‹ Mémoires (volume 4)Chapitre 113 sur 216 · SODS LA DOMINATION ANGLAISE · texte numérisé non relu

SODS LA DOMINATION ANGLAISE

leurs opérations , de pourvoir aux approvisionnements de Tannée , de renouveler, dès qu'il en serait besoin, les engagements des soldats (1). Non moins habile administrateur qu'intrépide guerrier, il fit disparaître Tinégalité de siolde qui, dans les circonstances diiBciles où Ton se trouvait, pouvait, d*un moment à Fautre, devenir un élément de discorde parmi les compagnies, et décida que les gages des hommes de trait seraient portés de 5 1. à 6 1. par mois, à compter du 21 décembre. Ce serait perdre sa peine que d'entrer dans les détails de ce siège héroïque qui forme une des pages les plus glorieuses et aussi les mieux connues de notre histoire. Je me contenterai d'énumérer les noms des capitaines qui y figurèrent , ceux du moins qui nous sont fournis par le compte de 1 &29. Ce Turent :

Mons\ Guillaume de La Pôle , comte de Suflblk , capitaine de iOO hommes d'armes, 2 chevaliers bannerets , 2 chevaliers bacheliers et 300 archers ;

Mons'. Jean , seigneur de Talbot , chevalier banneret , capitaine de 58 hommes d'armes , parmi lesquels il pouvait comprendre un chevalier banneret, et de 160 archers à cheval ;

Mons'. Thomas , seigneur de Scales , chevalier banneret , capitaine de Pontorson , capitaine de 50^ hommes d'armes et de 151 archers ;

Mons'« Jean Fastolf , chevalier, grand-mattre d'hôtel du Régent, capitaine de 20 hommes d'armes et de 60 archers à cheval , lui non compris ;

Mons^ Lancelot de Lisle , chevalier bachelier , capitaine de &0 hommes d'armes , lui compris , et de 120 archers à cheval ; il mourut , dans les premiers jours de mars 1 429 , d'un boulet qui lui Tut adressé par le Tameux canonnier français , maître Jean ; son frère , Henri de Lisle, écuyor, le remplaça ;

Mons'. Guillaume Glasdall , plus connu sous le nom francisé de Glacidas, bailli d'Alençon , capitaine de 30 hommes d'armes , lui compris, et de 90 archers* Pendant toute la durée du siège , il fut chargé de la défense du château des Tourneiles , considéré comme le plus important des postes anglais ; deux fois il arracha des larmes à la Pucelle : la première fois , en

(1) Le Régent emmena avec lui, pour Peipédition des affuiirs, son chancelier Mons'. Jean de Conrcelles, chevalier, S', de SL-Liébaut, membre du Conseil, et maître Jean Milet, notaire et secrétaire du Roi. Quand Salisbury ouvrit la campagne , le Régent avait attaché à son servie Thomas Fassier, maître des requêtes du Roi , et maître Jacques de Lunain, clerc et notaire du Roi

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lui adressant des injures grossières qui blessèrent la pieuse ûlle dans ce qu'elle avait de plus cher au inonde; la seconde fois, à la prise des Tournelles , quand , dans leur mouvement de retraite , le pont se rompit sous lui et ses compagnons et qu'ils se noyaient dans la Loire ;

Mons'. Thomas Rampston, chevalier banneret , capitaine de 34 hommes d'armes, lui compris, et de 66 archers à cheval; il abandonna Uentôt le commandement de cette compagnie à Jean Afourde , écuyer , pour prendre le commandement d'une autre de 15 hommes d'armes et de &5 archers à cheval ;

Mous'. Guillaume, seigneur de Molins (Moleyns) , chevalier, capitaine de 20 hommes d'armes et de 60 archers à cheval.

Tous ces chevaliers faisaient partie de l'armée de Finance ; la plupart de ceux dont le nom va suivre étaient venus d'Angleterre avec Salisbury ; c'étaient :

Mons'. Rouland Standiseh , chevalier banneret , capitaine de 30 hommes d'armes à cheval , lui compris , et de 90 archers, tous natifs d'Angleterre ; il put retourner en Angleterre après le siège ;

Mbns'. Edouard Wivre , chevalier bachelier , capitaine de dO hommes d'armes et de 90 archers ;

Jehan Le Grant, écuyer, capitaine de 2 hommes d'armes, lui compris , et de 15 archers à cheval ; il était mort lors de la vérification du compte de Pierre Sureau ;

Georges Snylington , écuyer , retenu par le Régent , au nom de Jean Salvain, chevalier, bailli de Rouen, capitaine de 20 hommes d'armes, lui compris , et de i 50 archers ;

Jehannequin Oreilles, écuyer, capitaine de 50 hommes d'armes , lui compris , et de 60 archers ;

Jean I^e Baveux , écuyer , capitaine de Montlhéry , capitaine de 20 hommes d'armes , lui compris , et de 40 archers à cheval ;

Thomas Guerart, écuyer, capitaine de 30 hommes d'armes et de 90 archers ;

Jean Daunou , capitaine de 5 honmies d'armes , lui compris , 1 0 archers et arbalétriers ; il tomba aux mains des Français ; Henri Ogam , écuyer, retenu pour 3 mois, à la charge de 1 homme d^armes et de 20 archers à cheval ;

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Blac Edmond et Richard Ghoselles , maîtres mineurs , avaient avec eux 38 hommes employés spécialement aux mines ; les maitres mineurs recevaient, par jour, 12 deniers esteriins, moitié plus que les archers.

On voyait encore parmi les assiégeants :

Hue de Prez , bailli de Chartres , capitaine de 10 hommes d'armes , lui compris , et de 20 hommes de trait , tous à cheval ; il avait été retenu pour ce nombre, le 15 décembre 1&28 ; une nouvelle endenture fut conclue , le 22 décembre iliâS , par laquelle la compagnie fut augmentée de 10 hommes d'armes et de 20 hommes de trait ;

Messire Robert Herling, chevalier bachelier, capitaine de 2 hommes d'armes, et de 6 archers à cheval, lui compris ;

Mons'. Thomas Beaumont, chevalier banneret , capitaine de 5 hommes d'armes, lui non compris, et de 9 archers à cheval ; et d'une autre compagnie de 8 hommes d'armes et de 2/i archers à cheval ;

Mous'. Richart Grey , capitaine de la ville , tour et forteresse d'Yainville , à la charge de 7 hommes d'armes à cheval , lui non compris , 8 hommes d'armes à pied et &5 archers ; il était en même temps capitaine de 20 hommes d'armes à cheval , lui compris , et de 60 archers ;

Hons% Robert Hongerford , chevalier bachelier , capitaine de 15 hommes d'armes, lui compris^ et de &7 archers à cheval; il était mort lors de la vérification du compte de Pierre Surreau , en....;

Mons'. Jehan Mainwaryn , chevalier bachelier, capitaine de 13 hommes d'armes à cheval , lui compris , et de 39 archers ;

Mons'. Guillaume de Neufville , s', de Foukemberge , chevalier bachelier, capitaine de 50 hommes d'armes, lui compris, et de 12& archers à cheval ;

Mous'. Richard Lowyk , chevalier bachelier , capitaine de 20 hommes d'armes , lui compris, et de 60 archers ;

Mons'. Richard Pouvyngz , chevalier bachelier , capitaine de 9 hommes d'armes , lui compris , et de 30 archers à cheval ;

Mons'. Richard Hankfordt , chevalier bachelier, capitaine de 22 hommes d'armes , lui compris , et de 82 archers à cheval ;

Messire Thomas Gargrave , chevalier bachelier, capitaine de 15 hommes d'armes , lui compris , et de &5 archers à cheval ;

Messire Geffi*oy Fitz-Hugh , chevalier bachelier , capitaine de 6 hommes d'armes à cheval, lui compris, et de 18 archers;

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Philibert de Moleyns , éciiyer , uiaitre des ordonnances et artillerie du Roi, capitaine de 18 hommes d* armes et de 5/i archers ;

Thomas Gifiart, écuyer, capitaine de 12 hommes d'armes, lui compris , et de 38 archers à cheval ;

Mondot de Lansac, écuyer, capitaine de 10 hommes d'armes, lui compris , et de 30 archers ;

Monseig'. Jean Salvaing, chevalier bachelier, bailli de Rouen, capitaine de 21 hommes d'armes , lui compris , et de 63 archers à cheval ;

Messire Richard Scrother , chevalier bachelier , capitaine de 5 hommes d'armes , lui non compris , et de 15 archers ; — plus tard , de 7 hommes d'armes.... ;

Messire Thierry de Robessart , chevalier , capitaine de A. hommes d'armes et de 12 archers à cheval ;

Messire Raoul de Neufville , chevalier bachelier, capitaine de 10 hommes d'armes , lui non compris, et de 30 archers ;

Messire Guy Routeiller , chevalier , capitaine de 10 hommes d'armes , lui non compris , et de 30 archers, du. nombre des 150 lances qui formaient la garde du Régent ; sa compagnie ne tarda pas à être augmentée ;

Mons'. Nicolas Rourdet, chevalier bachelier, capitaine de 12 hommes d'armes , lui non compris, et de 36 archers à cheval;

Messire Loys Despoy, chevalier, capitaine de 12 hommes d'armes , lui non compris , et de 36 hommes de trait , tous à cheval ;

Clément Ouverton , écuyer , capitaine de Montivilliers , capitaine de 2 hommes d'armes , lui compris , et de 6 archers à cheval.

Le paiement de ces compagnies coûta à la Normandie 62,675 liv., 19 s* 6 den.

Indépendanmient de l'armée proprement dite , la plupart des capitaines et des baillis fournirent , sur leurs retenues ordinaires , un certain nombre de gens d'armes et d'archers. On fit aussi appel aux gens nobles ettenans noblement du duché de Normandie. Tous furent sommés de comparaître en armes à Vernon , le mardi 29 mars i /|29. Ils formèrent un corps de 200 lances et de 600 archers que l'on employa , au mois d'avril , à conduire des vivres à l'armée assiégeante. Le 29 avril , ils partirent de Paris après avoir été passés en revue par Jean Popham et Guy Routeiller , et prirent le chemin d'Orléans pour s'opposer aux Français qui venaient , disait-on , à puissance , pour ravitailler la place.

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Ces troupes féodales , bien inférieures pour la discipline aux compagnies anglaises , étaient sous les ordres de chefs de montres. Les seigneurs que nous voyons décorés de ce titre étaient :

Messire Jean d'Oissy , messire Jean Fortescu, chevaliers, et Jean Sauvage y écuyer , pour les vicomtes de Carentan, Yalognes et Coutances ; leur compagnie se composait, eux compris, de 2 chevaliers bannerets, 1 chevalier bachelier, 10 hommes d'armes à fa demi-solde et 21 qui prenaient les gages d'archers nobles, c'est-à-dire, 6d. esterlins; le & avril, ils étaient à Vernon , et le 19 à Paris ;

Mons'. Raoul de Percy , chevalier , et Jean Ferûl , écuyer , pour la vicomte de Bayeux , ayant avec eux 5 hommes d'armés à la solde entière , 7 hommes d'armes à la demi-solde , 16 aux gages d'archers ;

Jean, seigneur et baron de Courcy, pour la vicomte de Falaise ;

Thomas de Mondreville, écuyer, pour la vicomte de Vire;

Messire Jean du Bois , chevalier, et Richard de Ceix^eaux , écuyer, pour la vicomte de Gaen ;

Messire Guillaume du Quesnoy, chevalier bachelier, pour la vicomte de Pont* Audemer ;

Jean Le GUlart, écuyer, pour la vicomte d'Âuge ;

Guillaume de Gouvys, écuyer, pour Henri de Gouvys , pour la vicomte d'Orbec;

Messire Guillaume de Hastentot, chevalier, poui" la vicomte de Montiviiliers ;

Messire Jean de Gaux, chevalier ,'pour la vicomte de Caudebec ;

Messire Pierre de Saint-Marc , chevalier , pour la vicomte d'Arqués ;

ttessire Jehan Maquerel, chevalier bachelier, S'. d'Imble ville, pour la vicomte de Rouen ;

Pierre de Poissy , écuyer, pour la vicomte de Pont-de-l' Arche ;

Edouard Roussel et Yvon de Garencières, écuyers, pour le bailliage de Gisors ;

Robinet de Faumichon, dit le Bègue, écuyer, pour le bailliage de Mantes ;

Bryan de Cornouaille , écuyer, pour quelques nobles des bailliages de Ghaumont , Gisors et Arques ;

Roger Glifford, écuyer, pour le bailKaged'Évreux;

Wathequin d'Alledez, écuyer, pour la vicomte de Yerneuil ;

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Jean de Carrel, écuyer, pour les vicomtes d'Argentan et de Domfront ;

Jean de Guyry , dit le Galois, et Richard Talbot, écuyers, pour les bailliages de Rouen , Gaen et Gisors.

Le ban de la noblesse coûta à la Normandie 2,761 1. 3 s. 10 d. Cette somme , ajoutée aux deux précédentes, nous donne un total de 71,0871. 19 s. qui représente la part de notre province dans les dépenses du siège d'Orléans. Mais , pour se faire une idée exacte de ce que l'Angleterre et les pays soumis à sa domination dépensèrent pour ce siège , ce ne serait certainement pas trop faire que de tripler ou même de quadrupler cette somme.

La levée du si^e d'Orléans porta un coup mortel à la puissance anglaise. Cet événement fut suivi de la prise de Jargeau , où le comte de Suffolk fut fait prisonnier avec son frère Jean Pôle ; de la bataille de Patay , oii Talbot tomba entre les mains des Français et où Fastolf perdit par la fuite la gloire qu'il s'était acquise à la journée de Rouvray.

Pendant quelque temps , on eut pour la Normandie de sérieuses inquiétudes. Le 26 juin, le Régent écrivit aux gens tenant le conseil du Roi à Rouen de mettre c provision de gens et de vivres es places où il en faudroit » , parce que lui-même ne pouvait s'en occuper pour le moment II leur recommanda aussi de faire « emparer ou démolir » les places qu'il fallait défendre ou sacrifier.

Ce fut vraisemblablement pour se conformer à ces instructions que la place de Pontorson, dont Suffolk venait de s'emparer, fut démolie au mois de juillet 1&29. Une partie de la garnison (&3 hommes d'armes et environ 120 archers à cheval, commandés par Jean Joxe, écuyer), fut incorporée à la garnison d'Âvranches, dont était capitaine Thomas Boui^h, écuyer. Le reste se réunit aux troupes logées à Tombelaine.

Aux mois de juillet, d'août et de septembre 1&29 , on renforça les garnisons de Rouen, Caen, Falaise, Coutances, Vire, St.-Lo, Bayeux, Honfleur, Ëvreux, Couches, Montivilliers , Caudebec, Pont-de-F Arche , Mantes,. Meulan, Chftteau-Gaillard et Etrepagny. On donna en garde Torcy et Charlemesnil à Jean Forestier, le château de Bellencombre à Jean Miles, la place de' Gamaches à Jean GrenaUc , Fresnay-le-Vicomte à Nicolas

Grey.

Le comte de Suffolk , étant prisonnier depuis la bataille de Jargeau, la

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ville de St-Lo , dont il était capitaine, était exposée à tomber d'nn moment à Tautre aux mains des Français qui cherchaient depuis long-temps Toccasion de s*en emparer. On y logea , pour prévenir ce malheur , 30 archers et arbalétriers, sous le commandement de messire Raoul Tesson , chevalier, seigneur du Grippon.

La garde de Honfleur , en l'absence de Guillaume Mineurs , prisonnier des Français , fut confiée à Jean de Robessart qui fut lui-même bientôt remplacé par Richart Lowyk, chevalier.

Le seigneur de Scales vint s'établir à Rouen, le 12 septembre i&29, en attendant que le R^ent ou le cardinal d'Angleterre pussent y revenir.

Jean Fortescu et Guillaume de Moleyns ^ capitaines du château de la Rivière de Thibouville et de Harcour t, chevaliers bacheliers ; Jean Powoir, capitaine de Couches ; James Albollendon , écuyer , assistèrent avec 12 archers du baleinier du Régent à la journée de la composition d'Évreux qui eut lieu vers la fin d'août 1&29.

Dans les circonstances difficiles où il se trouvait, Bedford sentit plus que jamais toute l'importance qu'il y avait pour lui à obtenir le secours du duc de Bourgogne. Il essaya, par ses prévenances, de lui faire oublier la réponse hautaine faite, il y avait quelques mois, à ses propositions en fa-, veur des Orléanais. Ses flatteries réussirent : le duc de Bourgogne consentit à venir à Paris, où il fut reçu comme l'arbitre des destinées de la France. Dès-lors il n'hésita plus à conclure un nouveau traité avec Bedford et MM. du Grand-Conseil du Roi , au nom de l'Angleterre. Il s'engagea à amener en France une armée pour le service de Henri YI. On promit de lui payer pour cela 20,000 1. , et de lui remettre des joyaux qui lui permissent d'emprunter une somme égale, au compte du Roi d'Angleterre. L'argent fut peu de temps après porté par Pierre Surreau à Arras , et déposé entre les mains de Jean Abonnel, dit le Gros, conseiller et gouverneur de la dépense extraordinaire du duc de Bourgogne.

Ce mois-là, des compagnies anglaises, sous la conduite de Raoul Bouteiller, Jean Fastolf, Mous'. Roger de Camoys, Nicolas de Camoys, Jean Salvaing, Jean de Harpelay , Guillaume Breton et Richard Yenables , se portèrent à Lagny-sur-Marne afin de garder le passage contre les ennemis r qui se trayoient à puissance es pays de Champagne et sur la rivière de Seine. »

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Dès le mois de juillet , on avait fait venir d'Angleterre , pour la défense de la capitale , un certain nombre de gens d'armes et de trait sous la conduite de messire Jean Radclif , chevalier, sénéchal de Guyenne , auquel on paya 11,000 1. à la fin du mois suivant. Au mois de septembre , au retour de la campagne de Reims, Paris fut sérieusement' menacé, l^e Régent résolut de s'opposer aux Français par bataille. Dans ce but , il fit appel à lous les hommes suivant les armes, Anglais et Normands. Ceux des bailliages de Rouen et de Caux furent mandés à Rouen ; ceux du bailliage de Caen , à Caen ; ceux du Cotentin , à Mantes. Le mandement porte la date du 27 août l/i29. 11 ne s'agissait d'abord que d'un service de 15 jours, mais il fut prolongé d'un mois. Au nombre de ceux qui obéirent à l'appel du Régent, on retrouve encore Richard Yenables, écuycr, qui se présenta, accompagné de 3 hommes d'armes et de 12 archers à cheval; cet aventurier, peu d'années après, se fit une déplorable réputation par ses brigandages et fut condamné, en punition de ses crimes^ à un supplice ignominieux.

On sait que la bataille , dont Bedford cherchait l'occasion , ne fut pas engagée, et que le siège de Paris, entrepris par les Français, conformé** ment aux inspirations de La Pucelle , fut conduit avec mollesse et bientôt abandonné.

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