CIRCULAIRE
Adressée à MM. les membres tUnlaîres de la Société des Jhtiquaires de la Jfar^ mandie^ dans le courant de Tannée i6%if pw M. de liAGNEVILLE , président.
IbtlIWM,
laorëailkMide laSocîAëdetAntiqonreBdekNor- Mndiedoîlétreraagéè panni ces conceptioos heu* reaaes qui sont toujours coaroanëes par le succèit FoniiëeancoiiinieiiGemeBt de cette annëe, autori* sée depuis peu de mois par le gouv^nemeaty elle a , dans ce court espace , reçu un nombre con«- ^dérable de mémoires , et on ne peut douter fi^aTat la fin d'octobre^ époque ou se termine Planée «cadânique , elle n^ait plus de matt^rianz ^H nVis^ aéoessaire pour publier un premier
% CIRCVLAIAft.
volame de ses travaux. Ce dëbut est encourageant et donne de grandes espérances ponr l'a— venir ; mais elles s^e'vanouîraient bientôt si nouj perdions de vue que la Socie'të doit être une comme l'objet de ses recherches. Le pajs qui forme la Normandie n'a jamais été partage : il a été tantôt un ëts^ indépendant , tantôt une province , et si nous l'ayons vu divise en gë-> néralttës ^ en bailliages , en départements y ces divisions n'ont été qu'administratives , et soa histoire ne peut s'y prêter sans perdre de sa clarté.
Xa ville de Gaen se trouvant favorisée par sa position centrale, est devenue le lieu de réunion ; mais elle ne doit cet avantage qu'à cette seule circonstance y et il n'entrera jamais dans la pensée de ceux de vos collègues qui habitent cette ville d'en profite^ pour exercer aucune suprématie sur la Société.
n est f&chenx que l'éloignement ne permelle pas à tous ses membres de se réunir plus sonveal; mais ils peuvent y suppléer par leur correspondance, et leurs propositions seront toujours prises en considération par l'assemblée. Il serait cependant àdésirer que les membres éloignés pussent assister k la séance du mois de déeiedibre > oii^ à
C»€IILA»B. S
ceBe dn troisièiiie samedi après Pftqaes* Celle dernière a Uea daas la belle saison el à T^poque de la grande foire de Caen* C'est alors qu^on {KHinraît prendre des déterminations d'un intérêt majeur.
Si notre Société ne peot subsister que par ta confiance et Thannonie , elle ne peut recevoir qœ de Tardeur de seê membres et deb public»» tioB de ses traTauz toute Timponance dont elle est susceptible ; ainsi les frais d^iœpression doiveiit être une de ses premières dépenses. Ses res** sources consistent dans le droit de diplôme el dans la cotisation annuelje de chaque roembre^b Cette rétribution peut paraître un peu forte } cependant il faut observer que la Société n'a pas cni devoir solliciter aucuns fonds des conseils génëraox ; qu'il vaut mieux se réserver d'en de* ■ander k MM. les Préfets lorsqu'il sera question de hive des fouilles ou tout autre travail dana qockpiea-uns des cinq départements : mais cette ressource pourra souvent être insuffisante ; alors les fonds que la Société aura pu mettre en ré-» serve , ou ceux qui pourront rentrer par la vente de ses mémoires ^ seront distribués suivant les besoins. C'est an commencement de chaque année que la Société connato ses ressources par le
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compte que lui readra son trësorier j et qui sec imvojë à chacun des membres^.
D'après les articles XIV et XVIII des sUlol de la Société , ]p droit de diplôme est de i o fir et la cotisation annuelle est de oo fr. Mais I Société n'aura réellement à la fin d^octobre qu< six à huit mois d^eiistence , ses dépenses ont éu peu considérables j et la plus forte concernera la publication du premier volume de ses mémoires. On peut donc réduire la cotisation de cette première année à lo fr. , et il sera tenu compta sur Tannée prochaine d'une somme de lo fir. à ceax des membres qui ont versé une année entière.
Sur les observations de M. le trésorier, il a été décidé qu'une seule circulaire serait adressée aux membres qui ne lui auraient point remis leur contingent dans le délai déterminé par le règlement. Si cet avertissement restait sans effet pour quelques-uns , ils ne seraient point compris dans la distribution suivante des mémoires de la Société ; et dans le cas oii ils garderaient le silence plus d'une année , il y aurait lieu de croire qu^ils auraient l'intention de se.retirer*
Telles sont , Messieurs , les réflexions dont j'ai cru devoir vous faire part dans l'intérêt d'ace
CIRCUt^IRE. S
té qui» Ta devenir de la plus graod^ utililtf, nous Pespérons , servira d^exemple aaz autres lODlrées de la France^ '' Pai rbonneur d^étre avec la considération U ||)iaft distinguée^
Messiean^
Votre très-humble et tris^^ihéîssantsejvUeùr^
P£ MAGME VILLE, président.