‹ Mémoires (volume 3)Chapitre 19 sur 101 · I.TIII BAPPOAT · texte numérisé non relu

I.TIII BAPPOAT

ÎDtroduisaît dans le trou de la meule supërî^are^ ^ un levier de fer ou de bois , à Taide duquel la faisait touraer ^ur rinCdrieure ^ et le grain Iroavait écrase entre les deux meules.. Qp y pouvait aussi, atteler; une. bêle desomwe^ poar épargner 1^ ti;avâil des hpipmea^ Ces mpulinsy qa^ sont eocpre en i^s^ge dans PQrient , se iran»*portaieçtr facilement à la suite des armées ; deux^ bommes.se chargeaient, chacun d'une meule qui pesait ordinairement trente livres , et lorsque le IDOulin était fixé^ il pouvait, moudre par jour environ soixante livres de farine.

Vous devez à M« Ducbevreuil , membre, de. la spoiéfé à Cherbourg ^ ukie note fort inléres*santé siir quelques objets antiques qui furenl découverts à DigulleviUe , département' de la Manche ^ il y a environ deux ans» Ces objets sont y I o. un petit cerf en bronze > de trois pouces de proportion , avec le masque ou la face dVne figure humaine ( vo^ez la planche destinée à reprodflire ces différents objets) de dix -^ huit lignes de .hauteur ; :^o. le tronc d'une statuette ^ paiement en bren^e , revêtue d'une espèce de casaque ou .sagum croisant aur la poitrine et descendant seulement à: la hauteur des genoux ; ce morceau était privé de sa tète ; S^'. un petit iode en bronze y d'environ deux pouces de lon^

SUR LES TRATAUX DE LA ÈOClkrk. U%

K»eur; 4^« un bœaf de trois pooces} 5^. oqe tetebaote. de cinq poaces et demi, et «^ns qc^ cipnt; 60. un petit oiseau posé sur i|n êoC]^ creux, dans le fond duquel on aperçoit d^.rivets de fer qui le fixaient sur un support; 7^. quel<^ ques fragments de poterie , une patàre en jkerre Guite y et un vase dont Torifice est double* :

Tous ces objets sont de la plus grossière Qxék

cutioQ et remontent probablement àTenfilnceide

l'^rt ; on a trouyé encore d^os le.méme U^.| une

bâche ea fer assez semblable aux ootres^quant à

la forme , elle est remarquable en ce qu^elle est

couverte de plaques en cuivre ,, soudées on anal^

Samë» avec le fer; je ne sache pas que jusr

qu'ici on en ait décrit de pareilles ; . à oèté de

cette hache , se trouvait un morceau de ^lex et

des figurines en plâtre assez bien conservées

pour que l'on puisse reçonn^ttra des Venus;

leur bauieur est de sept pouces quatre lignes»

Ces statuettes étant sous tops les rapports semblables à celles que M. Rêver a trouvées, dad^ le département de la Seine*Inférieure , o'est ici le lieu de vous rappeler les plâtrés que .ee sa* vaut antiquaire vous' a adressés; ils repré* sentent des Venus qui semblent être sorties du I méflfte moule que les précédentes, et <;omi|ie elles j être composées de deux parties lon-^

mais sans tf a<%s de feu ; sur ces ossements posait une espèce ^e (îroiz en cuivre , longue de deux pouces et detni , et passée dans un an-(> neau de même métal de quinze lignes de diamètre.

En mars i9a49 ^^ trouva dans la commune de Sainte-^Groix-sur-Aiziers , département de l'Eure, à cent pas de IVglise, vers le su(J-*est, et à un demi-mètre de profondeur , un vase en ten*e cuife qui contenait une massé de terre ej: de me'tal verdâtre. La séparation qui fut faite de ce mélange aggloméré , mit à découvert cent qualre-vingt-quatre pièces de la grandeur de nos décimes , cinq seulement n'avaient que 4^ dio^ension des anciennes pièces de six deniers ; M. Rêver qui fut informé de celte découverte, a fait sur ces médailles d'utiles observations , il a reconnu que dix -sept étaient de Trajan , vingt-sept d'Adrien, une d'OElius-César, trentehuit d'Antonin Pie , dix-neuf de Ma.rc-Aurel , trois de Commode , dix-huit de Fausline l'ancienne , huit de Faustine la jeune , et deux de Lucille ; ^rente-huit sont entièrement dégradées. Trois autres médailles trouvées dans la même fouille ont spécialement excité l'attention de notre confrère^

La première est de Commode , elle diflfere

Srii LES TRATIUZ Bl LA 80ClàT&« LXItl

par la Idgaide de la tête de plusieurs de celtev qu^on connaît de la même époque et dii même ijpe.

M. Comuobits AifTOivins avg.

La tète e9l bien conserva , une Guîrasse arme les épaules. Le sigle final de cette lëgend« AT G n^existe pas sur toutes les médailles de œ ijpe.

An revers , Pempereur est assis sur une extrade ; derrière |ui est le préteur , ou un officier des gardes , armé d^une haste , debout , un pe« penché. Devant l'empereur^ est une figure en slole debout , tenaoB^e la main gauehe une corne d'abondance et de la droite une tessère ; au bas de Testrade , une quatrième figure monte les degrés pour s^approcher de la troisième ^ aux deux bouts de Festrade , soAt les deux lettres : • s, c.

et dans Texergue ^ libavg. iiif.

la légende est

I TR p VI iMP tiif cos ut pp. *

La seconde médaille est d'Aptonin : le dÊé

de la tète est profondément oxidé ; on ne voit

bîeaque les deux dernières lettres du nom vs«

Ou dislingue cependpnt le tracé de quatre

I letlres précédentes onin ^ ce qui suffirait pour assurer l'orthographe emière- du nom de ceK empereur ; et de plus on en distingue assez le

XXIV RAPPaaT

profil à travers le masque d'oxide qoi le couvre , pour qu'on n'ait aucun doute.

Ce tjpe est confirme par celui inême Atx revers , qni ne peut appartenir qu'au seul An^ tonin , et qui ne peut laisser aucune incertitude^ quoique la légende en soit très-mutilde.

C'est un temple à huit colonnes. Deux figures en stole sont debout sur un socle ou piédestal au milieu des colonnes.

On ne voit d'inscrit qu'une partie de la légende i£o& pivi. j les deux lettres s c dans le champ , et le quantième du consulat dans Texer— gue. C'est la médaille qu'^ connaît portant da côté de la tête ;

ANTORIKUS AVO PIVS TR. P. XXII.

au revers;

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