‹ Mémoires (volume 3)Chapitre 91 sur 101 · GOTHIQUE SECONDAIRE OU RAYON- NANT · texte numérisé non relu

GOTHIQUE SECONDAIRE OU RAYON- NANT

Première opaque ^ de t»5o à i3oo.

L'heureuse impulsion donnée à l'architecture sous le règne dcf St. * Louis j amena un grand

(1) Hago Libergier prooftoo eccfetr» perfecifcf ntruqae alat ^ sontem , prepjisnm , et turres ; Ghiu S. Nicas. , p. 636»

Cet «rcbitecte habile moarat en 11659 comme ie proave sos iDScrîptioo lumulaire : € Gy gist raaiatie Hogoo Libeigîer « qai » « commeocé cette église Taa de l'iocamatioo 1119, wawcftdf

• d'après Pâques, et nioamt l'an ii63» le vendredj d'apiù.

• Piques ; pour Dieu pries pour lui. •

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perfectionnement dans cet art ; les monuments présentèrent des caractères particuliers , sur les-quels ma division est basée ; le plus saillant de tous est la substitution des larges fenêtres aux étroites lancettes.

^algrë cela , beaucoup de monuments magnifiques^qui nous attestent le génie de leurs auteurs. De nous ont point transmis leurs noms ; il est même extrêmement rare d^en trouver d'inscrits sur les murs ; cela n^est pas cependant sans exemple dans l'architecture gothique (i) , tandis que je ne connais encore * qu'une inscription semblable dans les églises romanes de Normandie. Elle se trouve sur un chapiteau roman de l'abbaye de Bemay , et qui est évidemment de l'époque de sa fondation (première moitié du XP. siècle); on y lit ces mots : mefectt Isembardus (a).

Les fenêtres acquirent des proportions plus gracieuses, qui résultèrent de la règle qu'on établit de diriger les arcs de cercle , de manière que leurs deux origines aux impostes et leur point

(i) M. Lambert a découTert plusieurs noms d'architectes dant les églises de rarrondissement de Bayeux ; je Tiens moi-même d'en troiiTer quelques-uns dans l'arrondissement de Gaen ; je les ferai connaître dans un prochain mémoire.

(3) Je dois la connaissance de cette inscription à M, Aug. le PréTost.

fi^ti ARCH1TECTU9& RELIGIEUSE

.d^insterseciioii au sommet de Togive, cohdr* dassent avec les angles d*un triaogle dqmlatâal» Les colounes^quin^avaieiit été qu^en petit nombre de. chaque c6të j sMlevèrent en faisceau pour supporter les impostes ; à la fia du XII% et au commeacement du XIII^. siècle , on introduisait

le jour y comme on sait , que par deux ou trois ouvertures en forme de lancettes , renfermées dans une grande ogive.- Entre leurs sommités aiguës y Tusage n^avait admis que de petites ouvertures j percées en cercle ou en trèfle , ajant j>arfois quatre festons (pi. 0 , fig» 8^ 9 et io)« La nouvelle méthode fut plus hardie ; les colonnes de séparation se multiplièrent et devinrent plus minces , ce qui produisit une grande quantité de jours ou de haies dans une même fenêtre ; d'autres jours , couronnant ceux-ci , furent ménagés par des arceaux et des traverses que le caprice dessina , en cherchant particulièrement à figurer des fleurs* Enfin , entre les ogives on plaça des roses comme on en voit (pi. 6 y fig. 8 ) , mais plus grandes et plus ornées. J'ai figuré ( pi. 7 , fig. i 1 ) une fenêtre de la seconde moitié du XIIP. siècle , dans les proportions les plus ordinaires^ mais on en voit de plus larges du même temps. Celles qui sont placées aux deux bouts de la croisée et au-dessus de la grande

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porte d'entrée , oot quelquefois une largeur considérable.

Les grandes roses , dont Paspect est si flatteur Y imitent des soleils par les rayons qui les divisent et entre lesquels la lumière pénètre ^ pL 7^ fig. la ) ; on en mit en plusieurs endroits à la place des fenêtres , surtout à Test j à Touest y et aux deux boutis de la croisée ; on en figura partout sur les murs , intérieureipent et extérieurement. Les plus petites rosaces sont souvent à six feuilles j et quelquefois disposées en forme de triangle sous des frontons aigus (pK 7 > fig. i3).

Lorsqu'on ne plaça pas de grande rose audessus du portail de Fouest ^ on y mit une grande fenêtre de forme ordinaire , ce ^i eut lieu quelquefois en Normandie , mais bien plus fré- <iuemment en Angleterre ; c'est une des causes pour lesquelles les églises anglaises sont en général moins élégantes que les églises françaises.

Les portes présentent des^ ogives d^une forme gracieuse , couronnées d'un fronton triangulaire et couvert de ciselures. Les voussures , les timpans , les parois latéraux et les trumeaux sont qrnés de seul ptures diverses, et quelquefois chargés de petites figures en ba^relief représentant pour la plupart différentes scènes de l'écriture sainte ; la même chose eut lieu dans le XI V<^, siècle. Souvent des consoles , placées à hauteur d'appui,

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