‹ Mémoires (volume 3)Chapitre 24 sur 101 · XCIV RAPPORT · texte numérisé non relu

XCIV RAPPORT

Normands dont plusieurs ëcaient inconous*

Le même esl sur le point de publier une édition complète du roman de Rou , par Robert Wace (i); son manuscrit , qu'il a enrichi d'un grand nombre de notes , est ie plus complet qui existe : déjà ^ cette année , votre confrère a fait paraître sur ce poëme une notice oii il a fait entrer les passages du roman de Rou les plus intéressants pour Thistoire normande , et dernièrement il vous a adressé une chroniqi e du même auteur , où Ton trouve un résumé fidèle de 1 histoire de Noimandie , depuis le XII«. siècle jusqu'au duc RoUon , marche rétrograde j rarement suivie par les historiens : cette chronique est imprimée pour la première fois dans le volume que vous êtes sur le point de publier.

M. Deshayes , dans un mémoire intitulé : Réflexions sur l'utilité des recherches archéologiques j a passé en revue Tliistoire des arts et principalement de l'architecture et de la sculpture , depuis les temps les plus reculés jusqu'à nous. Il vous a d'abord entretenus des Celtes, dont l'origine se perd dansla nuit des

• (i) ht public ne tardera pas à jouir de cette importante publication , dont s'est chargé M. Frère , libraire k Rouen. Cet ouvrage s'imprimr préscnt»*mrnt, chex M. Crapelet, avec tout le 9oia possib)<:.

SUR LES rRATiUX DE LA SOCli.TÂ. XCV

temps ; sur le caractère desquels nous ne sauroos jamais que ce que Jules-<^ësar , Slrabon , Diodore de Sicile nous eu ont appris , c^est*

a-dire Tignorance de ce peuple ^ et la tyrannie de son gouvernement th^cratique.

L^époque romaine est plus riche en souvenirs : notre jurisprudence , notre littérature , noire langue , tout nous rappelle le nom romain. Ce granil peuple a porté la civilisation et les arts chez toutes les nations qu^il a soumises , et nos conurées ^ malgré les ravages fréquents des peuples du nord , ont pu conserver quelques nmies des cooslructions romaines. M. Deshajres, suivant toujours Tordre deg temps , a passé au iBojen&geJl sVst étendu sur Tépoque mémorable deTinvasidn des Normands , sur le génie de ces fiers enfans du Nord , sur leur civilisation et sur leur zèle à bâtir des églises dans ce genre d^architeclure qui rappelle Parchitecture romaine , mal- SN la pesanteur et les défauts qui la caractérisent. Q vous a parlé de la révolution opérée dans les formes au XII^. siècle, par Padoption des tfcbes aiguës ou ogives. Tel est en peu de mots le sujet des principales réflexions de notre confrère ; je regrette que les bornes de ce rapport me forcent à vous les rappeler aussi brièvement ; ce mémoire est plein d'aperçus judi-

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cieux ; OQ y reconnaît la production d^un Uit^ ratear et d'un artiste habile.

Votre savant confrère ^ M. Auguste Le Prë^ vost , membre de la Sociëtë des Antiquaires de Londres , Tun des fondateurs et des membres les plus distingués de votre Société , vous a adressé une dissertation sut la véritable position du lieu cité sous le nom d'Oscellus dans les récits relatifs aux premières invasions des Normands. La détermination de ce lieu , fort importante pour leur histoire , avait déjà occupé vers le milieu du siècle dernier , deux membres de PAcadémié des inscriptions et belles-lettres , MM. Tabbé le Bœ^f et Bonamy , et leur avait fourni le sujet dé trois dissertations étendues , inscrites au tome XXX des mémoires de cette compagnie; mais leurs opinions contradictoires laissaient la question indécise , pour quiconque notait pas à portée de ^examiner de nouveau sur les lieux ; on était même porté généralement à croire à tort avec M« Bonamy, que cet Oscellus devait être placé à Oissel , bourg situé entre Elbœuf et Rouen. M. Le Prévost a pensé qu'à une époque où tout ce qui concerne les invasions des Normands devenait Tobjet de recherches approfondies , il était indispensable de reprendre et de terminer le travail des deux académiciens :

%VK LES TBAYAUX DS Là SOCliTi, XCm

CA coosëquence , après avoir donne une analyse aussi exacte que possible des raisons alléguées de part et d'autre , il a achevé de réfuter pki*àeors arguments de Bonaray ^ restés jilsqu^à te joor sans réponse , et de dânontrer la validité des motiCs qui avaient porté l'abbé le Bœuf a présoiter luie Ue de la Seine vcnsine tle la madiiiie de Mari j , comme le véritable Oseeltus^ oà les ^oraiands forent assiégés par Charles* le-Chaave, en 858 et 861. M. Le Prévost se propose d'examiner avec la même attention quelques autres stations des Normands dans le bassin de la Seine ^ et surtout celles qui sont désistées par les historiens du temps j sous les Boms Gwoldi-fossa et Haldans.

M. Pinel , membre de la Société au Havre ,

s'occupe av«c succès de rassembler tous les

documents relatifs à lliistoire du pays qu^ii

babite : déjà aous connaissons ses essais arcbéo*

logiques, historiques et physiques sur les environs

du Havre ; dernièrement il. vous a adressé la

ix^ie d'un manuscrit qui contient, le journal

des attaques dirigées contre la ville de Honfleur^

et des assauts qu'elle a soutenus contre les

protestants et contre la ligue et les armées royales,

<^)ois Tannée i56a jusqu'à la paix générale

^ 1S98 , trop longue et trop désastreuse pé-

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