‹ Mémoires (volume 3)Chapitre 25 sur 101 · VIJ · texte numérisé non relu

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riodd de notre histoire ^ pendant laqaelU 1# fanatisme aveuglait les esprits de part et d'autre. "Vqus aves va dans ce manoscrit, qae le ^6 arril i56%, \e. capitaine Ghaudet ^ protestant et ha}>itant de Honfleur , se mit à la tête d'un grand nombre de bourgeois , s'empara de la ville ^ tenta de :dânolir les églises de Sainte^atherine, Notre^-Dàme et SaininÉtienne , assiégea les ha— iMiants de Saînt^Léonard > qai s'étaient rêtrandiés dans, la tour de leur e'glise , et qu'il parvint enfin à les en classer au bout de deux mois y en mettant le feu aux maisons voisines • Le iS juillet i56d, le ducd'Aumale assiégea Honfleur, où commandait le capitaine Ghaudet; ce dernier fit porter quantité de poudre à canon dans la tour de l'élise Saint -> Léoiiapd ^ j fit mettre té fisu qui bnîla l'église et !& faubourg , et s^embarqua ensuite pour le Havre , avec les siens. En 'iâ63 M. de Manny ^ à la tête de quel* ques Anglais , assiégea la ville , qui fut obligée de se rendre. Le i6 avril de la même année y la ville se. rendit à l'obéissance du roi. Le 1 1 juin 1 589 , les^ bourgeois de la ville et des faubourgs y chaésèrent la garnison et gardèrent la place , dont ib portèrent les clefs à M. de Montpensier, qui avait son armée devant Bemaj. Celui-ci s'achemina aussitôt vers Honfleur y y

SUR JLES TRAVAUX DR LA SOClâT&. XCI]^

fol reçu avec joie , et y laissa garnison. Le ao août de U ménae annëe ^ M. de Villàrs y gou^ Temeur du Ha^re , arriva par mer à Honfleur, i dix heures du soir. Le lendemain il fit placer da canon pour battre la ville qui se rendit elr fat pillée ; M« de Villars y laissa le capîtaia» Bonî&ce avec une bonne garnison. * L^ •

Le i4 janvier iSgo, le roi et Ml Jde JlqntM pensier arrivèfrent avec téor armée^letiagaî^géi: mirent le feu aux faubourgs- de Sainte'- £îad»<^ rineet de Saint-Léonard, oiiii>yieutianpp;eâiid: ndmbrp de maisons de brulëes. ije m6 ;< ou: . i ^ i do Bàéiliè mois j Târmée entra dant ies faiyboufgsyf plusieurs bo«irgeois furent ^ris' k rançoa.; Le; roi fit tirer le canon sur le'gmd boi^imrdya0' qui donna IVpouvante y er 'le capitaine BrîHoa rendit la place le a février suivant. M. dé Monir pensier laissa un gouverneur qui çwRça det: cruafH^s «t des ve^âtâoni» ; il mellaii. les.b0irrrgeois «n prison et le«r faisait payer l de gnaaidesi sommes pour en; sertir. - . i

Le 4 f<^rier xSgi ^ M. de Villars revint du Havre avec son armde ^ entra ^es les faubourgs, enleva beaucoup de butin et fit battre la ville à coups de canon , par terrç et par mer^ Le 7 du même mois , la ville capitula, là garnisoA sortit) mais un grand nombre d€ bourgeois furent arrêtés

C KAPJ^ORT

et forces de raclieter leur* liberté'. A la fin de mars 1 594 j les villes de Rouen , le Hayre , Pont^de-rArclie, Pont-Audemer , se rendirent au roi; Honfleur ne se rendit point. Le 9 mai M* de Montpensier envoya M*. Druber aux environs d^Honfleur avec son régiment ; le 19 du même mois , MM. de Fer vaques et Druber bloquèrent la ville ; le ai , M. de Montpensier 2Hnriva> il fit ensuite transporter plusieurs gros caftèns j de Lisieux j Bernay , Rouen y Dieppe , après quoi Ton battit en brèche, à la fin de mai ; l^pinionla plus .commune est qu^il y eut deux mille sept cent douze coups de canon tires pendant ce siège. Les murs furent gravement endommagés et la ville se rendit enfin au roi , le 5 juin , après avoir tenu plusieurs jours contre les batteries et les nombreuses forces des assiégeants.

Tels sont, MM> les renseignements princ^ux qui vous ont été donnés par M. Pinel ; le même confrère vous a appris que le capitaine Paulmier de Gonneville , est le premier qui ait découvert les terres Australes en i5o4 (i).

(1) Vafco Se Vtlvoi approcha «Draitede cet tenta en i5i3 s Magellan n'y fat qa'en tSso ; Saavédra en 1597 ; Mendoxa en 1567 ; et Ferdinand de Qnitto en itfoo. Quant aui Hullandai* ^

nJK LFS TRiVAUX DB LA SOCliri* CI

Il etail de Lisieitx ; il ëquipa conjointement avec plusieurs de ses amis , un vaisseau dont il prit le commandemeni à Honfleur , en juin 1 5o3. Ce capitaine avaitéait voile dans le dessein d^alier aux Indes Orientales , mais un coup de vent le prit à la hauteur du Cap de bonne Espérance ^ et le jetta aux terres Australes, qu^il nomma Indes Méridionales ( i ) ,

^aoi^'ib «icnt doDiié à cet tenet le non d« nomfeUê Hoi" itatJû , ik n'y ont m» le pied que depuis cet nafigitcnn.

Le Maire et Bonvoia , après avoir reeonnn les côtes de ce CoBtineot « tronvèrent , en i643 , de aoavea^ii passages pour la commooication des deoz grandes mers da Nord et da Sud , ■aïs ancnns des Gaslillans et Portugais » ainsi qne ies Holbndaîs j n'ont jamais autant pénétré dans le nouveau moqde Aastral qne les navigateurs Normands.

D'antres Nomoands dêconvrireot ensuite le Canada.

(i) La note adressée par M. Pioel est intéressante , Je U reproduis tonte entière ici :

Hors svB LA màChkUATton oui M. Bi^ot db Piulmibb, sibob •■

60]niBVI|.U 9 A râlTK A l'aMIBAI'TA o'HoRrLIUB , LB 19 JUILIBY iSoSyAO aXTOVa DB son VOYAGB ACX TBSaBS AvSTMALBS.

Ce capitaine avait fait voile d'Hoo(U*oi', en juin i5o5 , dans le dessein d'aller aux Indes Orientales ; un coup de vent le prit à la hantenr du Cap de bonne Espciaore » et le jetta aux Imes Occidentales, qu'il nomma Indes Méridionales : pour preuve de sa découTerte , il en ramena un Indien , nommé Eisenieri , fils d'Arosea , roi du pajs où il avait abordé ; il ^aitta cet terres le 3 juillet i5o4 9 pour revenir en Fr«nee ; il fat pris dans U Mancbe de Bretagne par un coisaire anglais, ifai ie mena à Guemescv.

M. de G<^nncville de retour à Honfleur » proposa à ses ai«

cil RAPPORT

M. Pinel y en vous adressant sur ce nariga^ teur uoe note intéressante trouvée dans les papiers d^un habitant dHonfleur j a témoigné le désir de voir faire des rech^ches afin de retrouver la déclaration du sieur de Gonnevilie à Vamirauté d^Honfleur^ le 19 juillet i5o5 , au retour de son voyage aux terres Australes (i).

■ociéfl, qui éUieot presque tous ses parents, de retourner à la découverte et de ramener Essomerî , suivant la parole qu'il en avait donnée à Arosèa, son père; et sur le refus qu'ils firent de contribuer aux Irais d'au nouvel armement , ce capitaine 9 par un principe de justice , légua ses biens à Essomerî , lui fit prendre son nom et ses armes, et lui fit épouser une de ses parentes.

(1) En i€63 , M. Tabbé de Paolmier , chanoine de Lisienz , anière petit- fils d'Essomert, a fait un livre intitulé : Mémoire touchant rétablistement d'une mittion dans lês terreâ Auitrat^g, dans lequel on trouve n\;ie partie de la déclaration que Ton demande, sans commencement ni fin. Dans ce mémoire doivent être compris Tabord et le départ de ces terres , la dorée de la tempête , le rhumb de vent qui j poussa le navire , et les autres circonstances qui pourraient faire conjecturer la position de ces terres, ou au moins leur latitude , ce qui est l'objet de la demande qui fut faite à Tamirauté. Les juges de ce tribunal , en 1733 , répondirent que leurs registres n'allaient pas au-delà de 1600.

Il faudrait savoir ce que sont devenus les registres nn* teneurs ; et comme on pourrait, dans le pays, avoir conservé I^ mémoire ou quelques notes de ce voyage , le premier qme Ton ùH fait aux terrée Aueiralee , et le premier des Frûn^ai» au Cmp 4m banne Etpèranee , il ne serait peut-être pas inutile de 's'en informer dans la maison de Gonnevilie et dans la famille de ceux qui étaient de ce voyage.

^ M. Nicole, d'Honflenr, était volontaire , il avair fait'plnsiears

SUB LKS TRATAUX Dft LA SOCIETE. CifLl

M. Vahhé de L4 Rue| voire directeur ^ vous a (ait part des poésies io^dîtes qu'il a découvertes récemment.

Le poète Jfalh^be n^oit ï Gaen en i555 ; nais la première pièce de vers que Ton connaisse de loi est de i S87 . Il < était probable que cet Mteor n'était pas parvenu k Tâge de 5a ans sans avoir exercé sa verve y surtout à une époque où les guerres de religion avaient tout embrasé. Les recherches de M. Fabbé de Là Rue , pour déconvrir les premiers vers dé Malherbe , ont éié couronnées de succès j et le public jouira bient6t des productions inédites de ce poè'ie de Caen.

M*. Tabbé de La Rue n'a point été moins keureozpar rapport au savant Huet. Cet évêque, né en i63o j ne fut prêtre qu'à 4^ ans ; pendant cet intervalle , il fut sons-gouverneur du dauphin; il composa pour plusieurs dames de la cour des

plans st remarquas qai furent pris dans !« faisseta par Us Aaglais , qui eo ont fait, leur profit.

M. Jeao Biclierel,de Pont-l'^Tèqun , était ekirurgien » et il ■onrat ea reTeaant , ainsi qne Stiennot Vernier , Taiet du capitaine de Gono^iUe 9 et Jean Renaud soldat , de Honfleur.

On connaît encore les noms de MM. Tierri et Adrien de la Mare , qui , conjointement arec le capitaine serrirent de ptrains à Essomeri , qoe l'on baptisa dans le vaisseau k causa i*unt maiadia qui mit sa fie en danger*

Cir RAPPORT

po^es galantes , qui sont înconnaes et que possède maintenant M. l'abbé de La Rue.

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