RETROUVÉS A PITRES
CANTON OU PORT-D£-L*ARCHE, ARROND. DE LOCVIBRS (EURE), EN i86iï, 1855 ET 1856 ;
Par m. l'abbé COCHET,
Membre de la Société.
Pitres n'est plus qu'un modeste village de Fancienne Normandie , et pourtant son nom est connu de tout le monde savant. La raison de cette célébrité européenne vient de trois diètes ou conciles qui y furent tenues au IX*. siècle par un des successeurs de Charlemagne , des divers règlements que promulguèrent ces illustres assemblées, et surtout du fameux édit monétaire encore connu sous le nom d^Édii de Pitres.
La première fois que Pitres apparaît dans l'histoire , sous le nom de Pis- Us , c'est en 861 , sous le règne de Charles-le-Cbauve , et il disparaît sous Cbarles-le-Simple qui y signa seulement quelques diplômes.
Charles-le-Chauve paraît avoir habité le palais de Pitres plusieurs années et à diverses reprises. On sait qu'il y tint trois assemblées ou diètes successives , afin d'y prendre des mesures contre les Normands qui envahissaient alors la France, et pour y régler les affaires les plus importantes de l'Église et de l'État
La première diète ou concile de Pitres s'ouvrit le 25 juin 861 et dura jusqu'en 862. On y vit figurer les archevêques de Sens , de Reims et de