‹ Mémoires (volume 3)Chapitre 35 sur 101 · DE LA VILLE DE BAYEUX · texte numérisé non relu

DE LA VILLE DE BAYEUX

nioe son c^use j il demeurera ëubli que la restaoralioa des thermes de Bajeux eut lieu au 01*. àede. Un pareil concours de circonstances ne permet plus de douter que les ruines antiques de Saint-Laurent ne datent de cette seconde construction. D'après ce rapprochement, il parait certain que , vers le milieu du premier siècle de Père vulgaire^ il exista dans la cite de Nœomagus^ capitale des peuples Vtidicasses , un édifice construit avec luxe et destine aux bains publics. Placée à peu de distance de la mer , cette ville dut nécessairement être la résidence de quelque officier chargé de surveiller les côtes , et de les protéger contre les irruptions des baritares : aussi voyons-nous dans la Notice des Gaules, que Ton croît rédigée au IV*. siècle , qu'un poste militaire était établi à Grannona in littore saxordco , sous le général qui commandait VArmoricanus tractus. Soit que ce lieu fut GrajTj proche Pembouchure de la Seulle, ou Port - en - Bessin j comme Ta cru d*Anville, il est constant qu^ était isitué dans le territoire des peuples alors appelés Bajocasses.

S'il était permis de juger par analogie , nous dirions que le palais des Thermes à Paris ^ dont I2 construction a tant de rapport avec notre inoDumentf étant devenu la demeure des lois

de la première race , après avoir été cette Câars, le palais de TofEcier préposa à la garde de nos côtes devait être attenant aux thermes de la cite de Bayeux. Ce serait donc sor l'emplacement même où se trouve aajourdlmi Tëglise de Saint-Laurent qu'était étahli le siège de la domination romaine. En effet , il se trouvait place sur la voie militaire aujourd'hui connue sous le nom de chemin des Feys à la Délivrandcy traversant la rivière d'Aure au lieu dit le pont Trubert , que l'acte de donation du monastère de Saint-Vigor à l'abbaye de Saint-Béhigne de Dijon, eh iog6 , nomme pons Oîberti'y et de là passait au centre de la ville dans la ^ue des Bouchers , qui , dans les actes du XTTT^. siècle , est encore appelée Magnus vicus Ba^ jocensis. Cette voie se dirigeait ensuite vers les Veys ^ en suivant i peu de chose près la direction de la route actuelle de Bayeux à Isi^jr ( route royale de Paris à Cherbourg ).

La position de notre pays lui fit souvent éprouver les ravages des différentes nàtioiis du Nord , qui commençaient à se montrer sur les cotes. Eutrope nous apprend que , sous le règne de Dioclétien ^ Carausius , homme d'une basse ^extraction, mais qui s'était acquis une grande réputation militaire , fut envoyé à Boulogne pour tenir la mer libre le long des côtes de la Bel«

Page 1