SUR LES LÉPROSERIES ET MALADRBRIBS EN NORMANDIE. 13S
était assise dans l'archidiaconé et le doyenné de Cinglais , au diocèse de Bayeux. On la trouve citée dans une charte du mois de février 1399, par laquelle Guy de Tournebu, fils de Jean II de Tournebu et dlsabeau de Beaumont, donne à rabb<iye du Yal-Richer une perche de terre appelée les Essarts , située près du chemin qui allait d'Espius à la léproserie des Moutiers^ pour la célébration d*un obit pour sa sœur Agnès, inhumée dans le cloître de Tabbaye. Mém. de la Soc. des Antiq. de Normandie , t. XXVI, p. 199.
L'Étang (Léproserie de). — Voir Rançon.
LiECREi (Maladrerio de). — Ancien doyenné de Cormeilles, dans Tar* chidiaconé du Lieuvin en Tévêché de Lisieux, aujourd'hui dans le canton de Pont-Audemer (Eure) , diocèse d'Évreux.
Une chapelle nouvellement restaurée, située sur le chemin de Lisieux à Rouen par Montfort, indique l'emplacement de l'ancienne maladrerie de Lieurei. L'un des hameaux , voisin du bourg, se nomme la Maladrerie. Sa chapelle était sous le vocable de Ste Madeleine , et avait pour patron le seigneur du lieu. Les biens de cette ancienne maladrerie Turent , au commencement du XVIIP siècle, réunis à l'hospice de Lisieux, à charge de recevoir trois pauvres que présenterait le seigneur de Lieurei. Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie, t. XIII, p. 29, et t. XVII, p. 191. — Mémoires et Notes sur le département de l'Eure, par Aug. Le Prévost, t. II, p. 311.
LiLLEBONNE ( Léproseric de ) . — Aux renseignements donnés par M. Lecbaudé-d'Anisy , nous ajouterons • les suivants: La léproserie de Lillcbonne était sous le vocable de S. Léonard. Sa chapelle, en 1685, était à la présentation de Henri de Lorraine, dit le prince d'Elbeuf, ayant le comté de Lillebonne. Duplessis, t. P', p. 5A1 et suiv.
LiLLi (Léproserie de). — L'ancienne léproserie de Lilli (Liliacum) était assise dans le doyenné de Gisors, au diocèse de Rouen , aujourd'hui dans celui d'Évreux. Lilli, dit M. Le Prévost dans ses Mémoires et Notes ,
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possède un château qai Tut, dit-on, une iéprofierîe Tondée par saint Louis au retour d'une eroisade et qui s'est appelé la Maladerie* Ce château dépendait de Tabbaye du Mont-aux-Malades de Boueft T« Il ^ p* âl3.
LiSîfitJx (Léproserie de). — L'ancienne léproserie de Lisieux était sous le vocable de S. Clair et de S. Biaise , et a dû être fondée Vers Tannée 1150. M. Lechaudé-d'Anisy, dans son travail, a placé la Maison-Diert de Lisieux au nombre des maladreries , alors qu'elle formait un établissment indépendant de la léproserie de St-Clair et de St-Blaise. Voir les Recherches sur cette léproserie , de M. Charles Vasseur, et une Notice iMtarique et archéologique sur la Maison-Dieu et les Mathurins de Usieux, par le Môme, dans le BuUetiû monuntental, t. XJ^YIll, p* i3&, et t XXX, p. lia et 376.
Lo^ôOEViLLK ( Léproserie de). — Dans le doyenné dé ce nom , diocèse de Rouen, aujourd'hui cbef-lîeu de canton (Seine-Inférieure).
Ânx renseignements donnés sur la léproserie de Longueville par M. Lechaudé-d'Anisy , nous ajouterons les suivants : Eude Rigaud, archevêque de Rouen, se rendit le !•' août de Tannée 12û9 à Longueville {ûpiid Longam villam ) et consacra la chapelle de la léproserie dudit lieu, sous le vocable de Ste Marie-Madeleine. Bulletin monumental , t. XV, p. 24.
LouviERs ( Léproserie de ) . -- L'ancienne léproserie de St-Hildevert, à Louviers , était assise dans Tarchidiaconé du Neubourg , doyenné de Louviers, diocèse d'Évreux. Sa fondation date de Tannée 1232. Ses bâ-^ timents fnrent Tobjet de réparations dans le XV siècle , à la suite des ravages des guerres antérieures ; eltes se firent aux frais dn trésor de l'église Notre-Dame de Louviers. 11 y a cinquante ou soixante ans , im voyait encore la chapelle , placée en dehors des murs de la léproserie. On a découvert , dans les tei*raîns voisins ^ une grande quantité d'ossements humains , ce qui prouve que te cimetière des lépreux existait dans cet endroit. On voit encore aujourd'hui la taiodeste maison du chapelaioy
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vrai logement de prieur, lambrissé d*une manière confortable et garni de cheminées assez propres, mais consistant dans un simple rez-^de-r chaussée surmonté d*uu grenier. Notes de M. Le Prévost, t. II , p. 336, et de H. Tabbé Caresme.
Ltons-la-^Forêt (Maladreriç de), — La maladrerie de Lyons-la-Forèt était assise dans le doyenné de Gisora , ao diocèse de Rouen , maintenant diocèse d'Évreux. D'après les titres du prieuré de St^Laurent-en-Lyons, dit M. Le Prévost dans des Mémoires et Notes , il existait , en 13/i6 , à Lyoos-la-Forèt une maladrerie desservie par un religieux de St-Laurent. Peut-être était-ce la chapelle de Ste Marguerite, placée au hameau dit les Landes-Louvel ou les Landes de St-Laurent ; t. II , p. 357.
MALLBViLLBH3UR-L£-fiBG. — Son ancienne léproserie parait être la même que celle de Bretteville , qui était assise sur les conflns de Malleville- 8ur-le-Bec , doyenné du Bourgtheroulde, diocèse de Rouen , et de Bonne** ville- su r-le -Bec, doyenné de Pont-Audemer. Voir Bonneville-sur-le-Bec.
Mandeville (Maladrerie de). — Voir La Harengère.
Mannbville-la-6oupii. (Léproserie de). — r Doyenné de St-Romain, diocèse de Rouen. Voir Virville.
MiTTOis (Léproserie de). — L'ancienne léproserie de Mittois était assise dans le doyenné du MesniUMauger, dansTancien diocèse deLisieux, aujourd'hui diocèse de Bayeux. Elle était située sur le bord d'un chemin allant vers 8t-Georges et montant la butte de Queverue. Ses revenus ont été appliqués à rhospjco de St-Pierre-snr-Dîve. De Gaumont, Statistique monumentale du Calvados , t. V , p. 579.
MoBEG ( Maladrerie de). — Doyenné de La Haie-du^Puits , archidiacon^ dn Bauptois, évêché de Goutances, aujourd'hui dans le canton de La Haie-du-Puits ( Manehe ).
L'existence dé cette maladrerie nous est révélée par M. Tabbé Lecornu dans son Histoire des évacues de Coutances , p» /i93» — Suivant lui « il y
i36 NOUVELLES DÉCOUVERTES
durait eu à Mobec une maladrerie , doot les biens furent réunis à l*b6pital de St-Sauveur-le-Yicomte ; car cet établissement devait entretenir deux pauVres de la paroisse de Mobec.
MoNTAURE ( Léproserie de). — L'ancienne léproserie de Montaure était assise dans Tarcbidiaconé du Neubourg, doyenné de Louviers, aujourd'hui dans le doyenné de Pont-de-l'ArcheJ, diocèse d'Évreux. L'existence de cette léproserie nous est révélée par un acte de vente par lequel Robert Tuillier vend , en 1 253 , à Guillaume Dauvie , sept sous de rente à prendre sur une pièce de terre sise à Montaure , et dans lequel il donne pour abornement la léproserie de Montaure, et lepromriam de Monfe aureo ex altei'a parie. Bulletin monumental, t. XXX , p. 322.
MoNTFARViLLB ( Léproscrfe (le). — La chapelle léproserie de Montfarville était assise dans le doyenné de Saire , archidiaroné du Cotentin» au diocèse de Coutances. Nous la trouvons ainsi mentionnée dans le livre blanc de l'évèché : « In dicta parochia alia est capella leprosorum et ibi non sunt redditus , et ibi débet missam celcbrare rector dicte ecclesie in die Béate Marie Magdalene et habere vicariam ; percipit videlicet decem denarios et similiter cum aliquis leprosus defunctus est dictus rector débet habere bona dicti deruncti , nec dictus leprosus potest nec débet facere tcstamentum infra metas parochie. •
Les lépreux de Montrarville avaient une foire dont Tabbé de Montebourg, en 1210, afferma les deux tiers à Pierre de Montiarville. Annuaire du département de la Manche , année 1 850 , p. 540.
MoNTFORT-suR-RisLE Léproscrie de).— Doyenné de Pont-Audemer , diocèse de Rouen , aujourd'hui chef-lieu de canton ( Eure) dans le diocèse d'Évreux.
Nous ajouterons , aux détails donnés par M. Lechaudé-d' Anisy , ceux qui suivent : Les sires de Montfort fondèrent dans leur domaine une léproserie, sur laquelle les rôles normands , sous la date de 1180, donnent les renseignements que voici : Lepi^osis de Monte forti, 19 lib. t. 15 s, 5 den. , d'aumône fondée. — Ad vestes eorum, 6 lib. 10 s«, d*aumône fondée. — Servienti eorum ,8s.. .
SI]R LES LÉPROSBRIES BT MALADRERIBS BIS NORMANDIB. 137
On ne connaît pas d'une manière certaine remplacement de cette léproserie. Cependant on pense qu'une ctiapelle, sous le vocable de Notre- Dame ou Sainte-Marie de Montfort, fondée par les sires de Montfort et placée au sud-est de l'église paroissiale , pouvait être celle de la léproserie. Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie , t. XVII , p. 197. — Bulletin monumental, t. XXI, p. 582.
MoKTiviLLCERS ( Léproscrie de). — L'ancienne léproserie de Moutivilliers » dans le diocèse de Rouen , était sous le patronage de S. Gilles: Ses biens ont été réunis à l'bôpital du Havre. Duplessis , t. P' , p. 602 et suiv.
Neaufle (Maladrerie de). — Voir Gisors et Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie» t. XVII , p. 199.
Néhou (Léproserie de). —L'ancienne léproserie de Nébou était assise dans le doyenné de Sl-Sauveur-le- Vicomte , qui dépendait de l'archidiaconé du Bauplois , diocèse de Goutances.
Richard de Vernon, avant le règne de Pbilippe-Auguste^ fonda à Nébou une léproserie qui , en 1222 , fut consacrée par Hugues de Morville , évéque de Goutances. Une cbapelle, dite de Mourot, en dépendait. Dédiée à S. Jean -Baptiste, elle le fot, sans doute, d'abord à S. Gilles ; car, en 1200, le 5 mai , Jean sans Terre concéda aux lépreux de St-Gillesde Néhou une foire annuelle, le jour de la fête St-Gilles, à Néhou. Lorsque la léproserie cessa d'exister, la chapelle fut connue sous le titre de cbapelle du prieuré de Belarbre, à cause des beaux bois plantés sur les terres données à la léproserie. Histoire de Nehou, par l'abbé Lebrédottchel. — Annuaire de la Manche, 1850, p. 543. — Histoire des évêques de Goutances, par l'abbé Lecanu , p. 171.
Neuville (Léproserie de), — L*ancienne léproserie de Neuville était assise dans le doyenné de Vire. Elle était sous le vocable de S. Nicolas. Jean des Ghevaux , qui prend le titre de • Miles et dominus de ecclesia parochiali B. M. de Neuville et de leprosaria juxta Viriam • , nomme à la cbapelle de St-Nicolas eu l/i6&« Un nommé Guezet s'en flt pourvoir
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eiî vertu des provisions de M. le cardinal Antoine , grand aumônier de France, comme d*une maladrerie; il en prit possession, et olHint arrêt dn conseil pour jouir de la moitié des revenus comme administrateur. Cette chapelle fut donnée, en 1666» aux cbevfiliera de St-Lazare et réunie, en 1693, à T Hôtel -Dieu de Vire. De Gaumont, Statistique monumentale du Calvados, t. 111, p» 92,
NoNANCouRT (Maladrerie de). — Uancienne Maladrerie de Nonancourt était assise dans le doyenné de ce nom , archidiaconé d*Oucbe , diocèse d'£vreux. Elle était sous le vocable de S. BarthélemL Ses lépreux , en 1217, obtinrent un cimetière deLuc, évêq le d'Evreux. Il y avait près de cette maladrerie une chapelle dite Notre-Dame-de-Pitié , qui était Tobjet d'un pèlerinage, le mardi gras. Elle a été détruite eq 1822. Le Prévost, t. II , p. 489.
OfiERMARE (Léproserie d' ). — L'ancienne léproserie d'Obermare, sous le vocable de S. Marc , était assise dans le doyenné de St-Romain , archidiaconé du Grand-Gaux , diocèse de Rouen. Le seigneur du fief de Gâtillon prétendait avoir droit d'y présenter , et cependant ou voit , en 15&0 , Tarchevéque de Rouen en courérer le bénéfice. Elle était commune aux trois paroisses d'Obermare , de La Gerlangue et de St-Vigorde-Vimerville. Les biens et revenus de cette léproserie Turent réunis à Thôpilal-général du Havre. Duplessis , t. 1", p. 205 et 528.
OisTREUAM ( Léproserie de )• — On dit aussi Ouistreham. Voir Bé-
nouville.
Ou ville-l' Abbaye (Léproserie d'). — L'ancienne léproserie d^Ou villel'Abbaye était assise dans le doyenné de Ganville, archidiaconé du Petit- Gaux , diocèse de Rouen. Elle existait dès le XIII' «iècle , car on voit qu'à cette époque elle était desservie par des religieux et des religieuses. Duplessis, t. [*', p. 167et6Aft.
Ouville-la-Riviàre (Léproserie d'). ^ L'ancienne léproserie d'Ouville- }a-Rivière était assise dans le doyenné de Brachi, diocèse de Rouen. Aux renseignements donnés par H. Lecbaudé-d'Ânisy, nous ajouterons
SUR LES LÉPROSBRIB^ et MALADREftlES B^ NOUMVNDIË. 189
ce qai suit : suiYanf une inrormation , Taite en 1/195 , le patronage de la chapelle Ste-ApoUiiie appartenait aa duc de Longueville. Les biens de cette léproserie furem , par arrêt du Conseil du 26 décembre i095^ réunis à Tbdpftal de Gralnville^la-Tetntarière. Duplessis , t. 1*^, p. IM et 6A5.
Pagi (Léproserie de). — La léproserie de Paci était assise dâins le doyenné de ce nom , archidiacoué et diocèse d'Évreux. Elle Tut fondée sous rinvocation de S. Léonard. Elle était administrée par un prieur. Elle existait avant 1232, car sou prieur, à cette date , permit à Tabbayef de Lyre de faire construire un pressoir à Paci. Elle devait au curé âë Psid, en raison de son bénéfice, une rente de l livres. Le droit de présenter à sa chapelle était exercé , parait-il , alternativement par les bourgeois de Paci et le prieur de la maladrerie. Cette léproserie Tuf réunie à Phôpital de Paci par un arrêt du conseil du roi, rendu vers l'année 1724.
En l'année 12S1 , une contestation s'éleva entre Tabbaye de Lyre et tft léproserie de Paci, à Toccasion des droits de coutume, les jours où se tenait la foire dans la léproserie, le lendemain de ta Toussaint et les deux jours suivants. Il fut convenu que dans le cas où la foire de la léproserie tomberait dans la semaine où Tabbaye percevait les droits de coutume , la léproserie n'élèverait aucune réclamation. Comme compensation^ elle recevait 100 sous parisis, et avait le droit de recevoir de chaque homme de Paci un article de tous les objets de consommation qui seraient vendus pendant la foire de la Toussaint. Auguste Le Prévost, t. II , p. 518.
Paluel ( Léproserie de ), — L'ancienne léproserie de Paluel était assise dan» l'exemption de Fécamp. Elle étail sous le vocable de Notre- Dame de Fauville ou S. Leid S. Gilles. Ses biens ont été réunis à riiôpitai de Graioville-la-Teinturière , par arrêt du Conseil du 24 décembre 1695. Duplessis , t 1" , p. 191 et 6&7.
Pavjlly (Léproserie de). — Aux renseignements donnés par M. Leckradè-d^Anisy , noas ajovterow les suivants: Dès l'année 1262, elle
i/iO NOUVELLES RECHERCHES
était gouveroée par des Trères qui avaient un prieur à leur tète ; elle existait encore en 1574. Dès la fin du XV® siècle , elle fut placée sous Tautorité d'un simple administrateur. Plus tard on transféra dans celte maison l'Hôpital ou Hôtel-Dieu. Le baron d'Erneval présentait à cette léproserie. Dans un acte de Philippe le Hardi du mois de mai 1277, elle est ainsi mentionnée : Juxta leprosariam de Pavelliaco. Duplessis, t. II, p. 270 ; — Mém. de la Soc. des Antiq. de Normandie^ t. XVI, p. 210, n° 888.
Ponts (Maladrerie de). — L'ancienne maladrerie de Ponts était assise dans le doyenné d'Avranches, au diocèse d'Âvranches. Aux renseignements donnés par M. Lecbaudé-d'Anisy , uous ajouterons les suivants : cette maladrerie était sous le vocable de Ste Madeleine et se trouvait entre les paroisses de Ponts et de Tirepied. Elle est citée plusieurs fois dans le pouillé du diocèse fait en 16/i8 : c La chapelle de la Madeleine f ou maladrerie de Ponts a pour patron le grand aumônier de France , « et rend 109 livres. • Le roi, en 1696, réunit les biens de cette maladrerie à THôtél-Dieu d'Avranches. Dans son emplacement , la charrue met à nu des ossements, des débris de pierres et de ciment. L Avranchin monum. et hist., par M. Le Héricher, t. I", p. 149.
PoNT-DE- l'Arche ( Léproserie de ). — L'ancienne léproserie de Pontde-l' Arche était assise dans le doyenné de ce nom, diocèse d'Évreux; elle existait dès l'année 1259 , car dans un acte du mois d'août de cette année , consenti par Jean Gosselin , bourgeois de Pont-de-l'Arche , du consentement de Mathilde, sa femme, à l'abbaye de Notre-Dame -de-
Bonport , cette léproserie y figure ainsi : a et ad dictes terminos
leprosie [sic) de Ponte Archie duos solidos » Mém. de la Soc. des
Antiq. de Normandie, t. XVI, p. 119, n* 629.
Pont-St-Pierre (Maladrerie de). — L'ancienne maladrerie de Pont- St* Pierre était assise dans l'archidiaconé du Vexin normand, doyenné de Gamaches, diocèse de Rouen. Lors de sa suppression, ses biens, en 1696 , furent réunis à ceux de l'hôpital du Petit-Andelys. Duplessis, t. II, p. 69&.
QuENivET (Léproserie de), — La chapelle léproserie de Qucnivet,
SDR LES LéPROSERlBS ET MALADRERIKS EN NOBMAiNDIE. l&l
dans la paroisse du Vieux-Manoir , était assise dans le doyenné de Foucarmont. Son existence nous est révélée par le pouillé du diocèse de Rouen qui la mentionne ainsi : «r Capella in leprosaria de Queuivet in parocbia de Yeteri Manerio. > On lit aussi dans le registre des visites pastorales d'Eude Rigaud pour Tannée 1265 : Johannes ad capellam leprosarie de Kenivet^ p. 709, édition Ronin.
Qdettehou (Léproserie de). — La chapelle-léproserie de Quettehou était assise dans le doyenné de Valognes, diocèse de Coutances.
L'existence de celte léproserie est révélée par le livre blanc de révêché, d'après lequel on n'avait pas l'habitude de célébrer la messe dans l'oratoire de la léproserie : «> Item quoddam oratorium leprosorum est in dicta parocbia in quo non fuit consuetum missas celebrare. v Le curé héritait des lépreux, mais il devait leur administrer les sacrements et la sépulture : « Reclor percipit oblationes super dictis leprosis et mobilia cujuslibet quando decessit et ministrat eisdem sacramenta et ecclesiasticam sepulturam. »
Quettreville (Léproserie de). — L'ancienne léproserie de Queltreville était assise dans le doyenné de Cérënces, archidiaconé de la chrétienté, diocèse de Coutances.
L'existence de cette léproserie se trouve ainsi établie. A peu de distance de l'église paroissiale , vers le sud , se trouve une croix qui porte le nom de Maladrerie ou Ladrerie. Le champ voisin est appelé dans les anciens titres le champ de la Fontaine-aux-Lépreux , et la sente qui conduit à cette fontaine porte le nom de Sente-aux-Lépreux. Annuaire de la Manche, année 1853.
QoiNÉviLLE (Léproserie de). —La léproserie de Quinéville dépendait du doyenné de Yalognes, diocèse de Coutances.
Suivant M. de Gerville, les barons de Courcy auraient eu à Quinéville une riche léproserie. Le monument nommé la cheminée de Quinéville et qui date de la fin du XII'' siècle, ainsi que des fondations de murs et de bûliments qu'on a découverts, pourraient être les restes de celte léproserie. Ce monument a domié lieu à plusieurs opinions erro-
1&2 NOUVELLES BECHEBGHBS
nées ; mais des antiquaires dont le nom Tait autorité ont pensé que c'était une cheminée. De Gerville, Etudes sur le département de la Manche ^ p. 179. — De Caumont, Cours d'antiquités monumentales , t. V, p. 442; Bulletin monumental , t. IIÏ, p. &30, et t* XXVII, p* lâO.
Rançon (Léproserie de). — L'ancienne chapelle léproserie de Rançon, sous le vocable de Si- Jarques-de-l* Étang, était assise dans le doyenné de Si-Georges, diocèse de Rouen. Cette léproserie existait en 1250, et Tabbaye de St-Waudrille présentait à sa chapelle. Duplessis, t. I, p. 666.
Raoville-la-Plage (Léproserie de). — La chapelle léproserie de Rauville-la-Place était assise dans le doyenné d^Orglandes , archidiaconé du Cotentin , diocèse de Goutances.
Cette chapelle léproserie, une des trois chapelles qui existaient dans la paroisse de Rauville-la-Place, a dû être fondée, en 1 126, par Henri P% duc de Normandie : t Una vocatur capella leprosorum de Platea. » Elle était sous le vocable de S. Jacques et située au Mont-de-la-PIace , près de la route de St-Sauveur à Yalognes. Le curé , dit le livre blanc , en avait toutes les oblations : « Rector percipit omnes oblationes. » Vers le commencement du XVir siècle, le vocable de la Chapelle-dcs- Lépreux Tut changé en celui de Notre-Dame-de-la-Délivrande. Dès avant 16&6, cette chapelle était un lieu de pèlerinage; on y fit môme des fondations pieuses.
Le 29 juillet 15&1, les pauvres malades de la lèpre et le curé de St-Laurent de Rauville, administrateur dMceux malades, présentèrent à la chambre des comptes , à Paris , une requête tendant à avoir mainlevée des deniers provenant des coutumes des foires des Morts et de St-Laurent dudit Rauville, de toute ancienneté touchées et employées es comptes de la vicomte, sous le nom desdils suppliants, et néanmoins saisis en la main du roi. Cette requête fut suivie d'une main-levée des deniers provenant de la foire St-Laurent et des Morts. Ces deux foires existent encore à Rauville-la-PIace : Tune se tient le 9 août , veille de la fête St-Laurent, et celle des Morts, le 5 novembre. Renseignements f'Qwnis par M. Tabbé Lecardonnel, archiviste du diocèse de Goutances.
SUR LES LÉPROSERIES ET HALADRBRIBS B!V NORMANDIE. f&3
Remilli (Léproserie de). —-La paroisse de Remilli, dans le doyenné du Hommet, diocèse de Coutances, devait avoir le droit de Taire recevoir ses lépreux dans une maladrerio voisine. Voir le livre blanc de Févêché, et M. L, Delisle, Éiude» sur les classes agricoles, p. 788b
BoDTOT (Léproserie de), — Voir Gaineville.
Senneville (Maladrerie de). —Voir Appeville.
Sept-Meules (Léproserie de). — L*ancieune léproserie de Sept-Meules était assise dans l'arcbidiaconé et le doyenné d'Eu, diocèse de Rouen. En Tannée 1252, Jeanne d'Eu, dame de Criel, légua à cette maison, par testament, 10 sols de rente. Archives de Tabbaye de Foucarmont. --Duplessis, t. I, p. 695 et suiv.
. Saint-Aubjn-sur-Mer (Léproserie de). — Voir BénoxmUe.
Saint-Cathald (Maladrerie de) . -- La maladrerie de St-Catliald était assise dans la paroisse de St-Martiu-en>Campagne, archidiaconé d'Eu, doyenné d'Envermeu , diocèse dé Rouen. Son existence nous est révélée par M. Tabbé Cochet, qui a trouvé dans ses environs un cimetière galloromain. Bulletin monvmental , t. XXII, p. 96.
Saint-Clair-sur-Étretat (Léproserie de). — L'ancienne léprobcrie de St-Pierrc-sur-Étretal était assise dans le doyenné des Loges, diocèse de Rouen. Elle était sous le vocable de S. Nicolas et commune aux deux paroisses d'Étretat et de St-Clair. Duplessis, t. I, p. /|01. Voir Élreiat.
Saint-Crespin (I.éproserie de). — L'existence de la léproserie de St- Crespin, qui était assise dans le doyenné de Bacqueville, diocèse de Rouen, nous est révélée par M. l'abbé Cochet, qui a trouvé dans son emplacement des vases à eau bénite et surtout à encens, lesquels avaient été placés dans les sépultures. Bulletin monumental, t. XXX, p. 20/t.
SAi]iï-G£KtfAiN-D£*TALL£VENDB (Léprosericde). — L'ancienne cbapelleléproserie de St-Gerakain-de-Tallevende était assise dans le doyenné de
Mlh NOUVELLES REGHERGHES
Landelles, arcbidiaconé du Val-de-Vîre, diocèse de Coutances, aujourd'hui dans le diocèse de Bayeux.
Cette chapelle était sous le vocable de S. Jean. I^ prieur et les Trères de THôtel-Dieu du château de Vire en avaient le patronage. < Qusedam, « dit le livre blanc de Tévêché, alla capella sancti Johannis vidclicet c capella leprosoruin et in eadcm est cura solum in quantum ad leprosac riam et débet continuam residentiam et ejusdem sunt patroni ut dicitur « prior et fratrcs domus Deî de Castro Virîe. »
St-Gilles (Léproserie de). — La léproserie de St-Gilles, à Pont- Audemer, à re^trémité du faubourg St-(îermain, appelé Bougerue in vico Balgerue, Tut fondée en 1135 par Galeran, comte de Meulan, qui fit plusieurs donations aux lépreux. Robert , son fils , et divers personnages furent aussi les bienfaiteurs de cette léproserie. Robert de Saintc- Mère-Église donna aux lépreux de Pont-Âudemer la liberté de jouir de la tourbe : Turbam quietam ad fodiendum. En 1700, un arrêt du Conseil d'état déclara que le tiers des biens de cette léproserie serait adjugé à Fhôpital de Pont-Audemer, et que les deux autres tiers demeureraient le domaine de la maison , ou plutôt des prieurs , qui en jouirent successivement jusqu'à la Révolution. Mémoires et Notes de M. Aug. Le Prévost, t. II, p. 802, 375 ,'549 et 557. — L. Delisle, Études sur les classes agricoles, p. 285.
St-Jagqces-d'Aliermont (Léproserie de). —L'ancienne léproserie do St-JacqueS'd'Aliermont était assise dans l'archidiaconé d'Eu, doyenné d'Envermcu , diocèse de Rouen. Sa fondation pouvait remonter à l'année 1150 ; sa chapelle élait^ sous le vocable de S. Rémi. Duplessis , t. P% p. 271.
St-Jagqdes-de-l' Étang (Léproserie de). —Voir Rançoru
St- James ( Léproserie de). — Voir Beuvron.
St-Jooin (Léproserie de). —Voir Gonnetnlle-la-Mallet.
St-Marg (Léproserie de). — L'ancienne chapelle ou léproserie de St-Marc était assise dans le doyenné de Touques. Son existence nous est
SUR LES LlSpROSERIES ET UALABRERIES EN NORMANDIE. l/i.5
révélée par le pouîllé de Tévôché de Lisieux , dans lequel on lit : Capella seu leprosaria S. Marci. L'évèque , au XVI® siècle , en avait le patronage.
Ste-Marie-du-Mont (Léproserie de). — L'ancienne léproserie de Ste- Marie-du-Mont était assise dans le doyenné du Plain , diocèse de Coutances.
Le livre blanc de Tévôché de Coutances nous révèle Texistence d'une léproserie dans la paroisse de Ste-Marie-du-Mont. Le chapitre de Coutances, dit-il, est patron de l'église, et il y a dans cette paroisse une certaine cbapelle des lépreux dont le curé est le patron. < In parochia est quaBdam capella leprosorum cum cura cujus dictus rector est patronus. » D'anciens titres désignent la chapelle St-Antoine sous le nom de cbapelle des Ladres. Elle a subsisté jusqu'au commencement du XYIIP siècle. Elle était située au village du Béril , qu'on nomme plus généralement maintenant la Chaussée. Mém. de la Soc. des Antiq. de Normandie, t. IX, p. 541, et t. XIV, p. 215*
St-Nicolas (Maladrerie de). — L'existence de l'ancienne maladrerie de St-Nicolas nous est révélée par M/ Le Hérichcr, dans son Avranchin monumental. Elle était située au bas du tertre d'Avranches et était assise dans l'archidiaconé de la chrétienté du diocèse. Elle Tut réunie à l'hôpital d'Avranches , en vertu de lettres-patentes et arrêt du Conseil d'état du roi. T. P' , p. 150.
St-Ouen-du-Bosc (Léproserie de). — Voir Tiéireville.
St-Romain-de-Coleosc (Léproserie de). — L'ancienne léproserie de St-Romain-de-Colbosc était assise dans le doyenné de St-Piomain , diocèse de Rouen. Elle existait, en 1470, sous le vocable de Ste Madeleine, et plus tard , en 1495 , sous celui de Ste Véronique. Le comte de Tancarville avait droit d'y présenter. Ses biens, lors de sa suppression, ont été réunis à l'hôpital du Havre. Duplessis, t. P'.
St-Thomas (Léproserie de). — L'ancienne léproserie de St-Thomas
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était assise dans le doyenné de Cormeilles , dtocèse de Lisieux , aujourd'hui dans l'arrondissement de Pont-Audemer (Eure).
La léproserie de St-Tbomas est ainsi indiquée dans le ponillé de l'évêcbé de Lisieux : « Capella seu administratio S. Thoms. » Cette léproserie parait avoir été voisine de la chapelle de St-NicQlas-de*rËpinay, à laquelle ^e Tut réunie dans le courant du XVIP siècle. Après cette réunion, elle prît le nom de chapelle Sl-Thomas-St-Nîcolas. Mém. de la Soc. des AnHq. dtNormmdie, i. XIII, p. 28.
ST-WAWDaiLiB ( Léproserie de). — L'andease léproserie de St- Wdndrille est la même que celle de Rançon, connue sous le titre de Si'^JaequesHk^t Étang. Voir Rançon.
TiEBfi&vjLLE. (Léproserie de). — Voir TiétrevilU.
TiéTBEYiLLE (Léproseric de). — L'ancienne léproserLe de Tiétrcville était assise dans le doyenné. de Valment, diocèse de Rouen; elle était sous le vocable de S. Maur ou de S. Leu (S. Gilles). On la nommait aussi léproserie de St-Ouen ou de Yalmont» à cause de sou voisinage du bourg de Yalmont. Elle était commune aux paroisses de St-Ouen-du-Bosc, Tiergeville et Valmont. Ses^biens, quand elle Tut supprimée, furent réunis à rhospice du Havre. Duplessis, t. 1, p. 703.
Trépobt (Léproserie du). — L'ancienne léproserie du Tréport était assise dans l'archidiaconé et le doyenné d'Eu, diocèse de Rouen. Il y avait près de cette léproserie une chapelle sous le vocable de S. Nicolas, et dans laquelle les malades Taisaient dire la messe tous les dimanches. Les biens et revenus de la léproserie du Tréport ont été réunis à l'hôpital de Criel. Buplessis, t. 1, p. 71 /i et suiv.
TiaE-CBATBA.u (Maladrerie de). — Voir Gmrs.
Urville (Léproserie d'). — L'ancienne léproserie d'Urville était assise dans le doyenné de Cinglais, archidiaconé d'Exmes, diocèse de Bayeux. Cette léproserie, dont il ne reste plus de vestiges apparents, est mentionnée
SUR LES r^PROSERIBS ET MALADRERIES EN NORMANDIE. 1&7
dans un manuscrit qui existe dans la bibliothèque de T hospice du Bois- Halbout , ayant pour titre État général des witom faites, des dons et revenus des mahdrerie^^ léproseries de France, etc., Paris, 1705, Sa chapelle était connue sous le titre de Ste-Madcleîne de la Brillette, capella Bruereta, dît le livre bleu du diocèse de Bayenx. Le curé d'Urville en avait le patronage, patronm rector ecclesie de Urvi/fa. Il y avait des terres attachées à cette chapelle ; elles Turent réunies, en 1693, à Thôpital du Bois-Halbout. Statistique monumentale du Calvados^ par M. de Caumont, t. II, p. 249. — Statistique de l'arrondissement de Falaise, par M. Galeron, t. III, p. lui. — flém. de la Soc, des Antiq. de Normandie, t, X, p. 286.
Valmont (Léproserie de). — Voir Tiétreville, et les Mém. de la Soc. des Anliq. de Normandie, t. XVII, p. 210.
Vétheuil (Léproserie de). — L'ancienne léproserie de Vétheuil était assise dans le doyenné de Magny , ancien diocèse de Rouen , aujourd'hui diocèse de Versailles. Elle était sous le vocable de S. Etienne et existait en Tannée 1217. Le curé du lieu y présenta en 1482 ; mais, en 1507, le patronage lui était contesté par le seigneur de La Rochc-Guyon. Duplessis, t. II, p. 815.
Vbules (Léproserie de). — L'ancienne léproserie de Notre-Damedu-Val ou du Val-de-Veules devait dépendre de l'exemption de Fécamp. Nous ajouterons, aux renseignements donnés par M. Lechaudéd'Anisy, ce qui suit : d'après un aveu du 14 juillet 1410, le seigneur du Ger du Rose présentait à la chapelle de cette léproserie , et un de ses successeurs y présenta en 1613 et 1650. D'après le pouîllé du diocèse de Rouen de 1738 , l'abbaye de Fécamp en avait le patronage et le droit de présentation. Ce fut par arrêt du Conseil du 24 décembre 1695 que les biens de cette léproserie Turent unis à ceux de l'hôpital de Grain villela-Teinturière. Duplessis, t. I", p. 191 et 738.
Vigny (Léproserie de). — L'ancienne chapelle léproserie de Vigny était assise dans le doyenné de Meulan , ancien diocèse de Rouen , aujourd'hui diocèse de Versailles. Elle était sous le vocable de S. Antoine.
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Lors de sa suppression » ses biens et revenus furent réunis à ceux de môtel-Dieu de Meulan. Duplessis , t. II , p. 818 et suiv.
ViRviLLB (Maladrerie de). —La maladrerie de Virville, sous le vocable de Ste Marguerite, était assise dans le doyenné de St-Romain, diocèse de Rouen , aujourd'hui dans le canton de Goderville ( Seine- Inférieure). Suivant des aveux du 1^^ août 1600 et 16 novembre 1679, la vavassorerie noble de Ste-Marguerite , assise aux paroisses de Manneville-la-Goupîl , Virville et Houquetot , avait droit de présenter à la chapelle de la maladrerie de Ste-Mai^uerite de Virville. Les biens de cette maladrerie , lors de sa suppression , furent donnés à Thospice du Havre. Duplessis, t. I", p. 748 et suiv.
Yqdelon (Léproserie d').— L'ancienne léproserie de St-Blaise à Yquelon était assise dans le doyenné de St-Pair, au diocèse d'Avranches. Son existence nous est révélée par le livre noir et le livre blanc de Tévéché. On lit
dans le livre noir : a Rector percipit totum exceptis et leprosi S^^
Blesii II quarteria frumenti » , et dans le livre blanc : < Leprosi S" Blesii et capcllanus percipiunt vigeuti quinque solid*. pro quadam portioue décime. »
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