AE BE DIVI AVG REST COS TTTI SC
et qui fut frappée l'an i5g après le quatrième consulat d'Antonin.
Ce qu'il y a de remarquable dans celle de Sainte-Croix , c'est une erreur de monnoyage , qui indique le quantième du consulat par un V . En effet , Antonin n'eut le titre de consul que quatre fois , et mourut Tannée qui suivit celle oii cette médaille fut frappée.
La troisième médaille est celle qni a le plas fixé ratlemiott de M. Rêver, par un.autre défaut
«UK tu TRAVAtZ im LA SOCliTi, LXV
de moonOjage qa'îl y a remarqpië ; elle e^t dm Irasiàme eonsolat et viagt-septîèine crifamikiat de H aro-Aoràle.
Da ebté delà télé qui est on pea altëréè , sans ^e le profil eo toit méconaaisgable ni anciK aeaent doateuX) <mi Ut s
M. AMTOBUITOB AVG TK FOT XXVïU
Le type da revers est ud tropbëe flanqué de deu captifs , Tua debout à droite et casqué ; Faitre à ganche , depowUë , s'assëjanl sur des iNNidîers I et paraissant avoir les mains Uëes^ aoit à un hael , soit à un pal fiché devant lui.
Dans la I^eade de ce c4té, un g bilial est h seule lettre qui subsiste d'un mot efiacé| qui ne peut ^e anUne que gerkaihco , le reste est conservé; on lit :
6 avgihp VI ces m ; et dans rexergue, sa
€elte médaille est bien connue , mais votre ^ coofirère j remarque un défaut de monnoyage et de fabrication qui la rend précieuse relativement à lliistoire de Part.
Les monétaires romains avaient deux procédés avoués par le gouvernement pour fabriquer les pièces légales*
Le principal était sans doute l'empreinte forcée en relief du flaon ou matière de la médaille sur on carré gravé en creux j pour avoir les figures
Utf RAPPORT
et légendes qu\>Q voulait représenter. Le second an peu moins parfait, mais plus eipéditif et presque toujours suflSsant , était le moulage ea terre. Des observations multipliées ont fait con* naître que des coins anciens , préparés pour empreindre en relief par le seul effet de la percussion , et qui tous , ou presque tous , étaient en bronze ^ avaient été gravés en creux , lettres et figures.^ au tonret et non au burin ; mais on a soupçonné d^abord ) et reconnu depuis ^ que plusieurs légendes avaient été formées en creox ^ avec des poinçons gravés en relief; et de plus , que ces creux avaient été enfoncés sont des poinçqns mobiles ; c^esl-à-dire que pour former une légende on avait employé plus ou moins de poinçons; , et non pas un poinçon d^one seule pièce. pour toute une légende.
Il est évident que le mécanisme de ces empreintes donnait des résultats identiques , soit qu^ fut employé sur le bronze par le marteau j soit qu^il le fût à la main , sur des moules^ en. terre ; soit que ces moules en terre fussent euxmêmes formés sur des médailles déjà frappées avec de pareils poinçons.
En examinant sur la médaille en question le sîgle AUG. du revers y et les autres lettres de la
SVB LIS TKATIUX AS LA lOCliTÈ. iXfU
l^ende^ on reconnaît qne les lettres du sigle
MBt iiroafllées y et qu^aucone des autres ne Test |
excepté Vs du sigle cas ; on reconnaît également
qae b confusion des lettres du sigle vient de ce
qu^ y a deux percussions , et que le relief pro^
dmt par chacune , loin de s^étre élevé > dans le
même endroit y pour ne donner qu'un seul trait ^
s^est au contraire formé en deux endroits , Tun
à cfttë de Tantre ^ en sorte que TA présente une
M mal faite j résultant du croisement du jam*
base à droite sur le jambage à gauche;
s^* Pareil croisement pour le V ^ en a fait me figure mal exécutée de W ou d'un Y à trois branches.
30. Enfin I le G final est au$si de deux enw preintes ^ mais sans autre croisement que celui des deux extrémités Tune sur l'autre , en ol^ servant que l'empreinte à gauche , quoique lisible j est moins sensible et moins élevée que Tempreinte à droite.
Les trois lettres du sigle ont donc une origine particulière ; or , on voit que les distances de croisement entre les traits inclinés de l'A et du V , et enUre les traits concentriques du double G sont absolument les mêmes ; le graveur au tooret n'a pu se tromper trois lois de suite avec , Mie pareille précision ^ et il faut conclure de
rXVIU RA^POHt
la variation qui s'est faite sur le sigle Xvt. tout entier et tout seul , que le creux en a été formé par un poinçon de trois lettres qui , ayant varid BOUS la main de Testampilleur dans rintervallé de deux coups de martinet y a produit en deaz fois le relief remarquable et croisé que l'on, remarque sur la médaille. '
M. Rêver pense que Ton pourrait trouver beaucoup d'autres antiquités renurquables à Sainte-Groix-sur-Aiziers : cette commune contient des fondements d'épaisses murailles ^ j?t des tessons de différents genres auxquels on a Eut jusqu'il peu ' d'attention. Cette position n'est point éloignée de l'endroit ouïes Bomains avaient établi le passage de la Seine tendant à Juliobona^ et votre confrère a trouvé j en 1810 ^ sur la même rive , à peu de distance au-dessus d'Aiziers , des assises de grandes briques ran-^ gées en arc de cercle , qui semblaient être les fondements à^im h/pocaustum.
Vous devez au même confrère un mémoire sur deux pierres cachet , découvertes dans le département du Calvados j la première , qui a été offerte par M* l'abbé de La Rue au muséum de$ Antiquités de la Normandie , fut trouvée à deux lieues de Caen , dans la com-
S1TX LKS 1BAVAUX DK LA SOCI&Ti. hXlt
marne de Vieux j aucienne capitale des Vii
Cette pierre , d*un vert noirâtre , a près de quatre millimètres d^épaisseor ( trois lignes) , diaqoecfttë est à peu près de quatre centlmètrest le quarré n^est pas exact ; les angles sont de iausse ëquerre j et les côtes 'parallèles ne sont pas même ëganx ; les chanfreins ne sont point parallèles aux bords ; le travail de la taille n'a point d'exactitude.
Le premier prénom de Poculiste auquel appartenait le cachet est indique par la' lettre ini*tbie S ; le second est Mardnus ; le nom est Jblaptus , qui parait d'origine grecque , avec terminaison latine ; le nom du spécifique grave seul sur une des touches est Durbodoic .; sur la seccmde tranche on lit pour étiquette SMse* TicuM , que jusque présent l'on n'a trouvé sur aucun autre cachet antique ; sur la troisième tranche on lit thalisseros ; sur la quatrième CRocoDES. Outre les inscriptions dont M. Rêver TOUS a donné l'explication , il y a sur les deiix surfaces du cachet des figures au simple trail , à peine visibles en quelques pajrties. Sur une des $ur£ic68 est la. figure d'un cheval marin , sor l'autre la figure d'un vase à goulot ren-^ versé.
ttt ' KAPPOftr
Le second cachet , décrit et explique par M. Rêver , est en forme de carre long ,3 ap- |>artiént à M.Lambert; il a ^ë trouvé en d^ notissant te château de Bayenz : c'est te plus petit de tons ceux que Toi^ connaît , fl ne pèse que quatre grammes un quart. Ce cachet est d'un travail mieux* fini qii'ancfon de ceux qu'on a pobbës , et aucunes inscriptions pareflles ne «ont gravées textuellement sur les cachets que Ton a découverts jusqu^ici. Il y a des lettres gravées sur les quatre tranches , mais la gra-- ^ore des deux bouts ne paraît être que la con* tinuation et la finale des sigles dont le com* mencement est sur les tranches latérales : ce cachet est le seul qui soit gravé de cette manière. Les deux portions d'un même mot , après leur réunion en une seule ligne , présentent les mots suivants :
M. Â. c. nUGB^DtC»
et
H. i. €• isocrr-0fA»
. M. de Formeville , de Lisieux , explore avec fruit les ruines de l'ancien Nwiomdgus Lexo-viorum ; il vous a envoyé uû mémoire sur deux objets quHl y a découverts , et sur des constructions très - importantes de cette ancienne • ville y qui n'ont point encore été décrites.
•UR LU TJIITAVX DS LA $OCl&Tâ. LUI
Ces ruines prësentent dîfTërentes fondations dont qaelqaes-anes ont environ cent pieds de Umgoenr : elles sont composées de couches at* lernattye^ de pierres et de grandes briques carrées ; mais la partie la plds importante k étudier , et que votre confrère» n'a pas Aé à même d^exanmier autant qn^il te désirait , à cause de Tëtat aetoel des lieux , lui semble avoir 8p< partenu à une nanmacbie (j).
Cette opinion est fortifiée parla présence d^un ruisseau qui coule dans le voisinage au milieu deç débris de murailles y et qui est encore cèu« Tert d^aquéducs. Voici en peu de mots Pétai actuel des importantes constructions survies* qoeUesM.de Formevillé demande votre attention, et qu^il voudrait voir explorer comme elles le méritent , au mojen de quelques fouilles qui seraient peu dispendieuses pour la Sooiété.
Qu'on se représente une éminence se prolongeant parallèlement au ruisseau sur une lon«» gueur d'emôron cent pas , et ayant une largeur variable et inégale de quelque toises. Une des eitrémités commence par un monticule escarpé d'environ viugt-oiuq ou trente pieds de, haut ,
, (i) i* a»«niftclM était» «omsM on lail^ U lepuimfi^iu» d'An CMibat BavaL
UXII RAPPDAT *
d'un diamètre de vingt-cinq pat^ à peu pr&s rond y touchant au bord de Teaa ; la soperficB» est ^1 pUte-forme et caltiyëe en jardin* Si oia parcourt eette ëminence en marchant pesamineiift. on entend un bruit sourd qui fait aoupçomier qnek dessous, est rempli de cavités» La partie qui borde Teau est soutenue par une moraîlie' au pied de laquelle sont desL déhri& d'aque-^ ducs.
L'antre eitrëmitë du monticule se termine «a eroupe d*un diamètre assez considérable ; uàft paAie s'avance vera le ruisseau et est appoyëe de^ ce côté par une maçonnerie d'environ douze ot» quinze pieds de haut sur vingt-cinq de large ; c'est entre œs deux ëminences qu'il dut exiatev un drque où se plaçaient les spectateurs p<Hi9 assister aux exercices de la naumachie ; en effek ce demi-cercle ressemble assez à un amphitbëâtfe j et Ton j remarque depuis le haut jusqu'en bas ^des gradins placés à égales distances el ayant tous la même direction parallèle, Plosteure té«» moignages dignes de foi étabKssent que le moi^ ticule, qui est actuellement couronné d\in jardin ^ était creux autrefois , et qu'une ouverture s^f trouvait pratiquée du c6té du ruisseau ; qu^enfia des éboulements occasionnèrent un enfoncement dans le jardin.
SUR LES TRAVAUX DR LA SOCliTi. LXXIIC
Taules ces boBStnictions aoBt làiuéeB assez près de Fe&droit où M. Haberi decoovril le& fooda*liûDft d'uQ édifice qui sans doute avak été de ({uelqne importance, puisque ces fondations étaient en pierre de QoiUjr près de Caen , posées sur leur Ut sans mortier^ et soigneusement scellées en plc^y avec des crampons de fer (i). Les constructions décrites par M. de Fonneville ne sont pas éloignées non plus d'un souterrain indiqué par M. Mongèz 9 mais qui n^a point encore été déhlajé. £Ues pourraient bien avoir fait partie du même édifice , ou être une dépendance des ruines environnantes ; c^est ce qui ne pourra s'édairdr que par des fouflles.
M. de Formeville vous a encore entretenus d'une petite statue et d'un anneau qu'il a découvertf à l'ancien Lisieux.
L'anneau est du diamètre intérieur de sept lignes y et du diamètre extérieur de douze , trèsr poli quoique inégalement faiu II parait composé de succin ou ambre jaune , mais il est loiu de l'état de pureté; au lieu d'être transparent et d'un jaune doré , il est an contraire c^^aque j
ressemblant à de la résine et parsemé de taches
jaunâtres approchant de l'orange :*oe corps est
(i) Mémoire de M. Mongèz sur TaDcien Liflieua:«
XXXIT BAPFORT
tassant, mais non friable, insipide, caractères propres an succiri ; soumis au chalumeau il br&ie ayec flamme , et se bouf soufile en exhalant une odeur forte ; il n'a donne aucun signe d'âeotricité par le frottement.
La petite statue est à gatne , longue dé trois |K>uces et d'une apparence cuivrëe , recouverte d'un oxide vert ; la partie inférieure est carrée y elle est reiAplie d'un morceau de fer également carré qui en occupe exactement la cavité , de sorte que le métal extérieur se trouve avoir à peine une ligne d*épais$eur : toute cette partie inférieure paraît avoir été cassée très-anciennement.
La partie supérieure ne présente qu'un buste dans l'attitude d'un Charlemagne. Dans la maia droite est une espèce d'arme appuyée centre
Tépaule et la tête. Dans la gauche , qui semble appuyée contre la poitrine , on croit voir une espèce de globe. Les mains ne sont nullement distinctes; il en est de même de la figure; on remarque seulement l'oeil droit y il était rond. La partie inférieure de la figure ressemble' assez à une longue barbe. La tète parait couverte d'une grande calotte comme celle de nos prêtres. Le cou est nu , et le reste est couvert d'une espèce de vêtement large , agraffé autour du cou , oii il
SUR LKS TRAVAUX DB LA SQClkrL UXT
Ibroie la rotonncle jusque sur la sommité des épaules y et tombant ensuite le long du dos en y formant quatre grands plis.
Tout cet extérieur répond assez à celui sous leqnel on représente les anciens cénobites. ' Danf le courant de Tété dernier, on trouva à Ldltebonne deux figurines en bronze, quipro- Tenaient de la même fosse d'où , Tannée précédente, on avait exhumé la grande statue en bronze doré que tout le ' monde connatt. Malgré quelques imperfections assez grandes , qui ne per^ mettent pas de regarder ces bronzes comme des elîeCs^oeuvre , ils sont agréables et fabriqués avec soin. Peiit-étre même certaines incorrections que Ton y remarque étaient-elles un n^oyen de succès dans Fintention du modeleur qui char-* geait 3i dessein quelques endroits de son sujet pour mieux en indiquer Vesprit. M. Rêver, qui a examiné iavec soin ces antiques , vous a lu sur elles» une dissertation très-savante qu^il vient de faire imprimer à la suite de son ouvrage sur les ruines de Lillebonne.
Après vous avoir exposé les différentes conjectures que Ton peut faire sur le sujet de ces deux statuettes , il s^est arrêté à la dernière ^ qui lui semble la plus probable, diaprés le style de ces petits bronîes. L'histoire nous a transmis les