en venant de Bayeux, on voit, sur le côté gauche de la route, une maison sans importance , dans laquelle on distingue une arcade ogivale , et qui a fait partie de la maladrerie de la Madeleine.

Dieppe (Léproserie de). — L'ancienne léproserie de Dieppe était sous le vocable de Ste Madeleine et assise au hameau de Janval, archidiaconé d'Eu, doyenné de Longueville pour partie et d'Envermeu pour l'autre, dans le diocèse de Rouen. Elle fut fondée hors de la ville sur les deux paroisses de St-Remi-de-Dieppe et de St-Aubin-sur-Scie. Ses biens ont été réunis à l'hôpital de Dieppe. Des fouilles faites à Janval, sur le territoire de l'ancienne léproserie ont révélé la sépulture des lépreux au XIIP et au XIV siècle. On y a trouvé des monnaies françaises en cuivre et en argent, des vases funéraires encore remplis de charbons, anciennes cassolettes des funérailles chrétiennes du moyen-âge. Duplessis, t. I", p. !\2S.— Bulletin monumental^ U XXVI, page 808.

DouDEViLLE (Léproserie de). Le poaillé du diocèse de Rouen, rédigé

122 NOUVELLES RBGHBRGBBS

dans le XII P siède, indique dans le doyenné de Graville la chapelle de la léproserie de Doudeville, capella leprosarip de Doudevilla. Voir Canville.

ÉcRAiNviLLE (Léproseiio d'). — La léproserie d'Écrainville était comprise dans le doyenné du Havre, diocèse de Ronen. Elle était située à Yao-Milé on Val-Miellé. Sur plusieurs titres elle porte le nom de St* Lubin ; on l'appelle parfois St- Jacques de Cantehu. Suivant Dnplessls, ce serait la même que la chapelle ou léproserie de Canielou: Duplessis , t. 1'', p. &â5.

Ermenouvillr (Léproserie de). — La léproserie d* Ermenonville, assise au doyenné de Canville, diocèse de Rouen, portait, en Tannée 1800, le nom de la Ste Vierge; puis eHe se nomma Ste-Véromque. En 15/i5, le seigneur du lieu et les lépreux étaient en débat pour son patronage. Ses biens, lors de sa suppression, rut*ent réunis à Thospioe de Grainville-la-Tcinturière. Duplessis, t. r%p. 191, &&7, &&8.

Eroudbville (Léproserie de). — L'ancienne léproserie d'Eroudeville était assise dans le doyenné de Valognes, au diocèse de Coutances. La chapelle de cette léproserie était sous le vocable de Ste-Madeleine. D'après le livre noir et le livre blanc de Tévèché de Coutances, le vicaire de St-Floxel devait aller, deux fois la semaine, célébrer la messe à la

chapelle de la léproserie d^Eroudeville et habet vicaiim necessitatem

célébrai e missam in septimanoy in capella leprosarie de Eroudevilla. Cette chapelle était sous le vocable de S. Clair et située au hameau des Blonds-de-Gerville. Etudes sur le dé/ tar teniez t de la Manche^ p. 114.

ÉTRETAT (Léproserie d*). -^ L'ancienne léproserie d'Étretat, sous le vocable de St-Nicolas, était assise dans le doyenné des Loges, diocèse de Rouen. Elle dépendait de la Chàtellenie des Loges. Ses biens furent donnés à Thôpital général du Havre. îDuplessis, t. P% p. A5â. Voir

Saint' Clair-sur^Etretat.

ÉTURQUBRAiE (Léproscric d*) -*^L*ancieiine léproserie d*£tnrqneraie était

SUR LBS LÉPROSEBIBS ET MALADEffRIBS RN NORMANDIE.

assises dams ter doyenné de Pon^Audeov^, autrefois dans lé diocèse ûe

RoueVf anjowdliiri dams celui d'Évreux. Aux retiâeigneménts donnés

par WL Lecbsrudé^'Ânisy, nous ajouterons ceux que fou^rnit M. Ganel

dans son Essar sur t armndissemeiU de Ponl^-Audemer^ t. !•', p. 471 et

sttiv. « Éturqueraie posséda aotrefoi» une léproserie qu'on appelait )d=

c Madeleine de Brétot, à cause du voisinage de cette paroisse. Tous-*

« saints-Duplessîs nons apprend qu*il y avait un prieur et des Trères,

t en 126&. L'archevêque de Rouen et Alix du Bois aux Corneilles,

tf en 11387, étaient en prdcès pour le patronage de cet hôpital. Le

• possessoire Tut jngé en Pécbiquier de St-Michel de cette année, en

(T Taveur de rarehevèque. Dans la snite , ce même procès Tut déféré

« poir le pétifoire entre Tarchevêque et Jean le Bigot anx assises de

t Pont-Audemer ; mais comme le rof avait donné la vicomte au roi

« de Navarre, l'archevêque qui n'avait le droit de plaider que devant

t le roi de France, ïe porta aux assises de Pont-de-l'Arche où il fut

t jugé définitivement, en 1396, en faveur du prélat

< Lors de la suppression d'un grand nombre de léproseries, les reve- « nus qui dépendaient de celle de la Madeleine furent réunis à l'host pice de Bourgachard, comme on le voit dans le pouillé de Rouen « de 1738. »

Eg (Léproserie d'). — L'ancienne léproserie d'Eu était comprise dan^ le doyenné de ce nom. Elle existait sous le titre de St-Nicolas et de Ste-Madeleine du Bois-du-Parc, sur la paroisse Notre-Dame, dans la vUle même ; elle appartenait à la collégiale d<mt Téglise fut rebâtie à neuf, en 1186, et appartient au style ogival le plus pur et le plus parfait qne l'on puisse voir. Bupicssis, t. I*', p. 455. — Bn/lefin mo^ numental] t. XHl, p. 3S9:

ÉvREux Léproserie d'). — M. Mallebranche dans sa Notice sur P hospice de Bernay , signale une erreur commise par M. Lechaudé-d'Anisy dans ses Recherches sur les léproseries et mahidreries oh il a fait un article séparé pour une léproserie de St-Michel d'Évreux, laquelle n'a jamais existé, à côté de l'article de la léproserie de St-Michel de St-Evroult.

La léproserie d'Évreux était sous le vocable de S. Nicolas ; elle exis-

12& NOUVELLES BEGHERGHBS

tait dès le XIP siècle. — Amauri, comte d*Évreux, confirme la donation faite entre les mains de Gilles, évêque de 1170 à 1180, au prieur et aux Trères de la léproserie de St-Nicolas d'Évreux, par Geoffroi, prêtre de Huest et ses frères Foulques et Adam. Simon de Yillers, à la fin du XII^ siècle (de 119& à 1201} donne à cette léproserie le patronage de Téglise de St-Germain-des -Angles.

Les revenus de la léproserie ont servi à fonder Tbospice général d'Évreux ; elle avait un droit de foire le four de la fête de St-Nicolas.

Ses propriétés les plus importantes étaient situées à Gravigni et à Huest ; un hameau de Gravigni se nomme St-Nicolas-de-la-Maladrerie. Consulter pour de plus amples renseignements les Mémoires et Notes de M. Auguste Le Prévost stir le département de l'Eure, t. P^, p. 126; t. II, p. 205, 206, 274, 5A0 et 548.

Fadvillb (Léproserie de). L'ancienne léproserie de Fauville faisait partie du doyenné de ce nom , dans Tarcbidiaconé du grand Caux». diocèse de Rouen. Elle était sous le vocable de S. Paul. Ses biens ont été réunis à l'hôpital général du Havrenie-Gràce. Duplessis, t. P% page 476.

Ferrière-St-Hilaire (Léproserie de). — La paroisse de Ferrière- St-Hilaire qui dépendait du doyenné d'Orbec, ancien diocèse de Lisieux, fait partie aujourd'hui du diocèse d'Évreux et du canton de Broglie- (Eure).

M. Mallebrancbe, dans un travail que nous avons cité à l'article Évreux» fait remarquer Terreur dans laquelle est tombé M. Lechaudé-d'Anisy, en faisant deux léproseries distinctes de la léproserie de la Ferrière-St-Hilaire et d'une léproserie de St-Symphorien de la Ferrrière qui ne forment qu'un seul et même établissement. Le pouillé de l'évêché de Lisieux porte : Leprosaria S. Symphoriani super Ferrarias.

Il y avait à St-Hilaire une chapelle St-Symphorien, attenant à la léproserie de Ferrières.

Dans un aveu donné le 26 juin 1604» Charlotte des Ursins dit : • Item c fray et m'appartient la présentation et droict de présenter à St-Sypbo-c rian-sur- Ferrières ensemble de nommer les administrateurs aux.

SUR LES LJSpROSERIES ET MALADRERIES EN NORMANDIE. 125

« léproseries de St-Syphorian, de St-Nicolas-sur-Gbambrai » Le Prévost, t. II, p. 80 et 91. — Bulletin monumental^ t. XXVII, p. 701. — Mémoires de la Soc. des Antiq. de Normandie^ t. XIII» p, 35 et t. XVII, page 182.

Ferrières-sur-Risle (Léproserie de) — Cette léproserie dont M. Lechaadé-d'ÂDisy ne connaissait pas le vocable, est indiquée par M. Le Prévost comme étant un prieuré ou léproserie de S. Biaise, assise dans la forêt de Goncbes. Sa chapelle est encore aujourd'hui un but de pèlerinage. T. II, p. 103.

FoNTAiNE-LA-SoRET (Léproscric de). — Ancien doyenné de Bernai, dans Farchidiaconé du Lieuvin , aujourd'hui dans le canton de Beaumontle-Roger. On lit dans le pouillé du diocèse de Lisieux : Leprosaria de Fontibus Sorelli.

Cette léproserie n'est peut-être pas autre chose que le prieuré de St-Lambert-de-Malassis, prior St-Lamberti de Malassis , qui payait 28 livres pour les décimes. Ce prieuré était une ancienne dépendance du Bec ; à partir du XVP siècle, il paraît avoir perdu son nom pour celui de St-Eloi-de Nassandre, et n'est plus connu aujourd'hui que sous le modeste nom de chapelle de St-Eloi-de-Nassandre. Cette chapelle se compose seulement d'une nef et d'une abside ; on y remarque une statue de S. Lambert du XV* siècle^ et une croix en bois sculpté de la même époque. Elle est encore aujourd'hui un but de pèlerinage. On peut en lire une description dans le Bulletin monumental^ t. XXX, p. 249-368. —Voir aussi Mémoires de la Société des Antiquaires de Nor^ mandie. t. XIII, p. 22, 32 33; t. XVII, p. 183 et 194.

FoNTAiNE-LE-DuN (Léproscrie de). — Arcbidiacoué du Petit-Caux, doyenné de Brachi, diocèse de Rouen, aujourd'hui chef-lieu de canton (Seine-inférieure). La léproserie de Fontaine-le-Dun était sous le vocable de S. Aaron ou S. Abdon, en latin, S. Abundi. C'est ce dernier nom sous lequel elle flgure sur la carte du diocèse de Rouen. En 1509 et années suivantes , le patronage était alternatif entre les lépreux et les habitants de plusieurs paroisses. En 1552, il n'y avait plus qu'un seul

126 BIOkV£U.«a ftEC^ËRCilBS

lépreux qui exerça le droit de présentation. Les biens de cette léproserie furent, en 1595^ réunis à TbôpiUl de GraiovUle-la-Teinturière* Duplessis, t. rv p, 191 et 46».

FoccARMONT (Léproserie de). — L'ancienne léproserie de Foucarmont était assise dans le doyenné de ce nom*, arcbidiaconé d'En. Le roi, par lettres patefttes de 1695 , réunil ses biens à ceun dé Thdpital de Blangy. Duf^Iessis, t. l'*^ p. i5ft.

FouQUEviLLE (Léproseric de). — L'ancienne léproserie de Fouquéville était assise dans le doyenné du Neubourg, aujourd'bui dans le doyenné d'Anifrcvifle. Son existence nous e^ révélée par M*. Le Prévost qui dit dans ses Mémoires et Notes à l'article Fouquéville : « Le long d'un chcff mhi tendant viers St-Âmand, il eiListait une léproserie, dont le site a « conservé le nom de Ghamp-aux-Malades. • T. II, p. 126.

Froberville (Léproserie de). — L'ancienne léproserie de la paroisse de Froberville, assise dans le doyenné des Loges, diocèse de Rouen» aurait existé, paraît-il, au lieu dit Val Babeuf. Elle fut réunie à l'hôpital général du Havre. Duplessis, t. P', p. &8&.

Gaillk-Fontaiine (Léproserie de), — Dans l'article qu'il consacre à cette léproserie, M. Lecbaudé-d'Anisy omet d'indiquer qu'elle était sous le vocable de S. Jacques et de S. Christophe» et qu'elle Tut unie à l'hôpital royal de Neufchâlel lors de sa suppression. Duplessis, t. r% p. /i86.

Gaukevillb (Léproserie de). — L'ancienne léproserie de Gaineville était assise dans le doyesné de Sl-Romain-de-Colebosc , diocèse de Rouen, Elle était située sur les deux paroisses de Gaineville et de Roh-* tôt* On la Mmmait la léproserie rouge ; elle a é(é unie à k'hôpital gé^ ttéral do Havre. Duplessis, t. P*, p. hlèl.

GiittàGiiEs (iLéproserie de). — L*ancienne lépMserie de Gaaiacbes

SUR LES LÉPROSBBIBS ET MÂLAI)REBIB8 EN NORMANDIE. 127

assfee ^Ms le dojiMiié de ce noin, M-chidiacooé du Yexîn oormnAd, diooèBe de RMen. Aujourd'hui Oamaches «$t cofispris dans le cantott d'Étrepdgivy (Cure).

Cesl M. Le Prévost dans ses Mémoires et Notes qui nous fait connattre qu'il y avait à Gamaches nue léproserie dont les biens rureut réunis, eu diû95, à l'hôpital royal des Andelys. Sa chapelle était sai>s doute sous le vocable de Ste liai^uerite, car ua hameau de )a paroisse se Domuie Sle«-Margnerite, «t il is'y trotte une cliapetle. T. II, p. i56.

Genetz (LéfNToseriedei). — L'ancienne léproserie de Genêts était as- Ase dans Je doyenné de ce nom, an diocèse d'Avraaches. Auk renseignements fonmis par M. Lechaudé^Anisy, nous ajouterons les suitants : le souvenir de ia masladrerie «u léproserie de Genetz reste dans le bois dit le bois de la Maladrerie^ près du bm de in Dame. Ou la trouve citée, en 1321, sous le litre d'Hôtel-Dîeu, carta domus Dei de Genecîo $yper molendinis priori concessis, Guillaume de La Lande transporta le revenu de la chapelle à la léproserie : « Concessi iranslationem capeltanie iepm^rum de Genetio. Elle était sous le vocable de St« Anne. On la Donamait ans» la léproserie du Mont*Corin, parce qu'elle avait été bâtie, dès le XI P siècle, sur un terrain qui appartenait au montSt^ Michel, lottis mons Corin est domintcus Si MicAaelis. L Avranchin, par M. Le Héricher, t. V\ p. 150, et t. II, p. 622.

GisoRS (Maladreric ite). — L'ancienne maladrerie de Gisors était assise dans le doyemié de ce uom, arefaidiaconé dn Yexin normand, diocèse de Rouen. Gisors est aujourd'hui un cheMieu de canton (Eure), évêché d'Evreux. . .

D'après M. Le Prévost, une maladrerie Tut établie du temps de Phili[^ Auguste, sous l'invocation de S. Lazare, entre Gisors et Neaulle, et il en existait une anssi sous le vocable de Ste Marguerite^ entre Gisors et Trie-Ohâtean (t. II, p. 177). On Ift aussi dans le registre des visites pastorales d'Eude Rigaod , pour Taniiée 1264, magister Petrus ad capellam leprosarie de Tria. Dans une enquête, faite vers Tannée 1210,

il est question de (a maison des lépreux ultra domum teprosorum

de Gisoreio.

128 NOUVELLES RECHEBGHES

Gonneville-la-Mallet (Léproserie de). — L'ancienne chapelle léproserie de Gouneville-la-Mallet était assise dans le doyenné du Havre , diocèse de Rouen. Elle était sous le vocable de Ste Marguerite. On lit dans le registre des visites pastorales d'Ëude Rigaud , pour les années 1266 et 1267, Rogcrus ad capellam leprosarie de Gonevilla ou de Gonnevilla. Cette léproserie , d'après D. Toussaints-Duplessis , était commune aux deux paroisses -de Gonneville et de St-Jouin. Lors de sa suppression, ses revenus ont été réunis à l'hôpital du Havre. T. P' , p. &96 et suiv.

GouRNAi (Léproserie de). — Aux renseignements donnés sur cette léproserie par M. Lecbaudé-d'Anisy , nous ajouterons les suivants : le 8 des ides d'août 1267, Eude Rigaud se rendit à Gournai et visita la léproserie : « Ipsa die visitavimus leprosariam Gornaii : ibi est quidam capellanus ad sumptus domus. Indeterminate, decanus Gornaii, et quidam burgenses sunt procuratores domus et magistri. Quidam clericus leprosus dispensator. Debent circa XYl libras. « Registre des visites pastorales^ page 283 de l'édition Bouiu. — Dans une des visites précédentes, on lit: « Iniuximus decano de Brayo ut vocet capellanum de leprosario de Gornaio, qui firmas accipit et dimittit leprosariam, ut iufra quadraginta dies ostendat ius sunm eidem quod habet in capella prcdicta, et citetur coram nobis ad ostendendum ius predictum. » Page 111.

Grainville-la-Teinturièee (Léproserie de) . — Archidiaconé du Grand- Caux, doyenné de Ganville, diocèse de Rouen, aujourd'hui canton de Cany ( Seine-Inrérieure ). H existait dans cette paroisse une léproserie sous le vocable de S. Jacques. Duplessis , t. P% p. 503.

Grandcourt (Léproserie de). —L'ancienne léproserie de Grandcourt était assise dans le doyenné de Foucarmont, archidiaconé d'Eu, diocèse de Rouen. Ses biens , par lettres-patentes de 1695 , ont été réunis à ceux de l'hôpital de Blangy. Duplessis, t. II, p. 65 et 50/i.

Grattëiiont (Léproserie de). — L'ancienne léproserie de Grattement, à Panncville, était assise dans le doyenné de St-Georges, diocèse de

SUR LES LÉPROSBRIBS ET MALàDRERIES EN NORMANDIE. 129

BoueD. Son existence nous est révélée par un pouillé du diocèse. Elle était sous le vocable de S. Antoine.

Greuville (Léproserie de). — L'ancienne chapelle-léproserie de Greuville était assise dans le doyenné de Bracby , au diocèse de Rouen. Elle existait dès le XIII® siècle, car Eude Rigaud^ archevêque de Rouen, le 22 septembre i2liS ( Tannée commençait à Pâques ) , consacra Téglise de cette léproserie sous le vocable de Ste Marie Madeleine. Bulletin monumental , t. XV, p. 248.

GuiLMÉcouRT (Léproserie de). — L'ancienne léproserie de Guilmécourt, sous le vocable de S. Claude, était assise dans le doyenné d'Eu, diocèse de Rouen. Le seigneur d'un quart de fief appelé les Granges y présentait, d'après un aveu du 15 décembre 1667. Elle fut unie à l'hôpital de Criel. Duplessis, t. I", p. 514.

Haut-Hêtre (Léproserie du). — L'ancienne chapelle léproserie de St-Nicolas du Haut-Hêtre était assise dans l'archidiaconé du Petit-Gaux, doyenné de Basqueville, diocèse de Rouen. Son existence nous est révélée par le pouillé de ce diocèse qui la mentionne ainsi : Capella beati Nicholai leprosarie de AltiFago.

Hautvillers (Léproserie de). — L'ancienne léproserie d'Hautvillers était assise dans le doyenné de Foucarmont. Elle était sous le vocable de S. Laurent , et plusieurs seigneurs , à cause de leurs fiefs , y présentaient. Ses biens Turent réunis, lorsqu'elle fut supprimée, à ceux de l'hôpital royal de Neufchâtel. Duplessis, t, P% p. 521.

Hérenguerville (Maladrerie d'). —Ancien doyenné de Gérences, dans l'archidiaconé de la Chrétienté , diocèse de Goutances , aujourd'hui dans le canton de Montmartin-sur-Mer (Manche).

L'existence d'une maladrerie dans cette paroisse semble se révéler par l'indication d*un champ situé dans le village des Yages et qui se nomme la Grande-Maladrerie. Annuaire de la Manche, année 1853, p. 33.

HiRiGOURT (Léproserie d'), — L'ancienne chapelle-léproserie d'Hé-

iSO HOUVfiLLES AEQHBRCPfiB

iicoiut éuèt assise dans le doyeané de Canaille, diioeèae de Roues. Le pouilié du diocèse ia mentionne ainsi au XIII* siècle : CapeUa ie^vsam de Hertcuria. Elle était à ia présentation du seigneur du lieu. Le cha«jietaiîn avait la charge des Ames des sajns et des ia&rmeB.

HouQiaTOT (Léproserie d*)« -^ Son ancienne léproserie, assise daM le doyenné de St-Bomaio , diocèse de ftoueo , était cenmuoe à plusieurs •paroisses. Voir Virvilit.

J AN VAL (Léproserie de), — Voir Diejype.

JuHiÉGBS (Léproserie de). —Aux renseignements ronmfs par M. Lechaudé-d*Auisy , nous ajouterons tes suivants : la léproserie de Jumiéges, assise dans le doyenné de St-Georges , diocèse de Rouen , était sous le vocable de S. Michel. Vers 1339, Tabbé Guillaume Gemblet dit Lejenne, à la prière des religieux et des habitants de Jumiéges, fit démolir TégUse et la léproserie de St-Michel comme trop rapprochées des habita tious. Bulletin monumental , t. XXII, p. 358. — Mém. de la Soc. des Antîç. de Normandie, t. XVII, p. 190,

La Barre ( Maladrerie de). — L'ancienne maladrerie de La Barre était assise dans le doyenné d'Ouche , aujourd'hui dans le doyenné de Beaumesnil, diocèse d'Évreux. Un hameau de la paroisse se nomme encore la Maladrerie. Une charte des seigneurs de La Barre confirme aux religieui: de Lyre la patronage de la chapelle de cette léproserie. Bulletin monumental , t. XXVII , p. 701.. — Le Prévost, Mémoires et Notes sur le département de P Eure, t. I", p. 182,

La IUrëngèrb (Maladrerie de). — L'ancienne maladrerie de La Ha^rengère était assise dans le doyenné de Louviers , mais aujourd'hui dang le doyenné d'Amrréville , diocè^ d'^lvreux. On croit, dit M. Le Preyost, qu'une maladrerie a jadis existé entre La Harengère et Mandeville, dont un hameau se nomme la Maladerie; t. II, p. 2/i1 et 369«

L'AiLLRRiB (Léproserie de). -^ L'ancfenne léproserie de l'Aillerie

SDR LES L^PROSCRÎBB BT MALADRBKIKS EN NORMANDIE. 134

(Aileria) était assise daos te doyeniK^ de Cbaumont, diocèse de Rotieo. Elle était sous le vocable de S. Lazare. On la Dommail aussi la lé|/roserie de GftaniMM, qfuoiqu'eUe fM «îtiife sur la pamisse de rAitlerie. Doplessii^, t. n, p. 2le8v

LMBEBftnLtÈ (LéprMerie de). -^L'aDcieone léproserie de LâmbertvîHe, sous le vocable de S. Leei et S. Gilles, énait assise dans» le doyenné de Bracbi, diocède âe Rouent, aujourd'hui daAsr lé canton de Bacqueviile (Seine-Inférieure). Le seigneur de Bacqueville-en-Caux y présentait au XVP siècle; Duple^Is, t. ï", p. 551.

Lit PimBfiVÉ' (Léproserie de). -^ L'ancienne léproserie de La Perrimé était assise dans la paroisse du Dezert , arcbidiaconé dte Val^e-Vire ^ dfoyenné du Dommet , diocèse de Goutances^ Elle était sous te vdcabfe de Ste Marguerite , et fut étabHe pai* la femme de Gpuillaufttve du Hoaimet : tf Domus^ leprosor\]in' qaan» L. nxor Wiltelm» de Haineta cMstruoifl apud Te Dezert. > M. Lechaudé^d^Anisy donne la thûtie éù rolJean^ qni con-* céda une foîrte airx léprent de Ste CWhertne» Mémmren de là Société des Antiquaires de Normandie, t. XVII , p. 18®^. — Annuaire de hMamhêr année 1850, p. 5/i3. — Rapport de M, L.* Delisle sur le plan d'un dictionnaire géographique de la France ancienne et moderne, p. It.

Lb MfejNiL-SiMOW (Maladrerle de). — L'ancienne maladrerie du Ktesnil^ Simon, sous le vocable de 9. Jeati et de S. Laurent, était assise dan^ le doyenné du Mesnil-Mauger , ancien diocèse de Lisieut , aujourd*lluf diocèse de Bayeox. En 1696 , ette fut réunie à ThôpitaJ général de Lisieux. D'après un acte de 1724, Ta châq()elle n'e^^istait déjà» plus atbrs, et le terrain sur lequeP elle avait été bâtie , a^rès^ être resté kmgtenyps^ eu fricbe , fut fieflRS, le 1& août Vtfi%, moyennant 12 livres de rente perpétuelle. De Gaumont , Statistique monumentale du Calvados, t. V, p. 397.

Le Neubourg (Léproserie du ). — L'ancienne léproserie du Nenbourg était assise dans le doyenné et l'arcbidiaconé de ce nom , au diocèse rf^Évreui. Son existence nous est révélée pa? urt^ acte du 8t octobre

132 NOUVELLES EECHEaGHEg

1290, qui termina une contestation qui s*éleva entre le chapitre d'Évreux et Fabbaye de La Croix-Saint-Leurroi an sujet d*une pièce de terre située,

dit cet acte, près de la léproserie du Neiibourg, entre deux chemins

c Quum contentio esset mota super perceptione décime cujusdam pecie

terre sitam juxta leprosariam Novi Burgi, interduas vias publicas •

Cette maladrerie était sous le vocable de Ste Madeleine ; ses biens et revenus furent remis à l'hôpital par Tédit de 1697. Mém. de la Soc. des Antiq. de Normandie, t, XXV, 681. — Le Prévost, t. II, p. 463.

Le Pin-en-Liedvin (Maladrerie de). — L'ancienne maladrerie du Pin-en-Lieuvin, sous le vocable de Ste Madeleine, était assise dans le doyenné de Moyaux, ancien diocèse de Lisieux, aujourd'hui diocèse de Bayeux. Elle Tut réunie, en 1698, avec les autres maisons de ce genre, à l'hôpital général de Lisieux. On trouve dans un acte du 26 mai 1676 € messire Joseph Achard , prêtre , bachelier en théologie de la Faculté c de Paris, abbé administrateur de la Madeleine du Pin, curé recteur ff de la paroisse Notre-Dame dudit lieu, protonotaire du Saint-Siège « apostolique, conseiller du roy, aumosnier ordinaire de Sa Majesté. > De Gaumont, Statùiigue monumentale du Calvados, t. V, p. 63.

Les Bans-le-Gomte (Léproserie de). — L'ancienne léproserie des Bans-Ie Gomte était assise dans l'archidiaconé du Grand-Gaux , doyenné de Foville , diocèse de Rouen. Elle était sous le vocable de S. Éloi et de Ste Marguerite; elle portait ces deux noms en 1526. Le seigneur de Gliponville y présenta en 1526 et en 1558. Gomme seigneur du fier des Bordes, il y présenta encore en 1568 ; mais alors lui et le seigneur des Bans étaient en débat sur le patronage de cette chapelle-léproserie. Les biens en ont été réunis à l'hôpital de Grainville-la-Teinturière , par arrêt du conseil du 2û décembre 1695. Duplessis, t. I", p. 91 -et

Les Innocents. — Ancienne maladrerie et chapelle. Voir Anffervtlle^ le-Marteh

Les Modtiers ( Léproserie de ) . — L'ancienne léproserie des Moutiers

Page 1